INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Notre-Dame-de-Bonne-Garde

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Notre-Dame-de-Bonne-Garde
Période d'activité :
XIIe siècle - 2018
Commune :
Longpont-sur-Orge
Département :
Essonne
Basilique Notre-Dame de Longpont-sur-Orge

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Longpont-sur-Orge
Hameau/Lieu-dit :
Diocèse :
Actuel: Évry-Corbeil-Essonnes (1966 - 2018)
Ancien: Paris (XIIe siècle - 1790)
Paroisse :
Actuelle: Notre-Dame de Longpont-sur-Orge (XIIe siècle - 2018)
Ancienne:
Compléments :

Le sanctuaire dépendait du diocèse de Versailles entre 1790 et 1966.



Il a existé une paroisse Saint-Barthelemy installée dans le bas-côté nord de l’église priorale ; mais, selon l’usage, la communauté monastique constituait sa propre paroisse. Sur la base d’une simple suggestion de l’abbé Lebeuf en 1757, on a inventé une église Saint-Barthelemy au hameau de Guipereux, qui aurait été donnée par Robert le Pieux à l’abbaye Saint-Barthelemy Saint-Magloire de Paris. Cette paroisse aurait été transférée ensuite dans la priorale Notre-Dame. Mais le dernier éditeur des actes anciens mentionnant Guipereux, tous faux ou suspects, a montré qu’ils concernent un hameau d’Hermenay dans les Yvelines (L. Fossier, Chartes et documents de l’abbaye de Saint-Magloire, I, Paris-Turnhout, 1998, n° 2, 3, 8, 27, etc.).


Site

Type de site :
Rive de cours d'eau
Altitude :
59 m
Compléments :
La basilique occupe le centre du bourg ancien.

Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Bourg
Type de proximités :
Cours d'eau
Compléments :
Le nom de Longpont désignerait non pas un pont, mais un passage ancien de l’Orge très marécageuse (cf. Nouvelle revue d’onomastique, 2005, p. 125). Le souvenir de ce passage ou chaussée s’est conservé dans le nom d’un hameau voisin, Guipereux (gué pierreux).

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Notre-Dame-de-Bonne-Garde (XIIe siècle - 2018)
Compléments :
L’épithète « de Bonne Garde », d’abord contestée par le prieur claustral qui n’en trouve de justification « ni dans l’Évangile ni dans les litanies de la Vierge », s’impose rapidement, avant la Révolution (Réale, 1988, p. 85).
Type de lieu de culte :
Basilique
Nom du lieu de culte :
Notre-Dame de Longpont, puis basilique Notre-Dame de Bonne Garde
Saints patrons :
  • Vierge Marie (XIe siècle - 2018)
Compléments :
Longpont-sur-Orge était un prieuré clunisien. L’église, sous le patronage de Notre-Dame vers 1060, est d’abord une église priorale de sa fondation à la Révolution, puis une église paroissiale. Elle est élevée au rang de basilique mineure en avril 1913 (décret de Pie X, février 1913).

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Notre-Dame de Bonne-Garde
Nature de l'objet :
Statue
Matériau de l'objet :
Bois
Dimensions de l'objet :
H : 160 cm
Emplacement :
La statue est placée au sommet du maître-autel.
Datation de l'objet :
XIXe siècle
Compléments :
C’est vers la fin du XIIIe ou au début du suivant que le sacriste Gérard de Belna a fait faire une statue de la Vierge, placée au-dessus du grand autel (Giraldus de Belna, quondam sacrista Longipontis, qui fieri fecit benedictam ymaginem gloriose virginis Marie supra magnum altare, Obituaire de Longpont, 3 novembre, éd. Molinier, I, p. 527). Aucun indice d’une statue antérieure, sauf si l’on considère que le sceau du prieuré de Longpont au XIIIe siècle — une Vierge à l’enfant assise, couronnée, voilée et nimbée, tenant à main droite un sceptre fleurdelisé (Douet d’Arcq, n° 9408-9410) —, pourrait évoquer une statue. Cette statue aurait disparu à la Révolution (Reale, 1988, p. 159, sans citer aucune source). L’auteur de la notice de 1869 affirme au contraire qu’elle y a échappé (Jouan, 1869, p. 24). Elle a été remplacée au milieu du XIXe siècle par la statue polychrome actuelle, qui serait en chêne. Il est probable que c’est l’abbé Arthaud qui l’a fait réaliser vers 1850. On aurait inséré dans sa jambe et son pied droits un fragment de l’ancienne statue de bois (Réale, 1988, p. 12 ; lettre du chanoine Nicolas, 1912, archives paroissiales). Elle est illustrée par une image de confrérie (INHA, OB 2, 122 et 123) qui semble être celle éditée en 1857-1858 (Bibliographie de l’Empire français, t. 8, gravures, n° 1433), laquelle a été reproduite ensuite en carte postale. On trouve une image différente dans De Gaulle, 1876. En mai 1872, elle a été couronnée ainsi que l’Enfant, par Mgr Sive, de deux couronnes globuleuses offertes par Pie IX (Reale, 1988, p. 159). Volées en 1948, les couronnes ont été remplacées par des copies (base Palissy, IM 91001133). — Il existe également une statuette appelée Notre-Dame de Bénédiction, qui était utilisée pour les bénédictions après la messe et les jours de pèlerinage (Jouan, 1869, p. 24).

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Un légendaire est énoncé pour le première fois en 1852 (Arthaud, 1852, p. 14-18). Il est résumé ainsi par le père Gatineau, actuel recteur de la basilique :  « On raconte qu’un jour, il y a très longtemps, des bûcherons gaulois auraient découvert, dans un chêne creux de la butte de Longpont, une statue de bois représentant une femme avec un enfant dans les bras. L’effigie était accompagnée d’une inscription latine bien mystérieuse pour les païens : Virgini pariturae,  « À la Vierge qui va enfanter ». Les druides auraient commencé à vénérer cette image de la déesse mère. Plus tard saint Denis, et son compagnon saint Yon, seraient passés par Longpont. Ils expliquèrent aux druides comment la prophétie sur la Vierge s’était enfin réalisée. Celle que les Gaulois du bord de l’Orge vénéraient sans la connaître était bien la Vierge Marie, mère du Sauveur. Saint Yon serait resté sur place, il portera l’Évangile dans la région. Il aurait été décapité vers 290. Avant de partir pour Paris, saint Denis aurait laissé à Longpont une précieuse relique : un morceau du voile de la Sainte Vierge. Une statue et une relique seraient donc à l’origine du sanctuaire de Notre-Dame de Longpont ».
Miracles :
Le plus ancien miracle recensé est celui de la guérison d’Étienne de Vitry vers 1120 ; d'autres guérisons auraient eu lieu en 1843, puis dans les années 1850-1860 et ensuite.
Type(s) de motivation :
  • Action de grâce
  • Voeu
Recours :
  • Thérapie
  • Pluie
  • Noyade
  • Autre
Compléments :
On avait recours à la Vierge de Longpont pour des thérapies (XIIIe s.,  XVIIIe, XIXe s., XXe s.), pour obtenir la pluie (dicton : Va à Longpont, t’apporteras de l’eau derrière tes talons (Seignolle, Contes et légendes des pays de France, t. 4), pour la bonne croissance des enfants (XIXe s.), contre les risques de noyade.
Jour(s) de fête :
  • Nativité Vierge Marie
Type de fréquentation :
Saisonnier
Compléments sur les fréquentations :
Avant la Révolution et jusqu’en 1850 : Pèlerinage à la Nativité de la Vierge et dans son octave (7-15 septembre), mais la fréquentation des autres fêtes de la Vierge est également encouragée. À partir de l’abbé Arthaud, le mardi de Pentecôte est plutôt la fête des Saintes-Reliques tandis que le pèlerinage de la Nativité (7-15 septembre) est consacré à la Vierge (Jouan, 1869, p. 19 et 29). Par la suite, les pèlerinages s’étendent de la Pentecôte à l’Assomption, et aussi en septembre. Le pèlerinage de la Pentecôte reste aujourd’hui le principal.
Pratiques individuelles :
  • Passer sous la relique
Pratiques en présence du clergé :
  • Processions
  • Offrandes
  • Neuvaines
  • Vêpres
Ex voto :
  • Texte gravé (1860-1930)
    Environ 200 plaques ex-voto dans le sanctuaire. Quelques-unes précisent l’objet de la reconnaissance : guérisons, retour du fils de la Grande Guerre.
Confrérie(s) :
  • Sainte Vierge (XIVe siècle)

    Confrairie de la Sainte Vierge puis Sainte Confrairie de Notre-Dame de Bonne Garde en son Église de Longpont en 1747 (épithète nouvelle contestée par le prieur : Réale, 1988, p. 85), Confrérie de Notre-Dame de Bonne Garde (XVIIIe-XIXe siècles) puis Archiconfrérie de Notre-Dame de Bonne Garde à partir de 1860.

    C’est très abusivement qu’on a vu dans un acte du prieur Thibaud (1150-1180), où le prieur se dit par deux fois, par humilité, fratrum de Longo Ponte servus, l’origine de la confrérie (Marion, 1879, p. 233, n° 288). Il est vraisemblable que la confrérie a été fondée au XIVe (comme au Blanc-Mesnil et à Aubervilliers) ou au début du XVe siècle. Le plus ancien document attestant l’existence d’une confrérie est un bail du 8 mars 1415 au profit de la Confrérie Notre-Dame de Longpont. Des confrères ainsi qu’un gouverneur de la Confrérie sont attestés à maintes reprises en 1518, 1519, 1523 et 1532 (C. Julien, « Longpont sous le règne de François 1er », septembre 2008, vieux-marcoussis.pagesperso-orange.fr).

    L’abbé Arthaud cite un registre de la confrérie de 1635, en tête du registre qu’il a ouvert en 1850. Les caractéristiques de ce registre inconnu semblent identiques à celles du registre ouvert en 1747, où sont inscrits 1 100 membres entre 1747 et 1777 (surtout des femmes du peuple représentant soixante-dix paroisses de l’Essonne, des Yvelines et de Paris ; un enfant de trois mois aurait également été inscrit !). — Ces chiffres sont bien faibles en regard de la confrérie de Saint-Sulpice de Favières qui, à 20 km de là, recueille 28 000 adhérents dans la même période, rayonnant sur plus de 500 paroisses (Ferté, 1962, p. 358) —. Celle de Longpont ne compte que 786 membres en 1768, elle a un marguillier et un sacristain. Un nouveau registre reçoit 900 noms entre 1778 et 1849. En 1850, la confrérie qui n’a plus qu’un membre est reconstituée et recueille 70 adhésions. Les statuts (Arthaud, p. 76-79 ; Reale, p. 160-161) prévoient la prière quotidienne à Notre-Dame de Bonne Garde, la messe dans la chapelle de la Confrérie tous les samedis, le service solennel au décès d’un confrère, la visite de l’église au moins une fois par an, etc. Les adhésions peuvent être annuelles et renouvelables, ou perpétuelles. Elle recueille 10 000 adhésions entre 1850 et 1889 (dont de nombreux membres du haut clergé), autant de 1890 à 1935 et 10 000 encore de 1935 à 1944 (estimation sujette à caution, le registre n’ayant pas été rempli après 1935, mais les adhésions sont bien de mille à plusieurs milliers par an dans les années 1930), puis connaît un net affaiblissement dans les années 1950 (Reale, 1988).
Indulgence(s) :
  • Plénière (1665)
    Alexandre VII octroie une indulgence plénière aux membres de la confrérie (à leur entrée, à l’article de la mort et à leur visite de l’église lors de la fête de la Nativité de la Vierge) ; sept années et sept quarantaines de pénitences aux quatre autres fêtes de la Vierge ; soixante ans de pénitences aux messes, offices et assemblées pour les affligés et les malades dans le cadre de la confrérie ; le tout à perpétuité (éd. Arthaud, 1852, p. 56-60 ; résumé dans Réale, 1988, p. 68-69).
  • Partielle 300 j. (1808-1809)
    Pie VII octroie une indulgence de 300 jours à perpétuité chaque jour de la neuvaine, et une indulgence plénière à perpétuité au jour de la fête ou dans un jour de l’octave à ceux qui auront fait la neuvaine et prieront avec ferveur, toutes applicables aux âmes du purgatoire (Arthaud, p. 103-104).
  • Plénière (1838)
    Grégoire XVI octroie une indulgence plénière aux pèlerins, aux fêtes de la Vierge : Nativité, Annonciation, Purification et Assomption (Réale, p. 133).
  • Plénière (1851)
    Pie IX octroie une indulgence plénière aux membres de la confrérie à douze fêtes (les cinq fêtes de la Vierge plus l’Exaltation, l’Invention de la Croix et les fêtes des saints Joseph, Anne, Denis, Marcel et Benoît), plus une indulgence de sept ans et sept quarantaines pour les confrères ou associés qui visitent l’église dans les dimanches suivants (éd. Arthaud, 1852, p. 68-71).
  • Plénière (1861)
    Pie IX octroie une indulgence plénière à tous ceux qui viennent en pèlerinage et aux membres de l’archiconfrérie à l’article de la mort, ainsi qu'une indulgence de sept ans et sept quarantaines quand ils visitent quelqu’un pour le ramener à Dieu (Reale, p. 151).
  • Partielle (1876)
    Pie IX octroie des indulgences pour encourager les fidèles à prier dans l’église de Longpont, et pour encourager les adhésions à l’archiconfrérie (quel que soit le jour et applicable aux âmes du purgatoire).
  • Plénière (1877)
    Pie IX octroie une indulgence plénière à tous ceux qui, ne pouvant venir prier Notre-Dame de Bonne Garde dans son église, mais en ayant le désir, la prieraient dans une autre église.
  • Partielle (1884)
    Léon XIII octroie des indulgences pour encourager les pèlerinages.
  • Partielle 300 j. (1920)
    Benoît XV octroie 300 jours d’indulgences en faveur de la prière à Notre-Dame de Bonne Garde.
Compléments sur le culte :

Le légendaire suggéré par l’abbé Arthaud, faisant référence à une Chronique de Montlhéry qui n’existe pas, n’a pas d’origine populaire. L’abbé a copié et adapté à Longpont la légende élaborée pour Chartres dès la fin du XIVe siècle (Vieille chronique de Chartres, éd. Merlet, Cartulaire de Notre-Dame de Chartres, t. 1, 1862, p. 1-3). Cette légende, confortée par les érudits du XVIe siècle — l’huissier du chapitre Duparc après 1568 (Histoire chartraine, BNF, lat. 5986), Belleforest, Cosmographie universelle, 1575, p. 302-303, et Sébastien Roulliard, Parthénie..., 1609, p. 83-100 ; bon résumé dans l’ouvrage maintes fois réédité du jésuite François Poiré, La triple couronne de la bien-heureuse Vierge..., Paris, 1630, p. 190 —, a fait l’objet des travaux de Nicolas Balzamo, Les deux cathédrales. Mythe et histoire à Chartres (XIe-XXe siècle), Paris, 2012, 382 p. L’abbé Arthaud a remplacé les martyrs de Sens par un « martyr » voisin, saint Yon, dont on ne sait absolument rien, sinon que sa passion diffusée vers la fin du Xe siècle (BHL 4450), qui fait de lui un compagnon de saint Denis, n’est qu’une copie textuelle de la troisième Passion de saint Lucien de Beauvais. Les successeurs d’Arthaud se sont empressés de transformer ses suggestions en certitude. L’ouvrage de Michel Réale (Réale 1988, p. 11-16) ainsi que diverses notices du pèlerinage publiées sur internet se font les colporteurs complaisants de cette légende irrecevable. Elle avait pour dessein, dans le cadre de la concurrence entre les sanctuaires, de donner au culte de la Vierge de Longpont une antiquité qui n’est pas attestée.

Le premier cartulaire de Longpont (BnF Lat. 9968) publié par Marion (Marion 1879) ne fournit, pour les XIe et XIIe siècles, pas d’indice d’un pèlerinage en-dehors du culte normal rendu à la Vierge dans un prieuré qui lui est dédié et de donations liées aux réseaux des prieurs (Poeck, 1986). Notons cependant l’aventure du chevalier Étienne de Vitry : de retour de Jérusalem vers 1120, il est à l’article de la mort en pleine mer : sans doute se voue-t-il à Notre-Dame de Longpont lorsqu’il donne au prieuré la moitié de l’église Saint-Julien le Pauvre à Paris. Il en réchappe et se rend à Longpont déposer sa donation entre les mains des moines (Lasteyrie, Cartul. gén. de Paris, n° 188 ; Marion, 1879, p. 250, n° 311). Plus intéressante est la création d’une foire par Louis VI en 1142 (Marion, 1879, n° 3 et 4), par transfert de celle de Montlhéry, de la veille à l’octave de la Nativité de la Vierge, donc du 7 au 15 septembre : il est vraisemblable que c’est cette foire qui fournira l’occasion  du développement d’un pèlerinage, attesté au XVIIe siècle à cette date.

Avant la Révolution et jusqu’en 1850, le pèlerinage avait lieu à la Nativité de la Vierge et dans son octave (7-15 septembre), mais la fréquentation des autres fêtes de la Vierge était également encouragée. À partir de l’abbé Arthaud, le mardi de Pentecôte est plutôt la fête des Saintes-Reliques tandis que le pèlerinage de la Nativité (7-15 septembre) était consacré à la Vierge (Jouan, 1869, p. 19 et 29). Par la suite, les pèlerinages s’étendent de la Pentecôte à l’Assomption, et aussi en septembre. Le pèlerinage de la Pentecôte reste aujourd’hui le principal.

Durant le pèlerinage, il se pratiquait des neuvaines, des processions à jeun, des offrande de pain bénit. Des malades étaient amenés sur des brancards aux pieds de l’image de Notre-Dame (vers 1795 : Jouan, 1869, p. 17). On observait également un rite de passage sous la châsse : « à droite du grand autel est un buste de Sainte Julienne, placé dans une cuvette de bois ; sa tête creuse est remplie de reliques. Les jours de grande fête, et notamment à la Notre-Dame de septembre, on promène processionnellement cette espèce de reliquaire, porté par quatre jeunes filles ; puis on fait passer au-dessous un grand nombre de petits enfans, afin qu’ils croissent sans accidens ; ensuite on la pose à terre, et on la livre à la vénération du public... » (Dulaure, 1827, p. 218 ; Jouan, 1877, p. 16, affirme que cette procession avait lieu le mardi de Pentecôte). On recommandait également les malades et les défunts à l’issue des vêpres tous les dimanches et fêtes (Jouan, 1869, p. 30).

La basilique possède en outre une collection considérable de reliques — 563 objets (dont 48 concernant le Christ et la Vierge) renfermant 1294 reliques — qui constitue le principal attrait du pèlerinage. Certaines reliques font l’objet d’une dévotion particulière. Cette collection serait la seconde de France après celle de Saint-Sernin de Toulouse, dont l’ancienneté est cependant toute autre. Le noyau de la lipsanothèque de Longpont a été constitué par l’abbé Arthaud (1843-1877), grand collectionneur de reliques, qui a fait passer la collection de 16 à 400 reliquaires. Certaines reliques et quelques reliquaires sont toutefois antérieurs (sources principales : Arthaud, 1852 ; Réale, 1988).

1°/ Reliquaires ou objets du trésor mentionnés au Moyen Âge, mais perdus : – vers 1060-1074 : don par Hodierne, épouse de Guy de Montlhéry, d’un calice d’or de 30 onces et d’une chasuble précieuse, que lui avait confiés saint Hugues (addition à l’obituaire du XIIe s., éd. Molinier, p. 529) ; – 1090-1095 : mention d’une coupe de saint Macaire posée sur l’autel, sur laquelle se garantissent les donations (Marion, chartes 53, 185 et 188) ; – vers 1130 : don de deux phylactères de la Vierge accompagnant une donation (Marion, n° 180) ; – 1373-1384 : relique de la Vraie Croix donnée par l’évêque Aimery de Maignac ; – 1465 : les visiteurs de Cluny déclarent les reliques en bon état, sans précision.

2°/ Reliques mentionnées aux XVIe et XVIIIe siècles : – 1561 (probablement) : reliques cachées dans une cavité murale dans le bas-côté, redécouvertes au XIXe siècle ; – 1651 : relique et châsse de saint Marcel donnée par Michel Le Masle, prieur commendataire et grand chantre de Paris ; – 1713 : don de reliques des saints Cassius, Léonille, Maurice, Cosme et Damien ; – 1743 : translation de reliques des saints Marcel, Côme, Damien, Mamert, Maurice, Vincent, Eustache, Nicolas et Cordule ; – 1757 : l’abbé Lebeuf déclare : « L’Eglise de Longpont n’est point renommée par ses reliques » ; – à la Révolution, les reliquaires sont vendus, mais le curé fait cacher les reliques chez des particuliers.

3°/ Reconstitution des reliquaires après la Révolution : – 1802 : on signale que les reliques attirent des pèlerins ; – 1806 : transfert dans de nouveaux reliquaires des reliques des saints Yon, Urbain, Honoré, Damien, Nicolas, Eustache, Marcel, Mamert, Cosme, Cordule, Julienne ; – 1827 : Dulaure mentionne l’avant-bras et la main de saint Blaise [identifié aujourd’hui comme un bras-reliquaire du XVIIe s.], ainsi que le buste de sainte Julienne, placé dans une cuvette de bois, dont la tête creuse est remplie de reliques ; on la porte en procession à la Notre-Dame de septembre ; – 1832 : l’évêque préconise le transfert des reliques dans des châsses neuves et des coffres ; – 1832-1840 : don de reliques des saints Savinien et Potentien, Riquier et Angilbert, d’un cheveu de la Vierge, de saint Lucien.

4°/ Reliques au temps de l’abbé Arthaud : – 1843 : translation de reliques conservées à Longpont avant la Révolution (selon témoins) : fragment du voile de la Vierge (il sera volé en 1895), fragment de ceinture, reliques des saints Marcel, Geneviève, Maurice, Cassius (avec sceau XVIIIe s.), Mamert, Damien, Cosme, Eustache ; – 1852-1860 : fragment de la Vraie Croix, ossements de sainte Clotilde, portion d’os du bras de saint Denis, nouvelle châsse de saint Marcel, reliques d’Éloi, Maclou, Lazare ; – 1865-1867 :  le chapitre de Turin envoie des fragments de la Vraie Croix et 40 reliques de saints différents (l’évêque de Versailles demandant des garanties sur leur authenticité, le chapitre se contenta de répondre qu’il n’avait pas pour habitude d’honorer des reliques douteuses : Reale, 1988, p.157) ; – 1874 : châsse de saint Mesme.

5°/ Reliques aujourd’hui : la collection a fait l’objet d’un inventaire en 1988 (Chabin et Fay) et l’ensemble a été classé Monument historique. On dénombre 46 châsses (XIXe s.), 4 bras-reliquaires (dont un du XVIIe s.), 13 bustes-reliquaires (avec des authentiques datées entre 1839 et 1901), 23 tableaux-reliquaires, 34 lanternes et monstrances, 442 médaillons et encolpions. Les sept armoires-reliquaires sont ouvertes le dimanche. La plus grande châsse est celle de la tunique d’Argenteuil (1,00 m, XIXe s.) — À signaler également : onze bannières de procession (fin XIXe s.).

L'ÉDIFICE

Description :
De l’église du prieuré clunisien subsistent la nef de six travées (milieu XIIe et début XIIIe s.), le clocher (XIIe et XIIIe s.) et la façade occidentale, au remarquable portail de la Vierge (vers 1235, complété fin XVe s.). Le transept, le chœur et le sanctuaire ont été reconstruits en 1875-1878, et ornés de peintures en 1901-1903, illustrant la légende de la fondation.
Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
    Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
    • Autre
      Statues (XIXe s.), armoires-reliquaires, bannières de procession, ex-voto, inscriptions témoignant des grands événements du sanctuaire (XIXe), dalles funéraires (XVIe-XIXe s.), ombrellino de basilique ; croix Rouge-Fer : ancienne croix de chemin placée dans la basilique en 1931, constituée d’une mince colonne antique surmontée d’une croix forgée très simple aux extrémités aplaties, rappelant, dit-on, la légende du forgeron qui aurait cherché à brûler d’un fer rougi « sainte » Hodierne.
    • Autel (1884)
      Un autel de la Vierge existe depuis 1884.

    HISTOIRE DU SANCTUAIRE

    Origines :
    Date de première mention : 1120
    Initiative de la fondation :
    • Couple de laïcs
    Environnement institutionnel, politique et religieux :

    Entre 1061 et 1070, sur la demande du chevalier Guy (de Montlhéry), l’évêque de Paris Geoffroy remet l’église du bourg de Longpont, fondée et dédiée en l’honneur de la sainte mère de Dieu, aux moines qui s’y trouvent, sous l’autorité de l’abbé de Cluny (Marion, 1879, p. 97, n° 51). L’acte n’est pas daté, son attribution à 1061 ne repose sur rien. La liste des dignitaires du chapitre Notre-Dame permet de le dater entre 1061 et 1070, et plutôt vers 1067-1070. L’affirmation d’une construction de l’église par Robert le Pieux est sans aucun fondement (une inscription fantaisiste a été apposée par l’abbé Arthaud pour accréditer une origine ancienne et prestigieuse). Le fondateur, Guy de Montlhéry, prend l’habit à Longpont (vers 1074 ?) après quelques libéralités envers les moines (Marion, n° 41, 48, 257). C’est son épouse Hodierne qui entrera dans la légende : des notes ajoutées à l’obituaire au XIVe siècle rapportent qu’elle avait donné à Longpont un calice d’or et une chasuble que lui avait remis l’abbé Hugues de Cluny (éd. Molinier, Obituaires, I, p. 529).

      

    Phases d'évolution :

    Le premier témoignage d’un pèlerinage à Notre-Dame de Longpont est l’attestation de guérison de Jehan d’Athis, recueillie en 1282 lors de l’enquête en vue de la canonisation de saint Louis (cf. L. Carolus-Barré, Le procès de canonisation de saint Louis (1272-1297), École française de Rome, t. 194, 1994), et compilée d’après cette enquête, au début du XIVe siècle, par le franciscain Guillaume de Saint-Pathus dans son ouvrage Vie et miracles de saint Louis (soixante-troisième miracle) : peu après Pâques 1274, Jehan d’Athis, âgé de vingt ans, était allé voir les laboureurs qui sarclaient sa vigne à trois traits d’arc d’Athis. Au retour, il se luxa la rotule du genou gauche et dut s’aider d’une pelle à vigne. Aucune médecine ne le soulageant, il se fit mener « a lesglise de la benoiste Vierge Marie de Loncpont », une fois en charrette, une autre à l’aide de potences. Rien n’y fit, bien qu’il se fût « voué a Nostre Dame de Loncpont ». À l’approche de la Saint-Jean, il se décida à se rendre à Saint-Denis, auprès du tombeau de saint Louis dont on disait alors qu’il faisait des miracles, et fit vœu d’y venir nu-pieds et en langes, et d’y revenir chaque année ou d’y envoyer une offrande. Parti avec ses potences jusqu’à la Seine près d’Athis, il embarqua sur une nef jusqu’à Paris, et de là à Saint-Denis, où il arriva en pleine foire du Lendit. Après six jours de jeûne et à dormir en langes dans l’aître près du portail, il ressentit une ultime grande douleur et se trouva guéri le dimanche après la messe (éd. Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. XX, p. 187).

    Par la suite, les témoignages du développement d’un pèlerinage sont quasiment inexistants. Si Longpont est mentionné parmi une douzaine de lieux de pèlerinage marial potentiel autour de Paris (Poiré, La triple couronne..., 1630, p. 189), on ne peut en dire plus en-dehors des mentions de la confrérie. L’absence de livret de pèlerinage, d’images de dévotion comme de toute mention extérieure précise indique une dévotion locale, moins favorisée que les sanctuaires proches de Paris, comme Notre-Dame des Vertus à Aubervilliers (voir la fiche), Notre-Dame des Miracles à Saint-Maur-des-Fossés (voir la fiche), Notre-Dame des Anges à Clichy-sous-Bois, Boulogne ou Vincennes, mieux documentés (cf. J. Ferté, La vie religieuse..., 1962, p. 358-364). Sans doute faut-il attendre l’arrivée du prieur Le Masle et les indulgences de 1665 pour une expansion de cette dévotion. La nomination de Michel Le Masle, créature et conseiller de Richelieu, en 1640, donne lieu en effet à la réorganisation du prieuré et ce dernier stimule la dévotion à Longpont : il fait procéder à la translation des restes d’Hodierne devant le maître-autel en 1641 (on apportera bientôt des malades sur son tombeau en la considérant comme une sainte), favorise le don de reliques (Marcel, Étienne), les réparations et aménagements (chaire, cloche).

    Le pèlerinage reste toutefois assez local jusqu’à la Révolution, malgré sa stimulation par les indulgences de 1665, et il le demeure de la Révolution à 1843, puis prend un essor spectaculaire à partir de cette date grâce à l’ouverture de la ligne de chemin de fer Paris-Orléans, avec un pic de 1860 à 1950, et un net affaiblissement ensuite. Dans les années 1890, on comptait en moyenne 3500 pèlerins à la Pentecôte et 40000 sur l'année (Reale, p. 181). Dans les années 2000, le pèlerinage attire toujours plusieurs centaines de pèlerins.

    Evénements marquants :
    • Guérison (1120)
      La première guérison attestée au sanctuaire est celle du chevalier Étienne de Vitry, vers 1120 (Marion, n° 311).
    • Foire (1142)
      Une foire est créée en septembre par le roi Louis VII (Marion, n°  3 et 4).
    • Pèlerinage (1274)
      Pèlerinage de Jehan d’Athis(-Mons) (G. de Saint-Pathus, 63e miracle).
    • Départ des religieux (1562)
      Évacuation des moines vers leur prieuré de Saint-Julien-le-Pauvre (Paris).
    • Mise à l'abri de l'objet de dévotion (1792)
      Les reliques sont cachées pendant la Révolution. Pendant cette période, la confrérie se maintient. Un confrère devient même maire. Mais le prieuré est supprimé et les bâtiments conventuels vendus.
    • Destruction (1819-1822)
      Le chevet de l’église est démoli à l’explosif, ce qui fragilise l’édifice.
    • Guérison (1843)
      L’abbé Arthaud arrive au sanctuaire. La même année, un homme qui avait perdu l’usage des jambes est guéri.
    • Relance (1850)
      Relance de la confrérie ; le 2e dimanche de septembre, un flot de pèlerins jaillit du chemin de fer (Arthaud, 1852, p. 64). Consécration des autels (1859) et développement des pèlerinages des communautés religieuses de Paris et environs.
    • Couronnement de la statue (1872)
      La Vierge et l'Enfant sont couronnés de couronnes globuleuses offertes par Pie IX.
    • Reconstruction (1875-1878)
      Reconstruction de l’abside et du clocher à l’aide de dons, un tiers du financement étant fourni par la famille Say (sucreries de Nantes) ; architectes Dainville et Naples.
    • Erection du sanctuaire en basilique mineure (1913)
      L’église Notre-Dame de Longpont est érigée en basilique mineure.
    • Installation des religieux (1924-1951)
      Les Prémontrés de Mondaye (Calvados) sont chapelains de la basilique.
    • Commémoration (1931)
      On célèbre, entre le 14 et le 26 mai 1931, le neuvième centenaire de la basilique, en présence d’une douzaine d’évêques.
    • Pèlerinage (1940-1944)
      De nombreux malades de la région parisienne viennent en pèlerinage à Longpont à défaut de pouvoir se rendre à Lourdes en raison des difficultés de transport.
    • Création de pèlerinage (1944)
      Création d’un pèlerinage pour les étudiants de l’Institut catholique.
    • Installation des religieux (1951-1986)
      Les Assomptionnistes gèrent à leur tour la basilique.
    • Acte exceptionnel de dévotion (1969)
      Notre-Dame de Bonne Garde est proclamée patronne et protectrice du diocèse d’Évry.
    Rayonnement(s) :
    • Local (XIIe siècle -> 1789)
      Avant la Révolution, le pèlerinage passe d'un rayonnement local à un rayonnement régional.
    • Local (1789 -> 1843)
      De la Révolution à 1843 environ, le pèlerinage ne rayonne plus que localement.
    • Régional (1843 -> 2018)
      Depuis 1843, le pèlerinage a une audience régionale, voire interrégionale.

    RÉFÉRENCES

    Source(s) :
    • Source publiée
      Second cartulaire (BNF, NAL 932), éd. POECK Dietrich, Longpont. Ein cluniacensisches Priorat in der Ile-de-France, Munich, 1986, 424 p. (chartes de 1106 à 1268).
    • Source publiée
      Premier cartulaire (BNF lat 9968), éd. MARION Jules, Le Cartulaire du Prieuré de Notre-Dame de Longpont de l'Ordre de Cluny, au diocèse de Paris : XIe - XIIe siècle, Lyon, 1879, 372 p. (355 chartes, 1160-1180).
    • Source publiée
      Obituaire (BNF NAL 1540), éd. MOLINIER, Obituaires de la province de Sens, t. I, Paris, 1902, p. 519-530 (fin XIIe - XIVe siècle).
    • Site internet
      Sur les reliquaires : base Palissy, n° PM91000 562 à 565 et IM 9100 1094 à 1169.

    • Archives
      Archives paroissiales de Longpont (dont registre « Faits, pèlerinages, archiconfrérie, 1843-1918 », exploité par Réale, 1988), archives diocésaines (Versailles).
    • Archives
      Archives de l’Essonne, 13 H, 29 articles (1151-1790).
    Bibliographie :
    • KASARSKA, Iliana, «Entre Notre-Dame de Paris et Chartres : le portail de Longpont-sur-Orge (vers 1235) », in Bulletin monumental, t. 160-4, 2002, p. 331-344.
    • REALE, Michel, Reliquaire de la basilique de Longpont, Étampes, 1989.
    • REALE, Michel, Histoire de la basilique de Notre-Dame de Bonne Garde. Plus ancien sanctuaire marial de la région parisienne, Étampes, 1988.
    • FERTÉ, Jeanne, La vie religieuse dans les campagnes parisiennes (1622-1695), Paris, 1962.
    • NICOLAS, Jean-Jacques Auguste, Notre-Dame de Longpont. Le monastère, la basilique, les pèlerinages, l'Archiconfrérie, les reliques, Paris, 1914.
    • LEBEUF, Jean, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, t. IV, (rééd. de l'Histoire du diocèse de Paris, t. X, Paris, 1757), Paris, 1883.
    • JOUAN, abbé, Le Curé de Notre-Dame de Longpont [Arthaud] et le pèlerinage de Notre-Dame-de-Bonne-Garde, Paris, 1877.
    • GUILHERMY, François de, Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe siècle. Ancien diocèse de Paris, t. 3, Paris, 1877, p. 687-698.
    • DE GAULLE, Joséphine Marie, Les pèlerinages illustrés. Histoire des sanctuaires de la Mère de Dieu, Paris, 1876, p. 161-164.
    • SALMON, François-René, Les pèlerinages des environs de Paris, 1874, p. 199-226.
    • JOUAN, abbé, Notice abrégée sur le pèlerinage de N.-D. de Bonne-Garde à Longpont, Versailles, 1869.
    • Notice sur les saintes reliques du trésor de l'église de N.-D. de Longpont, Versailles, 1867.
    • PINARD, M., Histoire, archéologie, biographie du canton de Longjumeau, Paris, 1864, p. 184-197.
    • HAMON, André Jean-Marie, Notre-Dame de France ou histoire du culte de la Sainte Vierge en France, t. 1, Paris, 1861, p. 396-403.
    • ARTHAUD, Jacques-Julien-Auguste, Pèlerinage à Notre-Dame-de-Bonne-Garde ou notice sur l'église de Longpont et l'antique confrérie rétablie en ce lieu par ordonnance de Mgr l'évêque de Versailles et enrichie des indulgences de l'Eglise, Paris, 1852.
    • DULAURE, Jacques-Antoine, Histoire physique, civile et morale des environs de Paris, t. 7, Paris, 1838, p. 215-223.
    • MILLIN, Aubin-Louis, Antiquités nationales..., t. 4, XLIII, Paris, 1792, p. 1-14.
    Etude(s) universitaire(s) :

    PHOTOGRAPHIES LIÉES

    Objet de dévotion :
    • Statue de Notre-Dame de Bonne Garde (XIXe s.) - P. Gillon - 2016
    Edifice :
    • Basilique Notre-Dame de Longpont-sur-Orge - P. Gillon - 2016
    Autre :
    • Image de la Confrérie Notre-Dame de Bonne Garde  - INHA, OB 2, 122
    • Armoires-reliquaires, vue partielle - P. Gillon - 2016
    • Quelques bustes-reliquaires (XIXe s.) - P. Gillon - 2016
    • Pèlerinage et procession des reliques, carte postale, début XXe s.
    • Procession du lundi de Pentecôte 1913, carte postale - 1913

    À PROPOS DE L'ENQUÊTE

    Enquêteur :
    • GILLON Pierre
    Rédacteur :
    • GILLON/GATINEAU Pierre/Frédéric
    Date de l'enquête :
    2017/2018
    Date de rédaction de la fiche :
    2018
    Etat de l'enquête :
    Complète
    Pour citer cette ficheGILLON/GATINEAU Pierre/Frédéric, « Notre-Dame-de-Bonne-Garde », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
    url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/727/notre-dame-de-bonne-garde, version du 14/05/2018, consulté le 24/09/2018