INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Suaire-de-Lirey

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Suaire-de-Lirey
Période d'activité :
XIVe siècle - 1418
Commune :
Lirey
Département :
Aube
Le saint Suaire, photographi� en 1931

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Lirey
Hameau/Lieu-dit :
Diocèse :
Actuel:
Ancien: Troyes (XIVe siècle - 1418)
Paroisse :
Actuelle:
Ancienne: Saint-Jean-de-Bonneval (XIVe siècle - 1418)

Site

Type de site :
Plaine
Altitude :
133 m

Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Bourg
Type de proximités :

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Suaire-de-Lirey (XIVe siècle - 1418)
Compléments :
Le saint Suaire, aujourd’hui conservé à Turin, apparaît dans la documentation en Champagne, au XIVe siècle ; il se trouve alors dans la collégiale Notre-Dame-de-l’Assomption de Lirey, fondée entre 1343 et 1354 dans le diocèse de Troyes par le seigneur Geoffroi de Charny. L’image y fait l’objet d’un culte, sans doute depuis le milieu du XIVe siècle, contrarié par l’autorité épiscopale qui essaye d’en interdire les ostensions à deux reprises. En 1389-1390, l’affaire est tranchée par le pape Clément VII ; l’image peut être montrée aux fidèles, non pas « en tant que vrai suaire de Notre Seigneur Jésus-Christ mais comme une figure ou représentation dudit suaire ». Il est aussi défendu aux chanoines de Lirey de faire « aucune des solennités en usage lors de l’ostension des reliques ». Le saint Suaire est finalement remis aux descendants de Geoffroi de Charny en 1418 et quitte la collégiale pour de bon.
Type de lieu de culte :
Collégiale
Nom du lieu de culte :
Notre-Dame-de-l’Assomption
Saints patrons :
  • Vierge Marie (1354 - 1526)
Compléments :
Le chapitre de cette collégiale est étroitement lié à ses fondateurs, la famille de Charny, dont Geoffroi est un glorieux représentant, chevalier ayant porté l’oriflamme auprès des rois Philippe VI et Jean II. Elle a été fondée entre 1343 et 1354 (approbation de la fondation d’une chapellenie par Philippe VI en 1343 et bulles d’Innocent VI en faveur de la collégiale de Lirey en 1354, ADA, 9 G 1 et 9 G 4). L’église est reconstruite au XVIe siècle, puis une nouvelle fois à la fin du XIXe siècle.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Saint Suaire
Nature de l'objet :
Relique indirecte
Matériau de l'objet :
Tissu
Dimensions de l'objet :
L : 4,42 m ; l : 1,13 m
Emplacement :
À Notre-Dame-de-l’Assomption de Lirey, le saint Suaire est vraisemblablement conservé dans une cache au niveau du jubé (« au debout du jubé », BnF, Collection de Champagne, v.154, f.129-130).
Datation de l'objet :
Compléments :

La datation au carbone 14 du saint Suaire en 1988 situe sa confection entre 1260 et 1380. Cette datation a été régulièrement contestée, mais reste l’étude la plus solide réalisée sur la matérialité du saint Suaire (lire notamment Odile Celier, 1992, p.143-163). Objet d’une vive dévotion contemporaine et d’intenses controverses, le suaire a engendré nombre d’études fantaisistes et souvent contradictoires ; rares sont les données sur le suaire et la nature de l’image qui font consensus.


Si l’on considère cet objet comme une image médiévale, la manière dont elle a été formée reste donc inexpliquée et plusieurs détails indiquent un intérêt pour l’anatomie humaine surprenant pour les XIIIe-XIVe siècles. On peut toutefois noter des éléments de datation correspondant aux canons et aux recherches des imagiers d’alors. Le visage du Christ correspond à sa représentation la plus classique, influencée notamment par l’afflux de multiples saintes Faces depuis l’Orient. On note aussi l’intérêt pour les effusions de sang, tout particulièrement celles de la flagellation et du couronnement d’épines. La représentation du Christ mort, allongé, s’est imposée en Occident d’après l’iconographie du Christ de douleurs, qui apparaît en Italie autour de 1300, et s’est déployée plus au Nord dans la première moitié du XIVe siècle. Sylvie Aballéa a notamment souligné la proximité de l’empreinte avec le groupe des sépulcres rhénans du milieu du XIVe siècle ; on pense par exemple à celui du couvent de la Maigrauge dont la polychromie est conservée (voir Aballéa, 2003, notamment p.19). L’objet est actuellement conservé à Turin, en la cathédrale Saint Jean-Baptiste, dans la chapelle du Saint-Suaire.

LE CULTE

Statut du culte :
Combattu
Légendaire :
Miracles :
Type(s) de motivation :
    Recours :
      Jour(s) de fête :
      • Assomption
      Type de fréquentation :
      Irrégulier
      Compléments sur les fréquentations :

      On conserve un procès-verbal du bailli Jean de Venderesse, venu à Lirey le 15 août 1389 sur ordre du roi de France pour saisir le saint Suaire (BnF, v154, f. 129-130). Il souligne l'affluence des fidèles, attendant en dehors de l'église que le saint Suaire leur soit montré. Le bailli a certainement choisi d'organiser son expédition en ce jour de fête pour la collégiale, fondée sous le vocable de l'Assomption, car il savait qu'une ostension était prévue. On peut imaginer que le 15 août, comme d'autres fêtes importantes du calendrier liturgique, donnait régulièrement lieu à ce type de manifestations.


      Le culte, combattu, a connu de longues phases d’interruptions, notamment une trentaine d’années entre 1355 et 1389 environ, selon l’évêque de Troyes Pierre d’Arcis (Ibidem, f. 138). Le peu de documentation laisse à penser que les ostensions étaient très irrégulières.
      Pratiques individuelles :
        Pratiques en présence du clergé :
        • Ostension
        Ex voto :
          Confrérie(s) :
            Indulgence(s) :
            • Partielle 405 j. (XIVe siècle)
              Un bref perdu de Clément VII (1378-1385?) accordait un an et quarante jours pour la Fête Dieu, la Nativité, la Saint-Jean-Baptiste, la Saint-Pierre, la Saint-Paul, la Toussaint, la Circoncision du Christ, l’ Éphiphanie, la Résurrection et l’Ascension.
            • Partielle 405 j. (1354)
              Des indulgences sont concédées aux visiteurs de la collégiale de Lirey en 1354 et 1357 par le pape, par des prélats de la cour pontificale et par un collège de douze évêques ; mais elles ne mentionnent pas directement le culte rendu au saint Suaire. Un an et quarante jours d’indulgences sont accordés à ceux qui visitent l’église et y font des oblations aux jours de Noël, Pâques, l’Ascension, la Pentecôte, les fêtes de la Vierge (Nativité, Annonciation, Purification et Assomption).
            • Partielle 365 j. (1385)

              En 1385, le légat Pierre de Thurey ajoute un an d’indulgence aux visiteurs, aux dates fixées par Clément VII (voir ADA, 9 G 1 et 9 G 4 et A. Prevost, 1900).

            Compléments sur le culte :

            L'ÉDIFICE

            Description :
            Nous ne possédons malheureusement pas d’informations sur la collégiale ancienne, fondée au milieu du XIVe siècle sous le vocable de l’Assomption. Elle a été reconstruite dès le XVIe siècle puis détruite, et remplacée au XIXe siècle par l’église paroissiale actuelle de Lirey.
            Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
              Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
              • Autre (1389)
                Le procès-verbal de Jean de Venderesse mentionne en août 1389 une cache « au debout du jubé » dans laquelle se trouvent des torches et du matériel pour les ostensions et dans laquelle le bailli présume que se trouve le saint Suaire. Le refus opposé par les chanoines de laisser ouvrir cette cache laisse penser que le saint Suaire était bien conservé à cet endroit. On y apprend aussi que les clés de la cache sont partagées entre le collège des chanoines et les officiers des seigneurs de Lirey, confirmant que la famille de Charny a gardé une main sur le saint Suaire (BnF, v154, f. 129-130).

              HISTOIRE DU SANCTUAIRE

              Origines :
              Date de première mention : 1389
              Initiative de la fondation :
              • Seigneur laïc
              Environnement institutionnel, politique et religieux :
              Phases d'évolution :

              La date d’apparition du saint Suaire à Lirey n’est pas précisément connue. Son existence est attestée pour la première fois par une enseigne de pèlerinage en plomb, conservée au Musée de Cluny (publiée par Denis Bruna, 1996, cat. 27, p. 61-62). Portant les armes des familles de Charny et de Vergy, elle doit dater du mariage de Geoffroi de Charny et de Jeanne de Vergy (1340-1353) ou de la minorité de leur fils Geoffroi II (1353-1370). Un culte bien développé existe donc au milieu du XIVe siècle.

              Toutefois, les premiers documents écrits évoquant le saint Suaire datent de 1389-1390, alors qu’une querelle sévit entre les chanoines de Lirey et l’évêque de Troyes, Pierre d’Arcis, celui-ci voulant interdire les ostensions. Selon lui, le saint Suaire est un « panneau fabriqué à la main à la figure ou la similitude et commémoration du Suaire », « artificiellement dépeint » (BnF, coll. de Champagne, v.154, f. 136). La famille de Charny affirme de son côté que Geoffroi Ier a reçu cette image ; à l’été 1389, une lettre de Clément VII, répondant à Geoffroi II de Charny, évoque la « figure ou représentation du saint Suaire » qui fut « librement donnée » à Geoffroi Ier (Reg. Avign. 258 f. 468v). En 1443, l’héritière de la famille, Marguerite de Charny affirme, quant à elle, que le suaire « fut conquis par feu messire Geoffroy de Charny mon grant père. »

              Dans un mémoire envoyé au pape à la fin de l’année 1389 ou au début de l’année 1390, l’évêque de Troyes Pierre d’Arcis présente sa version de l’histoire de la relique (BnF, v154, f. 138). Il raconte que son prédécesseur Henri d’Orléans avait découvert la supercherie et interdit les ostensions une première fois. Craignant sa destruction, les chanoines avaient caché l’image dans la collégiale pendant « environ trente-quatre années ». Si l’on se fie à ce témoignage datant de 1389 ou 1390, il faut imaginer que les premières ostensions ont eu lieu avant 1355 environ. Cette date concorde avec l’enseigne de pèlerinage du Pont-au-Change et le moule à enseigne en plâtre retrouvé à Machy, près de Lirey, tous deux datables par l’héraldique entre 1340 et 1370. Il faudrait alors envisager une première phase de culte, assez longue pour engendrer des pèlerinages à moyenne distance depuis Paris et interrompue par l’intervention de l’évêque. Si on la date autour de 1355, alors cette première phase fut précoce, puisque la collégiale reçoit les lettres d’indulgences et d’approbation qui accompagnent sa fondation entre 1354 et 1357 ; le culte a donc dû préexister à l’établissement officiel du collège de chanoine, dans la chapellenie initialement fondée par Geffroi. Le silence complet des documents de la décennie 1350 relatifs à la collégiale sur un quelconque suaire peut correspondre avec une telle chronologie ; on aurait préféré ne pas mentionner l’objet de la querelle.

              Montré de nouveau autour de 1389, le saint Suaire donne lieu à la nouvelle opposition d’un évêque de Troyes, Pierre d’Arcis, souhaitant que les ostensions cessent ; l’affaire se conclut par une bulle de Clément VI dans laquelle il est dit que le saint Suaire doit être montré non « en tant que vrai suaire de Notre Seigneur Jésus-Christ mais comme figure ou représentation dudit suaire (voir notamment la version des ADA, I 19) ». Il est aussi défendu aux chanoines de Lirey de faire « aucune des solennités en usage lors de l’ostension des reliques ». On ne sait pas si les ostensions ont ensuite continué, mais on n’a plus traces du culte ensuite. En 1418, le saint Suaire est remis par les chanoines à l’héritière de la seigneurie de Lirey, Marguerite de Charny. Il quitte alors définitivement Lirey.
              Evénements marquants :
              • Abandon d'une pratique (1389)
                En 1389, les premières sources écrites sur le saint Suaire font état de l’opposition entre l’évêque de Troyes, Pierre d’Arcis, qui demande que cessent les ostensions du saint Suaire, et le chapitre de Lirey, soutenu par la famille de Charny. L’évêque a fait appel au roi de France Charles VI, qui envoie son bailli sur place en août, tandis que le pape Clément VII est sollicité par les chanoines, demandant le droit de montrer une « figure ou représentation du saint Suaire ». Le pape reçoit aussi un mémoire de Pierre d’Arcis ; il affirme que l'image a été faite de main d'homme et que les chanoines la font passer pour le véritable suaire du Christ lors des ostensions. Clément VII tranche finalement en juin 1390 en autorisant l’ostension de l’image, mais sans faire « aucune des solennités en usage lors de l’ostension des reliques » et en avertissant les fidèles que « ladite figure ou représentation n’est pas montrée en tant que vrai Suaire de Notre Seigneur Jésus Christ mais comme figure ou représentation dudit suaire » (voir BnF, v154, ADA, 9 G 1, 9 G 4, I 19).
              • Lutte pour la possession (XVe siècle)
                Les chanoines de Lirey intentent deux procès à la détentrice du saint Suaire, Marguerite de Charny, veuve d’Humbert de Villersexel. Le premier a lieu à Dole en 1443 et le second à Besançon en 1447 ; dans les deux cas, il lui est demandé de rendre le saint Suaire au chapitre de Lirey et de s’acquitter d’indemnités. En 1453, à Genève, Marguerite de Charny finit par vendre la relique au duc de Savoie (voir fiche Saint-Suaire de Chambéry) ; les dernières démarches entreprises par les chanoines dans l’espoir de récupérer la relique sont d’abord une lettre envoyée au duc de Savoie en 1464. Les chanoines reçoivent une promesse de rente pour les dédommager. Ils se tournent ensuite vers le roi de France, notamment à l’occasion d’une supplique en 1474. Le suaire ne leur sera jamais restitué (ADA, 9 G 4).
              • Mise à l'abri de l'objet de dévotion (1418)
                En 1418, après un silence d'une trentaine d'années, on apprend que l'objet est remis à Marguerite de Charny, épouse d’Humbert de Villersexel, avec d’autres « sanctuaires » et « ornements » de l’église, par crainte des troubles de la guerre de Cent Ans. On espère alors qu’il retournera à Lirey une fois les troubles passés. Le saint Suaire a pu être alors conservé ensuite au château de Villersexel : en tout cas, les procès intentés par les chanoines pour récupérer le saint Suaire dans les années 1440 l’ayant été à Dole et Besançon, la relique devait se trouver en Franche-Comté (ADA, 9 G 4).
              Rayonnement(s) :
              • Régional (XIVe siècle -> 1418)

                Si l’évêque Pierre d’Arcis évoque l’affluence du peuple « depuis le royaume de France, mais aussi depuis presque toutes les parties du monde connu (BnF, v154, f. 138) », il est permis de douter de l’exactitude de son témoignage. On se réfèrera plutôt à l’enseigne de pèlerinage de Lirey retrouvée dans le dépôt du Pont-au-Change et que l’on peut doubler de la découverte récente à Machy (Aube) d’un moule en plâtre par Alain Hourseau. Ces deux éléments attestent l’existence d’un culte structuré et de pèlerinages. On vient au moins depuis Paris, vraisemblablement dans le cadre des pèlerinages à moyenne distance, dont Denis Bruna a bien décrit l’importance dans son analyse du dépôt parisien (Pressouyre, 1995, p. 204).

                L’enseigne renseigne une première phase du culte autour de 1350, avant une longue interruption jusqu’à la fin de la décennie 1380. C’est donc autour de 1350 que le culte du saint Suaire a connu un succès régional. En revanche, on ne peut pas caractériser son rayonnement dans la seconde phase de culte ; l’absence de documentation, hormis l’évocation d’une ostension le 15 août 1389, laisse penser qu’il dût être assez faible.

              RÉFÉRENCES

              Source(s) :
              • Archives (1343-1474)
                BnF, v.154 : Charles VI, « Ordre au bailli de Troyes Jean de Venderesse de saisir le Suaire, 4 août 1389 », f. 128 ;  Pierre d’Arcis, « Mémoire sur le Suaire adressé à Clément VII, 1389 », f. 138 ;  Jean de Venderesse, « Procès-verbal de la saisie du Suaire par le bailli de Troyes et de l’appel des chanoines auprès du pape, 15 août 1389 », f. 129-130.
              • Site internet
                Fiche Collégiale de Lirey dans Collégiales, Base de données des collégiales séculières de France (816-1563) : http://vafl-s-applirecherche.unilim.fr/collegiales/?i=fiche&j=531
              • Archives
                ADA (arch. dép. de l'Aube), I 19 : Clément VII, « Bulle relative aux ostensions du saint Suaire, datée du 6 janvier 1390 » (il en existe une dizaine de versions, celle-ci a vraisemblablement été reçue par les chanoines de Lirey) ; Henri d’Orléans, « Lettre d'approbation de la fondation de Geoffroi de Charny, 28 mai 1356 ».
              • Archives
                ADA (Arch. dép. de l'Aube), 9 G 1 : « Diverses donations, privilèges et bénéfices accordées à la collégiale de Lirey et ses visiteurs, dont une bulle pontificale en février 1354, une donation de Geoffroy de Charny en 1354, une donation par divers prélats de la cour du pape en 1357 ».
              • Archives
                • ADA (arch. dép. de l'Aube), 9 G 4 : Philippe VI, « Charte approuvant la fondation d’une chapellenie à Lirey par Geoffroy de Charny, juin 1343 » ; Humbert de Villersexel, « Reçu des éléments déposés par le chapitre dont le Suaire, 6 juillet 1418 » ; « Sommation à Marguerite de Charny par le Parlement de Dole de restituer le suaire et arrêt ordonnant la restitution, 8 et 9 mai 1443 » ; « Arrêt de la curie de Besançon ordonnant restitution du suaire, 18 juillet 1447 » ; « Instance du chapitre de Lirey auprès du prévôt de Troyes en vue d’une restitution du saint Suaire, 6 novembre 1449 » ; « Promesses de rente de Louis de Savoie aux chanoines de Lirey, 6 février et 23 mai 1464 » ; « Supplique du chapitre de Lirey au roi de France, 14 mai 1474 ».

              Bibliographie :
              • NICOLOTTI, A., Storia e leggende di una reliquia controversa, Rome, Giulio Einaudi, 2015, p. 53-69.
              • DITTMAR, P.-O., «La mécanique des suaires », in Daniel Dubuisson et Sophie Raux (dir.), À perte de vue, les nouveaux paradigmes du visuel, Dijon, Les presses du Réel, 2015.
              • ABALLEA, S., Les saints sépulcres monumentaux du Rhin supérieur et de la Souabe (1340-1400), Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, 2003.
              • BRUNA, D., Enseignes de pèlerinage et enseignes profanes, Paris, Réunion des musées nationaux, 1996, p. 61-62.
              • BRUNA, D., «La diffusion des enseignes de pèlerinage », in Léon Pressouyre (dir.), Pèlerinages et croisades, Paris, Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, 1995, p. 201-214.
              • CELIER, O., Le signe du linceul. Le Saint Suaire de Turin : de la relique à l'image, Paris, Cerf, 1992.
              • SAXER, V., «Le suaire de Turin aux prises avec l'histoire », in Revue d'histoire de l'Eglise de France, volume 76, n°196, 1990, p. 49-121.
              • PERRET, A., «Essai sur l'histoire du Saint Suaire du XIVe au XVIe siècle  », in Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, t. IV, Paris, 1960, p. 21-55.
              • PREVOST, A., L'ancienne collégiale de Lirey, Arcis-sur-Aube, Frémond, 1900.
              Etude(s) universitaire(s) :

              PHOTOGRAPHIES LIÉES

              Objet de dévotion :
              • Le saint Suaire, photographi� en 1931 - Giuseppe Enrie (source : Wikicommons)
              • Dessin par Arthur Forgeais de l'enseigne de pèlerinage du Pont-au-Change, c. 1340-1370, conservée à Paris, musée national du Moyen Âge - Thermes et hôtel de Cluny (Collections de plombs historiés trouvés dans la Seine, tome IV, 1865, p. 105) - Arthur Forgeais - 1865
              Edifice :
              Autre :

              À PROPOS DE L'ENQUÊTE

              Enquêteur :
              • SARZEAUD Nicolas
              Rédacteur :
              • SARZEAUD Nicolas
              Date de l'enquête :
              2018
              Date de rédaction de la fiche :
              2018
              Etat de l'enquête :
              Complète
              Pour citer cette ficheSARZEAUD Nicolas, « Saint-Suaire-de-Lirey », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
              url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/732/saint-suaire-de-lirey, version du 26/03/2018, consulté le 20/11/2018