INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Chrysole

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Chrysole
Période d'activité :
VIIe siècle - 2019
Commune :
Comines
Département :
Nord

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Comines
Hameau/Lieu-dit :
Grand-Place
Diocèse :
Actuel: Lille (1913 - 2019)
Ancien: Noyon-Tournai (VIIe siècle - 1148)
Paroisse :
Actuelle: Épiphanie (? - 2019)
Ancienne: Saint-Chrysole (VIIe siècle - ?)
Compléments :
De 1148 à 1801, la paroisse de Comines dépendit du diocèse de Tournai; puis, de 1801 à 1913, de celui de Cambrai. L'église paroissiale a pris le patronage de saint Chrysole en 1928; elle était auparavant sous celui de saint Pierre.

Site

Type de site :
Plaine
Altitude :
15 m

Paysage

Type de couvert végétal :
Espace cultivé
Type de l'habitat :
Village
Type de proximités :

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Chrysole (VIIe siècle - 2019)
Type de lieu de culte :
Eglise paroissiale
Nom du lieu de culte :
Saint-Chrysole
Saints patrons :
  • Chrysole (1928 - ?)
Compléments :
L’église actuelle fut construite sur le site de l’ancien sanctuaire, détruit durant la Première Guerre mondiale. L’église paroissiale ancienne était dédiée à saint Pierre.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
saint Chrysole
Nature de l'objet :
Corps saint (= en entier)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
?
Emplacement :
?
Datation de l'objet :
IIIe siècle
Compléments :

Au VIIe siècle – après avoir découvert le corps de saint Piat à Seclin (voir la fiche correspondante) – saint Éloi, évêque de Noyon-Tournai, vint à Comines pour retrouver le corps de saint Chrysole. Il le fit exhumer, puis déposer dans une châsse en argent. L’église de Comines possédait donc initialement le corps entier du saint. Depuis le XVIIe siècle, elle n’en conserve plus que quelques reliques.


LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Selon la tradition, Chrysole, originaire d’Arménie, partit évangéliser le nord de la Gaule, auprès de saint Piat notamment. Entre la fin du IIIe et le début du IVe siècle, il subit le martyre à Verlinghem, où, sur ordre de l’empereur, des soldats le décapitèrent. Saint céphalophore, Chrysole se releva et partit mourir à Comines avec sa tête entre les mains.
Miracles :
Sont attestés des miracles de guérison.
Type(s) de motivation :
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Grâce particulière
  • Thérapie
  • Conversion
Jour(s) de fête :
  • Chrysole
Type de fréquentation :
Continu
Compléments sur les fréquentations :
On invoque saint Chrysole pour des besoins divers, mais aussi pour le maintien et l’approfondissement de la foi.
Pratiques individuelles :
  • Circumambulation
  • Prières
Pratiques en présence du clergé :
  • Prières
  • Processions
  • Messe
Ex voto :
    Confrérie(s) :
      Indulgence(s) :
        Compléments sur le culte :
        Encore à l’époque contemporaine, les fidèles faisaient trois fois le tour de la châsse en récitant trois Pater, trois Ave et trois Gloria, en l’honneur de la Sainte Trinité (Enquête Lestienne 1939-1942). À l’époque moderne, une grande procession était organisée le deuxième dimanche de juillet ; au XXe siècle, une neuvaine était suivie du 7 au 15 février.

        L'ÉDIFICE

        Description :
        De style néo-byzantin, l’église fut construite entre 1925 et 1929, sur les plans des architectes Maurice Storez et dom Bellot. C’est une église de plan centré sans transept. L'ossature est en béton armé. La structure apparente joue un rôle de décor, comme les nervures des voûtes de la coupole et les arcs de retombée des voûtes. Les reprises des charges de la structure du dôme et le plan sont empruntés à l'architecture romane. L’église est classée aux Monuments historiques depuis 2002 (Base Mérimée).
        Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
          Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :

            HISTOIRE DU SANCTUAIRE

            Origines :
            Date de première mention : VIIe siècle
            Initiative de la fondation :
            • Evêque
            Environnement institutionnel, politique et religieux :

            Lorsqu’il fut élevé à l’épiscopat, saint Éloi prit plusieurs initiatives pour achever la christianisation du Tournaisis, encore partiellement païen. Parmi ces initiatives, il exhuma les corps de saint Piat (voir la fiche Saint-Piat à Seclin) et saint Chrysole, considérés comme les deux évangélisateurs de la région, pour les proposer à la vénération des fidèles (Thorez, p. 77-80).

            Phases d'évolution :

            À sa mort au IIIe siècle, saint Chrysole fut inhumé à Comines. Comme pour saint Piat (voir la fiche Saint-Piat à Seclin), son tombeau devint sans doute un lieu de réunion pour les chrétiens de la région, encore peu christianisée. Le culte de Saint Chrysole aurait ensuite été délaissé, entre le début du IVe siècle et le milieu du VIIe siècle, du moins laissé en suspens ou en simple déclin. Toujours est-il que saint Chrysole n’avait pas été totalement oublié puisque saint Éloi, évêque de Noyon-Tournai, sut retrouver son tombeau dans les années 640-660 (Thorez, p. 77-80). À la fin du IXe siècle, les reliques de saint Chrysole furent mises à l’abri des Normands à Cologne, puis rendues à l’église de Comines dès l’an 1000. Durant la révolte des Gueux (1566-1648), elles durent à nouveau être mises à l’abri ; une partie d’entre elles fut amenée à Lens, l’autre à la collégiale Saint-Donatien de Bruges. Le 28 septembre 1611, les chanoines de cette dernière offrirent un morceau de côte du saint à la cathédrale de Tournai. L’évêque du lieu la rendit à l’église de Comines, qui la plaça dans une châsse en argent ; mais, déçu de ne plus posséder qu’une toute petite partie du corps saint, l’abbé Philippe, curé-doyen de Comines, demanda à Mgr Maximilien Vilain de Gand, évêque de Tournai, de trouver une solution pour récupérer l’ensemble des reliques. À la demande du prélat, les chanoines de Bruges acceptèrent de céder à nouveau plusieurs fragments, qui furent l’objet d’une translation solennelle le 26 octobre 1636 (L’Hermitte, p. 443). Le culte resta semble-t-il fervent jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle. De nos jours, la dévotion est essentiellement le fait de quelques pèlerins isolés.

            Evénements marquants :
              Rayonnement(s) :
              • Local

                Le culte était surtout le fait des fidèles de la paroisse et des paroisses voisines. Tel est encore le cas de nos jours.

              RÉFÉRENCES

              Source(s) :
              Bibliographie :
              • THOREZ, J.-P., Saint Piat : un missionnaire des premiers temps, Seclin, Fleur d'Espoir, 2009.
              Etude(s) universitaire(s) :

              PHOTOGRAPHIES LIÉES

              Objet de dévotion :
              Edifice :
              Autre :

              À PROPOS DE L'ENQUÊTE

              Enquêteur :
              • VANOOTEGHEM Florent
              Rédacteur :
              • VANOOTEGHEM Florent
              Date de l'enquête :
              2017
              Date de rédaction de la fiche :
              2017
              Etat de l'enquête :
              En cours
              Pour citer cette ficheVANOOTEGHEM Florent, « Saint-Chrysole », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
              url : https://sanctuaires.aibl.fr/fiche/808/saint-chrysole, version du 05/04/2019, consulté le 21/09/2019