INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Benoît-de-Fleury-sur-Loire

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Benoît-de-Fleury-sur-Loire
Période d'activité :
VIIe siècle - 2018
Commune :
Saint-Benoit-sur-Loire
Département :
Loiret
Vue du chevet de l\'abbatiale

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Saint-Benoit-sur-Loire
Hameau/Lieu-dit :
Diocèse :
Actuel: Orléans (VIIe siècle - 2018)
Ancien:
Paroisse :
Actuelle: Groupement paroissial de Sully-sur-Loire (? - 2018)
Ancienne: Saint-Benoît (1791 - ?)

Site

Type de site :
Plaine
Altitude :
113 m

Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Bourg
Type de proximités :
Cours d'eau
Compléments :
Saint-Benoît-sur-Loire est situé au creux d’un méandre de la Loire.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Benoît-de-Fleury-sur-Loire (VIIe siècle - 2018)
Compléments :
Le pèlerinage à saint Benoît a débuté dès l’arrivée des reliques, que les moines de l’abbaye de Fleury étaient allés chercher au Mont-Cassin, vers 660.
Type de lieu de culte :
Abbatiale
Nom du lieu de culte :
Saint-Benoît
Saints patrons :
  • Benoît (VIIe siècle - 2018)
Compléments :
Le monastère de Fleury fut fondé à l'initiative de l'abbé de Saint-Aignan d'Orléans Léodebaud, par son testament de 640. Une église était alors dédiée à saint Pierre, au nord du monastère, l’autre à la Sainte Vierge, à l’est. C’est dans cette dernière que les reliques de Benoît furent déposées définitivement.

Le monastère fut placé sous le patronage de saint Pierre. Au VIIIe siècle, le monastère en changea pour adopter celui de Benoît, dont il détenait les reliques depuis le siècle précédent.


L’abbatiale devint à la Révolution l’église paroissiale de Saint-Benoît-sur-Loire (1791) en lieu et place de l’église Saint-Sébastien, démolie en 1809 (voir fiche Saint-Sébastien-de-Fleury). L’abbatiale a aujourd’hui le statut de basilique.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Benoît
Nature de l'objet :
Corps saint (= en entier)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Les reliques de Benoît ont été plusieurs fois déplacées. Elles reposent aujourd’hui dans la crypte.
Datation de l'objet :
VIe siècle
Compléments :

Les reliques de Benoît de Nursie furent tout d’abord déposées dans une église édifiée à la fin du VIIe-début du VIIIe s. par l’abbé Adalbert, l’église Sainte-Marie. En 837, l’abbé accéda à la requête du peuple qui demandait que les reliques soient exposées plusieurs jours hors des cryptes. Au siècle suivant, l’abbé Vulfadus (943-963) avait fait élever les reliques de Benoît de la crypte vers le maître-autel de l’abbatiale. À la fin du IXe siècle, l’église fut reconstruite après les destructions des Normands, puis brûla en 1026. Après cet incendie, la châsse de saint Benoît fut réinstallée dans le sanctuaire, devant l’autel majeur. Lors de l’achèvement des parties orientales de l’église, on fabriqua une nouvelle châsse, qui fut déposée dans la crypte, où elle resta jusqu’en 1207. À partir de là, la châsse fut à nouveau exposée dans le chœur, sur l’autel majeur, ou plus probablement sur une tribune élevée derrière l’autel. Le coutumier de l’abbaye précise que cette châsse était d’or et d’argent, sertie de pierres. Elle avait été réalisée grâce à un important don du gardien du trésor Gaufridus de Almenilla ; ce dernier avait demandé à l’abbé et au chapitre de prélever sur ce don un marc d’or pendant deux ans pour l’entretien du luminaire de l’église.



Au VIIIe s., une partie des reliques de Benoît furent restituées aux moines du Mont-Cassin.


LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Les reliques de saint Benoît de Nursie (né à la fin du Ve s., mort vers 560, il a laissé la règle dite bénédictine), « père des moines d’Occident », auraient été "enlevées" du monastère du Mont-Cassin par une délégation de moines envoyée par l’abbé de Fleury Mommole à la fin du VIIe ou début du VIIIe s et rapportées dans le monastère du Val-de-Loire.
Miracles :

Nous disposons de neuf livres recensant les Miracula sancti Benedicti advenus dès l’arrivée des reliques de Benoît à Fleury, écrits par cinq auteurs différents entre le IXe et le XIIe siècles. Dès avant l’arrivée des reliques à Fleury, sur le trajet de la délégation qui s’était rendue au Mont-Cassin, un aveugle recouvre la vue, un paralytique l’usage de ses jambes et un double miracle de résurrection permet de distinguer les reliques de Benoît de celles de sa sœur Scholastique.

Les miracles opérés par les reliques de Benoît vont de la thérapie à la résurrection, en passant par des actes de justice et des sauvetages de naufragés.

Type(s) de motivation :
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Thérapie
  • Grâce particulière
  • Folie
  • Exorcisme
Compléments :

Les miracles attribués à saint Benoît sont très divers. Les maladies physiques « guéries » par Benoît, telles que l’infirmité, la cécité ou le mutisme (cinq à six guérisons dans les neuf livres), la paralysie (une vingtaine dans les neuf livres), étaient fréquentes (ce sont des miracles « évangéliques »). Mais on trouve parmi les récits de miracles des recours moins répandus, comme celui d’une femme qui pria saint Benoît à l’église pour que ce dernier vînt au secours de son fils, condamné à la pendaison parce qu’il avait volé, mais par nécessité. Saint Benoît, toujours d’après ces miracles, était intervenu pour délivrer un enfant enlevé par un loup. Mais l’intervention de Benoît ne se bornait pas au secours de ceux qui l’imploraient. Il infligeait également des châtiments à ceux qui spoliaient ou menaçaient les biens du monastère ou faisaient preuve d’irrévérence à l’égard des reliques ou des moines de Fleury, ou encore à ceux qui ne chômaient pas les jours de ses fêtes.


Les miracles ne survenaient pas seulement auprès des reliques, mais également dans des lieux dépendants de l’abbaye et consacrés à saint Benoît (Rocher, p. 254 sq.).
Jour(s) de fête :
  • Benoît (21 mars)
  • Translation de saint Benoît (11 juillet)
  • Tumulation de saint Benoît (4 décembre)
Type de fréquentation :
Inconnu
Pratiques individuelles :
  • Approcher du tombeau
Pratiques en présence du clergé :
  • Inhumation
  • Neuvaines
Ex voto :
    Confrérie(s) :
      Indulgence(s) :
      • Partielle 7 j. (1207)
        L’archevêque de Sens, les évêques de Paris, Orléans, Auxerre et Nevers accordent des indulgences à ceux qui avaient assisté à la translation des reliques de Benoît dans une nouvelle châsse déposée sur le maître-autel et à tous ceux qui, à l’avenir, viendront prier auprès des reliques depuis la veille de la fête de saint Benoît le 11 juillet jusqu’au lendemain des octaves (Prou, Vidier, t. II, p. 186).
      • Partielle 7 j. (1207-1208)
        L’archevêque de Bourges accorde les mêmes indulgences (Prou, Vidier, t. II, p. 188).
      • Plénière (1597)
        Clément VIII octroie, le 1er décembre 1597, une indulgence plénière à ceux qui visiteront l’église de l’abbaye de Fleury les jours de fête de saint Sébastien et de la translation de saint Benoît le 11 juillet (Rocher, p. 530).
      • Partielle (1805)
        À l’occasion de sa visite des reliques de saint Benoît, l’évêque Bernier créé une fête avec octave, fixée au 22 septembre, et obtient du cardinal-légat Caprara une indulgence plénière au jour de cette fête (Vincent, La renaissance de l’abbaye de Fleury, p. 19).
      Compléments sur le culte :
      La fête de la Tumulation commémorait la révélation faite à l’abbé Mommole de l’endroit élu par saint Benoît pour devenir le lieu de son repos, à Fleury, à savoir l’église Notre-Dame. Au XIe siècle, on célébrait la fête de l'Illation, qui commémorait, au IXe s., le retour des reliques de Benoît d'Orléans, où elles avaient été mises à l'abri des Normands, à Fleury (Rocher, p. 103). Le coutumier de Fleury (XIIIe s.) rapporte également que l’on célébrait, le 12 des calendes d’avril, la consécration des autels de Sainte-Marie et de Saint-Benoît (Rocher, p. 326).

      L'ÉDIFICE

      Description :

      L’abbé Adalbert édifia une nouvelle abbatiale entre 679 et 710 pour accueillir les reliques de saint Benoît après leur arrivée à Fleury (Vergnolle, 2013, p. 210), devenue l'église Notre-Dame et Saint-Benoît. Elle fut reconstruite à la fin du IXe après l’invasion des Normands. En 1026, un terrible incendie ravagea cette dernière, l'église Saint-Pierre ainsi que le bourg. L’abbé Gauzlin entreprit la reconstruction de l’église Notre-Dame et Saint-Benoît. Le nouvel édifice fut dédicacé en 1218.

      L’abbatiale est régulièrement orientée. Elle se compose d’une nef de sept travées bordée de collatéraux, et d’un large transept débordant ouvrant sur deux chapelles. Le chœur à déambulatoire, précédé d’une travée droite, ouvre également sur quatre absidioles. À l’ouest, une vaste tour carrée forme le porche de l’église.

      Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
        Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
        • Crypte (XIe siècle)
          La crypte, qui s’étend sous le chevet à déambulatoire, remonte au troisième quart du XIe s. Elle ouvre sur deux chapelles au nord et au sud et deux chapelles rayonnantes à l’est. Depuis la chapelle sud, on accède à la crypte dite de saint Mommole, édifiée quant à elle au début du XIe s., en lien avec les cryptes et les chevets qui ont précédé les édifices actuels. La châsse de saint Benoît est placée dans une niche située au chœur d’un rond-point constitué par la retombée de huit doubleaux (Sapin, Les cryptes, p. 257).
        • Autre (XIIe siècle)
          Le linteau du portail nord de l’abbatiale représente l’adventus des reliques de saint Benoît, depuis la découverte au Mont-Cassin jusqu’à leur arrivée à Fleury, illustration littérale de l’Historia translationis, récit fondateur écrit au IXe siècle par Adrevald (Vergnolle, 2013, p. 214).
        • Autre (XIIe siècle)
          Neuf chapiteaux de l’abbatiale racontent en onze scènes la vie et les miracles de saint Benoît (Ph. Verdier, La vie et les miracles…).

        HISTOIRE DU SANCTUAIRE

        Origines :
        Date de première mention : IXe siècle
        Initiative de la fondation :
        • Religieux
        Environnement institutionnel, politique et religieux :
        L’abbaye de Fleury-sur-Loire a été fondée vers 640 par Léodebode, abbé de Saint-Aignan d’Orléans. Sous l’un de ses abbés, sans doute Mommole (632-663), les moines de Fleury rapportèrent d’une expédition menée avec des émissaires de l’évêque du Mans les reliques de saint Benoît de Nursie de son monastère du Mont-Cassin, en Italie, à l’abandon depuis l’invasion des Lombards. Le monastère était pourvu d’un scriptorium de grande renommée, particulièrement à l’époque de l’évêque d’Orléans Théodulphe, contemporain de Charlemagne. Au moment des invasions normandes, le monastère est incendié (865). Il est ensuite réformé par Odon de Cluny dans les années 930, réforme qui signe la renaissance religieuse et culturelle de l’abbaye. Celle-ci devient un relais de la réforme clunisienne et les premiers capétiens lui accordent protection et libéralités, qui permettent notamment aux moines des reconstructions d’ampleur. L’apogée intellectuel de l’abbaye se situe au début du XIe s. avec l’abbatiat d’Abbon (mort en 1004) et de son successeur Gauzlin. Mais dès le XIIe s., l’abbaye connaît un lent déclin et traverse des périodes marquées par les guerres de Religion du XVIe s., les difficultés financières, la Révolution. En dépit d’une tentative de réforme par l’ordre de Saint-Vanne au XVIIe s., l’abbaye est supprimée en 1789 et les moines dispersés quelques années plus tard.
        Phases d'évolution :

        Les premières attestations du pèlerinage remontent sans doute au moins au IXe s., date de rédaction du premier recueil de miracles.

        Depuis le chevet de l’église reconstruite au XIe s., les laïcs pouvaient probablement accéder à la crypte, mais la communauté monastique ne favorisa jamais un pèlerinage populaire. Les choses changèrent avec la nouvelle présentation des reliques sur l’autel, au XIIIe s., là où elles étaient visibles de tous (Vergnolle, 2013, p. 214).

        Evénements marquants :
        • Mise à l'abri de l'objet de dévotion (IXe siècle)
          Vers 865, les Normands parviennent à Fleury, où ils pillent et incendient l’abbaye. Les reliques de saint Benoît sont emportées par les religieux dans leur fuite. Elles demeurent durant un temps à Saint-Aignan d’Orléans.
        • Fixation de fête (XIe siècle)
          C’est au XIe s. qu’on substitua à la fête de la Tumulation, la fête de l’Illation, qui commémorait la translation, au IXe s., des reliques de Benoît d’Orléans, où elles avaient été mises à l’abri, à Fleury.
        • Incendie (1026)
          Après un incendie, l’abbatiale est reconstruite. La châsse de saint Benoît est réinstallée dans le sanctuaire, devant l’autel majeur (Vergnolle, 2013, p. 210).
        • Inhumation (1108)
          En août 1108, Philippe Ier, roi de France excommunié par le pape, est inhumé, selon ses voeux, dans l’église abbatiale (Rocher, p. 269-270).
        • Translation (1108)
          Les reliques de Benoît sont translatées dans une châsse préparée par l’abbé Boson, et qui doit être placée dans la crypte, sous l’autel matutinal dédié à saint Benoît (Rocher, p. 266).
        • Translation (1207)
          Le 11 juillet 1207, les reliques de saint Benoît sont retirées de la crypte où elles se trouvent depuis 1108 et sont déposées dans une châsse neuve que fit fabriquer l’abbé Garnier, installée sur l’autel majeur (Rocher, p. 307-309).
        • Dédicace (1218)
          La nouvelle église, dont la reconstruction avait été entreprise après l’incendie de 1026, est dédicacée.
        • Destruction (XVIe siècle)
          Au milieu du XVIe s., lorsque éclatent à Fleury les troubles liés aux guerres de Religion, la châsse de saint Benoît est brisée et des ornements précieux et manuscrits du monastère emportés.
        • Translation (1580)
          Une nouvelle châsse fut confectionnée pour accueillir les restes de saint Benoît, la châsse du XIIIe s. ayant été l’objet de la cupidité de l’abbé Odet de Coligny vers 1562.
        • Translation (1663)
          Un procès-verbal daté du 6 mai 1663 constate la translation des reliques de Benoît dans une nouvelle châsse (Rocher, p. 530).
        • Départ des religieux (1792)
          L’abbaye ayant été supprimée en 1789, les derniers religieux quittent Fleury en 1792.
        • Mise à l'abri de l'objet de dévotion (1794)
          Le sacristain de l’abbaye cache le coffre contenant les reliques dans le grenier d’une maison de la rue Saint-André (Vincent, La renaissance de l’abbaye de Fleury, p. 15).
        • Fixation de fête (1805)
          L’évêque d’Orléans Bernier, à l’occasion de sa visite des reliques de saint Benoît le 5 septembre 1805, décide la création d’une fête solennelle avec octave pour le 22 septembre suivant (Vincent, La renaissance de l’abbaye de Fleury, p. 19, arch. du diocèse d’Orléans, 50 J 787).
        • Reconnaissance de reliques (1805)
          Le 5 septembre 1805, l’évêque d’Orléans Bernier vient vérifier l’état des reliques de saint Benoît (Vincent, La renaissance de l’abbaye de Fleury, p. 19).
        • Translation (1825)
          Après le pillage de la châsse en 1793, les reliques sont cachées, puis déposées dans un nouveau reliquaire de bois en 1825.
        • Installation des religieux (1944)
          Le 11 octobre 1944, une communauté de moines de La Pierre-qui-Vire s’installe à Saint-Benoît-sur-Loire. La décision avait été prise dès 1853 par le fondateur de La Pierre-qui-Vire, le père Muard, en réponse à l’appel de l’évêque d’Orléans Mgr Dupanloup, qui désirait la réinstallation de religieux en ce lieu comme gardiens du tombeau de saint Benoît. Le projet ne put être exécuté cependant que 90 ans plus tard (Vincent, La renaissance de l’abbaye de Fleury, p. 10).
        Rayonnement(s) :
        • Régional (801 -> 1300)
          Une étude fine de la provenance géographique des miraculés recensés dans les différents recueils de miracles permettrait de donner une idée plus précise de l’audience du pèlerinage à saint Benoît au Moyen Âge. En l’état actuel des connaissances, il semble que des pèlerins venaient au moins de toute la région, voire des régions voisines, ou même d’autres pays (Italie).
        • International (1901 -> 2018)
          De nos jours, de nombreux visiteurs viennent à Saint-Benoît-sur-Loire, dont des pèlerins mais également de simples touristes.

        RÉFÉRENCES

        Source(s) :
        • Source publiée
          PROU, M., VIDIER, A., Recueil des chartes de l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, Paris-Orléans, Picard et Herluison, 2 t., 1900-1937.
        • Site internet
          Loiret Secret, Blog de la Bibliothèque Diocésaine d’Orléans, récit d’un pèlerin en 1883 : https://bibliothequecerc.wixsite.com/orleanssecret/single-post/2017/11/11/P%C3%A8lerinage-de-Saint-Beno%C3%AEt-sur-Loire
        • Recueil de miracles
          Livre I des Miracula sancti Benedicti par Adrevald (milieu IXe s.) ; Livres II et III par Aimoin (premières années du XIe s.) ; Livres IV à VII par André après 1010 ; livre VIII par Raoul le Tourtier (ou Tortaire), seconde moitié du XIe-début XIIe s. ; livre IX par Hugues de Sainte-Marie, XIIe s.
        • Recueil de miracles
          Les miracles de saint Benoît [Texte imprimé] / écrits par Adrevald, Aimoin, André Raoul Tortaire et Hugues de Sainte-Marie, moines de Fleury ; réunis et publiés par E. de Certain, Paris, Vve J. Renouard, 1858.
        • Archives
          Arch. dép. du Loiret, 3 H 20-H 38, en particulier 3 H 33, reliques et culte de Saint-Benoît, 1364-1736.
        Bibliographie :
        • VERGNOLLE, É., «Création artistique et spiritualité à Saint-Benoît-sur-Loire : la nef de l'abbatiale (vers 1160-1207) », in Bulletin monumental, vol. 171, 2013, p. 207-243.
        • VERGNOLLE, É., «Le monastère et l'église abbatiale de Fleury », in Lumières de l'an mil en Orléanais. Autour du millénaire d'Abbon de Fleury, Turnhout, Brepols, 2004, p. 155-172.
        • RICHÉ, P., «Relations entre l'abbaye de Fleury-sur-Loire et les pays celtiques (Xe-XIe siècles) », in Corona monastica. Moines bretons de Landévennec : histoire et mémoire celtiques, Rennes, PUR, 2004.
        • DAVRIL, A., «Un monastère et son patron. Saint Benoît, patron et protecteur de l'abbaye de Fleury », in Cahier de recherches médiévales et humanistes, vol. 8, 2001, p. 43-55.
        • VINCENT, A., Saint-Benoît-sur-Loire : La renaissance de l'abbaye 1850-1994, Paris, Beauchesne, 1994.
        • VERGNOLLE, É., Saint-Benoît-sur-Loire et la sculpture du XIe siècle, Paris, 1985.
        • VERDIER, Ph., La vie et les miracles de Saint Benoit dans les sculptures de Saint-Benoît-sur-Loire, MEFR, 89-1, 1977, p. 117-187.
        • DAVRIL, A., «La vie à l'abbaye de Fleury-Saint-Benoît au XIIIe siècle d'après le coutumier conservé à la Bibliothèque Municipale d'Orléans (manuscrit 129)  », in Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, ser. NS ; vol. 6, 45 bis, 1973-1974, p. 5-30.
        • BAUTIER, R. H., «Le monastère et les églises de Fleury-sur-Loire sous les abbatiats d'Abbon, de Gauzlin et d'Arnaud, 988-1032 », in Mémoires de la Société Nationale des Antiquaires de France, 9e série, IV, 1969, p. 71-156.
        • VIDIER, A., L'historiographie à Saint-Benoît-sur-Loire et les miracles de saint Benoît, Paris, 1965.
        • ROCHER, abbé, Histoire de l'abbaye royale de Saint-Benoit-sur-Loire, Orléans, Herluison, 1865.
        • GRÉGOIRE-LE-GRAND, La vie et les miracles de saint Benoist, abbé, Paris, L. Billaine, 1664.
        Etude(s) universitaire(s) :

        PHOTOGRAPHIES LIÉES

        Objet de dévotion :
        • Châsse de saint Benoît, crypte - Aurélia Bully - 2014
        • Châsse de saint Benoît, crypte - Aurélia Bully - 2014
        Edifice :
        • Vue du chevet de l'abbatiale - Aurélia Bully - 2014
        • Vue du bas-côté sud - Aurélia Bully - 2014
        • Tympan du portail nord - Aurélia Bully - 2014
        • Détail du linteau du tympan du portail nord : translation des reliques de saint Benoît et miracle de la double résurrection qui permit de reconnaître les reliques de Benoît de celles de Scholastique - Aurélia Bully - 2014
        • Clocher-porche de l'abbatiale - Aurélia Bully - 2014
        Autre :
        • L'abbaye de Fleury, Monasticon Gallicanum, ms. lat. 11 821, XVIIe s. - BnF

        À PROPOS DE L'ENQUÊTE

        Enquêteur :
        • BULLY Aurelia
        Rédacteur :
        • BULLY Aurelia
        Date de l'enquête :
        2018
        Date de rédaction de la fiche :
        2018
        Etat de l'enquête :
        En cours
        Pour citer cette ficheBULLY Aurelia, « Saint-Benoît-de-Fleury-sur-Loire », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
        url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/731/saint-benoit-de-fleury-sur-loire, version du 12/03/2018, consulté le 23/04/2018