INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Grégoire

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Grégoire
Période d'activité :
826 - 1791
Commune :
Soissons
Département :
Aisne
Crypte de Saint-Médard

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Soissons
Hameau/Lieu-dit :
Faubourg Saint-Médard
Diocèse :
Actuel:
Ancien: Soissons (826 - 1791)
Paroisse :
Actuelle:
Ancienne:
Compléments :
L’abbaye était située sur l’ancien fisc royal de Crouy de l’époque mérovingienne.

Site

Type de site :
Rive de cours d'eau
Altitude :
43 m
Compléments :
Le complexe monastique a été édifié sur la rive droite de l’Aisne, dans la boucle de la rivière, en retrait du cours d’eau (à 800 m). Il se situe dans un faubourg de Soissons, de l’autre côté de la rivière par rapport à la ville intra-muros.

Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Ville
Type de proximités :
Remparts
Compléments :
Suite aux nombreuses invasions, l’abbaye fut protégée par une solide enceinte dès le IXe s, puis par une triple enceinte au moins à partir du XVIe s. Le complexe monastique se trouvait à proximité des remparts de la ville.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Grégoire (826 - 1791)
Type de lieu de culte :
Basilique
Nom du lieu de culte :
Basilique de la Vierge Marie, saint Pierre, saint Étienne
Saints patrons :
  • Vierge Marie, Pierre, Étienne (600 - 1790)
Compléments :
D’abord dédiée à la Vierge Marie, à saint Pierre et à saint Étienne, la basilique fut à nouveau consacrée par le pape Innocent II en 1131, aux noms de la Bienheureuse Vierge Marie, des saints apôtres et martyrs et saint Médard. Mais les noms des saints patrons ont changé à maintes reprises !

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Grégoire le Grand
Nature de l'objet :
Corps saint (= en entier)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Crypte.
Datation de l'objet :
604
Compléments :
Les reliques de saint Grégoire le Grand (v. 540-604) arrivent en grande pompe à Soissons en 826 en provenance de Rome. Leur translation fut le résultat d’une âpre négociation de l’abbé auprès du pape Eugène II. Le corps de saint Grégoire est d’abord conservé dans un sarcophage, dans le caveau central de la crypte sous le chœur de la basilique, à côté des sarcophages de saint Médard (au centre) et de saint Sébastien (voir http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/708/saint-medard et http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/765/saint-sebastien-de-saint-medard). Les reliques du saint sont ensuite placées dans une châsse (feretrum) en argent, identique à celle de saint Sébastien et placée en hauteur dans le chœur (Poquelet p. 61, dans l’inventaire de 1538, Defente, p. 376). Les doutes blasphématoires de certains religieux voisins (notamment de Saint-Crépin-le-Grand) quant à l’authenticité et à l’exhaustivité des reliques de saint Grégoire présentes à l’abbaye de Soissons suscitent des miracles parfois punitifs.

En 1568, lors du sac des Huguenots, ce qui a pu être sauvé des reliques de saint Grégoire (des cendres) est découvert et jeté dans le fossé de l’abbaye. Mais un homme pieux, un certain Philippe Doden, en retrouve une partie dans un petit sac dans la vigne attenante, tandis que l’autre partie est retrouvée dans un jardin boisé de l’abbaye (ASS Janv. II, p. 296). Elles sont alors mises en lieu sûr sous la garde de l’abbesse de Notre-Dame, Catherine de Bourbon, sœur de Condé. Comme les autres reliques, les cendres de saint Grégoire reviennent à Saint-Médard en 1578 avec celles de saint Médard et de saint Sébastien après serment des découvreurs.

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Saint Grégoire Ier le Grand (v. 540-604) est issu d’une famille patricienne de Rome. D’abord magistrat, il se convertit à la vie monastique et s’illustre par une humilité absolue. Il est envoyé représenter le pape à Constantinople (ce qui lui vaut d’être également vénéré dans l’Église orthodoxe) et participe à d’importantes controverses théologiques. Revenu à la vie monastique, il est désigné pape en 590 malgré lui : lors de la peste qui frappe Rome, le pape Pélage II meurt, et c’est Grégoire qui est acclamé. Il organise alors de grandes processions, instituant les litanies). Il s’enfuit ensuite de la ville dans un tonneau, se cache dans une grotte, mais une colonne de lumière (ou de feu, selon les traditions) le désigne. Il est découvert, ramené à Rome et sacré souverain Pontife. Saint Grégoire est par ailleurs l’évangélisateur de la Grande Bretagne où il envoie des missionnaires. Grand théologien, il est aussi réformateur de la liturgie (chant grégorien) et de la pastorale. Il accomplit des miracles post mortem mais aussi de son vivant. Ainsi, la tradition hagiographique, relayée par Paschase Radbert à l’époque carolingienne puis par la Légende dorée, lui attribue un miracle qui est resté célèbre : lors de la fameuse « messe de saint Grégoire », alors qu’une femme émet des doutes sur la présence réelle, le pontife se « prosterne en prière » et l’hostie de se transformer en doigt sanglant ou Christ de douleur (selon les versions). Le saint meurt de la peste en 604. Gregorius Magnus, Pontifex Romanus est vénéré comme Docteur et Père de l’Église.
Miracles :
Des guérisons sont attribués à saint Grégoire.
Type(s) de motivation :
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Thérapie
Compléments :
Saint invoqué ponctuellement contre la peste parce qu’il avait, selon la tradition, détourné la peste de Rome en 590. Le Soissonnais aurait notamment été délivré de la peste en 1128 et 1139 grâce à son intercession suite aux suppliques des habitants qui portèrent les reliques du saint en procession. Cependant, sous le terme de pestis, les contemporains englobaient d’autres maladies ou épidémies, notamment le « feu » ou « mal des ardents » (lues iguinaria). Le principal saint invoqué contre la peste dans la région était ordinairement saint Sébastien, dont l’essor du culte est plus tardif, après la grande épidémie de 1348 ; mais saint Grégoire et saint Sébastien sont souvent associés dans les textes, notamment dans les Miracula SS Gregorii et Sebastiani Suessione in monasterio S. Medardi, rédigés par un moine anonyme de Saint-Médard probablement vers 1150. Dans ce recueil, les miracles châtient les incrédules qui mettent en doute l’authenticité ou l’intégralité des reliques de saint Grégoire. Le saint apparaît aussi dans une vision pour accréditer un bénéfice foncier (ASS Mart II, p. 750 et s.).
Jour(s) de fête :
  • Grégoire (12 mars)
Type de fréquentation :
Continu
Compléments sur les fréquentations :
Des processions solennelles avaient lieu à chaque occasion (peste, retour de captivité des enfants de François Ier en 1530...). Elles réunissaient tous ceux qui détenaient l’un des innombrables fiefs dépendants de l’abbaye Saint-Médard (Defente, p. 370) et montraient aux yeux de tous les « fiertés » de l’abbaye Saint-Médard, dont les reliques de Grégoire le Grand. Sur le plan individuel, la tradition rapporte que Thomas Beckett vint prier devant le tombeau du saint pape en 1166, ce qui apporta un appui supplémentaire au culte et réciproquement à la démarche de l’évêque qui s’apprêtait à lancer une procédure d’excommunication contre son roi, Henri II.
Pratiques individuelles :
  • Prières
  • Toucher
  • Vinage
  • Incubation
  • Déposer sur l'autel
  • Ingestion
Pratiques en présence du clergé :
  • Bénédictions
  • Prières
  • Processions
  • Chants
Ex voto :
    Confrérie(s) :
      Indulgence(s) :
        Compléments sur le culte :
        Le tombeau de saint Grégoire le Grand à l’abbaye Saint-Médard fut fréquenté par de nombreux pèlerins. Il semble que son culte ait connu un succès surtout à partir du XIIe siècle, relayé par une abondante littérature hagiographique. Les recueils de Miracula se sont en effet multipliés à cette époque pour soutenir la demande d’exemption de l’abbaye (voir Defente, p. 120) et pour répondre aux attaques contre l’authenticité des reliques volées à Rome, par exemple au soupçonneux De pignoribus de Guibert de Nogent († 1124) composé en 1119.
        Une pratique consistait à boire à la « coupe de saint Grégoire » et éventuellement à emporter de l’eau aux vertus miraculeuses. Enfin, des processions avec les reliques de saint Grégoire étaient également organisées, notamment à des occasions dramatiques comme l’épidémie de Mal des Ardents vers 1130 ou celle de peste. Une grande procession fut également organisée en 1530, à la suite de la libération de François Ier : elle rassembla une immense foule dont les « vassaux fieffés » qui portèrent les « trente-trois fiertés du monastère, toutes ruisselantes de pierreries enchâssées sur l’or et l’argent » (Poquet, p. 18).

        L'ÉDIFICE

        Description :
        La troisième église de l’abbaye Saint-Médard mesurait 96 m de long sur 33 m de large, en trois vaisseaux, sauf le bloc façade qui était plus large encore (45 m). Le vaisseau central était deux fois plus large que les bas-côtés : il mesurait 14,70 m entre chaque axe de pilier (Defente, p. 314). De la disposition des travées, Denis Defente déduit que le chœur était sans doute plus élevé que la nef. Le chevet était probablement très imposant pour équilibrer le bloc-façade. La première basilique avait été érigée sous Clotaire et son fils Sigebert, avant de devenir nécropole royale pour Clotaire et ses descendants.
        Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
          Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
          • Crypte

            La datation de la crypte fait aujourd’hui débat : les historiens et archéologues hésitent entre le IXe s (vers 826) et le XIe siècle ; des études sont en cours. On sait du moins que, sous Louis le Pieux, l’abbatiale put être reconstruite dans de plus grandes dimensions par l’abbé Hilduin grâce à la fréquentation croissante du sanctuaire après l’arrivée des reliques des saints Sébastien et Grégoire en provenance de Rome en 826 (Poquet, p. 14). En 841, elle était « déjà construite en grande partie » (Sapin) et on put y transférer les reliques mises à l’abri dans la chapelle de la Trinité, en présence du roi Charles le Chauve. Cette église était beaucoup plus vaste « à cause de l’affluence inhabituelle du peuple qui y accourait, affluence quotidiennement accrue par les innombrables miracles survenus grâce aux mérites du saint [Sébastien] selon Odilon » (Sermons, Migne, PL, CXXXII, coll 631, in Defente, p 313).

            Située sous le chœur de l’église principale, à l’emplacement de l’ancien palais royal de Crouy, la crypte, toute ornée de fresques polychromes, s’organisait dans un quadrilatère de 26 m sur 33 m avec couloir central orienté nord-sud de 19,7 m de long et 2,6 m large ; hauteur voûtes : 3,7 m. Cinq chapelles au nord avec des niches (usage non confirmé), outre deux chapelles ajoutées ; trois caveaux au sud ; on y accédait depuis les bas côtés de l’église, via un plan incliné de part et d’autre, qui menaient à des portes, ménageant ainsi un accès direct depuis le chœur (plans Defente p. 319). Cette crypte comportait aussi au centre du couloir axial l’un des plus anciens puits répertoriés (Sapin, p. 102), mesurant 4 m de profondeur sur 60 cm de diamètre ; son usage n’est pas identifié.
          • Chapelle (XVIIe siècle)
            À l’abbatiale reconstruite en 1630-1634, on ajouta plus tard deux chapelles dédiées aux saints Sébastien et Grégoire le Grand (MARTIN, p. 527).

          HISTOIRE DU SANCTUAIRE

          Origines :
          Date de première mention : 826
          Initiative de la fondation :
          • Abbé
          Environnement institutionnel, politique et religieux :

          Basilique confiée par le roi à des moines (la réforme qui introduisit l’usage d’une règle de type monastique fut en fait menée par Bathilde durant la minorité de Clotaire III), elle demeura une puissante abbaye royale jusqu’aux XIIIe-XIVe siècles.
          En effet, s’y tinrent des conciles lors desquels les rois siégeaient aux côtés des évêques. Les rois séjournaient dans leur palais voisin de Crouy et assistaient aux grandes fêtes religieuses à la basilique. Cette proximité de la cour a fait la fortune de Saint-Médard, abbaye extrêmement riche et puissante qui avait la suzeraineté sur plus de 200 villages, et eut même le privilège de battre monnaie.
          Outre la puissance temporelle, le monastère avait également reçu d’importants privilèges ecclésiastiques, comme le titre d’archimoûtier de Gaule puis l’exemption papale en 1175, exemption attribuée à Grégoire le Grand lui-même.
          Enfin, Saint-Médard était l’un des quatre asiles où l’on pouvait « s’assermenter » en cas de lèse-majesté (Poquet, p. 17). L’abbaye fut donc le centre de cérémonies religieuses à caractère politique. Après une période de relatif déclin entre le Xe et le XIIe s., l’abbaye brilla de nouveau aux XIIe et XIIIe s., notamment sous le pape Innocent II et le roi Philippe-Auguste, ce qui permit de construire la deuxième enceinte. La vie religieuse s’y est maintenue jusqu’au XVIe s, avec par exemple des processions solennelles à l’occasion de la libération de François Ier de captivité et de Pardons, en 1530 (Defente p. 370).

          Phases d'évolution :
          Evénements marquants :
          • Reconstruction (IXe siècle)
            Sous Louis le Pieux, la basilique fut reconstruite par l’abbé Hilduin grâce à la fréquentation croissante du sanctuaire après l’arrivée des reliques des saints Sébastien et Grégoire en provenance de Rome en 826 (Poquet, p. 14). En 841, la deuxième basilique était « déjà construite en grande partie » (Sapin) et on put y transférer les reliques en présence du roi Charles le Chauve. Cette église était beaucoup plus vaste « à cause de l’affluence inhabituelle du peuple qui y accourait, affluence quotidiennement accrue par les innombrables miracles produits par les mérites du saint [Sébastien] selon Odilon » (Sermons, PL, CXXXII, coll. 631, in Defente, p. 313).
          • Destruction (XVe siècle)
            Suite aux dévastations des guerres (Soissons prise par les Armagnacs en 1414, puis assaillie par les Anglais pendant la Guerre de Cent-Ans et invasion anglaise en 1418-1419, siège de 1436 par les Bourguignons) et intempéries (grêle), les moines ont organisé à deux reprises, en 1451 et 1457, de grandes processions avec leurs reliques, à travers toute la France, pour collecter des aumônes afin de reconstruire l’abbaye : deux moines sillonnèrent ainsi la France avec un charriot de reliques pour recueillir les dons des fidèles, lettre de créance de leurs abbés à l’appui, pour justifier leur action (Poquet, Martin).
          • Destruction (1567)
            L’abbaye fut pillée par les Calvinistes en 1567 : les tombes furent violées, les châsses brisées, les reliques jetées ou brûlées, l’ornementation et les livres brûlés, les bâtiments conventuels démantelés. Lorsque les Huguenots eurent trouvé la cachette des reliques sous l’infirmerie, ils s’emparèrent des châsses et jetèrent leur contenu dans le fossé. Mais les reliques furent miraculeusement retrouvées autour du monastère (Martin, p. 423-444), puis confiées à « Mme de Bourbon », abbesse de l’abbaye Notre-Dame de Soissons et sœur de Condé (Defente p. 313). Les reliques purent réintégrer leur basilique en 1578 après authentification, procession et reconstruction des murs de protection.
          • Rénovation du sanctuaire (XVIIe siècle)
            Après une longue période de déclin et son effondrement le 22 novembre1621 suite aux combats contre la Ligue en 1590 et le siège de 1617 face aux Espagnols, l’église est reconstruite pour la troisième fois à partir de 1630, avec l’aide royale et selon un plan légèrement différent. L’abbaye est rattachée en 1637 à la Congrégation de Saint-Maur qui la réforme et parvient à lui rendre modestement vie, mais les intempéries puis la Révolution française lui portent le coup de grâce.
          • Destruction (1790-1791)
            L’église est sécularisée puis vendue comme bien national en 1790-1791.
          • Destruction (1944)
            Août 1944 : explosion des munitions entreposées par les Allemands dans l’église.
          Rayonnement(s) :
          • Diocésain (IXe siècle -> 1790)
            Le rayonnement du culte de saint Grégoire est diocésain.
          Compléments :
          Après une longue période de relatif déclin (depuis le Xe siècle puisque l’église est décrite en ruine par Odilon, moine de Soissons, v. 930 ; Sapin), elle est dédicacée en 1131 par le pape lui-même, Innocent II. Les bâtiments claustraux sont reconstruits sous Philippe-Auguste au XIIIe s.

          RÉFÉRENCES

          Source(s) :
          • Annales (XIIIe siècle)
            La Chronicon (sive Annales) S. Medardi Suessionensis fut rédigée par Gobert de Coincy, grand prieur de Saint-Médard de 1254 à 1260 et oncle de Gauthier de Coincy, moine à Saint-Médard en 1193. Ces Annales se résument à une liste très laconique de dates. On en trouve une copie dans le manuscrit de 1301-1400, BNF lat 4998, Scripta de historiis diversis, fol 29  (8ème partie). Voir Poquet, Suppl.  p. 60.
          • Vita (VIIIe siècle)
            Vita sancti Gregorii Magni (BHL 3641-3642), AASS (entre 786 et 799).
          • Source publiée

            Translatio SS. Sebastiani et Gregorii I papae ad monasterium S. Medardi Suessionense (Xe s.?).

            Translatio s Sebastiani (BHL 7545). Elle fut presque certainement rédigée par le moine Odilon à la demande du prévôt de l’abbaye Saint-Médard, Ingran ou Engrand Ier (932-936) probablement vers 920, en tout cas avant 932. Éd J. MABILLON, Acta sanctorum OSB, t. IV / 1, Paris, 1677, p. 385-410, PL 132, col. 579-622.

          • Recueil de miracles

            Miracula SS Gregorii et Sebastiani Suesssione in monasterio S. Medardi (XIIe s.?).

            Miracula rédigés par un moine anonyme de Saint-Médard probablement vers 1150. Ed. d’après un manuscrit de Corbie dans ASS Mart II, p. 750-751. BHL 7546 (saint Sébastien) Inc. : «  Sanctorum Sebastiani et Gregorii corporibus positis in crypta inferiori… ».  Des : « Mutabis ea et mutabuntur, tu autem idem ipse es ».

          Bibliographie :
          • DEFENTE, D., Saint-Médard : trésors d'une abbaye royale, Paris, Picard, 1999.
          • POQUET A. E. (abbé), Pèlerinage à l'ancienne abbaye de Saint-Médard-Les-Soissons, Soissons/Paris, Institut de Saint-Médard / Librairie archéologique de Victor Didron, 1849.
          • MARTIN, H, JACOB, P. L., Histoire de Soissons depuis les temps les plus reculés, 2 volumes (1er : 516 p, 2e : 663 = appendices), Soissons -Paris, 1837.
          • SAPIN, Ch., avec la coll. de GAILLARD, M., GILLON, HEBER-SUFFRIN, P. F., «La crypte de l'abbaye Saint-Médard de Soissons (Aisne) », in Cryptes médiévales et culte des saints en Ile de France et en Picardie, (à paraître).
          Etude(s) universitaire(s) :
          • SAINTE, Elodie, Inventaire des lieux de pèlerinage dans les diocèses de Soissons et Laon, Master II, ss. dir de Patrick Demouy, Reims-Champagne-Ardenne, 2013, 2 volumes.

          PHOTOGRAPHIES LIÉES

          Objet de dévotion :
          Edifice :
          • Crypte de Saint-Médard - Véronique Souche-Hazbrouck - 2016
          Autre :

          À PROPOS DE L'ENQUÊTE

          Enquêteur :
          • SAINTE Élodie
          Rédacteur :
          • SOUCHE-HAZEBROUCK Véronique
          Date de l'enquête :
          2012
          Date de rédaction de la fiche :
          2018
          Etat de l'enquête :
          En cours
          Pour citer cette ficheSOUCHE-HAZEBROUCK Véronique, « Saint-Grégoire », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
          url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/799/saint-gregoire, version du 02/02/2019, consulté le 21/02/2019