INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Brieuc (Tro-Breiz)

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Brieuc
Période d'activité :
? - 2019
Commune :
Saint-Brieuc
Département :
Côtes d'Armor
Localisation de Saint-Brieuc dans le parcours du Tro Breiz

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Saint-Brieuc
Hameau/Lieu-dit :
Diocèse :
Actuel: Saint-Brieuc-Tréguier (1791 - 2019)
Ancien: Saint-Brieuc (Ve siècle - 1791)
Paroisse :
Actuelle: Paroisse cathédrale Saint-Étienne (VIe siècle - 2019)
Ancienne:
Compléments :
Saint-Brieuc fut historiquement le siège épiscopal du diocèse éponyme. Il conserva sa cathédrale lors du remembrement des diocèses dû à la Révolution française. Depuis 1852, ce diocèse est dit de « Saint-Brieuc et Tréguier ». Bien que l’évêque fondateur de la cathédrale soit saint Brieuc (ou Brioc), celle-ci est dédiée à saint Étienne.

Site

Type de site :
Vallée
Altitude :
74 m

Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Ville
Type de proximités :
Abbaye
Axe de circulation
Cours d'eau
Compléments :
La ville de Saint-Brieuc se trouve à l'ouest de la Bretagne francophone, tout proche de la zone bretonnante. Elle est située sur une colline à la confluence des vallées du Gouët et du Gouessant, qui débouchent toutes deux dans la Manche, à quatre kilomètres de la ville. À cet endroit, le littoral forme la baie dite « de Saint-Brieuc ».

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Brieuc (? - 2019)
Compléments :
Le nom de saint Brieuc présente les variantes Brioc (du latin Briocus) ou Briec. À ne pas confondre avec saint Briac, qui est un autre saint.
Type de lieu de culte :
Cathédrale
Nom du lieu de culte :
Saint-Étienne
Saints patrons :
  • Étienne (? - 2019)
Compléments :
Bien que saint Brieuc soit considéré comme l'évêque fondateur, le diocèse de Saint-Brieuc ne fut mentionné pour la première fois qu'en 844. La cathédrale était et est toujours dédiée à saint Étienne, premier martyr chrétien, et non pas à Brieuc lui-même. La cathédrale fut provisoirement abandonnée au milieu du IXe siècle, à cause des invasions normandes. Elle fut reconstruite au XIe, puis aux XIIIe-XIVe siècles. La ville de Saint-Brieuc n'étant pas fortifiée, la cathédrale servit de forteresse, ce qui explique son architecture défensive. Elle fut assiégée trois fois lors du conflit entre le duc de Bretagne Jean IV et Olivier de Clisson (1375, 1394 et 1395), puis lors des guerres de la Ligue (1592). En 1790, elle devint la cathédrale du nouveau diocèse de Saint-Brieuc, absorbant l'essentiel du diocèse de Tréguier et la moitié ouest de celui de Saint-Malo. Sous la Terreur, elle fut brièvement reconvertie en temple de la Raison, puis de l'Être Suprême (1794), avant de servir d'entrepôt (1794-1799). Elle fut rendue au culte catholique en 1799, et le Concordat de 1802 lui rendit son titre de cathédrale du diocèse de Saint-Brieuc (dit "de Saint-Brieuc et Tréguier", depuis 1852).

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Bras de saint Brieuc
Nature de l'objet :
Relique (= fragment)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Chapelle des reliques
Datation de l'objet :
?
Compléments :
La principale relique de saint Brieuc que l'on conserve actuellement est l'un de ses humérus. Craignant une attaque des Normands, le comte Erispoë (851-857) fit transférer le corps de saint Brieuc à l'abbaye Saint-Serge d'Angers. Au début du XIIIe siècle, l'évêque de Saint-Brieuc réclama la rétrocession de ce corps, qu'il obtint en 1210. Cependant, seuls un humérus, deux côtes et une partie du chef du saint furent restitués. À la Révolution, de nombreuses reliques appartenant au chapitre furent brûlées, mais des reliques de saint Brieuc (au moins l'humérus) purent être sauvées. L'humérus de saint Brieuc est conservé dans une châsse rectangulaire avec le crâne de saint Guillaume, qui fut évêque de Saint-Brieuc de 1220 à 1234. Elle porte l'inscription : « Sancti Brioci Episcopi Briocensis - Sancti Guillelmi Briocensis Episcopi ». Cette châsse fut offerte en 1820 par le comte de Quélen, futur archevêque de Paris. Celui-ci offrit en même temps un reliquaire presque identique à la cathédrale de Tréguier, pour accueillir le crâne de saint Yves (1253-1303), puis plus tard le bras de saint Tugdual. Curieuse analogie : les deux cathédrales possèdent chacune des reliquaires très semblables, offerts par le même mécène, et qui contiennent chacun un bras de leur évêque fondateur, ainsi que le crâne d'un important saint local du XIIIe siècle. En 1896, une chapelle de la cathédrale fut aménagée pour exposer de nombreuses reliques.

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Saint Brieuc serait né au Pays de Galles au début du Ve siècle dans une famille païenne. Sa mère Eldruda, s’étant convertie au la foi chrétienne, l’envoya au monastère de Saint-Germain-des-Prés, et il devint disciple de saint Germain d’Auxerre. Ordonné prêtre, il retourna au Pays de Galles et évangélisa toute sa famille, dont son père, qui était d’abord récalcitrant. Puis, sur une intuition divine, il s’embarqua pour l’Armorique et y fonda de nombreux monastères. Il aurait été nommé évêque de la ville qui portera son nom, Saint-Brieuc. Il y mourut et  y fut enterré. Sa Vita la plus ancienne (BHL 1463) fut rédigée au IXe siècle. Au nom d’une tradition ancienne fondée sur quelques mentions médiévales (notamment dans le diocèse de Saint-Brieuc) d’un « pèlerinage des Sept Saints de Bretagne » ou « circuitus Britanniae », la cathédrale de Saint-Brieuc fut à la fin du XIXe siècle intégrée au pèlerinage du Tro Breiz, dont le concept fut ressuscité par l’abbé Luco en 1874 (cf. http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/777/tro-breiz). Le pèlerinage du Tro Breiz (« tour de Bretagne » en breton) est consacré aux évêques fondateurs des sept évêchés les plus occidentaux de Bretagne (excluant Rennes et Nantes). Ces « Sept Saints » seraient venus du Pays de Galles aux Ve-VIe siècles pour fonder leurs évêchés respectifs : Brieuc à Saint-Brieuc, Malo (ou Maclou) à Saint-Malo, Samson à Dol, Patern à Vannes, Corentin à Quimper, Tugdual à Tréguier et Paul-Aurélien à Saint-Pol-de-Léon. Selon les historiens promoteurs du Tro Breiz aux XIXe-XXe siècles, ce pèlerinage consistait en une boucle d’environ sept cents kilomètres reliant les sept évêchés, que les pèlerins mettaient un mois à parcourir dans le sens de leur choix et en partant de n’importe quel endroit, pourvu qu’ils y reviennent à l’arrivée. La pratique renaît, sous une forme collective et fractionnée (en reliant deux cathédrales par an) en 1994, impliquant des milliers de participants. Cependant, Jean-Christophe Cassard (1996) qualifia ce pèlerinage de « mirage historiographique », affirmant que malgré l’existence d’un culte voué aux « Sept Saints » (qui ne sont pas toujours les fondateurs des évêchés), la pratique d’une telle pérégrination ne concerna que « quelques individus un peu marginaux ». André-Yves Bourgès (2016) nuance le propos en avançant qu’au XIIe siècle, les évêques de Dol, qui revendiquaient un statut métropolitain que la papauté leur dénia en 1199, auraient pu encourager un éphémère culte des « Sept Saints de Bretagne » afin de justifier l’unité religieuse de la Bretagne face aux prétentions de l’archevêché de Tours.
Miracles :
Alors novice au monastère de Saint-Symphorien (aujourd’hui Saint-Germain-des-Prés), le jeune Brieuc aurait donné à un lépreux une cruche d’eau appartenant à la communauté. Il trouva alors une autre cruche en bronze finement ouvragée à son arrivée au monastère et la rendit à son abbé. Il aurait chassé le diable du corps d’un homme, ainsi que les monstres marins qui l’empêchaient de rentrer au Pays de Galles. Lors d’une orgie païenne organisée par son père, un convive saoul se cassa la jambe, et Brieuc la lui soigna par la prière, ce qui entraîna la conversion de tous les invités. Il guérit également un aveugle et un vieil homme à bout de forces. Il fit encore guérir par la prière son cousin le comte Rigwal, qui avait failli le faire assassiner lui et ses moines. Le récit de la translation de ses reliques (1210) mentionne que saint Brieuc serait apparu en songe à l’évêque Pierre pour lui dire d’accueillir ses reliques avec l’apparat qui leur était dû.
Type(s) de motivation :
  • Action de grâce
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Thérapie
Jour(s) de fête :
  • 1er mai
Type de fréquentation :
Continu
Compléments sur les fréquentations :
Selon l’historiographie traditionnelle, le Tro Breiz médiéval pouvait s’effectuer à quatre moments de l’année nommés « temporaux » : Pâques, Pentecôte, Saint-Michel (29 septembre) et Noël. Le pèlerinage, durant environ un mois, commençait alors quinze jours avant l’une des fêtes en question, et se terminait quinze jours après. Pendant toute la durée de ces temporaux, les fabriques des églises cathédrales étaient censées exposer les reliques de leur saint fondateur. Bien que l’abbé Luco (1874) ait parlé de « foules considérables jetées sur tous les chemins » par ce pèlerinage, Jean-Christophe Cassard (1996) parle plutôt d’un phénomène marginal, qui, au XVIe siècle, avait presque disparu. Luco extrapolait à partir des offrandes reçues par le tronc de l’église paroissiale Saint-Patern de Vannes en 1400, se montant à cent livres : il considérait que si chaque pèlerin avait versé une obole, cela aurait fait trente à quarante mille pèlerins au cours d’une année. Cependant, rien ne prouve qu’il ne se soit pas agi d’un tronc lié à la dévotion locale de saint Patern, et non au Tro Breiz. Dans la version actuelle du Tro Breiz, proposée par l’Association des Chemins du Tro Breiz, une étape d’une semaine environ est parcourue chaque été, au tournant des mois de juillet et août. Selon les organisateurs, environ mille cinq cents personnes y participent, tandis qu’à peu près le même nombre de pèlerins le font indépendamment de l’association le reste de l’année. Saint-Brieuc fut ville étape aux étés 1996-1997, 2004-2005 et 2011-2012.
Pratiques individuelles :
  • Prières
  • Dons
  • Voeux
Pratiques en présence du clergé :
  • Processions
  • Messe
  • Office liturgique
  • Chants
  • Pèlerinage
Ex voto :
  • Cire
    Des ex-voto de cire sont signalés.
Confrérie(s) :
  • Fraternités du Tro Breiz (1995)
    Dans le but de permettre aux pèlerins de continuer à se voir en dehors des Marches de l’été, des Fraternités du Tro Breiz ont été créées par l’Association des Chemins du Tro Breiz. Au nombre de neuf aujourd’hui, la Bretagne en compte cinq : Saint-Samson et Saint-Malo ont été regroupées pour les pèlerins habitant autour de Dol et Saint-Malo. La Fraternité Sainte-Geneviève fut créée pour les Parisiens, Saint-Martin pour l’Auvergne, Saint-Emilion pour l’Aquitaine, et Saint-Donatien et Saint-Rogatien pour la Loire-Atlantique. Selon le Père de Lafforest, aumônier de l’Association, « le but est de continuer dans l'esprit du Tro Breiz à nous retrouver, un dimanche, de marcher entre divers sanctuaires, de prendre ensemble un repas, et des photos ! Entretenir cet "esprit" de nos marches d'été, approfondir la connaissance de l'histoire par la rencontre de lieux signifiants et des habitants du pays » (http://www.trobreiz.com/fraternites-bevit-er-vreudeuriezh-les-fraternites-du-tro-breiz-pxl-42_70.html [15.05.2018]).
Indulgence(s) :
  • Inconnue (1430)
    Dans le cadre de la construction de la tour sud de la cathédrale (1431-1436), le pape octroya une indulgence dans les années 1430 pour aider au financement des travaux.
Compléments sur le culte :

L'ÉDIFICE

Description :
La cathédrale de Saint-Brieuc présente un plan à trois vaisseaux. La nef est constituée de sept travées. Le transept est très saillant ; chacun de ses bras est long de trois travées. Le chœur polygonal à cinq pans est long de trois travées et entouré d’un déambulatoire. L’angle du bras sud du transept et du chevet accueille la chapelle de l’Annonciation, qui servit d’abord de chapelle mortuaire à saint Guillaume. La chapelle d’axe est dédiée à la Vierge sous le nom de Notre-Dame de la Cherche. Le massif occidental est constitué de deux tours imposantes et dépareillées, à toit pyramidal. Le transept et le chœur datent des XIIIe-XIVe siècles. La tour nord (dite « tour Brieuc ») fut achevée au milieu du XIVe siècle. La tour sud (dite « tour Marie ») fut construite entre 1431 et 1436 grâce aux dons du duc Jean V. Ces tours sont dotées de mâchicoulis, car la cathédrale jouait le rôle de forteresse de la ville. L’essentiel de la nef fut reconstruit sous l’épiscopat de Mgr Frétat de Boissieu (1705-1720). Le porche qui sépare les deux tours fut ajouté en 1889. L’édifice a été classé Monument Historique en 1906.

 

Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
    Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
    • Chapelle (1896)
      La chapelle de l’entrée sud du déambulatoire fut reconvertie en chapelle des reliques en 1896. Fermée par une grille métallique, elle abrite de nombreux reliquaires, dont celui qui contient l’humérus de saint Brieuc et le chef de saint Guillaume Pinchon, qui fut évêque de Saint-Brieuc de 1220 à 1234.

    HISTOIRE DU SANCTUAIRE

    Origines :
    Date de première mention : 844
    Initiative de la fondation :
    • Iconnue
    • Missionaire(s)
    Environnement institutionnel, politique et religieux :
    Phases d'évolution :
    L’évolution du culte saint Brieuc est difficile à caractériser pour la période médiévale. Malgré la rédaction d’une Vita (IXe siècle) et le retour de ses reliques à la cathédrale (1210), il semble n’avoir jamais dépassé l’échelle locale. De plus, le culte de saint Guillaume Pinchon, évêque de Saint-Brieuc (1220-1234), éclipsa rapidement celui de Brieuc dans sa propre église. Selon Georges Provost (2013), aucun évêque-fondateur breton ne connut d’important regain de son culte aux époques moderne et contemporaine, à part saint Corentin de Quimper, à l’échelle de la Cornouaille. Cependant, une grande tapisserie représentant saint Brieuc et ses religieux en train de travailler la terre fut installée dans le chœur de la cathédrale au début du XVIIe siècle ; mais elle fut retirée un siècle plus tard et disparut. Ce culte semble n’avoir jamais provoqué de pèlerinage au sens propre du terme avant son insertion dans le Tro Breiz. Depuis 1994, la cathédrale Saint-Étienne se trouve incluse dans le parcours proposé par l’Association des Chemins du Tro Breiz. Cette première boucle partie de Quimper à l’été 1994 a été clôturée dans cette même ville en 2000. Saint-Brieuc fut ville étape aux étés 1996-1997, 2004-2005 et 2011-2012. Toutefois, la dévotion à la figure-même de saint Brieuc occupe une place limitée dans cette relance du pèlerinage, les « Sept Saints de Bretagne » faisant l’objet d’une vénération commune.
    Evénements marquants :
    • Oeuvre hagiographique (IXe siècle)
      La Vita Brioci (BHL 1463) fut écrite au IXe siècle.
    • Reconstruction (XIe siècle)
      Selon Jules Morvan (1923), la cathédrale de Saint-Brieuc aurait été reconstruite dans le style roman au XIe siècle.
    • Reconstruction (XIVe siècle)
      L’essentiel de l’actuelle cathédrale fut construit aux XIIIe et XIVe siècles.
    • Translation (1210)
      Un humérus, deux côtes et une partie du chef de saint Brieuc furent rendus à la cathédrale par l’abbaye Saint-Serge d’Angers. Ce transfert donna lieu à un récit de translation de reliques (BHL 1464).
    • Oeuvre hagiographique (1627)
      En 1627, le chanoine L.-G. de La Devison publia La vie, les miracles et les éminentes vertus de s. Brieuc, premier evesque de l’evesché appelé de son nom Sainct Brieuc, ensemble la translation des reliques dudict Sainct Brieuc, Saint-Brieuc, Doublet, 1627.
    • Oeuvre hagiographique (1636)
      Dans sa Vie des saints de la Bretagne Armorique, Albert Le Grand rédigea et enrichit les Vitae des sept saints fondateurs de la Bretagne, ainsi que de nombreux autres saints bretons. Cependant, il ne fait aucune mention du Tro Breiz, et les notices des « Sept Saints » ne sont pas regroupées.
    • Visite exceptionnelle (1858)
      L’empereur Napoléon III visita la cathédrale en 1858.
    • Reprise du pèlerinage (1874)
      L’abbé Luco créa la relance du pèlerinage dit des « Sept Saints de Bretagne » en publiant un article intitulé « Pèlerinage du Tro-Breiz » dans le Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan (p. 27-32).
    • Erection du sanctuaire en basilique mineure (1875)
      Le pape Pie IX accorda le titre de basilique mineure à la cathédrale de Saint-Brieuc en 1875.
    • Reprise du pèlerinage (1994)
      Après l’échec de plusieurs tentatives de restauration du pèlerinage du Tro Breiz depuis la fin du XIXe siècle, Philippe Abjean et le père Dominique de Lafforest créèrent l’Association des Chemins du Tro Breiz en 1994. Cette entreprise connut alors un succès qui ne cesse de croître. La première « boucle » partie de Quimper à l’été 1994 a été clôturée dans cette même ville à l’été 2000. Saint-Brieuc fut ville étape aux étés 1996-1997, 2008-2009 et 2011-2012.
    Rayonnement(s) :
    • Local (? -> 1994)
      Avant la relance du Tro Breiz en 1994, saint Brieuc connut un culte à l’échelle locale, comme les six autres évêques fondateurs de Bretagne. Cependant, les quelques mentions du pèlerinage des Sept saints de Bretagne aux XIVe-XVe siècles laissent penser qu’il a pu avoir une audience plus large, peut-être régionale.
    • National (1994 -> 2019)
      Les statistiques officielles de l’Association des Chemins du Tro Breiz font état d’environ 60% de Bretons et de 40% de fidèles venus du reste de la France, parfois même de l’étranger.

    RÉFÉRENCES

    Source(s) :
    Bibliographie :
    • RUFFELET, C.-M., Les Annales briochines, 1771. Saint-Brieuc : histoire d'une ville et d'un diocèse (CHARLES, Olivier, éd.), Rennes, PUR, coll. Mémoire commune, 2014.
    • TRANVOUEZ, Y., Catholiques en Bretagne au XXe siècle, Rennes, PUR, 2006, p. 223-226.
    • PROVOST, G., La fête et le sacré. Pardons et pèlerinages en Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Le Cerf, 1998, p. 134-137.
    • CASSARD, J.-C., «Le Tro Breiz médiéval : un mirage historiographique ?  », in G. MILIN et P. GALLIOU (dir.), Hauts lieux du sacré en Bretagne (KREIZ 6, Etudes sur la Bretagne et les pays celtiques), Brest, CRBC, 1997, p. 93-119.
    • MENDÈS, C., Au sujet du Tro Breiz, Rennes, chez l'auteur (2e éd. augmentée, 1991), 1978.
    • LE ROY, F., Tro-Breiz : le pèlerinage des sept saints de Bretagne, Paris, Librairie celtique, 1950.
    • DE LA MARTINIÈRE, J., «Le Tro-Breiz à Vannes au XIVe siècle. Conflit entre le chapitre et les paroissiens de Saint-Patern », in Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne, 6 , 1925, p. 157-188.
    • MORVAN, J., «Histoire et monographie de la cathédrale de Saint-Brieuc  », in Bulletin et Mémoires de la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord, 55, 1923, p. 173-221.
    • OHEIX, A., «Le culte des Sept Saints de Bretagne au Moyen Âge (notes et documents) », in Bulletin de la Société d'Emulation des Côtes du Nord, 49 , 1911, p. 11-22.
    • TRÉVEDY, J.-T., «Les Sept Saints de Bretagne et leur pèlerinage  », in Bulletin archéologique de l'Association Bretonne, Congrès de Rennes, 1897, p. 112-167.
    • LUCO (abbé), «Pèlerinage de Tro-Breiz  », in Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, 1874, p. 27-32.
    • ALBERT LE GRAND, Vie des saints de la Bretagne Armorique, éd. D. L. MIORCEC DE KERDANET, Anner et Fils (Brest), Isidore Perron (Paris), 1837.
    Etude(s) universitaire(s) :
    • PROVOST, G., Le pèlerinage en Bretagne aux XVIIe-XVIIIe siècles, Thèse de doctorat, ss. dir de J. QUENIART, Rennes II, 1995.

    PHOTOGRAPHIES LIÉES

    Objet de dévotion :
    Edifice :
    Autre :
    • Localisation de Saint-Brieuc dans le parcours du Tro Breiz - Maxime Bolard - 2018

    À PROPOS DE L'ENQUÊTE

    Enquêteur :
    • BOLARD / PROVOST Maxime / Georges
    Rédacteur :
    • BOLARD Maxime
    Date de l'enquête :
    1995/2018
    Date de rédaction de la fiche :
    2018
    Etat de l'enquête :
    En cours
    Pour citer cette ficheBOLARD Maxime, « Saint-Brieuc (Tro-Breiz) », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
    url : https://sanctuaires.aibl.fr/fiche/803/saint-brieuc, version du 07/03/2019, consulté le 21/09/2019