INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Notre-Dame-de-Kernitron-en-Lanmeur

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Notre-Dame-de-Kernitron-en-Lanmeur
Période d'activité :
1158 - 2018
Commune :
Lanmeur
Département :
Finistère
Localisation de Lanmeur

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Lanmeur
Hameau/Lieu-dit :
Diocèse :
Actuel: Quimper-Léon (1791 - 2018)
Ancien: Dol (1158 - 1791)
Paroisse :
Actuelle: Saint-Yves-en-Pays-de-Morlaix (? - 2018)
Ancienne: Saint-Mélar-de-Lanmeur (? - ?)
Compléments :
Lanmeur avait, avec trois autres paroisses, la particularité de faire partie d’une enclave dépendante du diocèse de Dol au sein du diocèse de Tréguier. Elle en fut le chef de doyenné. La partie ouest du Trégor, dite finistérienne, fut associée au diocèse de Quimper-Léon en 1791. Dépendant originellement de la paroisse de Ploumaëc, Lanmeur devint une paroisse indépendante dans le courant du Moyen Âge. Le bourg fait aujourd’hui partie de l’ensemble paroissial Saint-Yves-en-Pays-de Morlaix, qui regroupe vingt-quatre paroisses originellement indépendantes.

Site

Type de site :
Plaine
Altitude :
114 m

Paysage

Type de couvert végétal :
Espace cultivé
Type de l'habitat :
Bourg
Type de proximités :
Axe de circulation
Source
Compléments :
Le hameau de Kernitron se situe à trois cents mètres au nord-ouest du bourg de Lanmeur, qui l’a aujourd’hui absorbé. Lanmeur se situe à l’ouest du pays du Trégor, dans la partie dite « finistérienne » ou « morlaisienne ». Le fleuve côtier du Lapic prend sa source à proximité du bourg. L’axe routier qui va de Morlaix à Lannion traverse Lanmeur.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Notre-Dame-de-Kernitron-en-Lanmeur (1158 - 2018)
Compléments :
Le nom Kernitron (le n est prononcé) vient du breton « Ker an Itroun », ce qui signifie « le lieu  de la Dame » (ici la Vierge Marie).

Type de lieu de culte :
Prieuré
Nom du lieu de culte :
Kernitron
Saints patrons :
  • Sainte Trinité (? - 2018)
Compléments :
Bien que l’hagiographie fasse remonter l’origine du monastère au VIe siècle, l’église de Kernitron ne date que du XIIe siècle. En 1163, le prieuré de Kernitron est mentionné comme satellite de l’abbaye de Saint-Jacut-de-la-Mer, proche de Saint-Malo. Le premier prieur n’est mentionné qu’en 1551. Bien qu’il fût situé sur le territoire du Trégor, le doyenné de Lanmeur constituait une enclave dépendant historiquement du diocèse de Dol. Au XVIe siècle, le prieuré fut mis en commende. De 1725 à 1771, il fut administré par des prieurs commendataires d’origine non-bretonne (deux Parisiens et un Comtois). En 1771, le prieuré fut détaché de l’abbaye Saint-Jacut et placé sous le contrôle direct de l’évêque de Dol. En 1791, il fut vendu comme bien national à Jean de Trogoff, frère du recteur de Lanmeur. Celui-ci racheta le sanctuaire pour permettre aux fidèles de continuer à venir adorer la Vierge de Kernitron. Le pèlerinage ne fut donc jamais interrompu à cause de la Révolution. Cependant, les bâtiments claustraux du prieuré furent détruits à cette époque, pour des raisons que nous ignorons. En 1832, la famille de Trogoff fit don de l’ancienne église priorale à la fabrique de la paroisse de Lanmeur, qui l’utilisa alors comme chapelle de secours. En 1909, la statue de la Vierge fut couronnée grâce à l’engagement du recteur et doyen Mathias Diraison (1897-1909).

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Notre-Dame de Kernitron
Nature de l'objet :
Statue
Matériau de l'objet :
Bois
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Bas-côté sud du chœur de l’église
Datation de l'objet :
XVIIIe siècle
Compléments :
La statue de Notre-Dame de Kernitron fut fabriquée au XVIIIe siècle. Elle consiste en une Vierge à l’Enfant assise, tenant l’Enfant-Jésus de sa main gauche et un sceptre dans sa main droite. L’Enfant-Jésus tient un orbe dans sa main gauche et fait le geste de la bénédiction de sa main droite. La statue est polychrome. La Vierge est revêtue d’une tunique dorée et d’un drapé bleu parsemé d’étoiles. Son voile en tissu est blanc à l’extérieur et bleu à l’intérieur. La tunique de l’Enfant-Jésus est brun clair. Les deux chefs de Jésus et Marie ont été couronnés lors du pardon de 1909. Quand elle est dans sa niche en dehors des périodes de fête, la statue n’a ni voile ni couronnes. La statue, son autel et sa niche ont été inscrits à l’inventaire des Monuments Historiques au titre d’objet en 1990.

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Selon la légende, le monastère primitif de Lanmeur aurait été fondé au milieu du VIe siècle, sur le lieu de la mort de saint Mélar. Mélar était le fils héritier de Méliau, comte de Cornouaille. Rivod, frère cadet de Méliau et oncle de Mélar, fit assassiner son frère. Il tenta ensuite de faire empoisonner Mélar. Puis il lui fit couper une main et un pied, pour qu’il soit incapable de régner, et que Rivod soit proclamé comte. Mais le conseil refusa de cautionner Rivod, qui décida de faire tuer Mélar. Celui-ci prit la fuite et se réfugia à Beuzit, chez le prince Budich, qui donna asile au jeune homme. Cependant, les tueurs avaient suivi sa trace et, par ruse, ils feignirent de s’amender devant lui, puis profitèrent d’un moment d’inattention pour le décapiter. Le sort voulut que Rivod et ses deux tueurs mourussent peu après leur double-meurtre et ne profitassent jamais de leur crime. Budich fit ensuite transporter la dépouille de Mélar sur un char tiré par des bœufs. Mais le chariot se disloqua et la dépouille tomba à terre. Celle-ci refusant de se laisser déplacer, le roi comprit que c’est ici qu’elle devait être enterrée. Un tombeau puis une église furent bâtis pour l’abriter. Les étapes de ce récit sont sculptées sur la chaire à prêcher de l’église Saint-Mélar de Lanmeur réalisée au XIXe siècle. Quelques années plus tard, Judual comte de Domnonée, aurait donné le lieu de Lanmeur à Samson, premier évêque de Dol, pour qu’il y fonde un monastère. Une variante du récit prête la fondation de l’église de Kernitron à Tryphine, femme du roi Arthur, pour remercier la Vierge de la victoire de leur famille sur le notable mal intentionné Kernouran. Plutôt que de l’épouse d’Arthur, il s’agirait en fait de de celle qui fut l’épouse du comte Conomor de 546 à 548. Bien que l’histoire de Mélar fût censée se passer au VIe siècle, la Vie de Mélar ne fut écrite qu’au XIe siècle, reprise ensuite par Yves Arrel puis Albert le Grand au XVIIe siècle. Selon Hubert Guillotel, la fondation des origines aurait plutôt consisté en un domaine fiscal qu’un monastère. Louis Le Guennec (1914) prête des origines druidiques au sanctuaire de Lanmeur en raison de la préexistence d’une fontaine dont le souvenir aurait perduré à travers celle qui se trouve dans la crypte de l’église Saint-Mélar (Xe siècle). Selon Albert le Grand, repris par les folkloristes du XIXe siècle, ce lieu se serait d’abord appelé Kerfeunteun (« le village de la Fontaine »), mais Philippe Guigon a démontré que ce nom était anachronique car postérieur au nom de Lanmeur. Selon les hagiographes, le monastère aurait été détruit par les Normands en 877, puis réoccupé par des Bénédictins à partir du Xe siècle.
Miracles :
Type(s) de motivation :
  • Action de grâce
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Voeu
  • Thérapie
Jour(s) de fête :
  • Assomption
Type de fréquentation :
Continu
Compléments sur les fréquentations :
Le pardon de Notre-Dame de Kernitron avait et a toujours lieu le 15 août. Historiquement, son influence était limitée : en 1673, ne fut mentionnée que la présence des paroisses limitrophes de Plougasnou, Garlan, Plouézoc’h, Plestin et Guimaëc. Aujourd’hui, il commence le 14 août au soir par une procession aux flambeaux et une veillée de prières, suivies de la grand-messe le lendemain. Aujourd’hui, il attire environ mille visiteurs par an. Dans les éditions récentes du pardon, la procession part de la chapelle Notre-Dame des Joies de Guimaëc (à cinq kilomètres) et se termine à Kernitron. Kernitron était également un lieu de foires, mais en septembre.
Pratiques individuelles :
  • Circumambulation
  • Cire
  • Prières
  • Dons
  • Actions de grâce
  • Voeux
Pratiques en présence du clergé :
  • Bénédictions
  • Confessions
  • Processions
  • Messe
  • Chants
  • Pèlerinage
Ex voto :
  • Cire
    De nombreux cierges brûlent actuellement dans la chapelle Notre-Dame.
  • Tableau (1719)
    Un tableau fut offert par le seigneur François de Goudelin en 1719. Il représente le donateur à genoux au pied de la Sainte Famille, en plus de sainte Anne. On pense qu’il l’a fait réaliser après la guérison de sa fille Françoise. Ce tableau est actuellement visible dans la galerie nord du chœur.
  • Autre (1870)
    Une maquette de frégate fut offerte au sanctuaire, sans doute à la suite d’une tempête ou d’un naufrage auquel le donateur aurait échappé. Il porte l’inscription : « Hommage à Marie, 1870. Jean-Marie Colleter ».
Confrérie(s) :
    Indulgence(s) :
      Compléments sur le culte :
      À l’époque moderne, il était d’usage pour les pèlerins bas-bretons de saluer le clocher de l’église dès que celui-ci entrait dans leur champ de vision. L’usage du salut du clocher est recensé dans une vingtaine de sanctuaires bas-bretons. Dans la zone gallo, on ne le retrouve que pour les pèlerinages de Rohan et Moncontour, pratiqué seulement par les Bas-Bretons. Selon Georges Provost (1998, p. 95-96), ce geste, encore en usage dans les grands pèlerinages européens comme le Mont-Saint-Michel ou Compostelle, a perduré en Basse-Bretagne pour des sanctuaires de moindre importance. Selon Louis Le Guennec (1914), ce salut se faisait également lors des pardons des différentes paroisses limitrophes, depuis lesquelles on pouvait apercevoir le clocher de Kernitron : ainsi Guimaëc, Saint-Jean-du-Doigt, Plougasnou et Locquirec. L’emplacement du salut était matérialisé par des « Croix du Salut ». Le Guennec mentionne aussi un autre usage effectué par les fiancés d’origine modeste. Afin de placer leur future union sous la protection de la Vierge, ceux-ci mettaient des écheveaux de lin ou de fil, des grains de chapelet, des croix, et principalement des bagues en argent dans les troncs. Jusqu’au XIXe siècle, une autre tradition consistait à entourer l’église d’un cordon de cire les jours de pardon.

      L'ÉDIFICE

      Description :
      L’église priorale de Kernitron consiste en une nef unique longue de sept travées. Le transept est saillant et fait trois travées de large. Le chœur se termine par un chevet plat. La nef date du début et le transept date de la fin du XIIe siècle. Ils sont de style roman. Le portail occidental a été refait entre 1444 et 1446. Enfin, le bas-côté nord du chœur (la sacristie) date des années 1670. Le bras sud du transept s’ouvre sur l’extérieur par un porche roman à tympan représentant Jésus et les symboles des quatre Évangélistes. La massive tour romane de la croisée marque fortement le caractère de l’église de Kernitron. Son clocher est bordé de lucarnes et pinacles d’angle. Il est flanqué d’un escalier au sud-ouest, qui consiste en une tour ronde. L’église a été inscrite en 1914, puis classée Monument Historique en 1983. Les bâtiments claustraux se trouvaient au nord de l’église. Les religieux de l’époque accédaient à l’église par le transept nord.
      Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
        Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
        • Chapelle (XIVe siècle)
          La chapelle Notre-Dame de Kernitron se trouve dans la travée la plus à l’ouest du bas-côté sud du chœur. Son monument consiste en une façade classique à deux colonnes surmontées d’un fronton adossé au mur. À l’intérieur de cette structure se trouve l’autel de Notre-Dame, surmonté de la niche de la statue. Cet aménagement date du XIXe siècle.

        HISTOIRE DU SANCTUAIRE

        Origines :
        Date de première mention : 1158
        Initiative de la fondation :
        • ?
        Environnement institutionnel, politique et religieux :
        Phases d'évolution :
        La première mention d’un culte dédié à la Vierge à Lanmeur date de 1158, mais les mentions explicites de pèlerinage sont inexistantes avant le XVIe siècle. Il est possible que l’essor du pèlerinage de Saint-Jean-du-Doigt au XVe siècle ait indirectement profité au culte de Notre-Dame de Kernitron. Selon Georges Provost, les donations testamentaires faites au sanctuaire aux XVIIe et XVIIIe siècles se limitaient à cinq paroisses environnantes. Cependant, la rédaction de notices hagiographiques (1627 et 1636) et la rénovation de l’église (1673-1675) en parallèle de l’église Saint-Mélar de Lanmeur (vers 1659) sont les témoins d’un culte dynamique. Le culte ne fut pas interrompu pendant la Révolution, grâce à l’achat de l’ancienne priorale par le frère du recteur de Lanmeur. Le culte de la Vierge de Kernitron s’amplifia au cours du XIXe siècle, devenant le principal sanctuaire marial du Trégor finistérien. Grâce à l’engagement du recteur Diraison (1897-1909), la statue fut couronnée lors du pardon de 1909. En 2017, son pardon attirait plus de mille fidèles ou visiteurs, dont des paroissiens du Folgoët et de Châteauneuf-du-Faou, où sont également vénérées des Vierges couronnées.
        Evénements marquants :
        • Ouvrage hagiographique (XIe siècle)
          La première Vie de saint Mélar (BHL 5904 et 5906c) fut écrite entre 1066 et 1084, selon André-Yves Bourgès. Elle reprendrait des éléments de tradition orale connus depuis le IXe siècle.
        • Ouvrage hagiographique (1200)
          Une seconde Vie de Mélar fut écrite par un clerc, probablement issu d’un monastère de Léon, entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle.
        • Ouvrage hagiographique (1627)
          Le prieur commendataire de Kernitron, Yves Arrel, rédigea une Vie de saint Mélar en 1627.
        • Ouvrage hagiographique (1636)
          Les Vies précédentes de saint Mélar furent reprises et enrichies par Albert le Grand dans sa Vie des saints de la Bretagne Armorique (1636).
        • Transfert (1791)
          En 1791, le prieuré de Kernitron fut vendu comme bien national à Jean de Trogoff, frère du recteur de Lanmeur. Celui-ci racheta le sanctuaire pour permettre aux fidèles de venir continuer à adorer la Vierge de Kernitron. Le pèlerinage ne fut donc jamais interrompu à cause de la Révolution. Cependant, les bâtiments claustraux du prieuré furent détruits à cette époque, pour des raisons que nous ignorons. En 1832, la famille de Trogoff fit don de l’église priorale à la fabrique de Lanmeur, qui l’utilise depuis comme chapelle de secours.
        • Couronnement de la statue (1909)
          En 1909, la statue de la Vierge de Kernitron fut couronnée grâce à l’engagement du recteur et doyen de Lanmeur Mathias Diraison (1897-1909). Les festivités attirèrent environ douze mille fidèles, et dix-sept paroisses furent représentées.
        Rayonnement(s) :
        • Local (? -> 2018)
          Selon Georges Provost, les donations testamentaires faites au sanctuaire aux XVIIe et XVIIIe siècles se limitaient à cinq paroisses environnantes. Cela n’empêcha pas un culte dynamique, qui prit une autre échelle dans la seconde moitié du XIXe siècle. En 2017, son pardon attirait plus de mille fidèles ou visiteurs, dont des paroissiens du Folgoët et de Châteauneuf-du-Faou.

        RÉFÉRENCES

        Source(s) :
        Bibliographie :
        • PROVOST, G., La fête et le sacré. Pardons et pèlerinages en Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Le Cerf, 1998.
        • BOURGÈS, A.-Y., «Le dossier hagiographique de saint Melar, prince et martyr, en Bretagne armoricaine (VIe siècle ?) [Note critique] », in Annuaire de l'École pratique des hautes études, 12, 1998, p. 263-265.
        • GUIGON, P., «La crypte de Lanmeur, fouille et hypothèses », in Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 125, 1996, p. 83-113.
        • PEYRON, P., ABGRALL, J.-M., «Lanmeur  », in Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie [du diocèse de Quimper et Léon], 18 , 1918, p. 225-247.
        • LE GUENNEC, L., Le prieuré de Notre-Dame de Kernitron à Lanmeur, Morlaix, A. Le Goaziou, 1914.
        • ALBERT LE GRAND, Vie des saints de la Bretagne Armorique, éd. D. L. MIORCEC DE KERDANET, Anner et Fils (Brest), Isidore Perron (Paris), 1837.
        Etude(s) universitaire(s) :
        • PROVOST, G., Le pèlerinage en Bretagne aux XVIIe-XVIIIe siècles, Thèse de doctorat, ss. dir de J. QUENIART, Rennes II, 1995.

        PHOTOGRAPHIES LIÉES

        Objet de dévotion :
        Edifice :
        Autre :
        • Localisation de Lanmeur - Maxime BOLARD - 2018

        À PROPOS DE L'ENQUÊTE

        Enquêteur :
        • BOLARD / PROVOST Maxime / Georges
        Rédacteur :
        • BOLARD Maxime
        Date de l'enquête :
        1995/2018
        Date de rédaction de la fiche :
        2018
        Etat de l'enquête :
        En cours
        Pour citer cette ficheBOLARD Maxime, « Notre-Dame-de-Kernitron-en-Lanmeur », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
        url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/755/notre-dame-de-kernitron-en-lanmeur, version du 04/05/2018, consulté le 23/07/2018