INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Tugdual-(Tro-Breiz)

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Tugdual-
Période d'activité :
XIIIe siècle - 2018
Commune :
Tréguier
Département :
Côte d'Armor
Localisation de Treguier

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Tréguier
Hameau/Lieu-dit :
Diocèse :
Actuel: Saint-Brieuc-Tréguier (1791 - 2018)
Ancien: Tréguier (XIIIe siècle - 1791)
Paroisse :
Actuelle: Saint-Tugdual de Tréguier (XIIIe siècle - 2018)
Ancienne:
Compléments :
L’ancien diocèse de Tréguier correspondait au territoire du Trégor. Cependant, l’administration révolutionnaire bouleversa la topographie des diocèses bretons. Ainsi, la Bretagne passa de neuf à cinq diocèses, correspondant aux limites des départements de 1790. Le diocèse de Tréguier fut absorbé par celui de Saint-Brieuc (dit de « Saint-Brieuc et Tréguier » à partir de 1852), dont les limites correspondent à celles du département des Côtes d’Armor.

Site

Type de site :
Vallée
Altitude :
38 m

Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Ville
Type de proximités :
Cours d'eau
Compléments :
La petite ville de Tréguier se situe sur un promontoire formé par la confluence des vallées du Jaudy et du Guindy, qui culmine à 66 m d’altitude. Après leur jonction, ces deux cours d’eau forment l’estuaire dit « de Tréguier », qui se jette dans la Manche à dix kilomètres au nord-est.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Tugdual- (XIIIe siècle - 2018)
Compléments :
C’est au XIIIe siècle que la cathédrale de Tréguier, auparavant dédiée à saint André, prit le vocable de saint Tugdual. Le culte de saint Tugdual étant répandu dans toute la Bretagne et l’ouest de la France (une commune du Morbihan se nomme Saint-Tugdual), son nom connut de très nombreuses variantes : Tual, Tutual, Tudal, Tudel, Tudgual, Tudual, Tugal, Tugduval, Tuzal, Tuzoual, ou encore Tutwal en Angleterre. Le qualificatif Pabu (pape en breton) lui fut donné à la suite de la légende (fausse) de son pontificat.
Type de lieu de culte :
Cathédrale
Nom du lieu de culte :
Saint-Tugdual
Saints patrons :
  • Tugdual (XIIIe siècle - 2018)
Compléments :
Selon Albert Le Grand (1636), c’est sous le comte Nominoë (819-851) que Tréguier serait devenu le siège épiscopal du Trégor, à la place de l’ancienne Lexovie, détruite par les Normands. Malgré l’importance du culte de saint Yves à partir du XIVe siècle, la cathédrale resta consacrée à saint Tugdual. À la suite de la fusion des diocèses bretons en 1791, l’église Saint-Tugdual perdit son rang de cathédrale pour celui d’église paroissiale (le diocèse de Tréguier étant absorbé par celui de Saint-Brieuc). Pie XII l’éleva au rang de basilique mineure en 1947, à l’occasion du sixième centenaire de la canonisation de saint Yves.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Bras de saint Tugdual
Nature de l'objet :
Relique (= fragment)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
?
Emplacement :
Cathédrale saint Tugdual
Datation de l'objet :
?
Compléments :
Après les invasions normandes, la plupart des reliques de saint Tugdual restèrent en France, où elles avaient été mises à l’abri. L’archevêque de Paris, Mgr de Quélen (1821-1839), offrit des reliques à l’ancienne cathédrale de Tréguier : deux fragments des os du bras de saint Tugdual. Ils sont exposés dans une châsse avec le chef d’Yves Hélory de Kermartin (1253-1303), dit saint Yves. Cette châsse porte l’inscription Sancti Yvonis confessoris (de saint Yves, confesseur), car elle avait été créée en 1820 dans le but d’accueillir cette seule relique. Elle est portée en procession à chaque grand pardon de saint Yves, qui a lieu le 19 mai.

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Tugdual serait né à la fin du Ve siècle dans une famille noble de la Cambrie (Pays de Galles). Devenu religieux, puis abbé d’un monastère gallois inconnu, il partit en Bretagne avec soixante-douze compagnons sur une intuition divine. Il aurait commencé par fonder le monastère de Land-Pabu, proche du Conquet. Selon Albert Le Grand, ses fondations s’étendirent vite à toute la Bretagne, où de nombreux monastères virent le jour. Il choisit ensuite de déplacer le monastère chef d’ordre de Land-Pabu à Traoun-Tregor (Tréguier). À la mort de l’évêque de Lexovie (que l’hagiographe identifie au Yaudet ou Le Coz-Gueaudet, en Ploulec’h), Tugdual fut choisi pour lui succéder. Une légende, que Dom Lobineau (1725) qualifie volontiers de « fable qui n’avoit eu cours que parmi la populace », dit que Tugdual aurait été élu pape sous le nom de Léon V (Leo V Britigena) et aurait régné durant deux ans (ce qu’infirme également André-Yves Bourgès, 2010). C’est ce « pseudo-pontificat » (terme employé par A.-Y. Bourgès) qui lui aurait valu son deuxième nom : Pabu (pape). Tugdual mourut alors en odeur de sainteté vers le milieu du VIe siècle. Lors des invasions normandes, son corps fut transféré en France. Tréguier devint la cathédrale du diocèse de Trégor après 936. Au nom d’une tradition ancienne fondée sur quelques mentions médiévales (en particulier dans le procès en béatification de saint Yves) d’un « pèlerinage des Sept Saints de Bretagne » ou « circuitus Britanniae », l’ancienne cathédrale de Tréguier fut, à la fin du XIXe siècle, intégrée au pèlerinage du Tro Breiz, dont le concept fut ressuscité par l’abbé Luco en 1874 (cf. fiche Tro Breiz). Le pèlerinage du Tro Breiz (« tour de Bretagne » en breton) est consacré aux évêques fondateurs des sept évêchés les plus occidentaux de Bretagne (excluant Rennes et Nantes). Ces « Sept Saints » seraient venus du Pays de Galles aux Ve-VIe siècles pour fonder leurs évêchés respectifs : Malo (ou Maclou) à Saint-Malo, Samson à Dol, Patern à Vannes, Corentin à Quimper, Tugdual à Tréguier, Paul-Aurélien à Saint-Pol-de-Léon et Brieuc à Saint-Brieuc. Selon les historiens promoteurs du Tro Breiz aux XIXe et XXe siècles, ce pèlerinage consistait en une boucle d’environ sept cents kilomètres reliant les sept évêchés, que les pèlerins mettaient un mois à parcourir dans le sens de leur choix et en partant de n’importe quel endroit, pourvu qu’ils y reviennent à l’arrivée. La pratique renaît, sous une forme collective et fractionnée (en reliant deux cathédrales par an) en 1994, impliquant des milliers de participants. Cependant, Jean-Christophe Cassard (1996) qualifia ce pèlerinage de « mirage historiographique », affirmant que malgré l’existence d’un culte voué aux « Sept Saints » (qui ne sont pas toujours les fondateurs des évêchés), la pratique d’une telle pérégrination ne concerna que « quelques individus un peu marginaux ». André-Yves Bourgès (2016) nuance le propos en avançant qu’au XIIe siècle, les évêques de Dol, qui revendiquaient un statut métropolitain que la papauté leur dénia en 1199, auraient pu encourager un éphémère culte des « Sept Saints de Bretagne » afin de justifier l’unité religieuse de la Bretagne face aux prétentions de l’archevêché de Tours.
Miracles :
Selon ses trois Vitae, saint Tugdual aurait accompli de nombreux miracles : guérisons de boiteux, sourds, aveugles, paralytiques, etc. Il aurait ressuscité un mort et aurait commandé à un dragon qui terrifiait la vallée de Tréguier de se jeter dans la mer. Il aurait également fait apparaître une fontaine auprès d’une dame qui lui donna à boire. Lors de son voyage à Rome (en tant qu’évêque, mais non pas pape), de nombreux cataclysmes se seraient abattus sur son diocèse… jusqu’à son retour. Albert Le Grand rapporte également que Martin, « septantiesme » évêque de Tréguier, portait en permanence des reliques de Tugdual dans sa croix pectorale. En 715, ce Martin éteignit miraculeusement un incendie en y lançant un seau d’eau bénite par les reliques de saint Tugdual. En 841, lors de la fête de la Pentecôte, le pont enjambant le Guindy aurait cédé, étant emprunté par un trop grand nombre de fidèles. Ces derniers auraient alors marché sur l’eau, sauf un jeune homme qui se serait noyé. Le sacriste le fit ensuite ressusciter en faisant le signe de croix sur sa dépouille avec les reliques de saint Tugdual.
Type(s) de motivation :
  • Action de grâce
  • Piété
  • Voeu
Recours :
    Jour(s) de fête :
    • 30 novembre
    Type de fréquentation :
    Continu
    Compléments sur les fréquentations :
    Selon Georges Minois (1980), le pardon de saint Tugdual avait lieu quinze jours après la Pentecôte et s’accompagnait d’une foire très fréquentée jusqu’au XVIIe siècle. Tugdual était cependant fêté le 30 novembre. Selon l’historiographie qui s’y attache, le Tro Breiz médiéval pouvait s’effectuer à quatre moments de l’année nommés « temporaux » : Pâques, Pentecôte, Saint-Michel (29 septembre) et Noël. Le pèlerinage, durant environ un mois, commençait alors quinze jours avant l’une des fêtes en question, et se terminait quinze jours après. Pendant toute la durée de ces temporaux, les fabriques des églises cathédrales étaient censées exposer les reliques de leur saint fondateur. Bien que l’abbé Luco (1874) ait parlé de « foules considérables jetées sur tous les chemins » par ce pèlerinage, Jean-Christophe Cassard (1996) parle plutôt d’un phénomène marginal, qui, au XVIe siècle, avait presque disparu. Luco se basait sur les offrandes reçues par le tronc de l’église paroissiale Saint-Patern en 1400, montant à cent livres. Extrapolant que si chaque pèlerin avait versé une obole, cela aurait fait trente à quarante mille pèlerins au cours d’une année. Cependant, rien ne prouve qu’il ne se soit pas agi d’un tronc lié à la dévotion locale de saint Patern, non lié au Tro Breiz. Dans la version actuelle du Tro Breiz, proposée par l’Association des Chemins du Tro Breiz, une étape d’une semaine environ est parcourue chaque été, au tournant des mois de juillet et août. Selon les organisateurs, environ mille cinq cents personnes y participent, tandis qu’à peu près le même nombre de pèlerins le font indépendamment de l’association le reste de l’année. L’ancienne cathédrale de Tréguier fut le site de départ de ce Tro Breiz « officiel » lors des étés 1996, 2004 et 2011, et en accueillit l’arrivée en 1995, 2003 et 2017. Il servit de point de départ et de clôture du troisième cycle de pèlerinage, effectué de 2011 à 2017. Ce sera de nouveau le cas pour la quatrième boucle (2018-2026).
    Pratiques individuelles :
    • Prières
    • Voeux
    Pratiques en présence du clergé :
    • Processions
    • Office liturgique
    • Chants
    • Pèlerinage
    Ex voto :
      Confrérie(s) :
      • Fraternité Saint-Tugdual (1995)
        Dans le but de permettre aux pèlerins de continuer à se voir en dehors des Marches de l’été, des Fraternités du Tro Breiz ont été créées par l’Association des Chemins du Tro Breiz. Au nombre de neuf aujourd’hui, la Bretagne en compte cinq : Saint-Samson et Saint-Malo ont été regroupées pour les pèlerins habitant autour de Dol et Saint-Malo. La fraternité de Tréguier est logiquement dédiée à saint Tugdual. Quimper n’a pas de Fraternité. La Fraternité Sainte-Geneviève fut créée pour les Parisiens, Saint-Martin pour l’Auvergne, Saint-Emilion pour l’Aquitaine, et Saint-Donatien et Saint-Rogatien pour la Loire-Atlantique. Selon le Père de Lafforest, aumônier de l’Association, « le but est de continuer dans l'esprit du Tro Breiz à nous retrouver, un dimanche, de marcher entre divers sanctuaires, de prendre ensemble un repas, et des photos ! Entretenir cet "esprit" de nos marches d'été, approfondir la connaissance de l'histoire par la rencontre de lieux signifiants et des habitants du pays » (http://www.trobreiz.com/fraternites-bevit-er-vreudeuriezh-les-fraternites-du-tro-breiz-pxl-42_70.html [15.05.2018]).
      Indulgence(s) :
        Compléments sur le culte :

        L'ÉDIFICE

        Description :
        L’ancien groupe cathédral de Tréguier est composé de l’église et de son cloître. L’église présente un plan à trois vaisseaux. La nef est longue de sept travées. Le transept, très saillant, n’est long que d’une travée. Le chœur polygonal, long de cinq travées, fut achevé entre 1385 et 1404. Il est constitué d’un déambulatoire desservant douze chapelles. La nef et le transept de l’église datent de l’époque romane, mais ils ont été remaniés entre la seconde moitié du XIIIe siècle et les années 1310-1320. Les seuls vestiges romans notables sont certains chapiteaux du transept nord, ainsi que la tour du bras nord de celui-ci, dite « tour Hastings ». La tour de la croisée fut achevée en 1432, tandis que la flèche surmontant le bras sud du transept date de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le porche gothique a été terminé en 1356. Un autre porche, à l’extrémité du bras sud du transept, a été construit au XVe siècle. Le cloître gothique date également du XVe siècle. La flèche et le porche furent endommagés par un ouragan en 1848. Le complexe fut partiellement restauré en 1901-1903, puis la flèche en 2002, à la suite de la tempête de 1999. L’ensemble du complexe épiscopal fut classé Monument Historique en 1840.
        Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
          Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :

            HISTOIRE DU SANCTUAIRE

            Origines :
            Date de première mention : 1050
            Initiative de la fondation :
            • ?
            Environnement institutionnel, politique et religieux :
            Phases d'évolution :

            Les origines du culte de saint Tugdual sont mal connues. Cependant, la rédaction de ses Vitae moyenne et longue (BHL 8350-8351) aux XIe-XIIe siècles, puis la dédicace de la cathédrale de Tréguier à son nom au XIIIe siècle sont les témoins d’un culte dynamique. Selon Georges Minois (1980), les offrandes monétaires faites à saint Tugdual ne diminuèrent pas jusqu’à la fin du Moyen Âge. Néanmoins, le procès de canonisation de saint Yves (réalisé en 1330) montre qu’à cette date, celui qui allait devenir le saint breton le plus vénéré faisait déjà de l’ombre à l’évêque fondateur dans sa propre cathédrale, avant même d’être proclamé saint (G. Provost, 1998, p. 138). Georges Minois montre également qu’au XVe siècle, seuls 3% des hommes furent prénommés « Tugdual », contre 15% pour « Yves ». Au XVIIe siècle en revanche, son tombeau n’attirait presque plus de dons des fidèles. L’historien explique cette baisse par le fait que depuis les invasions normandes, la cathédrale n’accueillait plus de reliques notables de saint Tugdual, ce qui avait une grande importance pour la plupart des fidèles. Ce n’est qu’au début du XIXe siècle que l’archevêque de Paris, Mgr de Quélen (1821-1839), offrit deux fragments du bras de saint Tugdual à l’ancienne cathédrale. Le culte de saint Yves fut ravivé à la fin du XIXe siècle par le renouveau ultramontain, puis par la présence permanente d’avocats au grand pardon du 19 mai à partir de 1937, sans pour autant profiter au culte de saint Tugdual. Depuis 1994 cependant, la dévotion à Tugdual reprend indirectement grâce à l’inclusion du saint dans le parcours du Tro Breiz proposé par l’Association des Chemins du Tro Breiz. Cette première « boucle » partie de Quimper à l’été 1994 a été clôturée dans cette même ville à l’été 2000. Tréguier fut alors étape (arrivée puis départ) pour les étés 1995-1996 et 2003-2004. Elle servit de point de départ et de clôture du troisième cycle de pèlerinage (2011-2017). Ce sera encore le cas pour la quatrième boucle (2018-2026). Toutefois, la dévotion à la figure-même de saint Tugdual n’occupe qu’une place mineure dans cette relance du pèlerinage.

            Evénements marquants :
            • Oeuvre hagiographique (XIIe siècle)
              Les Vitae moyenne et longue de saint Tugdual (BHL 8350-8351) furent écrites aux XIe-XIIe siècles.
            • Dédicace (XIIIe siècle)
              D’abord dédiée à saint André, la cathédrale de Tréguier fut dédiée à son évêque fondateur, saint Tugdual.
            • Translation (1820)
              Entre 1821 et 1839, deux fragments du bras de saint Tugdual furent donnés au sanctuaire par l’archevêque de Paris et placés dans une châsse de bronze doré. Cette châsse avait été créée en 1820 pour le seul chef de saint Yves. Elle porte l’inscription Sancti Yvonis confessoris (de saint Yves, confesseur).
            • Reprise du pèlerinage (1874)
              L’abbé Luco créa la relance du pèlerinage dit des « Sept Saints de Bretagne » en publiant un article intitulé « Pèlerinage de Tro-Breiz » dans le Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan (p. 27-32).
            • Erection du sanctuaire en basilique mineure (1947)
              Le sixième centenaire de la canonisation de saint Yves donna lieu à d’importantes festivités, rassemblant environ cent mille personnes. À cette occasion, le pape Pie XII (1939-1958) accorda au sanctuaire de Tréguier le statut de basilique mineure (le 19 mai 1947). Le nonce de France Angelo Roncalli (1944-1953), futur pape Jean XXIII, présida les cérémonies.
            • Reprise du pèlerinage (1994)
              Après l’échec de plusieurs tentatives de restauration du pèlerinage du Tro Breiz depuis la fin du XIXe siècle, Philippe Abjean et le père Dominique de Lafforest créèrent l’Association des Chemins du Tro Breiz en 1994. Cette entreprise connut alors un succès qui ne cesse de croître. Cette première « boucle » partie de Quimper à l’été 1994 a été clôturée dans cette même ville à l’été 2000. Tréguier fut alors étape (arrivée puis départ) pour les étés 1995-1996 et 2003-2004. Elle servit de point de départ et de clôture du troisième cycle de pèlerinage (2011-2017).
            Rayonnement(s) :
            • Local (? -> 1994)
              Avant la relance du Tro Breiz par l’Association des Chemins du Tro Breiz (1994), saint Tugdual de Tréguier connut un culte à l’échelle locale, comme les six autres évêques fondateurs, sachant que ce culte était devenu très secondaire par rapport à celui de saint Yves qui l’éclipsa presque complètement.
            • National (1994 -> 2018)
              Les statistiques officielles de l’Association des Chemins du Tro Breiz font état d’environ 60% de pèlerins Bretons et de 40% venus du reste de la France, parfois-même de l’étranger.

            RÉFÉRENCES

            Source(s) :
            Bibliographie :
            • CASSARD, J.-C., PROVOST, G. dir., Saint Yves et les Bretons. Culte, images, mémoire (1303-2003) [Actes coll. Tréguier 18-20 septembre 2003], Rennes, Presses Universitaires de Rennes, Centre de recherche bretonne et celtique, 2004.
            • PROVOST, G., La fête et le sacré. Pardons et pèlerinages en Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Le Cerf, 1998.
            • CASSARD, J.-C., «Le Tro Breiz médiéval : un mirage historiographique ? », in G. MILIN et P. GALLIOU (dir.), Hauts lieux du sacré en Bretagne (KREIZ 6, Etudes sur la Bretagne et les pays celtiques), Brest, CRBC, 1997, p. 93-119.
            • MINOIS, G., La Bretagne des prêtres en Trégor d'Ancien Régime, Brasparts, Les bibliophiles de Bretagne, 1987.
            • MINOIS, G., «Culte des saints et vie religieuse dans le diocèse de Tréguier au XVe siècle », in Annales de Bretagnes et des Pays de l'Ouest, 87, 1980, p. 17-42.
            • LE ROY, F., Tro-Breiz : le pèlerinage des sept saints de Bretagne, Paris, Librairie celtique, 1950.
            • DE LA MARTINIÈRE, J., «Le Tro-Breiz à Vannes au XIVe siècle. Conflit entre le chapitre et les paroissiens de Saint-Patern », in Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne, 6 , 1925.
            • OHEIX, A., «Le culte des Sept Saints de Bretagne au Moyen Âge (notes et documents) », in Bulletin de la Société d'Emulation des Côtes du Nord, 49 , 1911.
            • TRÉVEDY, J.-T., «Les Sept Saints de Bretagne et leur pèlerinage  », in Bulletin archéologique de l'Association Bretonne, Congrès de Rennes, 1897.
            • LUCO (abbé), «Pèlerinage de Tro-Breiz  », in Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, 1874.
            • ALBERT LE GRAND, Vie des saints de la Bretagne Armorique, éd. D. L. MIORCEC DE KERDANET, Anner et Fils (Brest), Isidore Perron (Paris), 1837.
            Etude(s) universitaire(s) :
            • KERLIRZIN, F., Les Vitae médiévales de saint Tugdual. Texte établi, traduction inédite et commentaire, Mémoire de Lettres classiques, ss. dir de B. JEANJEAN, Bretagne Occidentale, 2012.
            • PROVOST, G., Le pèlerinage en Bretagne aux XVIIe-XVIIIe siècles, Thèse de doctorat, ss. dir de J. QUENIART, Rennes II, 1995.
            • MINOIS, G., L'évêché de Tréguier au XVe siècle, Thèse de doctorat, ss. dir de A. CHEDEVILLE, Rennes II, 1975.

            PHOTOGRAPHIES LIÉES

            Objet de dévotion :
            Edifice :
            Autre :
            • Localisation de Treguier - Maxime Bolard - 2018

            À PROPOS DE L'ENQUÊTE

            Enquêteur :
            • BOLARD / PROVOST Maxime / Georges
            Rédacteur :
            • BOLARD Maxime
            Date de l'enquête :
            1995/2018
            Date de rédaction de la fiche :
            2018
            Etat de l'enquête :
            En cours
            Pour citer cette ficheBOLARD Maxime, « Saint-Tugdual-(Tro-Breiz) », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
            url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/769/saint-tugdual-, version du 14/09/2018, consulté le 20/11/2018