INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Bonaventure

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Bonaventure
Période d'activité :
1434 - 1790
Commune :
Lyon
Département :
Rhône
Façade de l\'église Saint-Bonaventure

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Lyon
Hameau/Lieu-dit :
2e arrondissement
Diocèse :
Actuel: Lyon (1434 - 2019)
Ancien:
Paroisse :
Actuelle: Saint-Nizier (1434 - 2019)
Ancienne:
Compléments :

Le pèlerinage a pour cadre le couvent des Frères mineurs implanté à Lyon avant 1226. L’église fut rendue au culte par décret du 2 avril 1806. Des travaux de réfection furent engagés. Elle devint paroissiale en 1807 et le resta jusqu’en 1971. L’église paroissiale fut transformée en sanctuaire.


Site

Type de site :
Rive de cours d'eau
Altitude :
170 m
Compléments :

Le couvent des frères mineurs fut fondé avant 1226 sur la Presqu’île de Lyon, sur des terrains situés au bord du Rhône.


Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Ville
Type de proximités :
Cours d'eau
Compléments :
Le premier couvent franciscain fut construit alors que la Presqu’île se distinguait de la rive droite de la Saône par son caractère rural plus marqué. En effet, cette langue de terre constituait un véritable réservoir d’espace. La communauté franciscaine s’installa en marge du grand axe qui permettait de relier le centre administratif et religieux de la rive droite de la Saône au pont qui faisait passer en Empire (rive gauche) après le rattachement de la ville au royaume de France en 1312 (le pont sur le Rhône se rejoint par le pont sur la Saône et la rue Mercière). La Presqu’île se développa rapidement par la suite. Des fortifications furent construites le long de la rive droite du fleuve.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Bonaventure (1434 - 1790)
Compléments :

Le sanctuaire était d’abord placé sous le vocable de Saint-François. Ce n’est qu’à la suite des transformations de l’église au XVe siècle qu’il prit celui de Saint-Bonaventure.


Type de lieu de culte :
Couvent
Nom du lieu de culte :
Saint-Bonaventure
Saints patrons :
  • Bonaventure (1434 - 2019)
Compléments :

L’église semble avoir été sous le vocable de Saint-François, avant de prendre celui de Saint-Bonaventure à partir de 1484. Giovanni di Fidanza, né dans la région de Viterbe à Bagnoregio dans les années 1217-1221, suivit des études à Paris à la faculté des arts en 1235 puis en théologie à partir de 1243, année pendant laquelle il entra probablement dans l’Ordre des frères mineurs. Il aurait pris son nom de Bonaventure à ce moment. Il reçut les grades de maître puis de docteur en théologie (on le qualifie de docteur séraphique). Il fut élu ministre général de l’Ordre en 1257. Il fut l’auteur d’une Vie de saint François. Il fut créé cardinal évêque d’Albano en 1273. Ce fut à ce titre qu’il se rendit à Lyon lors de la réunion du 2e Concile de Lyon en 1274, ordonné par le pape Grégoire X dans le but de réunir les Églises grecque et latine. Il y trouva la mort le 14 juillet. Il fut donc inhumé dans l’église du couvent des frères mineurs où il résidait. Il fut canonisé par le pape Sixte IV en 1482 et proclamé docteur de l’Église par Sixte V en 1588. Lors de la tenue des premières enquêtes au sujet de sa canonisation, les ecclésiastiques en ayant la charge reçurent le soutien du roi Charles VIII. Plusieurs lieux semblent avoir eu une grande importance. La tombe du saint se trouvait tout d’abord dans la sacristie (sacrarium) de l’église primitive du couvent. Lors de la reconstruction de l’église et de son agrandissement, on la transféra entre le chœur et l’autel majeur, du côté de l’Évangile (l’église n’étant pas orientée, à l’est), dans un enfeu. Charles VIII lors de son passage à Lyon en 1495 accompagné de la reine Anne de Bretagne, se rendant en Italie, décida de faire construire « un petit cabinet ou pour mieux dire, un fort joli petit oratoire de 12 pieds de long et 7 ou 8 de large fort proprement voûté (…) derrière l’autel de la chapelle dédiée au nom du saint, au milieu de l’escalier qui monte au dortoir ». Il plaça sa personne, la famille royale, son royaume et ses états sous la protection du saint. La chambre dans laquelle Bonaventure décéda fut conservée et la mémoire du lieu perdura jusqu’au XVIIIe siècle. Encore après la fin du pèlerinage à saint Bonaventure, l'église conserve le patronage du saint.


L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
saint Bonventure
Nature de l'objet :
Corps saint (= en entier)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Sacristie (sacrarium) de l’église primitive du couvent.
Datation de l'objet :
Compléments :

Le corps fut certainement démembré après sa translation. Ainsi, en 1490 une partie de son bras fut prélevée et portée à Bagnoregio, sa ville natale. En 1495, Anne de Bretagne offrit une châsse en bois de cèdre, couverte d’une autre en noyer. L’année suivante, Pierre II de Bourbon fit garnir la châsse de lames d’or et d’argent. En 1499, son épouse, Anne de Beaujeu, fit réaliser un buste reliquaire en argent installé dans une niche fenêtre. Le saint est représenté mitré avec une croix pectorale et une chappe sur les épaules (Bazin, Quelques remarques…, p. 9-15). Les frères du couvent voyant l’avancée des protestants en 1562, décidèrent de confier les reliques et les objets vénérés à deux d’entre eux. Ils creusèrent deux fosses pour les cacher à deux emplacements différents dans le couvent. Dans la première ils déposèrent la châsse avec la chasuble du saint ainsi que d’autres ornements et dans une deuxième, le buste, son calice et sa croix. Ils firent l’inventaire des objets déposés dans chaque fosse et quittèrent la ville avant l’arrivée des huguenots. Ces derniers prirent la ville et pillèrent l’église, cherchant les objets. Ils mirent au jour les objets de la première fosse. Les restes contenus dans la châsse furent brûlés. Le buste-reliquaire fut préservé et solennellement sorti de terre. Il est inventorié en 1791 avec un calice et un crucifix ayant appartenu au saint (AD Rhône, 1Q467). Le Père Fodéré mentionnait déjà en 1619 le calice, la croix d’autel reliquaire avec une relique de la Vraie Croix et la patène (Fodéré, p. 398 ; Bazin, Relation…, p. 31). Une relique (mâchoire inférieure) était aussi conservée au couvent de Paris, pour laquelle la reine Anne d’Autriche fit réaliser un buste reliquaire en vermeil.


LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Miracles :

Les récits de miracles furent enregistrés dans le procès de canonisation et dans les témoignages des 52 Lyonnais auditionnés. Lors de l’exhumation des cendres de Bonaventure afin de les transférer dans une nouvelle tombe à l’intérieur de l’église reconstruite, son corps fut retrouvé réduit en cendres mais pas sa tête et en particulier sa langue. Cette situation fut considérée comme étant remarquable. De nombreux miracles se produisirent par la suite : des infirmes retrouvèrent l’usage de leurs membres (Marinangeli, p. 86) ; un homme percuté par un cheval, offrit une livre de cire et recouvra la santé. Humbert, le fils de 13 ans d’un témoin, fut frappé d’une crise de goutte aux jambes. Ne pouvant plus marcher, son père le transporta à cheval d’abord jusqu’au monastère de Chassagne dans lequel se trouvait une chapelle Sainte-Catherine. Il comptait sur la guérison de son fils par l’intercession de la sainte. Le jeune adolescent put, effectivement, se déplacer grâce à des béquilles. De retour à Lyon, on lui conseilla de se rendre sur la tombe de Bonaventure. Son père entama une neuvaine pour son fils et, le dernier jour, son fils décida de se rendre sur la sépulture. Peu après, il parvint à marcher sans les béquilles. Un autre témoin raconte qu’il vit au milieu du chœur une boîte avec la langue du saint (Marinangeli, p. 108). Un meunier disposant d’un moulin sur le Rhône fut frappé par une inondation, immergeant le moulin. Le fils voyant le désespoir de son père courut jusqu’à l’église des cordeliers et pria le saint. Le Père Bazin donne aussi le récit d’un miracle que le cardinal aurait fait de son vivant, ressuscitant un enfant mort-né à Lyon (Bazin, Quelques remarques…, p. 6-7).

Type(s) de motivation :
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Thérapie
  • Conversion
Compléments :
Bonaventure était sollicité pour la goutte notamment, la fièvre. Dans sa cellule, on sollicitait l’intercession du saint pour obtenir « l’esprit de pénitence et de dévotion » (Bazin, Relation…, p. 17).
Jour(s) de fête :
  • Bonaventure
Type de fréquentation :
Régulier
Compléments sur les fréquentations :

La fréquentation était plus dense le jour de la fête du saint, le 15 juillet, jusqu'à l'octave (Bazin, Relation…, p. 6). Au XVIIe siècle, au moins, l’oratoire qui contenait le buste reliquaire était ouvert tous les samedis pendant la messe. Pour les grandes occasions, le chef était exposé sur l’autel. L’octave de la saint Bonaventure rassemblait la population, les corps urbains et religieux à l’époque moderne.


Pratiques individuelles :
  • Embrasser
  • Prières
  • Voeux
Pratiques en présence du clergé :
  • Messe
  • Prédication
  • Neuvaines
Ex voto :
  • Anatomique (XVe siècle)

    Les témoins énumèrent également des ex-voto en cire à représentation anatomique. Au XVIIe siècle, on ajoute que se trouvaient parmi ces ex-voto des cœurs, bras, jambes, yeux, têtes d’or et d’argent et des tableaux.

  • Béquille (XVe siècle)

    Les témoins lors du procès de Lyon énumèrent les béquilles ou cannes. Au XVIIe siècle, on ajoute que les murs étaient recouverts de divers objets, parmi lesquels des béquilles et des cannes.

Confrérie(s) :
  • Saint-Bonaventure (XVe siècle)

    Il existait plusieurs confréries rattachées à l’église. Une d’entre elles fut cependant dédiée à saint Bonaventure. Elle fut fondée peut-être entre la canonisation du saint, en 1482 et le début du XVIe siècle. Quatre « courriers » étaient élus, représentant les membres. Elle disparut au moment de la prise de la ville par les huguenots en 1562 et fut recréée en 1591 (Bazin, Quelques remarques…, p. 37-44). Les membres devaient être de jeunes hommes, « Enfans de Lyon ».

Indulgence(s) :
  • Partielle 100 j. (1482)
    Les indulgences sont données avec la bulle de canonisation de Sixte IV, le 14 avril 1482. À ceux, pénitents et confessés qui viendront dans l’église où il repose le dimanche, 100 jours, tant le jour de sa mort que pour l’octave.
  • Plénière (1587)

    La bulle de Sixte V du 3 mars 1587 concède des indulgences plénières et la rémission de tous les péchés à ceux qui viendront à Bagnoregio ou à Lyon ou à la Basilique des XII Apôtres à Rome, pendant 10 ans, le jour de sa fête, des vêpres la veille, au coucher du soleil le lendemain. C’est aussi valable pour tous les couvents franciscains.

Compléments sur le culte :

Il était d'usage d'emmener le nouveau-né après un accouchement difficile devant le tombeau du saint, après son baptême.

Le Père Bazin nous dit que la patène et le calice réputés avoir appartenu au saint étaient utilisés : les malades pouvaient boire dans le calice par dévotion pour obtenir le recours sollicité. La patène était baisée ou posée contre le front des fidèles qui souffraient de maux de tête (Bazin, Relation…, p. 31). La chasuble avait été aussi conservée. Seuls le général ou les provinciaux l’utilisaient. Elle était touchée par les fidèles, leurs chapelets en main. Ils se touchaient ensuite la bouche et les yeux avec le chapelet puis baisaient leur main (Fodéré, p. 394).

La chambre dans laquelle Bonaventure décéda, était conservée. Le Père Bazin raconte que chaque année, des fidèles venaient visiter cette cellule. Elle fit l’objet d’entretiens au XVIIIe siècle. L’inventaire de 1791 mentionne la chambre « dite de saint Bonaventure », contenant une « couchette, une table et un pupitre à musique » et dans la chapelle « deux tables, deux buffets et un autel ». Après 1562 et la prise de la ville de Lyon par les huguenots, une partie de la relique échappa à la destruction. Elle permit de relancer le culte avec l’appui des consuls et leur contrôle afin d’en faire une dévotion civique. Au XVIIe siècle, sa chapelle était associée aussi à la dévotion de Notre-Dame de Bonne délivrance (Bazin, Quelques remarques…, p. 8).

L'ÉDIFICE

Description :
L’édifice actuel est une église-halle telle qu’elle a pu être reconstruite à partir du premier tiers du XIVe siècle avec des adjonctions et des modifications aux périodes suivantes : XVe siècle et suivants. Les chapelles latérales datent des XVe-XVIIe siècles. Le bâtiment a été largement remanié au XIXe siècle, notamment par les soins des architectes Benoît.

 

Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
  • Chambre du saint (?)

    La cellule dans laquelle Bonaventure serait décédé avait été conservée. Entre 1591 et 1605, le peintre François Stella intervint dans la partie du couvent où elle se trouvait, celle qui donnait sur le Rhône. Il y peignit des scènes de la vie du saint. La chambre devint une chapelle et un lieu de pèlerinage (Bazin, Quelques remarques…, p. 50 ; Pavy, p. 54). Cette partie fut reconstruite en 1739 avec l’aide financière du consulat.

Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
  • Chapelle (XVIIe siècle)

    Cette chapelle relevait de la confrérie « des habitants et enfants de Lyon » ou des « enfants de la ville non encore mariés » ou confrérie Saint-Bonaventure. Elle possède divers éléments de mobilier importants : une statue qui fut réalisée par le sculpteur Michel Perrache au XVIIIe siècle ; une série de quatorze tapisseries représentant les vies de saint Bonaventure et saint François et dont subsiste quatre éléments concernant la vie de saint Bonaventure. Ces tapisseries furent confectionnées à Aubusson au début du XVIIIe s. par le lissier Landriève. Elles représentent la vêture du saint au couvent des Cordeliers à Paris, le saint avec la barrette doctorale enseignant, la rencontre du saint avec saint Dominique dans une bibliothèque et enfin la réception du chapeau de cardinal. Le saint était représenté dans le maître-autel du XVIIe siècle, accompagné de Saint Louis. Avec la restauration de l’église aux XIXe et XXe siècles, certains éléments rappelant la mémoire du saint ont été créés comme les verrières absidiales dont celle qui est la plus à droite raconte sa vie. Dans la nef encore, un vitrail de Joséphine Lamy-Paillet de 1942 représente Grégoire X et Bonaventure.

HISTOIRE DU SANCTUAIRE

Origines :
Date de première mention : 1434
Initiative de la fondation :
  • Religieux
Environnement institutionnel, politique et religieux :

Le couvent de frères mineurs a bénéficié de sa proximité avec les bourgeois de Lyon. Le culte s’est développé avec l’appui du roi à partir de la canonisation (1482). Ensuite, ce sont surtout les bourgeois qui maintinrent un contrôle sur le culte, avec les religieux.

Phases d'évolution :
Evénements marquants :
  • Reconstruction (XIVe siècle)
    L’église est reconstruite à partir de la fin du premier tiers du XIVe s. Les travaux se poursuivent jusqu’au début du siècle suivant.
  • Translation (1434)
    Le 14 mars 1434, l’on transfert le corps du cardinal de la sacristie à un nouvel emplacement dans le chœur; on constate, à cette occasion, notamment, que sa langue est restée intacte.
  • Canonisation (1482)
    Le pape Sixte IV, après un procès dont les témoins furent auditionnés à Lyon, prononça la canonisation de Bonaventure.
  • Changement (1484)
    Le 6 avril 1484, l’archevêque de Lyon Charles de Bourbon et l’évêque d’Uzès Nicolas Malgras consacrèrent l’église sous son nouveau vocable, Saint-Bonaventure. Des difficultés se firent jour au moment de fêter la dédicace car celle-ci coïncidait souvent avec la Semaine Sainte ou l’octave de Pâques ; c’est pourquoi elle fut transférée par l’archevêque Denis Simon de Marquemont (1612-1626) au 31 août.
  • Réforme (1501)
    En 1501, la communauté franciscaine passa à l’Observance avec l’appui de Louis XII. En 1503, la province de Bourgogne et de Lyonnais fut placée sous le patronage du saint. Il devint aussi patron de Lyon (gravure du Miroir des Novices, Paris, 1605). À partir de 1531, le couvent a accueilli les bureaux de l’Aumône générale qui recevait les pauvres le dimanche après-midi et leur distribuait du pain sous un proche.
  • Pillage (1562)
    Pillage de l’église au moment de la prise de la ville par les huguenots. La châsse fut détruite. Le gardien du couvent, le Père Gaiette fut séquestré dans la « chambre du trésor où l’on tenoit les reliques de S. Bonaventure » (Fodéré, p. 399) en le menaçant de le faire mourir de faim si on ne leur indiquait pas l’emplacement des objets précieux. On le nourrissait peu et il fut conservé ainsi trois semaines. Alors que les huguenots retournaient la terre du couvent afin de retrouver les reliques, ils mirent au jour la châsse et la détruisirent. Les restes du saint furent jetés dans le Rhône ; ils gardèrent les métaux. Ils prétendaient conduire le gardien et un capitaine des troupes du duc de Nemours aux prisons royales situées sur la rive droite de la Saône. Les huguenots profitèrent de traverser le pont de Saône pour les occire et jetèrent leurs corps dans la rivière. Le corps du gardien fut retrouvé en aval, sur une rive du Rhône par des bateliers, un an plus tard, intact.
  • Reprise du culte (1563)
    En 1563, sans doute, les deux religieux qui avaient caché les reliques revinrent et retrouvèrent le buste-reliquaire où ils l’avaient placé. Il fut déplacé en procession jusqu’à l’église où l’on redressa le maître-autel. Fodéré ne donne pas la date, mais la ville étant libérée des huguenots en 1563, cet événement dut se dérouler probablement la même année.
  • Confrérie (1578)
    Installation des pénitents blancs dans l’ancien grand réfectoire qui devint la chapelle.
  • Canonisation (1691)
    Première solennité du 8 décembre ; messe pour fêter la canonisation de Jean de Capistran et Pascal Baylon, cordeliers de l’Observance.
Rayonnement(s) :
  • Local (1434 -> 1790)
    Le rayonnement commença avec la découverte de la tête quasiment intacte et surtout de la langue lors de la translation ; le culte s’éteignit une fois la disparition complète des reliques à la Révolution.

RÉFÉRENCES

Source(s) :
  • Acta sanctorum (1723)

    Acta sanctorum, Julii, t. 3, Anvers, 1723, p. 811-860.

  • Archives (XVIIe siècle)
    AD du Rhône, 50 H 99, confrérie de Saint-Bonaventure ou des Enfants de la ville de Lyon, fragments de comptes, XVIe-XVIIe s.
  • Source publiée (1484)

    Pièces du procès de canonisation de saint Bonaventure: Bonaventura Marinangeli (éd.), «  La canonizzazione di S. Bonaventura e il processo di Lione », dans Miscellanea francescana di storia, di lettere, di arti, 17, 1916, p. 65-86, 105-120, 165-174, et 18, 1917, p. 125-135.

  • Bulle papale (1482)

    Sixtus IV, pape, Bulla "Suprema cælestis patria" (14 avril 1482), Cologne, Johann Koelhoff, entre 1486 et 1494.

  • Source publiée
    Martinis (Octavianus de), Oratio in vitam et merita beati Bonaventuræ (BHL 1391).
  • Source publiée
    Avinis (Johannes Franciscus de), Relatio circa canonizationem beati Bonaventuræ.
  • Discours
    Caracciolus (Robertus), Sermo de laudibus sancti Bonaventuræ.
  • Archives
    AD du Rhône : 4 H 1 à 42 : fonds des Cordeliers de Saint-Bonaventure.
Bibliographie :
  • HENRYOT, F., «Les Lyonnais et saint Bonaventure (fin XVe-XVIIIe siècles) », in Revue historique, n°682, 2017, p. 267-296.
  • PANEL, Donat, Père, Lyon, Tapuscrit, 1967.
  • PAVY, abbé L., Les grands cordeliers de Lyon, ou l'église et le couvent de Saint-Bonaventure, depuis leur fondation jusqu'à nos jours, Lyon, Librairie ecclésiastique de Sauvignet et Cie, 1835.
  • Histoire abrégée de la vie, des vertus et du culte de S. Bonaventure, de l'ordre des FF. mineurs, cardinal evesque d'Albano, docteur de l'Eglise, et patron de la ville de Lyon, écrite par un religieux cordelier, Lyon, chez la Veuve Delaroche et fils et les Frères Duplain, 1747.
  • BAZIN, père J.-B., Relation de ce qui s'est passé dans les églises des PP. cordeliers de l'Observance de S. François des couvents de Saint Bonaventure de Lyon, de Mont-brison, de Ville-franche et de Châlons sur Saône, à l'occasion de la première solennité qui y a été fai, Lyon, chez Claude de la Roche, 1693.
  • BAZIN, père J.-B., Quelques remarques sur le grand couvent de S. Bonaventure de Lyon. Antiquité de la dévotion des Peuples de Lyon au Seraphique docteur S. Bonaventure leur patron, Lyon, chez Claude de la Roche, 1693.
  • FODÉRÉ, J., Narration historique et topographique des couvents de l'ordre de Saint-François et de sainte Claire érigés dans la province ancienne appelée Bourgogne, Lyon, 1619, p. 380-406.
Etude(s) universitaire(s) :

PHOTOGRAPHIES LIÉES

Objet de dévotion :
Edifice :
  • Choeur de Saint-Bonaventure et arcatures trilobées - Cliché Hervé Chopin - 2018
Autre :

À PROPOS DE L'ENQUÊTE

Enquêteur :
  • CHOPIN Hervé
Rédacteur :
  • CHOPIN Hervé
Date de l'enquête :
2018
Date de rédaction de la fiche :
2019
Etat de l'enquête :
En cours
Pour citer cette ficheCHOPIN Hervé, « Saint-Bonaventure », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
url : https://sanctuaires.aibl.fr/fiche/800/saint-bonaventure, version du 01/02/2019, consulté le 20/07/2019