INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Melaine-de-Rennes

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Melaine-de-Rennes
Période d'activité :
VIIe siècle - 2019
Commune :
Rennes
Département :
Ille et Vilaine
Église Saint-Melaine, vue d\'ensemble

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Rennes
Hameau/Lieu-dit :
Diocèse :
Actuel: Rennes-Dol-Saint-Malo (1791 - 2019)
Ancien: Rennes (VIIe siècle - 1791)
Paroisse :
Actuelle: Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (2002 - 2019)
Ancienne: Saint-Melaine (VIIe siècle - 2002)
Compléments :
L’administration révolutionnaire bouleversa la topographie des diocèses bretons. Ainsi, la Bretagne passa de neuf à cinq diocèses, correspondant aux limites des départements de 1790. Le diocèse de Rennes absorba celui de Dol et une grande partie de celui de Saint-Malo. Ce nouveau diocèse, dit de « Rennes-Dol-Saint-Malo » depuis 1854, correspond au territoire du département d’Ille-et-Vilaine. Cela changea peu de choses pour les Rennais, qui conservèrent leur cathédrale. De 1791 à 1793, l’église Saint-Melaine fut la cathédrale constitutionnelle du nouveau diocèse de Rennes. Le culte catholique rétabli (1803), elle demeura cathédrale jusqu’en 1844, avant de devenir une église paroissiale sous le vocable de Notre-Dame (puis « Notre-Dame en Saint-Melaine »). En 2002, elle fusionna avec l’église Saint-Aubin pour devenir la paroisse Notre-Dame de Bonne-Nouvelle.

Site

Type de site :
Colline
Altitude :
55 m

Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Ville
Type de proximités :
Abbaye
Axe de circulation
Carrefour
Cathédrale
Cours d'eau
Prieuré
Remparts
Compléments :
La date de fondation et l’emplacement précis de la cité romaine de Rennes sont incertains. Son ancien nom, Condate, signifie « confluence », car la ville se trouve à l’endroit où l’Ille se jette dans la Vilaine. Après la conquête de César, la ville devint capitale de la province romaine des Rédones. Marche de l’Empire de Charlemagne, intégrée à la Bretagne au IXe siècle, Rennes prit peu à peu de l’importance dans le duché, sans en devenir la capitale (Nantes) avant le XVIe siècle. À la suite de l’union de la province au domaine royal en 1532, le Parlement de Bretagne fut installé à Rennes. En 1790, Rennes devint chef-lieu du département d’Ille-et-Vilaine, puis de la région Bretagne à partir de 1956. L’abbaye Saint-Melaine se situait à l’origine au nord-est de la cité, à l’extérieur des murs. Elle fut installée sur une colline, modeste, mais réelle, qui constituait le point culminant de la ville ancienne. En 1636, Albert le Grand parlait encore de « Saint-Melaine-lès-Rennes ». Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’abbaye fut absorbée par l’agglomération rennaise.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Melaine-de-Rennes (VIIe siècle - 2019)
Type de lieu de culte :
Abbatiale
Nom du lieu de culte :
Saint-Melaine
Saints patrons :
  • Melaine (VIIe siècle - 2019)
Compléments :
Selon Albert le Grand (1636) et Daniel Andrejewski (1983), le monastère Saint-Melaine de Rennes fut fondé en 630 sur le lieu de la sépulture de saint Melaine (mort dans la première moitié du VIe siècle) à l’initiative du roi Salomon II. À l’époque paléochrétienne, ce lieu servait de nécropole. À cause des invasions normandes, l’abbaye fut abandonnée par les moines en 920, et les reliques de Melaine mises à l’abri à l’abbaye de Preuilly (Seine-et-Marne). Le monastère fut rétabli en 937. L’abbaye fut réformée par des moines de Saint-Florent de Saumur en même temps que les autres abbayes bretonnes de Redon (Ille-et-Vilaine) et Saint-Jacut (Côtes d’Armor). L’abbé réformateur Even (1058-1081) fit reconstruire le monastère et revenir les reliques de saint Melaine. L’abbaye fut exemptée en 1121 et entra brièvement en conflit avec l’abbaye Saint-Florent de Saumur, qui souhaitait la garder sous sa dépendance. Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-Melaine connut son apogée, possédant quarante-quatre cures et prieurés dans les anciens diocèses de Rennes et Saint-Malo. Étant située hors des murs de Rennes, l’abbaye fut détruite par le prince de Galles en 1357, lors de la Guerre de succession de Bretagne (1341-1364). En 1415, le pape de Pise Jean XXIII (1410-1415) accorda brièvement à l’abbé de Saint-Melaine le droit de porter les attributs épiscopaux. Mise en commende en 1501, l’abbaye fut réformée par l’abbé Noël du Margat (1516-1523). Après une décennie de procès, les Mauristes réformèrent une nouvelle fois l’abbaye en 1627. À la mort de l’abbé Martin du Bellay (1725-1770), le bénéfice abbatial fut uni à l’évêché de Rennes et le palais des abbés devint la résidence de l’évêque de Rennes. Les moines continuèrent d’y vivre jusqu’à la Révolution. De 1791 à 1793, l’église Saint-Melaine fut la cathédrale constitutionnelle du nouveau diocèse de Rennes, puis transformée en écurie (ou prison, selon Daniel Andrejewski). Le culte catholique rétabli (1803), elle demeura cathédrale jusqu’en 1844, avant de devenir une église paroissiale sous le vocable de Notre-Dame (dont la statue surmonte le clocher et domine toute la ville). En 2002, elle fusionna avec l’église Saint-Aubin pour devenir la paroisse Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Les jardins de l’abbaye – l’actuel parc du Thabor – constituent l’un des lieux de promenade favoris des Rennais. Les anciens bâtiments abbatiaux furent transformés en hôpital (1793-1919). Après la Grande Guerre, l’école de rééducation des mutilés de guerre y fut installée. Elle devint ensuite l’école de rééducation des mutilés du travail Georges Nitsch. Les bâtiments qui demeurent ont aujourd’hui une fonction résidentielle mais il subsiste une aile de cloître du XVIIe siècle, au généreux décor baroque.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Reliques de saint Melaine
Nature de l'objet :
Relique (= fragment)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Datation de l'objet :
VIe siècle
Compléments :
Selon Albert le Grand (1636), les fidèles venaient vénérer les reliques de saint Melaine, encore exposées à l’abbaye à son époque. Transférées à l’abbaye de Preuilly en 920, elles furent rendues à l’abbaye Saint-Melaine sous l’abbatiat d’Even (1058-1081). En 1851, Miorcec de Kerdanet mentionne qu’il n’en restait plus qu’un fragment de tibia. Celui-ci est aujourd’hui conservé à la cathédrale Saint-Pierre de Rennes.

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Melaine serait né à Platz (aujourd’hui Brains, près de Redon) dans une famille noble à la fin du Ve siècle. Malgré l’opposition de son entourage, il quitta la cour de Bretagne pour se retirer du monde et fonder un monastère à Brains, le long de la Vilaine. Au début du VIe siècle, l’évêque de Rennes Amand, sentant sa fin toute proche, le choisit pour lui succéder. Melaine devint alors évêque de Rennes, et selon ses hagiographes, un fidèle conseiller du roi Clovis (481-511). Melaine mourut dans son ancienne fondation de Brains dans le deuxième quart du VIe siècle. Son corps fut transporté par bateau jusqu’à Rennes, où un monument funéraire abritant son tombeau lui fut construit, à l’emplacement de l’actuelle abbaye. Selon son hagiographie, Melaine accomplit de nombreux miracles de son vivant. De nombreuses guérisons survinrent également lors de ses obsèques et après sa mort. Vers 630, son monument funéraire aurait brûlé, mais ses reliques seraient sorties indemnes de l’incendie. Le roi légendaire Salomon II aurait alors fondé l’abbaye Saint-Melaine sur les ruines du monument. La seule preuve historique de l’existence de l’évêque Melaine de Rennes est sa souscription au concile d’Orléans en 511. Selon Bernard Merdrignac (1980), trois Vies de saint Melaine furent écrites par des religieux de l’abbaye ; une au début du IXe siècle (BHL 5888), une deuxième qu’il date peut-être du Xe siècle (BHL 5890), et la troisième au tournant des XIe-XIIe siècle (BHL 5891), sûrement dans le contexte de la réforme de l’abbaye et du retour des reliques de Melaine. Albert le Grand reprit des éléments de ces trois récits dans sa Vie des saincts de la Bretagne Armorique (Morlaix, 1636).
Miracles :
Outre de nombreuses guérisons attribuées à saint Melaine de son vivant et après sa mort, le miracle le plus connu du temps du pèlerinage est la résurrection d’un enfant en bas-âge mort noyé dans son bain. Sa mère affligée amena le corps de l’enfant et le posa sur l’autel de l’abbatiale en invoquant saint Melaine. Il revint alors à la vie. Ce récit se trouve dans la Vita metrica Melanii episcopi Redonensis, rédigée au tournant des XIe-XIIe siècle. L’hagiographe situe les faits le jour de Noël, du temps de l’abbé Triscan (mentionné en 1040). Cette scène est représentée dans le transept Nord de l’église par une grande peinture murale due à André Mériel-Bussy (1942).
Type(s) de motivation :
  • Action de grâce
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Thérapie
  • Voeu
  • Autre
Compléments :
Outre le recours thérapeutique, Miorcec de Kerdanet (1851) mentionne que saint Melaine était aussi invoqué contre les incendies ; selon sa légende, ses reliques auraient en effet été préservées lors de l’incendie de son monument funéraire.
Jour(s) de fête :
  • 6 novembre
Type de fréquentation :
Continu
Pratiques individuelles :
  • Circumambulation
  • Cire
  • Prières
  • Dons
  • Boire
  • Actions de grâce
  • Voeux
Pratiques en présence du clergé :
  • Bénédictions
  • Confessions
  • Processions
  • Messe
  • Chants
  • Pèlerinage
Ex voto :
    Confrérie(s) :
      Indulgence(s) :
        Compléments sur le culte :

        L'ÉDIFICE

        Description :
        Des bâtiments abbatiaux de Saint-Melaine ne subsistent que l’aile ouest du cloître et l’église abbatiale. Le reste a été détruit au milieu du XXe siècle par l’administration de l’hôpital. Allongée, l’église est constituée de trois vaisseaux et d’un transept très saillant. Son plan est quasi symétrique, car la nef et le chœur, constitués chacun de cinq travées, ont pratiquement la même longueur (la nef est légèrement plus longue). De plus, le vaisseau central du chœur est prolongé à l’est par un chevet plat en guise d’abside, tandis que la tour-porche du clocher prolonge le vaisseau central de la nef à l’ouest. Le gros-œuvre présente des irrégularités, qui sont le résultat de plus de mille ans d’architecture (cf. http://lahm.univ-rennes1.fr/spip.php?article219). Selon Dominique Alliot (2009), le transept et la croisée dateraient de l’époque carolingienne (IXe ou Xe siècle). Aux XIe-XIIe siècles, la nef et le chœur furent reconstruits lors de trois phases de travaux différentes. L’ensemble fut réhaussé et voûté à l’époque gothique (XIIIe-XIVe siècles). L’édifice mesure au total quatre-vingt-huit mètres de long sur quarante-cinq de large. De 1676 à la fin du XVIIe siècle, l’essentiel du complexe monastique fut reconstruit, à l’exception de l’église (cf. Monastican Gallicanum, 1694, http://www.mauristes.org/spip.php?article43&PHPSESSID=n70tgm3dpor8uocrd2tdgtle46). La tour du clocher baroque, surmontée d’une imposante statue de la Vierge, fut achevée en 1855. L’église a été inscrite au titre des Monuments Historiques en 1930. Faisant l’objet de sondages archéologiques et d’études du bâti depuis 2008, elle sera probablement classée prochainement.
        Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
          Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :

            HISTOIRE DU SANCTUAIRE

            Origines :
            Date de première mention :
            Initiative de la fondation :
            • Evêque
            Environnement institutionnel, politique et religieux :
            Christianisation de la Bretagne aux Ve-VIe siècles par des moines et missionnaires aux origines essentiellement galloises.
            Phases d'évolution :
            La vénération de saint Melaine à Rennes semble avoir été caractéristique du haut Moyen Âge et du Moyen central. Trois Vitae de Melaine furent écrites entre le IXe siècle et 1100 environ. De plus, un miracle provoqué par ses reliques fut mentionné au milieu du XIe siècle. Cependant, ce culte en tant que pèlerinage n’est plus mentionné à partir de la fin du Moyen Âge. Tout pèlerinage à saint Melaine a disparu aujourd’hui, et depuis longtemps, à l’église Saint-Melaine, qui est surtout vouée au culte marial sans être pour autant un véritable sanctuaire (à Rennes, les sanctuaires de la Vierge sont Notre-Dame des Miracles et Vertus http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/718/notre-dame-des-miracles-et-vertus-de-rennes et Notre-Dame de Bonne-Nouvelle http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/761/notre-dame-de-bonne-nouvelle-n-1). Le souvenir des premiers évêques de Rennes est plutôt entretenu à la cathédrale Saint-Pierre où sont conservées les reliques de saint Amand et celles de saint Melaine, qui sont notamment portées en procession lors de la célébration de la Saint-Melaine, établie comme fête diocésaine (c’est le cas depuis 1936).
            Evénements marquants :
            • Fondation (630)
              Le monastère primitif aurait été fondé vers 630 sur la tombe de saint Melaine.
            • Oeuvre hagiographique (IXe siècle)
              Selon Bernard Merdrignac (1980), trois Vies de saint Melaine furent écrites par des religieux de l’abbaye, dont l'une au début du IXe siècle (BHL 5888)
            • Oeuvre hagiographique (Xe siècle)
              Selon Bernard Merdrignac (1980), trois Vies de saint Melaine furent écrites par des religieux de l’abbaye ; selon lui, la deuxième daterait peut-être du Xe siècle (BHL 5890).
            • Invasion (920)
              À cause des invasions normandes, l’abbaye fut abandonnée par les moines en 920, et les reliques de Melaine mises à l’abri à l’abbaye de Preuilly (Seine-et-Marne).
            • Réouverture (937)
              L’abbaye Saint-Melaine fut rouverte en 937.
            • Réforme (1058)
              L’abbaye de Saint-Melaine fut réformée par des moines de Saint-Florent de Saumur en même temps que les autres abbayes bretonnes de Redon (Ille-et-Vilaine) et Saint-Jacut (Côtes d’Armor). L’abbé réformateur Even (1058-1081) fit reconstruire le monastère et revenir les reliques de saint Melaine.
            • Ouvrage hagiographique (1075-1125)
              Selon Bernard Merdrignac (1980), trois Vies de saint Melaine furent écrites par des religieux de l’abbaye ; la troisième daterait du tournant des XIe-XIIe siècle (BHL 5891), et aurait sûrement été composée dans le contexte de la réforme de l’abbaye et du retour des reliques de Melaine.
            • Oeuvre hagiographique (1636)
              Albert le Grand inclut saint Melaine dans sa Vie des saincts de la Bretagne Armorique (Morlaix, 1636).
            • Fermeture (1793-1803)
              De 1791 à 1793, l’église Saint-Melaine fut la cathédrale constitutionnelle du nouveau diocèse de Rennes, transformée ensuite en écurie (ou prison, selon Daniel Andrejewski). Le culte catholique y fut rétabli en 1803.
            • Autre (1844)
              Le culte catholique rétabli (1803), l’église Saint-Melaine demeura cathédrale jusqu’en 1844, avant de devenir une église paroissiale sous le vocable de Notre-Dame (puis « Notre-Dame en Saint-Melaine »).
            • Création d'une fête (1936)
              Depuis 1936, la Saint-Melaine (6 novembre) est devenue la fête de l’archidiocèse de Rennes.
            Rayonnement(s) :

              RÉFÉRENCES

              Source(s) :
              Bibliographie :
              • MASTROLORENZO, J., Rennes (35), Eglise Notre-Dame en Saint-Melaine, Anciens fonds baptismaux [rapport d'opération archéologique de terrain], Rennes, DRAC Bretagne, 2009.
              • PROVOST, G., La fête et le sacré. Pardons et pèlerinages en Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Le Cerf, 1998.
              • CHÉDEVILLE, A., «Un miracle à Rennes au XIe siècle », in Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest (ABPO), 88.4 , 1981, p. 547-550.
              • MERDRIGNAC, B., «L'évolution d'un cliché hagiographique : Saint-Melaine, Saint-Mars et l'eulogie métamorphosée en serpent », in Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, 87.4 , p. 589-605.
              Etude(s) universitaire(s) :
              • PROVOST, G., Le pèlerinage en Bretagne aux XVIIe-XVIIIe siècles, Thèse de doctorat, ss. dir de J. QUENIART, Rennes II, 1995.

              PHOTOGRAPHIES LIÉES

              Objet de dévotion :
              Edifice :
              • Église Saint-Melaine, vue d'ensemble - Maxime Bolard - 2018
              • Église Saint-Melaine, vue intérieure - Maxime Bolard - 2018
              • Église Saint-Mélaine, façade - Maxime Bolard - 2018
              Autre :
              • Localisation de Saint-Melaine - Maxime Bolard - 2018

              À PROPOS DE L'ENQUÊTE

              Enquêteur :
              • BOLARD / PROVOST Maxime / Georges
              Rédacteur :
              • BOLARD Maxime
              Date de l'enquête :
              1995/2018
              Date de rédaction de la fiche :
              2018
              Etat de l'enquête :
              En cours
              Pour citer cette ficheBOLARD Maxime, « Saint-Melaine-de-Rennes », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
              url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/794/saint-melaine-de-rennes, version du 30/01/2019, consulté le 17/06/2019