INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Sainte-Anne-la-Palud

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Sainte-Anne-la-Palud
Période d'activité :
? - 2019
Commune :
Plonévez-Porzay
Département :
Finistère
Localisation de Sainte-Anne-la-Palud

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Plonévez-Porzay
Hameau/Lieu-dit :
Diocèse :
Actuel: Quimper-Léon (1791 - 2019)
Ancien: Quimper (? - 1791)
Paroisse :
Actuelle: Sainte-Anne de Châteaulin (2017 - 2019)
Ancienne: Saint-Miliau de Plonévez (? - ?)
Compléments :
Les diocèses de Quimper et Léon ayant fusionné en 1790, le nouveau diocèse, qui a pour limites celles du département du Finistère, s’intitule « Quimper-Léon ». Cependant, la paroisse de Plonévez dépendit toujours de l’évêché de Quimper. Après avoir un temps fait partie de l’ensemble paroissial du Porzay, la chapelle appartient depuis 2017 à la paroisse Sainte-Anne de Châteaulin, qui regroupe une trentaine de paroisses originellement indépendantes.

Site

Type de site :
Côte maritime
Altitude :
30 m

Paysage

Type de couvert végétal :
Désert
Type de l'habitat :
Hameau
Type de proximités :
Abbaye
Axe de circulation
Prieuré
Compléments :
La chapelle Sainte-Anne-la-Palud se trouve proche du hameau qui porte son nom, à six cents mètres du littoral et à 3300 m au nord-ouest du bourg de Plonévez-Porzay. Le site se trouve au centre sud de la baie de Douarnenez, proche de la route qui va de Crozon à Locronan et se poursuit vers Quimper.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Sainte-Anne-la-Palud (? - 2019)
Compléments :
Le nom de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud (latin : Sancta Anna ad Paludem) fut mentionné pour la première fois en 1518. Il est lié au cadre naturel de la chapelle : un revers de prairie naturelle sur le revers d’une dune : les palues.
Type de lieu de culte :
Chapelle
Nom du lieu de culte :
Sainte-Anne-la-Palud
Saints patrons :
  • Anne (? - 2019)
Compléments :
Les origines de la chapelle de Sainte-Anne-la-Palud sont mal connues. Les millésimes « 1230 » et « 1419 », qui auraient été présents sur l’ancien clocher, laissent penser à une origine du Moyen Âge central. Cependant, l’authenticité d’un millésime écrit en chiffres arabes au XIIIe siècle semble douteuse. Au début du XVIe siècle, la chapelle semblait dépendre de l’abbaye de Landévennec. On ne sait pas exactement quand elle fut rattachée à la paroisse de Plonévez. La chapelle fut vendue à la Révolution et fermée entre 1796 et 1803. L’évêque de Quimper interdit sa réouverture en 1802, car elle appartenait encore à des particuliers. Deux familles de paroissiens la rachetèrent en 1803 dans le but explicite de la rendre au culte, qui y fut alors autorisé. Malgré l’article du Concordat qui n’autorisait qu’une seule fabrique par paroisse, la fabrique de la chapelle Sainte-Anne fut officieusement maintenue. En 1834, la chapelle passa aux mains du recteur Alain Pouchous, qui la donna à la paroisse de Plonévez (1861) et la fit entièrement reconstruire de 1863 à 1866. Après avoir un temps fait partie de l’ensemble paroissial du Porzay, la chapelle fait partie depuis 2017 de la paroisse Sainte-Anne de Châteaulin, qui regroupe une trentaine de paroisses originellement indépendantes.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
statue de sainte Anne
Nature de l'objet :
Statue
Matériau de l'objet :
Pierre
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Oratoire de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud
Datation de l'objet :
1548
Compléments :
La statue représente sainte Anne assise en train d’apprendre à lire à la Vierge. Elle est polychrome et porte sur son socle le millésime « 1548 ». Les personnes de sainte Anne et de la Vierge furent couronnées en 1913. Cette statue était auparavant exposée dans une niche de la chapelle Sainte-Anne. Depuis 1903, elle est placée dans un oratoire aménagé contre le bras nord de la chapelle. Elle fut classée Monument Historique au titre d’objet en 1958.

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Selon une tradition qui fait aujourd’hui sourire, sainte Anne serait née en Cornouaille et aurait été mariée à un seigneur local qui la maltraitait. Elle se serait enfuie en Palestine et aurait connu Joachim, de qui elle aurait engendré la Vierge Marie. À sa mort, Lazare et les trois Marie auraient ramené son corps en bateau. Selon Arthur de La Borderie, le légendaire roi Gradlon (début du VIe siècle) aurait dédié la terre de la Palud à sainte Anne, en même temps qu’il aurait dédié Rumengol à la Vierge Marie et Landévennec à saint Guénolé. Cette première chapelle aurait été détruite par la montée des eaux. Le chemin prétendant y mener autrefois s’appelle en breton Hent Santez Anna gollet, c’est-à-dire le « chemin de sainte Anne la disparue ». La chapelle reconstruite au XIIIe siècle, puis aux XVIIe et XIXe siècles, aurait donc, selon cette légende, des origines millénaires. On peut penser que la partie la plus antique du récit (origines bibliques, intervention de Gradlon) fut en partie inventée pour donner au culte des origines prestigieuses lors de son développement aux XVIIIe-XIXe siècles.
Miracles :
Type(s) de motivation :
  • Action de grâce
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Voeu
  • Thérapie
  • Autre
Compléments :
Les ex-voto laissent penser que le principal recours à Sainte-Anne-la-Palud était de nature thérapeutique. Cependant, les maquettes de navires laissent aussi penser à des rescapés de naufrages ou tempêtes.
Jour(s) de fête :
  • Dernier dimanche d'août
Type de fréquentation :
Continu
Compléments sur les fréquentations :
En dehors du grand pardon, qui avait et a toujours lieu le dernier dimanche du mois d’août, d’autres fêtes moins importantes avaient lieu à différentes dates : le deuxième dimanche de Carême, mardi de Pâques, mardi des Rogations (qui précède l’Ascension), dimanche suivant l’Ascension, deuxième dimanche du Sacre, tous les dimanches d’août et troisième dimanche de l’Avent.
Pratiques individuelles :
  • Circumambulation
  • Prières
  • Toucher
  • Passer sous la relique
  • Dons
  • Boire
  • Actions de grâce
  • Voeux
  • Chants
Pratiques en présence du clergé :
  • Bénédictions
  • Confessions
  • Prières
  • Processions
  • Messe
  • Chants
  • Sonner les cloches
Ex voto :
  • Autre (1830)
    Parmi les ex-voto décrits par Roger Garrec se trouvaient des cœurs dorés et des maquettes de navires (sûrement offertes par des marins rescapés de naufrages).
  • Béquille (1830)
    L’abbé Pouchous parle de béquilles « réunies en faisceaux ».
  • Cire (1830)
    L’abbé Pouchous mentionne des jambes de cire.
  • Tableau (1830)
    Roger Garrec (2001) parle de « mauvais tableaux » offerts comme signe de la dévotion populaire.
Confrérie(s) :
  • ? (1841)
    Selon l’abbé Pouchous, l’évêque de Quimper-Léon, Mgr Graveran, aurait encouragé la création d’une confrérie dédiée à Sainte-Anne-la-Palud.
Indulgence(s) :
  • Inconnue (1766)
    Le recteur Charles Pezron réussit à obtenir du pape une indulgence pour le sanctuaire de Sainte-Anne-la-Palud, ce qui eut pour effet de fortement raviver son culte.
Compléments sur le culte :
Comme pour une vingtaine d’autres sites bas-bretons, la tradition voulait que le pèlerin salue le clocher de la chapelle depuis l’endroit où il le verrait pour la première fois. Ainsi la croix de Goarbic à deux kilomètres à l’est de la chapelle Sainte-Anne. L’abbé Alain Pouchous, recteur de Plonévez (1832-1866), a décrit le pardon de Sainte-Anne-la-Palud en 1840. Le pardon commençait par une importante procession aux vêpres du dernier dimanche d’août. En tête partaient quatre bannières et huit croix, suivies de la procession dite des miracles ». Les « miraculés », au nombre d’environ dix mille, marchaient pieds nus en tenant un cierge. Une statue de la Vierge était portée par des jeunes filles vêtues de blanc. Suivant le brancard des reliques porté par quatre prêtres en dalmatiques, lui-même suivi de la statue de sainte Anne, portée par des femmes mariées vêtues de rouge. Après le reste du clergé et les gendarmes suivait le reste des fidèles (environ vingt mille personnes). La procession durait deux heures et formait une boucle d’environ quatre kilomètres dans les prés. À la fin, l’évêque bénissait la mer et l’on priait pour les péris en mer. Roger Garrec (2001) mentionne qu’après la procession, tous les participants passaient à tour de rôle sous le brancard des reliques au son des tambours. La nuit, les fidèles allaient dormir où ils le pouvaient dans les granges des environs ou sous les cent soixante tentes prévues à cet effet. Certains priaient ou chantaient. Après l’angélus à trois heures du matin, la messe commençait à quatre heures. Suivait la procession du dimanche, moins importante. Selon Jacques Thomas (1959), de dernières solennités avaient lieu le mardi qui suivait le pardon, spécialement pour les habitants de Douarnenez. C’est encore le cas aujourd’hui, avec des groupes venant notamment des maisons de retraite des environs. Au cours du pardon, les fidèles devaient faire trois fois le tour de la chapelle Sainte-Anne pieds nus ou à genoux. Autre tradition bas-bretonne ; la chapelle était entourée d’un cordon de cire au jour du pardon, comme dans une quinzaine d’autres sites. Cet usage était encore observable en 1892, sur une gravure d’Henri Rivière (visible sur http://www.artnet.fr/artistes/henri-rivi%C3%A8re/le-pardon-de-sainte-anne-la-palud-pl-38-from-TV-56zixLXeKxGYGLzbcCA2). De nombreux malades et infirmes venaient au pardon dans l’espoir d’une guérison ou pour obtenir charité. Tristan Corbière alla jusqu’à parler d’une concentration de « misère humaine ». À partir de 1913, le pardon fut inauguré par une procession aux flambeaux qui finit par absorber l’ancienne « procession des miracles » et perdre son caractère votif. Au cours du XXe siècle, la grande procession du samedi fut déplacée au dimanche, pour plus de facilité. Elle attire la foule des pèlerins et des touristes, séduits par la diversité des costumes des porteurs de croix, bannières, etc.

L'ÉDIFICE

Description :
La chapelle Sainte-Anne-la-Palud est entourée d’un enclos d’une surface de 36 ares. Son porche est entouré de deux statues des saints Guénolé et Corentin. La chapelle fut construite entre 1863 et 1866 à la suite de la destruction de la chapelle précédente, datant du XVIIe siècle. De plan cruciforme, l’édifice mesure quarante-six mètres de long sur vingt-huit de large au niveau du transept. Sa toiture est faite d’ardoises et son clocher, sur le pignon du portail, est en granite. Le site est classé Monument Historique en 1937. Depuis 1903, elle est flanquée d’un oratoire au nord, où est exposée la statue de sainte Anne. Une chapelle extérieure a été érigée en 1948, pour le 4e centenaire de la statue : tous les offices en plein air du pardon y sont célébrés.
Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
  • Croix (1653)
    Le calvaire à personnages qui se trouve au sud de la chapelle fut sculpté en 1653 par Roland Doré, de Landerneau. Au pied de la croix se tient Marie Madeleine. Les deux statues qui l’entourent (saint Pierre et sainte Catherine d’Alexandrie) sont des ajouts postérieurs.
  • Fontaines (1870)
    La fontaine actuelle fut construite en 1870 en remplacement d’une fontaine datant de 1640.
  • Oratoire (1903)
    En 1903, la chapelle fut flanquée au nord d’un oratoire destiné à abriter la statue de sainte Anne. Ses mosaïques ont été posées en 1931.
  • Autel en plein air (1948)
    Une nouvelle chapelle des pardons en béton fut construite à proximité de l’église en 1948.
Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :

    HISTOIRE DU SANCTUAIRE

    Origines :
    Date de première mention : 1518
    Initiative de la fondation :
    • ?
    Environnement institutionnel, politique et religieux :
    Malgré la réputation d’ancienneté rapportée par une tradition dont les attestations écrites sont tardives, les origines du culte de sainte Anne à la chapelle de la Palud sont mal connues, la documentation étant quasi-absente pour le Moyen Âge.
    Phases d'évolution :
    Jusque dans les années 1760, le culte de Sainte-Anne à la chapelle de la Palud eut une audience limitée aux paroisses limitrophes (ce que Georges Provost appelle un « pèlerinage de pays »). Selon Roger Garrec (2001), les quatre bannières des paroisses originellement présentes au pardon du mois d’août (Cast, Locronan, Ploéven et Plomodiern) en sont les témoins. Ce n’est qu’à partir des années 1760 que le culte de Sainte-Anne-la-Palud eu un retentissement à l’échelle du diocèse de Cornouaille, encouragé par un cantique des miracles, une indulgence (1766) et des dons augmentant de façon exponentielle. Alors que les revenus annuels de la fabrique ne dépassaient guère 100 livres avant les années 1760, le pic de 2000 livres fut atteint en 1775. Malgré la fermeture liée à la Révolution (1796-1803) et le procès des palues (1834-1848), le pardon de Sainte-Anne-la-Palud devint un des plus importants du diocèse de Quimper, notamment grâce à la figure du recteur de Plonévez, Alain Pouchous (1832-1866), et à deux transferts de reliques de sainte Anne (1848 et 1922). Le riche apparat extérieur du pardon (musiques, costumes, couleurs) en fit un sujet de choix pour les folkloristes, artistes et curieux. Ainsi, le pardon fut entre autres peint par l’impressionniste Eugène Boudin (1858, http://www.muma-lehavre.fr/fr/collections/oeuvres-commentees/eugene-boudin/boudin-le-pardon-de-sainte-anne-la-palud) et Henri Rivière (1893, http://antiquairemarine.blogspot.fr/2008/12/henri-riviere.html). Il fut qualifié de « pardon la mer » par l’essayiste Anatole Le Braz (1894). Selon Jacques Thomas, cent mille personnes étaient présentes lors du couronnement de la statue (1913), et le pardon attirait cinquante à soixante mille personnes dans les années 1950. Aujourd’hui, il attire dix à quinze mille fidèles et mobilise six cents participants pour sa procession (deux cents locaux et quatre cents venant du reste du Finistère).
    Evénements marquants :
    • Fabrication de l'objet de dévotion (1548)
      Le socle de la statue de sainte Anne enseignant porte le millésime « 1548 ».
    • Cantique (1760)
      Un cantique des miracles est mentionné à Sainte-Anne-la-Palud à partir des années 1760. Il fut sans doute composé à la suite de miracles et est également contemporain d’un octroi d’indulgence.
    • Fermeture (1796)
      Dans le contexte de la Révolution, le sanctuaire fut vendu comme bien national à un particulier, puis fermé.
    • Réouverture (1803)
      L’évêque de Quimper interdit la réouverture de la chapelle en 1802, car elle appartenait encore à des particuliers. Deux familles de paroissiens la rachetèrent en 1803 dans le but explicite de la rendre au culte, qui y fut alors autorisé.
    • Procès (1834)
      Le recteur Alain Pouchous (1832-1866) fut longtemps en conflit avec des éleveurs locaux qui utilisaient les prés entourant l’enclos de la chapelle pour faire paître leurs bêtes. Il gagna définitivement son procès en 1848.
    • Transfert (1848)
      À l’occasion du troisième centenaire de la statue, le sanctuaire obtint le don de deux reliques de sainte Anne.
    • Transfert (1861)
      Le recteur Alain Pouchous, officiellement propriétaire de la chapelle Sainte-Anne, en fit don à la paroisse de Plonévez lors de la reconstruction intégrale de celle-ci.
    • Construction (1863)
      La chapelle Sainte-Anne-la-Palud fut entièrement reconstruite.
    • Transfert (1874-1888)
      Le chanoine de Quimper Louis le Gac (1874-1888) fit don au sanctuaire des reliques de saint François de Sales et de Jeanne de Chantal.
    • Couronnement de la statue (1913)
      La statue de sainte Anne et de la Vierge fut couronnée le 31 août 1913 devant une foule de cent mille personnes.
    • Transfert (1922)
      Le sanctuaire obtint le don de deux reliques de sainte Anne provenant de la cathédrale d’Apt (Alpes-de-Haute-Provence).
    • Commémoration (1948)
      Fêtes du quatrième centenaire de la statue.
    • Commémoration (2013)
      Le centenaire du couronnement de la statue fut fêté et présidé devant dix mille personnes par Mgr Luc Ravel, alors évêque aux armées (2009-2017).
    Rayonnement(s) :
    • Local (? -> 1760)
      Jusque dans les années 1760, le culte de Sainte-Anne à la chapelle de la Palud eut une audience limitée aux paroisses limitrophes. Selon Roger Garrec (2001), les quatre bannières des paroisses originellement présentes au pardon du mois d’août (Cast, Locronan, Ploéven et Plomodiern) en sont les témoins.
    • Diocésain (1760 -> 2019)
      Ce n’est qu’à partir des années 1760 que le culte de Sainte-Anne-la-Palud eut un retentissement à l’échelle du diocèse, encouragé par un cantique des miracles, une indulgence (1766) et des dons augmentant de façon exponentielle. Au XIXe siècle, le caractère « traditionnel » du pardon attira de nombreux visiteurs et artistes, dont Henri Rivière et l’impressionniste Eugène Boudin. Selon l’abbé Pouchous, il attirait environ trente mille personnes dans les années 1840, et cinquante à soixante mille dans les années 1950 (selon Jacques Thomas), faisant intervenir six cents à mille participants. Dans les années 1930, le sous-préfet de Châteaulin Jean Moulin s’y rendit à plusieurs reprises et en réalisa plusieurs dessins et gravures. Selon Georges Provost, le pardon attire aujourd’hui dix à quinze mille visiteurs et est animé par six cents acteurs (deux cents venant des environs, quatre cents autres venant du reste du Finistère). La manifestation la plus spectaculaire fut sûrement le couronnement de la statue (1913), qui attira environ cent mille personnes.

    RÉFÉRENCES

    Source(s) :
    Bibliographie :
    • PROVOST, G., «Le pardon de Sainte-Anne-la-Palud », in Arts sacrés, 37 (juillet-septembre 2017), 2017, p. 72-73.
    • GARREC, R., Plonévez-Porzay, un terroir du pays glazik, Bannalec, Imprimerie régionale, 2001.
    • PROVOST, G., La fête et le sacré. Pardons et pèlerinages en Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Le Cerf, 1998.
    • CARIOU, A., LE STUM, P., Pardons et Pèlerinages de Bretagne, Rennes, Ouest France, 1997.
    • THOMAS, J., Sainte-Anne-la-Palud, Châteaulin, Le Doaré (Reflets de Bretagne, Cornouaille), 1959.
    • BOSSUS, H., THOMAS, J., Sainte-Anne-la-Palud, Brest, La Presse libérale, 1935.
    • LE BRAZ, A., «Le pardon des chanteurs », in Au pays des pardons, 2e éd., Paris, 73-167, 1900.
    • POUCHOUS, A., «Monographie de la paroisse de Plonévez-Porzay », in Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 21, 1894, p. 40-64.
    Etude(s) universitaire(s) :

    PHOTOGRAPHIES LIÉES

    Objet de dévotion :
    Edifice :
    Autre :
    • Localisation de Sainte-Anne-la-Palud - Maxime Bolard - 2018

    À PROPOS DE L'ENQUÊTE

    Enquêteur :
    • BOLARD / PROVOST Maxime / Georges
    Rédacteur :
    • BOLARD Maxime
    Date de l'enquête :
    1995/2018
    Date de rédaction de la fiche :
    2018
    Etat de l'enquête :
    En cours
    Pour citer cette ficheBOLARD Maxime, « Sainte-Anne-la-Palud », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
    url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/763/sainte-anne-la-palud, version du 07/09/2018, consulté le 23/01/2019