INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Notre-Dame-de-Tout-Remède-de-Rumengol-en-Le-Faou

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Notre-Dame-de-Tout-Remède-de-Rumengol-en-Le-Faou
Période d'activité :
? - 2018
Commune :
Le Faou
Département :
Finistère
Localisation de Le Faou-Rumengol

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Le Faou
Hameau/Lieu-dit :
Rumengol
Diocèse :
Actuel: Quimper-Léon (1791 - 2018)
Ancien: Quimper (? - 1791)
Paroisse :
Actuelle: Notre-Dame-de-Tout-Remède-en-Pays-de-Landerneau (2017 - 2018)
Ancienne: Ensemble paroissial du Cranou (XXe siècle - 2017)
Compléments :
Les diocèses de Quimper et Léon ayant fusionné en 1790, le nouveau diocèse, qui a pour limites celles du département du Finistère, s’intitule « Quimper-Léon ». Cependant, la paroisse de Rumengol dépendit toujours du siège épiscopal de Quimper. Au XVe siècle, le sanctuaire est mentionné comme faisant partie du prieuré-cure de Hanvec, dépendant lui-même de l’abbaye de Daoulas. Rumengol devint une paroisse autonome en 1802 et le resta jusqu’au XXe siècle. La paroisse forma ensuite l’ensemble paroissial du Cranou avec les paroisses du Faou, de Hanvec et de Rosnoën, puis elle fut intégrée à la paroisse Notre-Dame-de-Tout-Remède-en-Pays-de-Landerneau, qui regroupe vingt-deux paroisses originellement indépendantes.

Site

Type de site :
Vallée
Altitude :
50 m

Paysage

Type de couvert végétal :
Espace cultivé
Type de l'habitat :
Bourg
Type de proximités :
Axe de circulation
Cours d'eau
Prieuré
Compléments :
Le sanctuaire de Rumengol se situe sur les marges léonardes de la Cornouaille, à peu près à mi-chemin entre Landerneau et Châteaulin. Il se trouve actuellement au centre du bourg de Rumengol, qui est rattaché à la commune du Faou depuis 1970. Le site consiste en une colline culminant à cinquante mètres d’altitude, à la jonction des rivières du Faou (au nord) et du ruisseau du Pont-Rouge (au sud). Le bourg se situe à deux mille cinq cents mètres à l’est de celui du Faou, qui donne directement sur la rade de Brest. À l’est de Rumengol se trouve la forêt du Cranou, qui constitue la pointe ouest du piémont des Monts d’Arrée. Dès l’époque romaine, l’axe de circulation Brest-Landerneau-Quimper desservait le Faou ; il est encore visible sur la carte de Cassini.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Notre-Dame-de-Tout-Remède-de-Rumengol-en-Le-Faou (? - 2018)
Compléments :
Le vocable de Notre-Dame de Tout-Remède (Remed-oll en breton, non sans consonance avec Rumengol) paraît attesté à partir du XVIe siècle.
Type de lieu de culte :
Eglise paroissiale
Nom du lieu de culte :
Notre-Dame de Tout-Remède
Saints patrons :
  • Vierge Marie (? - 2018)
Compléments :
Une charte de 1173 mentionne pour la première fois l’église de Rumengol comme appartenant au prieuré-cure de Hanvec (dépendant de l’abbaye de Daoulas). Rumengol devint une trève (succursale de paroisse) reconnue de droit en 1667, puis une paroisse au Concordat. Récemment, la paroisse s’est insérée dans l’ensemble paroissial du Cranou avec les paroisses du Faou, de Hanvec et de Rosnoën, puis elle fut intégrée à la paroisse Notre-Dame-de-Tout-Remède-en-Pays-de-Landerneau, qui regroupe vingt-deux paroisses originellement indépendantes (2017).

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Notre-Dame de Tout-Remède
Nature de l'objet :
Statue
Matériau de l'objet :
Bois
Dimensions de l'objet :
H : 155 cm
Emplacement :
Entrée du chœur de l’église
Datation de l'objet :
XVIe siècle
Compléments :
La statue de Notre-Dame de Tout-Remède consiste en une Vierge à l’Enfant. Marie, qui se tient debout, porte l’Enfant-Jésus de son bras droit. Bien que polychrome, l’essentiel du corps de la statue est recouvert depuis le XIXe siècle de tissu blanc brodé de fils d’or (la tunique, le manteau et le voile de la Vierge). Bien que certains la datent du XVe siècle, elle remonterait plutôt au XVIe siècle. Les chefs de Marie et de Jésus ont été couronnés le 30 mai 1858, un an après la Vierge de Guingamp. La statue a été inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques au titre d’objet en 1995. La niche richement décorée qui l’abrite a été réalisée en 1883 ; elle se trouve à l’entrée du chœur de l’église, du côté gauche.

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Selon l’historien Arthur de La Borderie (1827-1901), le légendaire roi Gradlon (début du VIe siècle) aurait dédié la terre de Rumengol à la Vierge, en même temps qu’il aurait dédié La Palud à sainte Anne et Landévennec à saint Guénolé. Après la destruction de la ville d’Ys, Gradlon et Guénolé seraient montés au sommet de la colline du Ménez-Hom, d’où ils auraient aperçu les feux des païens à Rumengol. Ils descendirent alors pour détruire leur lieu de culte et y implanter une église dédiée à la Vierge. Ce récit semble pour l’essentiel avoir été construit tardivement pour donner à la Vierge de Rumengol des origines prestigieuses lors du développement maximal de son culte au XIXe siècle.
Miracles :
La réputation de Rumengol comme « chapelle miraculeuse » est bien établie (notamment en 1729, dans la délibération décidant de la reconstruction du chœur (A.D. Finistère, 235 G 4). Georges Provost mentionne un cantique des miracles fixé par écrit par Henry en 1842, mais déjà connu par une feuille volante du XVIIIe siècle. Ce cantique rapporte les récits d’une maison préservée d’un incendie près de Châteauneuf-du-Faou, d’un enfant qui survécut à l’écroulement d’une maison en ruine, d’un enfant du Léon sauvé de la noyade et de marins certainement sauvés d’un naufrage ou d’une tempête. Au XIXe siècle, le pardon comprenait une procession des miracles, ce qui implique la présence de miraculés.
Type(s) de motivation :
  • Action de grâce
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Voeu
  • Thérapie
  • Autre
Compléments :
Loïc Vilgicquel (1996) mentionne de nombreux ex-voto dans le sanctuaire, mais ceux-ci étant peu explicites, il est difficile de connaître la nature des grâces obtenues.
Jour(s) de fête :
  • Assomption
  • Trinité
Type de fréquentation :
Continu
Compléments sur les fréquentations :
Le sanctuaire de Rumengol a deux pardons principaux au cours de l’année. Le pardon de la Trinité avait lieu les vendredi, samedi et dimanche suivant la Pentecôte (seuls les samedis soir et dimanche de nos jours). Le second pardon avait lieu le jour de l’Assomption.
Pratiques individuelles :
  • Circumambulation
  • Cire
  • Prières
  • Dons
  • Boire
  • Actions de grâce
  • Voeux
Pratiques en présence du clergé :
  • Bénédictions
  • Confessions
  • Processions
  • Messe
  • Chants
  • Pèlerinage
Ex voto :
  • Cire
    Des ex-voto de cire sont mentionnés pour le XIXe siècle. De deux nombreux cierges brûlent en permanence dans le chœur de l’église.
  • Métal (1719)
    En 1719, M. Le Dourguy de Roscerff offrit une bague en or sertie de pierres et d’argent pour son épouse décédée, en remerciement d’un vœu de cette dernière. L’offrande de bagues est alors courante.
Confrérie(s) :
  • Rosaire (?) (?)
    Selon Georges Provost, le cantique des miracles daté du XVIIIe siècle mentionne une confrérie, peut-être dédiée au Rosaire.
Indulgence(s) :
  • Partielle (1765)
    Les comptes de la fabrique de Rumengol mentionnent une indulgence pour l’année 1765.
  • Partielle (1789)
    Les comptes de la fabrique de Rumengol mentionnent une indulgence pour l’année 1789.
  • Plénière (1856)
    Le 10 janvier 1856, le sanctuaire fut associé à Notre-Dame de Lorette (Italie). De nombreuses indulgences, dont certaines plénières, furent alors accordées aux pèlerins de Rumengol.
Compléments sur le culte :
À l’époque moderne, il était d’usage pour les pèlerins de Rumengol de saluer le clocher de l’église dès que celui-ci entrait dans leur champ de vision, à la montagne du Faou et à Kergarrec. L’usage du salut du clocher est recensé dans une vingtaine de sanctuaires bas-bretons. Dans la zone gallo, on ne le retrouve que pour les pèlerinages de Rohan et Moncontour, pratiqué seulement par les Bas-Bretons. Selon Georges Provost (1998, p. 95-96), ce geste encore en usage dans les grands pèlerinages européens comme le Mont-Saint-Michel ou Compostelle a perduré en Basse-Bretagne pour des sanctuaires de moindre importance. Les pèlerins faisaient également dire de nombreuses messes (pour les défunts mais surtout pour les vivants si l’on en croit une mention dans les comptes de 1735-1736). Une statue dite « Notre-Dame de Rumengol » se trouvait à un angle de la rue Saint-Thomas à Landerneau. À partir de la fin du XIXe siècle et jusqu’à nos jours, la pratique est très couramment attestée de se rendre à pied à Rumengol le jour du pardon.

L'ÉDIFICE

Description :
L’église de Rumengol consiste en une courte nef unique bordée d’un double transept et terminée par un chœur polygonal (cf. http://www.infobretagne.com/faou-rumengol.htm). Son clocher surplombe le portail occidental et est flanqué d’une tour ronde : l’escalier. L’édifice mesure au total trente-huit mètres de long sur vingt-sept de large. L’essentiel de l’église fut construit au XVIe siècle. Une inscription porte la date de 1536. La sacristie fut construite en 1694. Le second transept et le chœur furent construits entre 1731 et 1754. L’église fut classée Monument Historique en 1985.
Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
  • Chapelle (?)
    Une chapelle des pardons fut construite à quatre-vingt mètres à l’ouest de l’église en 1880, sur le champ de procession. Elle consiste en une nef unique de seize mètres de long sur dix de large. Son chœur est polygonal et présente trois pans.
  • Fontaines (?)
    En 1792, une fontaine fut construite pour remplacer une fontaine plus ancienne à l’intérieur du placître. Lors des pardons, les fidèles buvaient de son eau et s’y lavaient.
  • Croix (1443)
    Le calvaire à personnages qui se trouve dans le placître (l’enclos autour de l’église) date de 1443. Il porte les armoiries de la famille Quélennec-Poulmic, les seigneurs locaux. Il fut déplacé en 1925, puis réinstallé en 1997.
Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :

    HISTOIRE DU SANCTUAIRE

    Origines :
    Date de première mention :
    Initiative de la fondation :
    • ?
    Environnement institutionnel, politique et religieux :
    Phases d'évolution :
    Jusqu’au milieu du XIXe siècle, le culte de Notre-Dame de Rumengol eut une audience limitée aux paroisses des environs (ce que Georges Provost appelle un « pèlerinage de pays »). Le dépouillement des testaments par Georges Provost a permis de montrer que son audience rayonnait à environ vingt kilomètres à la ronde. Cependant, Georges Provost a démontré que son culte fut dynamique au sein de ce périmètre restreint : fondation de nombreuses messes, indulgences régulièrement renouvelées et dons qui dépassaient les deux mille livres dans les meilleures années du XVIIIe siècle. C’est vraisemblablement dans ce contexte florissant que l’église fut agrandie (entre 1731 et 1754). À partir des années 1850, le sanctuaire connut un essor sans précédent grâce à l’engagement du recteur Yves Mésangroas et du mécène Jean-Pierre Le Scour. En 1856, Notre-Dame de Rumengol fut associée à Notre-Dame de Lorette (Italie) et reçut de nombreuses indulgences partielles et plénières. Le couronnement de la statue en 1858, le premier du Finistère, eut un grand retentissement dans tout le diocèse et rassembla quarante mille personnes. En 1865, le journal Feiz ha Breiz (n°21, p. 163) mentionna que l’évêque de Quimper vint tous les ans pour y présider le pardon. En 1870, un nouveau presbytère fut construit pour loger le nombre grandissant de prêtres présents au pardon pour y recevoir les confessions des fidèles. À partir des années 1870, le sanctuaire bénéficia également de l’arrivée du chemin de fer. Trente à quarante mille fidèles furent recensés au pardon de 1868, et environ cinquante mille au pardon de 1906. En 1894, Anatole Le Braz qualifia ce pardon de « pardon des chanteurs » ou « Mecque des chanteurs » en raison de la place accordée aux chants. Une chapelle des pardons destinée aux messes en plein air fut inaugurée en 1880. Durant cet apogée, qui dura jusqu’à la Première Guerre mondiale, le sanctuaire rayonna sur tout le Finistère, voire au-delà en Basse-Bretagne. Durant cette époque, le pardon draina une foule considérable d’infirmes et de mendiants. Trois à quatre cents d’entre eux furent recensés en 1867. De nombreux marins donnèrent le nom de Notre-Dame de Rumengol à leur navire : on en dénombre au moins sept pour la période 1902-1945. À partir de l’Entre-Deux-Guerres, le pèlerinage rayonna sur le Léon et la Cornouaille, avec même une majorité de pèlerins léonards. Selon Loïc Vilgicquel, une partie des pèlerins fut détournée par les sanctuaires du Folgoët et de Sainte-Anne-la-Palud, alors très dynamiques. Après la Seconde Guerre mondiale, le clergé finistérien tenta de moderniser le pardon en y prêchant des sujets de société et en poussant les fidèles à une citoyenneté chrétienne dans un monde en voie de détachement. Les mendiants n’y eurent plus leur place… Loïc Vilgicquel note un nombre de prêtres plus important qu’auparavant. Les chiffres des pardons actuels sont difficiles à évaluer. En 2015, le Télégramme parlait de « plusieurs milliers de fidèles ».
    Evénements marquants :
    • Construction (XVIe siècle)
      L’essentiel de l’église fut construit au XVIe siècle. Une inscription porte la date de 1536.
    • Fabrication de l'objet de dévotion (XVIe siècle)
      Bien que certains la datent du XVe siècle, la statue remonterait plutôt au XVIe siècle. Il est possible qu’elle ait été fabriquée simultanément à la reconstruction de l’église.
    • Construction (1731-1754)
      Le chœur et le second transept de l’église furent construits entre 1731 et 1754.
    • Autre (1856)
      Le 10 janvier 1856, le sanctuaire de Rumengol fut associé au sanctuaire de Notre-Dame de Lorette (Italie). Il reçut alors de nombreuses indulgences partielles et plénières.
    • Couronnement de la statue (1858)
      Les chefs de l’Enfant-Jésus et de la Vierge furent couronnés le 30 mai 1858. Cette fête rassembla quarante mille personnes.
    • Visite exceptionnelle (1858)
      Deux mois après le couronnement de la Vierge, l’empereur Napoléon III et son épouse se rendirent au sanctuaire de Rumengol (12 août 1858).
    Rayonnement(s) :
    • Local (? -> 1850)
      Jusqu’au milieu du XIXe siècle, le culte de Notre-Dame de Rumengol eut une audience limitée à quelques paroisses des environs (ce que Georges Provost appelle un « pèlerinage de pays »). Le dépouillement des testaments a permis de montrer que son audience rayonnait à environ vingt kilomètres à la ronde. Cependant, Georges Provost a démontré que son culte fut dynamique au sein de ce périmètre restreint.
    • Régional (1850 -> 1914)
      Durant l’apogée du pèlerinage de Rumengol, qui dura du milieu du XIXe siècle jusqu’à la Première Guerre mondiale, le sanctuaire rayonna sur tout le Finistère, voire au-delà en Basse-Bretagne.
    • Diocésain (1914 -> 2018)
      À partir de l’Entre-Deux-Guerres, le pèlerinage de Rumengol rayonna sur le Léon et la Cornouaille, avec même une majorité de pèlerins léonards. Selon Loïc Vilgicquel, une partie des pèlerins fut détournée par les sanctuaires du Folgoët et de Sainte-Anne-la-Palud, qui connaissaient eux-aussi une seconde jeunesse.

    RÉFÉRENCES

    Source(s) :
    Bibliographie :
    • PROVOST, G., La fête et le sacré. Pardons et pèlerinages en Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Le Cerf, 1998.
    • VILGICQUEL, L., «Le pardon de Notre-Dame de Rumengol », in G. MILIN et P. GALLIOU (dir.), Hauts lieux du sacré en Bretagne (KREIZ 6, Etudes sur la Bretagne et les pays celtiques), Brest, 1997, p. 345-356.
    • BILLANT, N., «Rumengol, son sanctuaire et son pèlerinage », in La Presse Libérale, Brest, 1924.
    • LE BRAZ, A., Au pays des pardons, H. Caillières (Rennes), A. Lemerre (Paris), 1894.
    Etude(s) universitaire(s) :
    • PROVOST, G., Le pèlerinage en Bretagne aux XVIIe-XVIIIe siècles, Thèse de doctorat, ss. dir de J. QUENIART, Rennes II, 1995.

    PHOTOGRAPHIES LIÉES

    Objet de dévotion :
    Edifice :
    Autre :
    • Localisation de Le Faou-Rumengol - Maxime Bolard - 2018

    À PROPOS DE L'ENQUÊTE

    Enquêteur :
    • BOLARD / PROVOST Maxime / Georges
    Rédacteur :
    • BOLARD Maxime
    Date de l'enquête :
    1995/2018
    Date de rédaction de la fiche :
    2018
    Etat de l'enquête :
    En cours
    Pour citer cette ficheBOLARD Maxime, « Notre-Dame-de-Tout-Remède-de-Rumengol-en-Le-Faou », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
    url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/756/notre-dame-de-tout-remede-de-rumengol-en-le-faou, version du 04/05/2018, consulté le 27/05/2018