INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Ignace-de-Loyola

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Ignace-de-Loyola
Période d'activité :
1622 - 1791
Commune :
Lille
Département :
Nord

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Lille
Hameau/Lieu-dit :
47 rue de l’Hôpital militaire
Diocèse :
Actuel:
Ancien: Tournai (1622 - 1791)
Paroisse :
Actuelle:
Ancienne:

Site

Type de site :
Plaine
Altitude :
20 m

Paysage

Type de couvert végétal :
Désert
Type de l'habitat :
Ville
Type de proximités :

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Ignace-de-Loyola (1622 - 1791)
Compléments :
Après l’expulsion de la Compagnie de Jésus en 1765, la chapelle connut plusieurs changements avant d’être désacralisée en 1791. En 1796, elle devint église paroissiale sous le vocable de Saint-Étienne (la première église Saint-Étienne ayant été détruite par les révolutionnaires en 1792, durant le Siège de Lille).
Type de lieu de culte :
Chapelle
Nom du lieu de culte :
Église de l’Immaculée Conception
Saints patrons :
  • Vierge Marie (1611 - 1791)
Compléments :
Après l’expulsion de la Compagnie de Jésus en 1765, la chapelle connut plusieurs changements avant d’être désacralisée en 1791. En 1796, elle devint église paroissiale sous le vocable de Saint-Étienne (la première église Saint-Étienne ayant été détruite par les révolutionnaires en 1792, durant le Siège de Lille).

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Cheveux de saint Ignace
Nature de l'objet :
Relique (= fragment)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
De 1622 à 1625, les cheveux furent conservés dans de petites boîtes d’argent. En 1625, une statue-reliquaire d’argent et de vermeil fut achetée grâce aux dons des fidèles. Celle-ci, à mi-corps, représentait le saint plus grand que nature, revêtu de ses vêtements sacerdotaux. C’est dans son socle, composé d’or et d’argent, que les cheveux et « d’autres reliques » furent placés.
Datation de l'objet :
1556
Compléments :
La relique vénérée consistait en cheveux d'Ignace de Loyola.

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Né en 1491 à Loyola (pays basque espagnol), saint Ignace s’engagea d’abord auprès du vice-roi de Navarre. Gravement blessé lors du siège de Pampelune (1521), il se convertit à la lecture de Vies de saints, pendant sa convalescence. Il se consacra à la Vierge et partit en retraite à Manrèse puis en pèlerinage à Montserrat. Là, servant les malades et mendiant pour se nourrir, il vécut dans une grotte une expérience mystique, qui fut à l’origine de ses Exercices spirituels. Souhaitant consacrer sa vie à l’apostolat, il étudia la théologie à Alcala, Salamanque puis Paris, où il posa les jalons de la compagnie des Jésuites. La société fut officiellement fondée en 1541, après la profession de ses membres à Saint-Paul-hors-les-Murs, à Rome. Il en fut élu prieur général et le resta jusqu’à sa mort en 1556.
Miracles :
Durant le Carême 1622, un soldat retrouva la santé après avoir touché un cheveu de saint Ignace.
Type(s) de motivation :
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Thérapie
Jour(s) de fête :
  • Ignace de Loyola
Type de fréquentation :
Continu
Pratiques individuelles :
  • Prières
  • Huile
Pratiques en présence du clergé :
  • Bénédictions
  • Messe
  • Tournée de quêtes
Ex voto :
    Confrérie(s) :
      Indulgence(s) :
        Compléments sur le culte :
        Les fidèles collectaient l’huile des lampes du sanctuaire, censée posséder un pouvoir guérisseur. L’eau sanctifiée par l’immersion des reliques possédait semble-t-il la même vertu (cf. Platelle).

        L'ÉDIFICE

        Description :

        Construite entre 1606 et 1611, probablement selon les plans du frère jésuite Hoeymaker, l’église fut consacrée le 10 octobre 1611 par Mgr Michel d’Esne, évêque de Tournai. Chapelle du collège jésuite de Lille (dans l’actuelle rue de l’Hôpital militaire), elle se situait au milieu de celui-ci, entre le collège stricto sensu – qu’elle jouxtait –, ses vastes jardins et les nouveaux remparts. Pour sa façade, s’allongeant sur 100 mètres environ, on eut recours à l’ordre ionique au rez-de-chaussée et à l’ordre corinthien au niveau supérieur. D’inspiration baroque, l'édifice est muni d'une grosse tour carrée, haute de 57 mètres, surmontée d'un campanile. L'église est composée d’une nef prolongée par un chœur à abside semi-circulaire. La nef possède elle même deux chapelles latérales. En 1638, Martin L’Hermite écrivait : « L’église de l’Immaculée Conception ravit par la beauté de sa forme, la taille de ses piliers, les traits de ses peintures, la splendeur de ses ornements, la rareté et la variété de ses pièces, la quantité et la richesse de ses nobles reliquaires. » (op. cit., p. 186).

        Après l’expulsion de la Compagnie de Jésus en 1765, l’église connut plusieurs changements avant d’être désacralisée en 1791. En 1796, elle fut consacrée à nouveau et devint église paroissiale sous le vocable de Saint-Étienne (la première église Saint-Étienne ayant été détruite par les révolutionnaires en 1792, durant le Siège de Lille).

        Elle fut classée aux Monuments historiques par arrêté du 15 septembre 1987 (cf. Lalart).
        Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
          Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :

            HISTOIRE DU SANCTUAIRE

            Origines :
            Date de première mention : 1625
            Initiative de la fondation :
            • Religieux
            Environnement institutionnel, politique et religieux :

            Ignace de Loyola fut canonisé par le pape Grégoire XV le 12 mars 1622. Les Jésuites étaient enracinés en Flandre et plus particulièrement à Lille depuis 1590. Le Magistrat de Lille, soucieux de l’éducation des jeunes, se montra toujours particulièrement bienveillant vis-à-vis des Jésuites. Source de savoir et de piété, le collège répondait si bien aux attentes du conseil de ville que celui-ci ne lui refusait aucune faveur : permission de construire, prêts financiers, aides de plusieurs centaines de milliers de florins, permission d’ériger des commerces, dons de terrains… De plus, le Magistrat s’associait régulièrement aux grandes fêtes organisées par les pères (cf. Delattre).

            Phases d'évolution :
            Le pèlerinage autour des reliques d’Ignace naquit pendant le Carême 1622, lorsqu’un soldat nommé Ozias retrouva la santé après avoir touché un cheveu du saint. La ferveur s’accrut après la fête somptueuse donnée par les Jésuites pour célébrer la canonisation d’Ignace et de François Xavier. En 1650, dans l’église, un nouveau pèlerinage se développa autour d’une statue de saint Joseph. L’année suivante, des reliques de saint Florent de Strasbourg y furent exposées à la vénération. Enfin, en 1652, c’est une statue de saint François Xavier qui commença à attirer les pèlerins (voir les fiches correspondantes). Cette nécessité pour les fidèles et pour les pères de donner vie à de nouveaux cultes dans ce sanctuaire est probablement révélatrice d’un déclin concernant celui rendu à saint Ignace.
            Evénements marquants :
              Rayonnement(s) :
              • Local (1622 -> 1792)
                Modeste, le pèlerinage attira sans doute les fidèles de la paroisse et des paroisses voisines et les proches de l’ordre jésuite.

              RÉFÉRENCES

              Source(s) :
              • Site internet
                LALART, L., « Église paroissiale Saint-Étienne », base Mérimée, ministère français de la Culture, notice no IA59001591, 2002.
              Bibliographie :
              • PLATELLE, H., Les chrétiens face aux miracles : Lille au XVIIe siècle, Paris, Le Cerf, 1968.
              • COULSON, J., Dictionnaire historique des saints, Paris, Société d'édition de dictionnaires et encyclopédies, 1964.
              • LANGLE DE CARY, M. de, TABURET-MISSOFFE, G., Dictionnaire des Saints, Paris, Librairie Générale française, 1963.
              • DELATTRE, P., Les Établissements des Jésuites en France depuis quatre siècles, vol. 2, Enghien, Institut supérieur de théologie, 1953.
              Etude(s) universitaire(s) :

              PHOTOGRAPHIES LIÉES

              Objet de dévotion :
              Edifice :
              Autre :

              À PROPOS DE L'ENQUÊTE

              Enquêteur :
              • VANOOTEGHEM Florent
              Rédacteur :
              • VANOOTEGHEM Florent
              Date de l'enquête :
              2017
              Date de rédaction de la fiche :
              2017
              Etat de l'enquête :
              En cours
              Pour citer cette ficheVANOOTEGHEM Florent, « Saint-Ignace-de-Loyola », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
              url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/743/saint-ignace-de-loyola, version du 27/04/2018, consulté le 24/09/2018