INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Ronan-de-Locronan

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Ronan-de-Locronan
Période d'activité :
XIe siècle - 2017
Commune :
Locronan
Département :
Finistère

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Locronan
Hameau/Lieu-dit :
Diocèse :
Actuel: Quimper-Léon (XIe siècle - 2017)
Ancien:
Paroisse :
Actuelle: Sainte-Anne de Châteaulin (2017 - 2017)
Ancienne: Ensemble paroissial du Porzay (? - 2017)
Compléments :
Les diocèses de Quimper et Léon ayant fusionné en 1790, le nouveau diocèse, qui a pour limites celles du Département du Finistère, s’intitule « Quimper-Léon ».

Site

Type de site :
Colline
Altitude :
153 m
Compléments :
Le bourg de Locronan se situe à quinze kilomètres au nord-ouest de Quimper, et à environ six kilomètres du littoral. Son bourg est situé sur un revers de la colline dite « montagne de Locronan », culminant à 153 m et bordée de collines à l’ouest, au sud et à l’est.

Paysage

Type de couvert végétal :
Espace cultivé
Type de l'habitat :
Bourg
Type de proximités :
Carrefour
Source
Compléments :
Le bourg de Locronan était situé au carrefour des axes Camaret-Quimper et Châteaulin-Douarnenez. Un ancien tronçon reliant Hennebont à Lanvéoc, d’origine antique, coupe également le village selon un axe nord-sud (Pérennès et Gueguen, 1923, plan). Le fait que Locronan soit situé à l’orée de la forêt de Nevet est probablement décisif.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Ronan-de-Locronan (XIe siècle - 2017)
Compléments :
Selon Pérennes et Gueguen, le culte de saint Ronan remonterait au IXe siècle. Cependant, il n’existe aucune mention écrite antérieure à la donation d’Alain Canhiart (1031). Le culte de Ronan est également mentionné au XIe siècle dans un manuscrit de l’abbaye Saint-Martial de Limoges (Pérennès et Gueguen, 1923, p. 12).
Type de lieu de culte :
Prieuré
Nom du lieu de culte :
Saint-Ronan
Saints patrons :
  • Ronan, Mathurin et Maurice de Carnoët (XIe siècle - 2017)
Compléments :
Le prieuré bénédictin de Locronan, dépendant de l’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé (Finistère), fut fondé en 1031 par le comte de Cornouaille Alain Canhiart (†1058).

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Tombeau de saint Ronan
Nature de l'objet :
Tombeau vide
Matériau de l'objet :
Pierre
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Travée centrale de la chapelle du Pénity (maison de pénitence), chapelle fondée par Anne de Bretagne accolée à l’église principale par le sud-ouest.
Datation de l'objet :
XVIe siècle
Compléments :
Ce tombeau ne contenait que des reliques de moindre importance (ou était peut-être vide), puisque le corps et le chef du saint étaient conservés dans la cathédrale de Quimper (première mention en 1274). Construit en granite, il représente le gisant de Ronan, avec tous ses attributs d’évêque, soutenu par six pieds en forme de femmes en prière se tenant debout. Daté du XVIe siècle, il fut classé Monument Historique en 1846. Pérennès et Gueguen mentionnent un reliquaire d’argent contenant une côte de Ronan. C’est lui qui était véhiculé, avec une clochette réputée avoir appartenu à Ronan, lors des troménies (tour du minihi, c’est-à-dire les possessions foncières originelles du monastère).

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Selon sa Vita, saint Ronan serait un évêque d’origine irlandaise. André-Yves Bourgès a proposé (mais pas confirmé) un parallèle avec un Cronan, abbé de Lismore, mort vers 716-718. Ronan aurait migré vers la Bretagne et aurait fondé un oratoire à Locronan. Harcelé par Keban, une paysanne locale, il se retira à Hillion (Côtes-d’Armor) et y mourut. Son corps aurait été déplacé d’Hillion dans la cathédrale de Quimper avant le XIIe siècle, avec Locronan pour étape. C’est sans doute pour justifier sa présence à Quimper que la Vita Ronani fut écrite (selon Julia Smith, 1990, p. 330 et André-Yves Bourgès, 2016). Elle aurait été composée au tournant des XIe-XIIe siècles par un certain Robert de Loconan, moine de Quimperlé puis ermite, devenu évêque de Quimper (1113-1130). Selon André-Yves Bourgès, Robert aurait utilisé des documents du cartulaire de l’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé (qui contient l'acte de fondation du prieuré de Locronan en 1031) pour rédiger la Vita.

 

Miracles :
D’après la Vita Ronani, le comte Alain Canhiart, fondateur des monastères de Sainte-Croix de Quimperlé (1029) et de Saint-Ronan de Locronan (1031), aurait bénéficié de l’intercession du saint. Celui-ci l’aurait guéri de sa cécité, et lui aurait à la fois permis de vaincre ses ennemis et de mater la révolte de son vicomte. Deux autres miracles plus récents sont attestés par un récit porté par écrit : pendant la grande troménie de 1677, il aurait plu sans cesse, mais les reliques de Ronan auraient tout de même été rapportées sèches à l’église. Durant celle de 1689, une colonne de feu aurait été aperçue au sommet de la montagne.
Type(s) de motivation :
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Fécondité
  • Biens de la terre
Compléments :
Pour remercier saint Ronan d’avoir intercédé pour la naissance de son fils Jean en 1389, le duc de Bretagne Jean IV (1365-1399) exempta d’impôt les habitants de Locronan. Anne de Bretagne (1477-1514) eut aussi recours au saint pour avoir un enfant : sa fille Renée, née en 1510. Une neuvaine collective eut lieu en 1768 pour demander un temps clément.
Jour(s) de fête :
    Type de fréquentation :
    Annuel (= juste pour une fête)
    Pratiques individuelles :
    • Circumambulation
    • Passer sous la relique
    • Boire
    • Procession
    Pratiques en présence du clergé :
    • Bénédictions
    • Prières
    • Office liturgique
    • Chants
    • Neuvaines
    • Lecture publique
    • Embrasser
    • Action de grâce
    Ex voto :
      Confrérie(s) :
        Indulgence(s) :
        • Plénière (1847)
          Le pape Pie VI avait accordé une première indulgence plénière en 1779 pour ceux qui participeraient à la troménie cette année. En 1847, Le pape Pie IX renouvela cette indulgence plénière et la rendit perpétuelle (Pérennès et Gueguen, 1923, p. 30-31).
        Compléments sur le culte :

        Aujourd’hui annuelles, les troménies consistent en une procession précédée du reliquaire contenant une côte de Ronan, ainsi que d’une clochette réputée lui avoir appartenu. D’après Donatien Laurent (1995), les origines de ce rite de la troménie seraient antérieures à la christianisation de la Bretagne. Les petites troménies avaient lieu tous les ans, le deuxième dimanche de juillet. Les grandes troménies avaient lieu tous les six ans, les deuxième et troisième dimanches de juillet. La grande troménie est un parcours de près de 12 km, la petite troménie d’environ 5 km. Toutes deux suivent le sens du soleil et passent par le sommet de la montagne. La pratique des petites troménies n’est cependant pas attestée avant la fin du XIXe siècle (Maurice Dilasser, 1994, p. 253-262). Lors des grandes troménies, deux troménies dites « officielles » ont lieu les deuxième et troisième dimanches de juillet. Cependant, il était également possible pour les pèlerins d’effectuer une troménie « privée » en semaine ou même le samedi du premier week-end de la troménie. Ils partaient de la montagne appelée Kroaz-Keban. Ils y assistaient à la messe, embrassaient un reliquaire d’argent contenant une côte de saint Ronan, puis commençaient leur marche. Ils finissaient alors la procession en faisant trois fois le tour du tombeau de Ronan (dans la chapelle du Pénity), avant de s’agenouiller devant lui pour prier. Lors des grandes troménies, les pèlerins empruntaient toujours le même chemin, qui était censé suivre les limites du minihi (tracé des possessions originelles du monastère) de Locronan, que Ronan aurait lui-même suivi tous les jours. L’imaginaire collectif prétend que l’habitant du pays qui ne faisait pas la troménie de son vivant devrait la faire durant sa mort, en n’avançant que de la longueur d’un cercueil par an ! Le chemin est ponctué de douze stations fixes (dont dix dédiées à d’autres saints), marquées par des croix de pierre. Quarante (ou quarante-quatre) autres statues de saints étaient disposées le long du parcours, abritées dans des huttes de bois décorées, construites uniquement pour l’occasion. Lors de la première station, dédiée à saint Eutrope, chaque pèlerin devait boire le verre d’eau offert par le fabricien, sans quoi sa troménie serait « mauvaise ». De nombreux pèlerins essayaient de passer sous le brancard pendant la procession, ce qui gênait le bon déroulement de la marche et donna même lieu à une bagarre en 1737.

        Outre les pratiques consistant à faire des neuvaines, des bénédictions, des offices, des lectures publiques, etc, on faisait également le tour de la chaire de saint Ronan, dite la jument de pierre (gazeg vein) (les femmes s’y asseyaient autrefois).

        L'ÉDIFICE

        Description :
        De style gothique, l’église actuelle fut construite entre 1430 et 1480, notamment grâce aux dons des ducs de Bretagne. L’édifice mesure trente-six mètres de long, sur seize de large. Il est constitué d’une nef à trois vaisseaux de sept travées chacun, séparés par des piles composées. Le chevet est plat. Les quatre travées les plus à l’est sont plus hautes que celles du centre de l’édifice. À la fin du XVIIIe siècle, le chœur liturgique était constitué des trois dernières travées de la nef centrale (plan de l’église en 1780, A.D. Finistère [cote non précisée], visible dans http://www.memoires-locronan.fr/patrimoine/preeminences [02.10.2017]). La travée centrale la plus à l’ouest supporte le clocher, qui culmine à trente mètres. Ce dernier fut reconstruit à la suite de l’effondrement de sa flèche en 1808. Une huitième travée centrale formait le portail. Au mur gouttereau nord, étaient accolés un petit porche (à l’ouest) ainsi que la sacristie (à l’est). L’église est classée Monument Historique depuis 1846.
        Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
        • Croix (?)
          Les douze stations de la troménie sont marquées par des croix de pierre (dont certaines étaient dégradées ou absentes lors de la grande troménie de 1923).
        Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
        • Chapelle (1510-1514)
          Le tombeau de Ronan se trouve dans une chapelle accolée au sud-ouest de la nef principale, que l’on appelle le Penity (maison de pénitence). Elle fut construite aux frais d’Anne de Bretagne, qui voulut remercier saint Ronan pour la naissance de sa fille Renée (née en 1510). Anne de Bretagne étant morte en 1514, cet édifice est donc antérieur à cette date (Pérennès et Gueguen, 1923, p. 12). Le tombeau, attribué d’après des critères stylistiques au XVIe s. pourrait avoir été sculpté pour l’occasion. La chapelle occupe une surface de trois travées. Elle s’ouvre sur le bas-côté sud de l’église principale par deux arcades. Elle possède également son propre portail, à l’ouest.

        HISTOIRE DU SANCTUAIRE

        Origines :
        Date de première mention : 1031
        Initiative de la fondation :
        • Laïc isolé
        Environnement institutionnel, politique et religieux :
        Ce sanctuaire correspond aux besoins des ducs d’affirmer leur pouvoir face aux châtelains, dont l’importance était croissante (J. Smith, 1990, p. 314). Le comte de Cornouaille Alain Canhiart, choisit donc de fonder un prieuré dédié à Ronan sous la dépendance de l’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé (fondée deux ans plus tôt), à l’emplacement de l’ancien ermitage de Ronan.
        Phases d'évolution :
        L’ethnologue Donatien Laurent a solidement argumenté la thèse d’une origine pré-chrétienne de la troménie de Locronan, où il voit « la continuation à peine renouvelée, jusqu’au XXIe siècle, d’un grand cérémonial préchrétien lié à la représentation du cycle calendaire, de la marche du temps et de l’alternance des saisons » : « Dans un premier temps, la notion de troménie – du breton tro minihi, le tour du minihi, c’est-à-dire de la monachia ou propriété monastique – paraît orienter vers une origine chrétienne effectivement liée à la personne du saint fondateur ou postérieure à sa mort. Mais un examen attentif de la géographie physique et sacrée des lieux, des rituels et des toponymes en question, de la légende rapportée par la Vita Ronani du XIIIe siècle et de la tradition orale mène bien vite à réviser ce jugement ». (Donatien Laurent). Sont particulièrement décisifs la proximité de la forêt de Nevet, dont le nom vient du gaulois nemeton, qui désigne un sanctuaire païen, ainsi que la présence de mégalithes sur le parcours, qui font l’objet de pratiques et de croyances. Il est cependant difficile de savoir quand cette pratique est apparue, et comment le culte de Ronan s'y est agrégé. Il reste également difficile de savoir dans quelle mesure le sanctuaire était fréquenté, et comment, en dehors des troménies.
        Evénements marquants :
        • Translation (XIe siècle)
          Le corps et le chef de Ronan sont déplacés d’Hillion à la cathédrale de Quimper.
        • Rédaction d'une vita (1080-1130)
          La Vita Ronani aurait été écrite au tournant des XIe-XIIe siècles par un certain Robert de Loconan, moine de Quimperlé puis ermite, devenu évêque de Quimper (1113-1130). Elle aurait été écrite dans le but de justifier le transfert du corps de Ronan d’Hillion à Quimper. Selon André-Yves Bourgès, Robert aurait utilisé des documents du cartulaire de l’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé (qui contient l’acte de fondation du prieuré de Locronan en 1031) pour rédiger la Vita.
        • Emeute (1737)
          Lors de la troménie du 14 juillet 1737, le recteur (prêtre dirigeant la paroisse) fit appel à la maréchaussée de Châteaulin pour empêcher les pèlerins de passer sous le brancard aux reliques pendant la troménie, ce qui se solda par des jets de pierres contre les gardes.
        • Indulgences (1779)
          Le pape Pie VI proclame l’indulgence plénière pour ceux qui auront participé à la troménie de 1779.
        Rayonnement(s) :
        • Régional (XIe siècle -> 1601-1650)
          Saint Ronan est mentionné à partir du XIe siècle dans une litanie de l’abbaye Saint-Martial de Limoges, ainsi que dans le cartulaire de l’abbaye de Quimperlé, lors de la fondation du prieuré de Locronan en 1031. Huit à dix milles pèlerins sont mentionnés en 1618 (A.D. Finistère, 5 H 508, mais chiffre sans doute exagéré d'après G. Provost). De plus, le sanctuaire bénéficia du mécénat de la duchesse Anne de Bretagne au début du XVIe siècle.
        • Local (XVIIe siècle -> XIXe siècle)
          D’après Georges Provost (1998, p. 288), le pèlerinage aurait perdu en influence dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Seules cinq paroisses limitrophes de Locronan participaient encore aux troménies, alors que durant le Moyen Âge central, des pèlerins venaient de beaucoup plus loin.
        • Diocésain (XIXe siècle -> 2017)
          Le livret édité par Pérennès et Gueguen en 1923 relate un nouvel essor des troménies à l’époque contemporaine (ils font état de quinze mille fidèles en 1905, dirigés par l’évêque). La dernière grande troménie date de 2013, avec dix mille pèlerins (Pèlerin, 6815, 11/07/2013). La petite troménie de 2016 avait attiré quatre cents fidèles. Ces manifestations bénéficient désormais d’un certain afflux touristique. De plus, les motivations de ce regain d’intérêt sont complexes, mêlant convictions religieuses et affirmation d’une identité régionale.

        RÉFÉRENCES

        Source(s) :
        Bibliographie :
        • BOURGES, A.-Y., « De Loconan à Locronan : l'ermite Robert ou le profil de l'hagiographe » , in http://hagiohistoriographiemedievale.blogspot.fr/2016/04/de-loconan-locronan-lermite-robert-ou.html , 2016.
        • MORGANT, A., LE HENAFF, F., et LAURENT, D., Locronan, la Troménie et les peintres, Châteaulin, Locus Solus, 2013.
        • PROVOST, G., La fête et le sacré. Pardons et pèlerinages en Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Le Cerf, 1998.
        • LAURENT, D. (dir.), Saint Ronan et la troménie : Actes du colloque international, 28-30 avril 1989, Brest-Locronan, CRBC, Association Abardaeziou Lokorn, 1995.
        • DILASSER, M., «Antiquité de la petite troménie de Locronan », in Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 123, 1994, p. 253-262.
        • DILASSER, M. (dir.), , Un pays de Cornouaille. Locronan et sa région, Paris, Nouvelle Librairie de France, 1979.
        • PERENNES, H., GUEGUEN, J.R., La grande troménie de Locronan, Le Goaziou, Quimper, 1923.
        • PARFOURU, P., Une rixe à Locronan lors de la procession de la troménie (14 juillet 1737), Rennes, 1897.
        • SMITH, J., «« Oral and Written : Saints, Miracles and Relics in Brittany (c. 850-1250) », in Speculum, 65.2, p. 309-343.
        Etude(s) universitaire(s) :
        • PROVOST, G., Le pèlerinage en Bretagne aux XVIIe-XVIIIe siècles, Thèse de doctorat, ss. dir de J. QUENIART, Rennes II, 1995.

        PHOTOGRAPHIES LIÉES

        Objet de dévotion :
        Edifice :
        Autre :

        À PROPOS DE L'ENQUÊTE

        Enquêteur :
        • BOLARD / PROVOST Maxime / Georges
        Rédacteur :
        • BOLARD Maxime
        Date de l'enquête :
        1995/2017
        Date de rédaction de la fiche :
        2017
        Etat de l'enquête :
        En cours
        Pour citer cette ficheBOLARD Maxime, « Saint-Ronan-de-Locronan », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
        url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/714/saint-ronan-de-locronan, version du 25/10/2017, consulté le 24/11/2017