INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Pol (Tro Breiz)

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Pol
Période d'activité :
? - 2019
Commune :
Saint-Pol-de-Léon
Département :
Finistère
Localisation de Saint-Pol dans le parcours du Tro Breiz

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Saint-Pol-de-Léon
Hameau/Lieu-dit :
Diocèse :
Actuel: Quimper-Léon (1791 - 2019)
Ancien: Saint-Pol-de-Léon (VIe siècle - 1791)
Paroisse :
Actuelle: Saint-Paul-Aurélien-du-Haut-Léon (VIe siècle - 2019)
Ancienne:
Compléments :
En 1791, la cathédrale de Saint-Pol perdit son rang de cathédrale, et passa sous le contrôle du siège de Quimper, siège épiscopal du nouveau diocèse du Finistère (aujourd’hui dit « de Quimper et Léon »). Depuis 1996, l’ancienne cathédrale est le chef-lieu de la paroisse Saint-Paul Aurélien du Haut-Léon, qui regroupe dix-neuf paroisses originellement indépendantes.

Site

Type de site :
Côte maritime
Altitude :
39 m

Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Ville
Type de proximités :
Abbaye
Axe de circulation
Château
Cours d'eau
Compléments :
Saint-Pol se trouve à la pointe nord-est du Haut-Léon, en Bretagne bretonnante. La cité s’est développée sur une colline à environ mille mètres du littoral. Malgré sa proximité directe avec la mer, la ville ne possède pas de véritable port, cette zone de la baie de Morlaix étant totalement à sec à marée basse. Le port le plus proche est Roscoff, à quatre kilomètres au nord. La ville est délimitée par les rivières du Penzé et de l’Horn. Elle constitue un carrefour secondaire entre Roscoff, Morlaix, Lesneven et Landivisiau. Les Vies de saint Malo et saint Pol (IXe s.) laissent penser que saint Pol a fondé son monastère sur un site fortifié, les termes d’oppidum et de castellum revenant à plusieurs reprises.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Pol (? - 2019)
Compléments :
En latin, le nom de saint Pol-Aurélien s’écrit invariablement avec -au (Paulus Aurelianus), cependant, la variante Pol s’est peu à peu imposée, devenant le nom officiel de la commune de Saint-Pol-de-Léon. Concernant le saint lui-même, les deux orthographes sont utilisées à peu près à la même fréquence, mais l’ancienne cathédrale est officiellement dédiée à saint Paul-Aurélien.
Type de lieu de culte :
Cathédrale
Nom du lieu de culte :
Saint-Pol-Aurélien
Saints patrons :
  • Pol-Aurélien (? - 2019)
Compléments :
Selon la tradition, le diocèse de Léon fut fondé par saint Pol à la fin du VIe siècle. L’établissement primitif, comme dans bien des cas, avait un statut hybride entre le monastère et l’évêché. La cathédrale fut reconstruite à l’époque romane, puis fut incendiée par les troupes anglaises en 1170. L’édifice actuel date essentiellement des XIIIe-XVIe siècles. En 1791, l’église Saint-Pol-Aurélien perdit son statut de cathédrale et devint paroissiale, le diocèse de Léon étant entièrement absorbé par celui de Quimper. Cet état de fait fut confirmé par le Concordat en 1802. Depuis 1996, l’ancienne cathédrale est le chef-lieu de la paroisse Saint-Paul Aurélien du Haut-Léon, qui regroupe dix-neuf paroisses originellement indépendantes.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Reliques de saint Pol
Nature de l'objet :
Relique (= fragment)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Ancienne Cathédrale Saint-Paul-Aurélien
Datation de l'objet :
?
Compléments :
Selon Yves-Pascal Castel (1997), un bras-reliquaire en argent fut fabriqué en 1628 pour une relique de saint Pol (a priori un os du bras). Les inventaires révolutionnaires (1790) mentionnent deux bras-reliquaires en argent doré et deux autres reliquaires. En 1793, le recteur Demay mit en sûreté toutes les reliques de la cathédrale dans deux caisses en fer-blanc accompagnées d’un procès-verbal de sa main. Outre des reliques de saint Hervé, saint Laurent, une épine de la Couronne du Christ et un fragment de la Vraie-Croix, il mentionna deux os du bras, le chef et une phalange de saint Paul-Aurélien. Toutes ces reliques furent authentifiées en 1809. Les reliques de saint Pol furent d’abord placées dans un reliquaire d’ébène (1839), puis un nouveau reliquaire en bronze doré en forme d’église fut fabriqué en 1897. Il accueille un radius et le chef de saint Paul. La phalange se trouve dans une main-reliquaire fabriquée en 1898, que les fidèles venaient embrasser régulièrement. Ce dernier objet a été inscrit à l’Inventaire des Monuments historiques en 1986. Cependant, Yves-Pascal Castel mentionne qu’avant 1897, ces reliques attiraient bien moins la dévotion des fidèles que la cloche dite « de saint Pol », ou « Hir-Glaz » (cf. rubrique « Complément du culte »). (cf. https://e-dition.net/la-cloche-et-le-dragon/).

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Saint Paul-Aurélien serait né à la fin du Ve siècle, dans une famille noble et chrétienne du Dyfed (actuel Pays de Galles). Il suivit l’enseignement de saint Ildut dans son monastère, puis émigra vers l’Armorique avec douze compagnons. Après un passage sur l’île d’Ouessant, puis à Lampaul, il fut accueilli par Guithur, comte d’Occismor (ancien nom de la ville de Saint-Pol), qui lui donna l’île de Batz. Le comte donna ensuite son palais à saint Pol, devenu évêque, qui en fit sa résidence épiscopale. Il démissionna de sa charge d’évêque au milieu du Ve siècle et mourut peu après. Ses reliques furent emportées à l’abbaye de Fleury-sur-Loire (Loiret), où elles furent détruites en 1567 lors des Guerres de Religion. Sa Vita (BHL 6585) fut écrite en 884 par un moine de l’abbaye de Landévennec nommé Wrmonoc. Au nom d’une tradition ancienne fondée sur quelques mentions médiévales (non saint-politaines) d’un « pèlerinage des Sept Saints de Bretagne » ou « circuitus Britanniae », l’ancienne cathédrale de Saint-Pol fut à la fin du XIXe siècle intégrée au pèlerinage du Tro Breiz, dont le concept fut ressuscité par l’abbé Luco en 1874 (voir http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/777/tro-breiz). Le pèlerinage du Tro Breiz (« tour de Bretagne » en breton) est consacré aux évêques fondateurs des sept évêchés les plus occidentaux de Bretagne (excluant Rennes et Nantes). Ces « Sept Saints » seraient venus du Pays de Galles aux Ve-VIe siècles pour fonder leurs évêchés respectifs : Paul-Aurélien à Saint-Pol-de-Léon, Malo (ou Maclou) à Saint-Malo, Samson à Dol, Patern à Vannes, Corentin à Quimper, Tugdual à Tréguier et Brieuc à Saint-Brieuc. Selon les historiens promoteurs du Tro Breiz aux XIXe et XXe siècles, ce pèlerinage consistait en une boucle d’environ sept cents kilomètres reliant les sept évêchés, que les pèlerins mettaient un mois à parcourir dans le sens de leur choix et en partant de n’importe quel endroit, pourvu qu’ils y reviennent à l’arrivée. La pratique renaît, sous une forme collective et fractionnée (en reliant deux cathédrales par an) en 1994, impliquant des milliers de participants. Cependant, Jean-Christophe Cassard (1996) qualifia ce pèlerinage de « mirage historiographique », affirmant que, malgré l’existence d’un culte voué aux « Sept Saints » (qui ne sont pas toujours les fondateurs des évêchés), la pratique d’une telle pérégrination ne concerna que « quelques individus un peu marginaux ». André-Yves Bourgès (2016) nuance le propos en avançant qu’au XIIe siècle, les évêques de Dol, qui revendiquaient un statut métropolitain que la papauté leur dénia en 1199, auraient pu encourager un éphémère culte des « Sept Saints de Bretagne » afin de justifier l’unité religieuse de la Bretagne face aux prétentions de l’archevêché de Tours.
Miracles :
À deux reprises, saint Paul-Aurélien aurait fait reculer la mer pour y installer son monastère (celui de saint Ildut au pays de Galles, puis à l’île de Batz). Encore novice, il fut chargé de surveiller un champ de blé de nuit, mais s’endormit. Des oiseaux vinrent alors manger la récolte. Saint Pol pria Dieu et les oiseaux se rendirent eux-mêmes devant l’abbé Ildut pour demander leur punition. Saint Pol fit encore apparaître une fontaine miraculeuse à Occismor, et chassa deux dragons sur l’île de Batz et au Faou. À sa mort, les paroissiens de l’île de Batz et d’Occismor (Saint-Pol) réclamèrent chacun sa dépouille. Cetomerimus, successeur de Pol, plaça deux chariots tirés par des bœufs tournés chacun vers une des deux destinations, et fit placer la dépouille de saint Pol à cheval sur les deux chariots. Quand les bœufs démarrèrent, la dépouille disparut. Elle réapparut dans le chariot qui allait à Occismor, quand celui-ci eut atteint la cité.
Type(s) de motivation :
  • Action de grâce
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Thérapie
  • Folie
Compléments :
La cloche nommée « Hir-Glaz » était censée guérir des maux de dents, de la surdité et des maléfices. Selon sa Vita, saint Pol aurait ressuscité un mort grâce à elle.
Jour(s) de fête :
  • 12 mars (saint Pol)
Type de fréquentation :
Continu
Compléments sur les fréquentations :
Selon l’historiographie traditionnelle, le Tro Breiz médiéval pouvait s’effectuer à quatre moments de l’année nommés « temporaux » : Pâques, Pentecôte, Saint-Michel (29 septembre) et Noël. Le pèlerinage, durant environ un mois, commençait alors quinze jours avant l’une des fêtes en question et se terminait quinze jours après. Pendant toute la durée de ces temporaux, les fabriques des églises cathédrales étaient censées exposer les reliques de leur saint fondateur. Bien que l’abbé Luco (1874) ait parlé de « foules considérables jetées sur tous les chemins » par ce pèlerinage, Jean-Christophe Cassard (1996) parle plutôt d’un phénomène marginal, qui, au XVIe siècle, avait presque disparu. L’abbé Luco extrapolait à partir des offrandes reçues par le tronc de l’église paroissiale Saint-Patern de Vannes en 1400, qui se montait à cent livres : il considérait que si chaque pèlerin avait versé une obole, cela aurait fait trente à quarante mille pèlerins au cours d’une année. Cependant, rien ne prouve qu’il ne se soit pas agi d’un tronc lié à la dévotion locale pour saint Patern, non lié au Tro Breiz. Dans la version actuelle du Tro Breiz, proposée par l’Association des Chemins du Tro Breiz, une étape d’une semaine environ est parcourue chaque été, au tournant des mois de juillet et août. Selon les organisateurs, environ mille cinq cents personnes y participent, tandis qu’à peu près le même nombre de pèlerins le font indépendamment de l’association le reste de l’année. La deuxième boucle du Tro Breiz (2003-2009) eut la ville Saint-Pol pour point de départ et d’arrivée. Cette dernière fut également ville étape aux étés 1994-1995 et 2016-2017.
Pratiques individuelles :
  • Prières
  • Dons
  • Voeux
Pratiques en présence du clergé :
  • Processions
  • Imposition de reliquaire
  • Messe
  • Office liturgique
  • Chants
  • Pèlerinage
Ex voto :
  • Cire
    Des cierges sont présents dans le sanctuaire.
Confrérie(s) :
    Indulgence(s) :
    • Inconnue (1334)
      Fraîchement consacrée, la nouvelle cathédrale de Saint-Pol obtint une indulgence en 1334. Cependant, elle fut plus liée au financement des travaux de la cathédrale qu’au culte de saint Pol lui-même.
    • Plénière (1898)
      Dans le cadre des festivités liées au renouveau du culte des reliques de saint Pol, le pape Léon XIII accorda une indulgence plénière au sanctuaire, qui pouvait être reçue le 12 mars et le premier dimanche de septembre.
    Compléments sur le culte :
    Plus que vers les reliques de saint Paul-Aurélien, la dévotion des fidèles s’est longtemps tournée vers la cloche dite « de saint Pol », ou « Hir-Glaz » en breton. Actuellement conservée dans l’ancienne cathédrale, cette cloche de bronze mesure 19 cm de haut et est surmontée de ce qui semble être une tête de poisson (cf. https://e-dition.net/la-cloche-et-le-dragon/). Elle présente encore les traces d’un plaquage en argent. Selon la Vita de saint Pol (écrite en 884), cette cloche aurait été une première fois refusée au saint par le roi Marc. Alors que Pol se trouvait à la cour du comte Guithur (sur l’île de Batz), on lui aurait servi une tête de poisson à manger contenant cette même cloche. Selon la tradition, saint Pol aurait ressuscité un mort grâce à cette cloche. Elle était censée guérir des maux de dents, de la surdité et des maléfices. Jusqu’au XIXe siècle, les fidèles l’embrassaient ou s’en coiffaient la tête. Pour mettre fin à ces pratiques jugées superstitieuses, le clergé de l’ancienne cathédrale fit plutôt sonner la cloche au-dessus de la tête des fidèles. Cette cloche a été classée Monument Historique au titre d’objet en 1898. Par peur d’un éventuel vol, elle fut remplacée par un fac-similé en 2005. Cinq autres sanctuaires bretons possèdent une cloche censée appartenir à l’origine à leurs fondateurs, comme la cloche de saint Ronan à Locronan (Finistère).

    L'ÉDIFICE

    Description :
    Les premières phases de construction de la cathédrale Saint-Pol ne sont pas connues. La cathédrale romane fut détruite par les Anglais en 1170. Le gros œuvre de la cathédrale actuelle a été construit entre le début du XIIIe siècle et 1334. Ses deux tours légèrement dissymétriques sont inspirées de la cathédrale de Coutances (Manche). Le chevet de l’église fut de nouveau incendié par les Anglais en 1365, et ne fut reconstruit qu’un demi-siècle plus tard. L’aile sud reçut d’importantes modifications dans la seconde moitié du XVIe siècle. La cathédrale présente un plan à trois vaisseaux. Sa nef est longue de six travées et son transept est large de neuf travées du nord au sud. Le chœur, long de six travées, est doté d’un déambulatoire quadrangulaire présentant six chapelles, plus une chapelle d’axe. Le mur gouttereau sud de l’église est doté de trois chapelles et d’un porche. Une sacristie a également été rajoutée au nord-est du chœur. L’édifice a été classé Monument Historique en 1840, sur la première liste de Mérimée.
    Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
      Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :

        HISTOIRE DU SANCTUAIRE

        Origines :
        Date de première mention : 884
        Initiative de la fondation :
        • Evêque
        Environnement institutionnel, politique et religieux :
        Phases d'évolution :
        La Vita de Paul-Aurélien fut écrite en 884 par un moine de l’abbaye de Landévennec nommé Wrmonoc. Bien qu’un bras-reliquaire en argent lui ait été fabriqué en 1628, rien n’assure qu’il ait suscité un culte très dynamique au XVIIe siècle. En 1889, il était encore mentionné que ses reliques attiraient moins la dévotion des fidèles que sa célèbre cloche nommée « Hir-Glaz ». Son culte fut fortement relancé à la toute fin du XIXe siècle, grâce à la reconstruction de son reliquaire (1897), à l’octroi d’une indulgence plénière (1898) et à l’érection de l’ancienne cathédrale en basilique (1901). Depuis 1994, l’ancienne cathédrale Saint-Pol se trouve incluse dans le parcours proposé par l’Association des Chemins du Tro Breiz. Cette première boucle, partie de Quimper à l’été 1994, a été clôturée dans cette même ville en 2000. La deuxième boucle du Tro Breiz (2003-2009) eut la ville Saint-Pol pour point de départ et d’arrivée. Cette dernière fut également ville étape aux étés 1994-1995 et 2016-2017. Toutefois, la dévotion à la figure-même de saint Paul Aurélien occupe une place limitée dans cette relance du pèlerinage, les « Sept Saints de Bretagne » faisant l’objet d’une vénération commune.
        Evénements marquants :
        • Fondation (VIe siècle)
          L’évêché de Saint-Pol (dont la cité s’appelait alors Occismor) fut fondé au début du VIe siècle par saint Paul Aurélien.
        • Translation (IXe siècle)
          Après la mort de saint Pol, ses reliques furent transférées à l’abbaye de Fleury-sur-Loire.
        • Ouvrage hagiographique (884)
          La Vita ancienne de Paul Aurélien (BHL n°6585) fut écrite par le moine Wrmonoc, de l’abbaye de Landévennec.
        • Incendie (1170)
          La cathédrale romane de Saint-Pol fut incendiée par les Anglais en 1170.
        • Reconstruction (XIVe siècle)
          La reconstruction de la cathédrale Saint-Pol commença au début du XIIIe siècle. Elle fut consacrée en 1334.
        • Incendie (1365)
          La cathédrale de Saint-Pol fut incendiée une nouvelle fois par les Anglais dans le cadre de la Guerre de Cent Ans.
        • Préservation de l'objet de dévotion (1793)
          En 1793, le recteur de la cathédrale mit les reliques en sûreté dans des cassettes de fer blanc, accompagnées d’un procès-verbal de sa main.
        • Reprise du pèlerinage (1874)
          L’abbé Luco créa la relance du pèlerinage dit des « Sept Saints de Bretagne » en publiant un article intitulé « Pèlerinage du Tro-Breiz » dans le Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan (p. 27-32).
        • Fabrication d'une châsse (1897)
          En 1897, de nouveaux reliquaires furent fabriqués pour abriter les reliques de saint Pol.
        • Erection du sanctuaire en basilique mineure (1901)
          La cathédrale Saint-Pol fut érigée en basilique mineure en 1901.
        • Reprise du pèlerinage (1994)
          Après l’échec de plusieurs tentatives de restauration du pèlerinage du Tro Breiz depuis la fin du XIXe siècle, Philippe Abjean et le père Dominique de Lafforest créèrent l’Association des Chemins du Tro Breiz en 1994. Cette entreprise connut alors un succès rapide. Cette première « boucle », partie de Quimper à l’été 1994, a été clôturée dans cette même ville à l’été 2000. La deuxième boucle du Tro Breiz (2003-2009) eut la ville Saint-Pol pour point de départ et d’arrivée. Cette dernière fut également ville étape aux étés 1994-1995 et 2016-2017.
        Rayonnement(s) :
        • Local (? -> 1994)
          Avant la relance du Tro Breiz en 1994, saint Paul-Aurélien connut un culte à l’échelle locale, comme les six autres évêques fondateurs de Bretagne. Cependant, les quelques mentions du pèlerinage des Sept saints de Bretagne aux XIVe-XVe siècles laissent penser qu’il a pu avoir une audience plus large, peut-être régionale.
        • National (1994 -> 2019)
          Les statistiques officielles de l’Association des Chemins du Tro Breiz font état d’environ 60% de Bretons et de 40% venus du reste de la France, parfois-même de l’étranger.
        Compléments :
        Après l’échec de plusieurs tentatives de restauration du pèlerinage du Tro Breiz depuis la fin du XIXe siècle, Philippe Abjean et le père Dominique de Lafforest créèrent l’Association des Chemins du Tro Breiz en 1994. Cette entreprise connut alors un succès rapide. Cette première « boucle », partie de Quimper à l’été 1994, a été clôturée dans cette même ville à l’été 2000. La deuxième boucle du Tro Breiz (2003-2009) eut la ville Saint-Pol pour point de départ et d’arrivée. Cette dernière fut également ville étape aux étés 1994-1995 et 2016-2017.

        RÉFÉRENCES

        Source(s) :
        Bibliographie :
        • LEROY, C., DE LA RIVIÈRE, D., Cathédrales et basiliques de Bretagne, s.l., Ereme, 2009.
        • TRANVOUEZ, Y., Catholiques en Bretagne au XXe siècle, Rennes, PUR, 2006.
        • PROVOST, G., La fête et le sacré. Pardons et pèlerinages en Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Le Cerf, 1998, p. 134-137.
        • TANGUY, B., DANIEL, T., Sur les pas de Paul Aurélien [Actes coll. Saint-Pol-de-Léon, 7-8 juin 1991], Brest, Quimper, CRBC, Société Archéologique du Finistère, 1997.
        • CASSARD, J.-C., «Le Tro Breiz médiéval : un mirage historiographique ? », in G. MILIN et P. GALLIOU (dir.), Hauts lieux du sacré en Bretagne (KREIZ 6, Etudes sur la Bretagne et les pays celtiques), Brest, CRBC, 1997, p. 93-119.
        • TANGUY, B., IRIEN, J.-A., FALHUN, S., CASTEL, Y.-P. dir. et trad., Saint Paul Aurélien. Vie et culte / Sant Paol a Leon, Tréflévenez, éd. Minihi Levenez, 1991.
        • MENDÈS, C., Au sujet du Tro Breiz, Rennes, chez l'auteur (2e éd. augmentée, 1991), 1978.
        • LE ROY, F., Tro-Breiz : le pèlerinage des sept saints de Bretagne, Paris, Librairie celtique, 1950.
        • DE LA MARTINIÈRE, J., «Le Tro-Breiz à Vannes au XIVe siècle. Conflit entre le chapitre et les paroissiens de Saint-Patern », in Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne, 6 , 1925, p. 157-188.
        • OHEIX, A., «Le culte des Sept Saints de Bretagne au Moyen Âge (notes et documents) », in Bulletin de la Société d'Emulation des Côtes du Nord, 49 , 1911, p. 11-22.
        • TRÉVEDY, J.-T., «Les Sept Saints de Bretagne et leur pèlerinage  », in Bulletin archéologique de l'Association Bretonne, Congrès de Rennes, 1897, p. 112-167.
        • THOMAS, A., Saint Pol-Aurélien et ses premiers successeurs, Quimper, 1889.
        • LUCO (abbé), «Pèlerinage de Tro-Breiz  », in Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, 1874, p. 27-32.
        • ALBERT LE GRAND, Vie des saints de la Bretagne Armorique, éd. D. L. MIORCEC DE KERDANET, Anner et Fils (Brest), Isidore Perron (Paris), 1837.
        Etude(s) universitaire(s) :
        • PROVOST, G., Le pèlerinage en Bretagne aux XVIIe-XVIIIe siècles, Thèse de doctorat, ss. dir de J. QUENIART, Rennes II, 1995.

        PHOTOGRAPHIES LIÉES

        Objet de dévotion :
        Edifice :
        Autre :
        • Localisation de Saint-Pol dans le parcours du Tro Breiz - Maxime Bolard - 2018

        À PROPOS DE L'ENQUÊTE

        Enquêteur :
        • BOLARD / PROVOST Maxime / Georges
        Rédacteur :
        • BOLARD Maxime
        Date de l'enquête :
        1995/2018
        Date de rédaction de la fiche :
        2018
        Etat de l'enquête :
        En cours
        Pour citer cette ficheBOLARD Maxime, « Saint-Pol (Tro Breiz) », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
        url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/796/saint-pol, version du 29/01/2019, consulté le 21/05/2019