INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Sainte-Radegonde-de-Poitiers

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Sainte-Radegonde-de-Poitiers
Période d'activité :
VIe siècle - 2018
Commune :
Poitiers
Département :
Vienne
Tour-porche de l\'église Sainte-Radegonde

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Poitiers
Hameau/Lieu-dit :
Diocèse :
Actuel: Poitiers (VIe siècle - 2018)
Ancien:
Paroisse :
Actuelle: La Trinité (? - 2018)
Ancienne: Notre-Dame-Hors-les-Murs (? - ?)

Site

Type de site :
Rive de cours d'eau
Altitude :
78 m
Compléments :
La ville de Poitiers est établie à la confluence de deux cours d’eau, la Boivre et le Clain, sur un petit plateau. La collégiale Sainte-Radegonde, qui était à l’origine l’église funéraire du monastère Sainte-Croix, construite hors les murs de l’enceinte romaine de la ville, s’élève entre le Clain et la cathédrale, sur la pente de ce plateau.

Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Ville
Type de proximités :
Abbaye
Cathédrale
Cours d'eau
Remparts

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Sainte-Radegonde-de-Poitiers (VIe siècle - 2018)
Compléments :
Le culte à sainte Radegonde a débuté dès sa mort, en 587, et s’est poursuivi, avec des périodes de déclin et de reprise, jusqu’à nos jours.
Type de lieu de culte :
Collégiale
Nom du lieu de culte :
Sainte-Radegonde
Saints patrons :
  • Radegonde (IXe siècle - 2018)
Compléments :
L’église Sainte-Radegonde était la collégiale qui avait, au Moyen Âge, la garde du tombeau de sainte Radegonde. Cet édifice avait été en premier lieu l’église funéraire du monastère de Sainte-Croix, dédiée à sainte Marie. Au IXe s., elle était desservie par des clercs et, depuis cette époque, désignée « église Sainte-Radegonde » (Favreau, Le culte, p. 92). Dans le dernier quart du Xe s., la communauté de clercs évolua en chapitre de chanoines. La collégiale, qui dépendait de l’abbesse de Sainte-Croix (monastère fondé par Radegonde), avait également, au Moyen Âge, la fonction de paroissiale (Favreau, Le chapitre…, p. 189).

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Radegonde
Nature de l'objet :
Corps saint (= en entier)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Les reliques de la sainte sont aujourd’hui encore déposées dans la crypte de l’église Sainte-Radegonde.
Datation de l'objet :
VIe siècle
Compléments :

Lors des funérailles de Radegonde, célébrées par Grégoire de Tours, dont elle était proche, en l’absence de l’évêque du lieu, Marovée, on plaça le cercueil en bois de la sainte à l’intérieur de deux sarcophages réunis en un seul (Kneepkens, p. 333, selon Grégoire de Tours). Au début du XIe s., on avait oublié l’emplacement de la dépouille de Radegonde, qui fut redécouvert par l’abbesse Béliarde, en 1012, lors de travaux dans la crypte. Le corps de la sainte fut d’abord révéré dans son entier. Il fut cependant brûlé au XVIe s. ; mais on récupéra ensuite quelques fragments de reliques de la sainte, qui furent placés dans un coffret de plomb lui-même déposé dans le sarcophage. Celui-ci repose aujourd’hui encore dans la crypte de l’église.




LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :

Radegonde était une princesse thuringienne, mariée de force au roi Clotaire dont elle était captive, vers 540. Présentée par ses vitae comme un modèle d’humilité, elle fut, dès avant sa conversion, la servante des pauvres, soignant les malades, pansant les plaies, embrassant les lépreux. Dans les années 550, elle quitta Clotaire, choisit la vie religieuse et aurait été consacrée diaconesse à Noyon par l’évêque Médard. Elle passa par Tours, puis Candes, et s’établit dans la villa de Saix, appartenant sans doute au douaire que lui donna Clotaire, où elle se consacra à la prière, à l’ascèse et à l’assistance aux pauvres et malades. C’est à Poitiers qu’elle fonda un monastère de femmes, entre 552 et 557, aidée par les fonds de son époux. Cet établissement fut placé sous le vocable de la sainte Croix après que Radegonde eut obtenu une relique de la Vraie-Croix de l’empereur Justin II. Elle s’y retira et vécut une vie d’ascèse extrême, jusqu’à sa mort en 587.

De son vivant, puis post mortem, Radegonde aurait opéré de nombreux miracles. Elle fut l’archétype de la sainteté royale féminine.

Miracles :

L’œuvre de Venance Fortunat présente de nombreux miracles attribués à Radegonde, de son vivant (guérisons, résurrections, multiplication d’aliments, libération de prisonniers, délivrance de possédés, etc.), et Baudonivie, témoin de la naissance du culte prêté à la sainte reine, lui en prête quelques autres post-mortem. Des miracles sont relatés également pour le XIIIe s. : guérisons sur le tombeau (une veuve de Châteauroux qui passa la nuit auprès du tombeau de la sainte en 1249, résurrection d’un jeune homme, etc.) ou sur le chemin du sanctuaire. Aux XVe s., XVIe s., XVIIe et XVIIIe s. encore, des miracles sont connus. Le 9 octobre 1461 par exemple, Guillaume de Neglac, de Clous-dessus ( ?) vint déclarer au chapitre que son fils Jean de Neglac, qui était atteint depuis 6 ans d’une maladie qui ne le laissait pas tenir debout, fut guéri au tombeau de sainte Radegonde (ADV, G 1582). Le 15 mai 1648, deux chanoines furent chargés de présenter à l’évêque de Poitiers et à son vicaire le procès verbal du miracle dont avait bénéficié la fille de M. Bobe, greffier, par l’intercession de Radegonde. Quelques années plus tard, deux chanoines durent s’informer également au sujet d’un miracle dont avait bénéficié le fils de Mr. De la Carrelière (ADV, G 1602). Un registre de délibérations du chapitre de Sainte-Radegonde évoque un miracle survenu au tombeau de la sainte en avril 1706 en faveur d’une fillette de 11 ans, Marguerite Dubreuil, d’Airoux (sud de Poitiers), percluse des deux jambes (ADV, G 1625). En 1713, un miracle accompli par sainte Radegonde concerne une jeune fille de 13 ans, Jeanne Montois, hémiplégique depuis 2 ans, guérie après fait une neuvaine (ADV, G 1629). Une autre délibération du chapitre rapporte que deux chanoines ont été chargés de mettre au net la relation faite par le scribe de Sainte-Radegonde du miracle advenu par l’intercession de la sainte sur François Pellisson, 15 ans, de la paroisse de Blanzay (au sud de Poitiers) en 1721. Le chapitre demanda qu’il soit écrit au curé de cette paroisse pour connaître l’état du jeune garçon avant sa venue à Poitiers (ADV, G 1636).

Des dossiers concernant des guérisons miraculeuses attribuées à Radegonde sont conservés également pour la seconde moitié du XIXe s. et le début du XXe s. (Archives du diocèse de Poitiers), notamment celui de Justine Butet, 28 ans, guérie d’une sévère carence en fer ainsi que d’un psoriasis, au tombeau de sainte Radegonde, le 29 septembre 1860 (voir Gazeau A., Y a-t-il eu des miracles, ou Jésus est-il Dieu ? : examen critique et philosophique d’une guérison au tombeau de sainte Radegonde le 29 septembre 1860, suivi d’un mot sur le spiritisme, Poitiers, 1863).

Type(s) de motivation :
  • Action de grâce
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Thérapie
  • Fécondité
  • Epidémie
Compléments :
Il semble que les miracles attribués à Radegonde post mortem soient essentiellement des guérisons. À l’époque Moderne cependant, certains témoignages rapportent l’usage d’attacher des rubans à son tombeau en période d’épidémie. Au XIXe s., les femmes stériles déposaient au pied de la statue de sainte Radegonde de petits ex-voto anatomiques masculins ou féminins, selon qu’elles désiraient un garçon ou une fille (Sapin, p. 218).
Jour(s) de fête :
  • Radegonde (dies natalis, 13 août)
  • Sanctae Redegundis reversio (28 février)
  • Translatio sanctae Redegundis (3 août)
  • 25 octobre
  • Reversio almae crucis (19 novembre)
Type de fréquentation :
Continu
Compléments sur les fréquentations :
Même si, jusqu’au XIIIe s., on ne célébrait la sainte qu’une fois par an, il ne semble pas que la fréquentation du tombeau ait été liée uniquement à ce jour de fête (pour les autres fêtes, se reporter au contexte « Histoire », « évolution »). Bien que l'affluence des pèlerins ait été, semble-t-il, particulièrement importante le jour de la Sainte Radegonde, on voit par exemple, dans les relations de miracles de la fin du Moyen Âge ou de la période Moderne, et même Contemporaine, que des malades venaient au tombeau de Radegonde dans l’espoir d’obtenir une guérison, sans que le voyage soit entrepris spécialement à une date liée aux fêtes de la sainte.
Pratiques individuelles :
  • Cire
  • Prières
  • Passer sous la relique
  • Incubation
  • Dons
  • Bénédiction de rubans
  • Voeux
  • Agenouillement devant le tombeau
  • Approcher du tombeau
  • Litanies
Pratiques en présence du clergé :
  • Offices
  • Processions
  • Messe
  • Chants
  • Prédication
  • Neuvaines
Ex voto :
  • Texte gravé
    De nombreuses plaques gravées, datées entre le XVIIe s. et aujourd'hui, couvrent les murs de la crypte et du choeur. La plus ancienne conservée est celle qui rappelle les donations effectuées par Anne d’Autriche lors de son entrée dans la congrégation Sainte-Radegonde, en 1649, sa venue à Poitiers deux ans plus tard et la guérison de Louis XIV, voué à Radegonde, lorsqu’il était enfant (ADV, G 1349).
  • Anatomique (XVe siècle)
    Dans une pièce de procès de 1472 est mentionnée une statue d’argent de sainte Radegonde, donnée 50 ou 60 ans plus tôt, à mettre peut-être en rapport avec une importante donation que fit le duc Jean de Berry.
  • Anatomique (XVIIe siècle)
    Statue de sainte Radegonde sous les traits d’Anne d’Autriche exécutée par Nicolas Le Gendre en 1753.
  • Anatomique (1690)
    Un registre de délibérations capitulaires fait mention d’un inventaire de l’argenterie contenant notamment huit cœurs de vermeil doré représentant les cœurs du roi, de la reine mère et de l’épouse du roi, de Mr et Mme d’Orléans, ainsi qu’une représentation en vermeil du Dauphin dans ses langes, pesant 8 marcs d’or (ADV, G 1617).
  • Anatomique (XIXe siècle)
    De petits moules d’ex-voto en cire, représentant tout ou partie du corps, sont conservés (Musée Sainte-Croix de Poitiers, voir Sapin, Les cryptes, p. 219). Selon un témoignage de cette époque, on déposait, au pied de la statue de sainte Radegonde, dans une corbeille, des ex-voto anatomiques en cire. Des femmes stériles en particulier déposaient des ex-voto masculins ou féminins, selon qu’elles désiraient une fille ou un garçon.
  • Anatomique (XIXe siècle)
    Des béquilles étaient suspendues aux murs de la crypte.
  • Autre (XIXe siècle)
    Des képis militaires ou des armes étaient également déposés dans la crypte en période de guerre.
Confrérie(s) :
  • Sainte-Radegonde (?)
    Une confrérie fondée au tombeau de sainte Radegonde existait au moins en 1645, date à laquelle elle se vit octroyer une indulgence plénière par le pape Innocent X (ADV, G 1348).
  • Sainte-Radegonde (XIXe siècle)
    Une indulgence est accordée aux membres de l’archiconfrérie de Sainte-Radegonde en 1856 (archives du diocèse, P5 Poitiers, C2-6 boîte 1), puis en 1883 (archives du diocèse, P5 Poitiers, C4-boîte 4). Elle reçoit de nouvelles indulgences (4 jours dans l’année ; 300 jours d’indulgences à chaque fois) en 1884. Le curé de Sainte-Radegonde reçut, en 1883, date à laquelle le règlement en fut modifié, l’autorisation d’agréger à cette archiconfrérie toutes les confréries Sainte-Radegonde de France (Archives du diocèse, P5, C4-boîte 3). Cette archiconfrérie existait encore en 1960.
Indulgence(s) :
  • Partielle (XVe siècle)
    Un inventaire des titres du chapitre de Sainte-Radegonde établi en 1431 contient une rubrique intitulée « Bulles, indulgences et privilèges apostoliques accordés à l’église de Sainte-Radegonde » (ADV, G 1575).
  • Partielle (1419)
    Une bulle d’indulgences de Martin V fait état de la grande affluence au tombeau de la sainte, chaque année, au 13 août.
  • Partielle (1627)
    Un registre de délibérations du chapitre consigne, au 25 août 1627, que les membres de la fabrique sont invités à faire orner le grand autel et celui du tombeau de sainte Radegonde, les deux samedis pendant lesquels se gagneront les pardons et indulgences en l'église de Sainte-Radegonde.
  • Plénière (1645)
    Bref imprimé du pape Innocent X, du 23 juin 1645, concédant des indulgences plénières à la confrérie instituée au tombeau de sainte Radegonde (ADV, G 1348).
  • Partielle (1805-1920)
    Pour la période 1805-1920, pas moins de 18 indulgences sont conservées dans les archives du diocèse (P5 Poitiers, Sainte-Radegonde, C2-6 boite 1).
  • Partielle (1856)
    Une indulgence est accordée aux membres de l’archiconfrérie de Sainte-Radegonde en 1856 (archives du diocèse, P5 Poitiers, C2-6 boîte 1).
  • Partielle (1884)
    L’archiconfrérie Sainte-Radegonde reçoit de nouvelles indulgences (300 jours 4 fois dans l’année).
  • Plénière (1887)
    Le pape Léon XIII accorde, le 8 juillet 1887, une indulgence plénière et la rémission de leurs pêchés à tous les fidèles qui, confessés, contrits et ayant reçu l’Eucharistie, visiteront l’église Sainte-Croix ou Sainte-Radegonde pendant tout le mois d’août.
Compléments sur le culte :

Lorsqu’une abbesse de Sainte-Croix mourait, on faisait brûler quatre cierges, dont deux étaient ensuite placés sur le tombeau de Radegonde jusqu’à ce qu’ils fussent consumés. Un miracle de 1303 montre un ecclésiastique, qui, pour obtenir l’intercession de sainte Radegonde, se frotta les membres malades avec de l’avoine. Le miracle de l’avoine serait entré dans le cycle des miracles de sainte Radegonde fin XIIIe-début XIVe s. et fait référence à un miracle survenu lorsque Radegonde cherchait à échapper à Clotaire et que celle-ci fut dissimulée par de l’avoine, poussée miraculeusement aussitôt semée (Favreau, Le culte, p. 99). Cette fête des avoines fut solennisée au milieu du XIVe s.

Lors de la fête de la translation de sainte Radegonde le 3 août (fête rappelant l’apparition du Christ à la sainte selon Baudonivie), un prêtre portait une statue de Radegonde depuis l’abbaye Sainte-Croix, un autre portait de l’encens, et le coutre, l’eau bénite. Ils allaient par le cloître jusqu’à l’église Notre-Dame, puis jusqu’au tombeau et à Saint-Michel. Le chapitre allait ensuite en procession à l’église Sainte-Radegonde, où sonnaient toutes les cloches, et une messe des martyres était dite au tombeau de sainte Radegonde. La veille de la célébration de la mort de Radegonde, le chantre et le sous-chantre de la collégiale se rendaient à l’abbaye Sainte-Croix pour conduire l’abbesse et les religieuses en l’église Sainte-Radegonde, dans la crypte, où étaient célébrées les vêpres. Au XVIIe s., cette procession passait également par la cellule de Radegonde dite le Pas-de-Dieu. À cette occasion, l’abbesse devait offrir à chaque chanoine un cierge pesant sept livres, puis le lendemain, 25 sous. La veille, le jour et l’octave de la Sainte-Radegonde, un chanoine et un diacre devaient dire une messe en l’église Sainte-Croix (Favreau, Le culte, p. 101 et ADV G 1348). Lors de la fête du 25 octobre, l’abbesse de Sainte-Croix allait en procession avec ses religieuses à l’église Sainte-Radegonde, après les matines. Elles y allaient également le lundi des Rogations. Ce jour là, après sexte, elles faisaient une station devant la porte de l’église Sainte-Radegonde, puis entraient dans l’église et se rendaient au tombeau de la sainte reine.

Lors des Rogations, on portait, au moins au début du XVIIIe s., mais sans doute de longue date, la châsse de Radegonde en procession (ADV G 1350). Une châsse de Radegonde existait déjà au début du XVIe s., elle était en mauvais état. En 1540, on en fit confectionner une nouvelle en forme de statue de la sainte avec le couvercle en argent du tombeau de Radegonde (ADV, G 1586). On sait également qu’au XVIIIe siècle au moins, un prédicateur venait prêcher en l’église Sainte-Radegonde le lendemain de la fête de la sainte. En certaines occasions, le chapitre demandait que soit chanté un Te Deum, par exemple en 1705 après la bénédiction, le lendemain du jour de la fête de sainte Radegonde, en action de grâce pour un miracle accompli l’année précédente au tombeau de la sainte (ADV, G 1625), en 1721 pour le rétablissement du roi (ADV, G 1636) ou encore en 1734 pour la naissance du fils du prince de Conti (ADV, G 1644).

Au XIXe s. et jusque dans le premier quart du XXe s., le pèlerinage connut un regain de vitalité certain : indulgences, confrérie, couronnement de la statue, célébration du 13e centenaire  de la mort de la sainte, processions, bénédiction d’objets de piété, guérisons « miraculeuses » etc.,  attestent cette reprise. D’après un témoignage du XIXe s., on passait sous le tombeau de Radegonde et l’on récitait des litanies inscrites sur un petit tableau laissé en permanence dans la crypte.

L'ÉDIFICE

Description :

L’église Sainte-Radegonde, édifiée dans le style gothique angevin, est de plan allongé. La nef unique est précédée d’une tour porche de plan carré et d’un dernier niveau de plan octogonal, dont la construction débuta dans la première moitié du XIe s. Le chevet, roman également, a été entrepris au milieu du XIe s. Il s’appuie sur une crypte, qui rattrape la dénivellation du sol, et est entourée par un déambulatoire à absidioles rayonnantes. L’abside, au décor de peintures fortement restaurées au XIXe s., est voûtée en cul-de-four. Le chœur a été allongé et fortement rehaussé au XIXe s. Quant à la nef, gothique, les deux premières travées orientales dateraient des années 1210-1220, la partie occidentale de la nef ayant été exécutée après 1250.

L’église funéraire mérovingienne, placée sous le patronage de la Sainte Vierge, avait très certainement déjà été reconstruite à l’époque carolingienne ; elle avait en effet été consacrée en 863 par l’évêque de Poitiers Ingenalde, ce qui suppose une reconstruction d’importance. L’édifice fut à nouveau reconstruit après 955, date à laquelle il fut ravagé par le duc Hugues le Grand.

Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
  • Autre (XXe siècle)
    Il existait autrefois, dans l’enceinte de l’abbaye Sainte-Croix, une chapelle dite du Pas-de-Dieu, rappelant le souvenir du « miracle » de l’apparition du Seigneur à sainte Radegonde. La trace d’un pas dans la pierre y était conservée. Cette pierre fut transportée dans l’église Sainte-Radegonde en 1792, dans un enfeu du parement sud de la nef. Elle y est encadrée par deux statues de pierre, l’une représentant le Christ, l’autre Radegonde. Une chapelle, construite à l’emplacement présumé de la cellule de sainte Radegonde, qui aurait été le lieu du miracle, fut érigée en 1912. Appelée Chapelle du Pas-de-Dieu, elle est actuellement comprise dans l’enceinte d’une résidence à proximité de l’église Sainte-Radegonde.
Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
  • Autre (?)
    L’empreinte dite du « Pas-de-Dieu » est située depuis 1792 dans un enfeu du parement sud de l’église Sainte-Radegonde. Elle rappelle le souvenir de l’apparition du Christ à la reine, un an avant sa mort. Elle était auparavant située dans une chapelle du monastère Sainte-Croix. Elle aurait été spécialement recherchée pour les guérisons d’enfants (Baudoin, p. 332).
  • Crypte (?)
    La crypte dans laquelle le tombeau de Radegonde est conservé a subi d’importantes modifications. Elle se compose aujourd’hui d’une travée droite terminée par une abside voûtée en cul-de-four, entourée d’un déambulatoire ouvrant sur trois chapelles rayonnantes (Sapin, Les cryptes, p. 296). La crypte fut comblée, au IXe s. ou Xe s., pour mettre les reliques de Radegonde à l’abri des incursions normandes ou de celles de Hugues le Grand en 955. On perdit alors le souvenir du lieu d’inhumation de la reine. C’est en février 1012, à l’occasion de travaux, que l’abbesse Béliarde découvrit la crypte et le tombeau, qu’elle fit remettre en état et éclairer. Elle fit ajouter une inscription qui se trouve encore dans la crypte (Favreau, Le culte, p. 93). Lors du sac de l’église par les Huguenots en 1562, des grilles qui entouraient le tombeau furent arrachées (ADV, G 1589). De nouveaux travaux eurent lieu au XVIIe s., sous l’impulsion d’Anne d’Autriche, qui avait une dévotion particulière pour Radegonde. En 1870, à une période où le pèlerinage connut une importante reprise, on réaménagea l’accès à la crypte en installant un large escalier, qui remplaça deux petits escaliers latéraux, et en allongeant de deux mètres le chœur de cette crypte.

HISTOIRE DU SANCTUAIRE

Origines :
Date de première mention : VIe siècle
Initiative de la fondation :
  • Religieux
Environnement institutionnel, politique et religieux :

L’église dans laquelle Radegonde fut inhumée était l’église funéraire du monastère Sainte-Croix, fondé par la reine. Desservie par un collège de clercs dès les origines, ceux-ci devinrent, au moins depuis la fin du Xe s., un collège de chanoines. Le chapitre comptait, à la fin du Moyen Âge, vingt chanoine prébendés, quatre hebdomadiers, dix-huit chapelains et bacheliers, des clercs, une maîtrise d’enfants, etc. La collégiale, qui dépendait de l’abbesse de Sainte-Croix, avait également la fonction de paroissiale (Favreau, Le chapitre…, p. 189).

Le monastère, fondé par Radegonde avec des fonds royaux, échappait à l’origine au pouvoir de l’évêque. Les moniales furent placées sous la règle écrite pour les vierges par Césaire d’Arles. Marovée, évêque de Poitiers, replaça l’établissement sous son autorité à l’époque de la seconde abbesse, Agnès, aidé par Childebert. Mais les Carolingiens favorisèrent le monastère Sainte-Croix, et par là même, la dévotion à Radegonde, en accordant des privilèges à l’établissement (immunités accordées par Charles le Chauve et Louis le Pieux, confirmées par Louis le Bègue en 878), en plaçant des membres de cette dynastie à la tête du monastère (Rothrude, fille de Charles le Chauve en 863), en choisissant cette église comme lieu d’inhumation (Pépin Ier d’Aquitaine y est enterré en 838), ce qui contribua à restreindre à nouveau l’autorité de l’évêque.

Phases d'évolution :

À la fin du XIes. ou au début du XIIe s., les manuscrits liturgiques témoignent de la diffusion du culte de Radegonde. Une nouvelle vita de la sainte fut composée par le grand lettré Hildebert de Lavardin, archevêque de Tours de 1126 à 1133. L’église fut également restaurée à cette époque. Au XIIIe s., un nouveau chantier de reconstruction agrandit l’édifice et l’adapta aux fonctions qu’elle réunissait alors : le pèlerinage et les processions, ainsi que le service paroissial. Des vitraux furent installés, qui représentaient pour plusieurs d’entre eux des scènes de la vie de Radegonde, tout comme les peintures de la voûte de l’abside et du choeur (Favreau, Le culte, p. 97).

Alors que le seul dies natalis (jour de la mort) de la sainte était célébré au XIIe s., quatre fêtes furent ajoutées dans le coutumier de Sainte-Croix de la fin du XIIIe s. : la Sanctae Redegundis reversio le 28 février (mise au jour du tombeau en 1012 ?), la translatio sanctae Redegundis le 3 août (miracle du Pas-de-Dieu), une autre commémoration le 25 octobre (entrée de la sainte à Poitiers ? explication donnée à la fin du XVe s.), et la reversio almae crucis le 19 novembre (anniversaire de la réception de la relique de la Vraie-Croix envoyée par Justin II à Radegonde) (Favreau, Le culte, p. 98). C’est au XIIIe s. également que furent composés deux recueils de miracles, qui recensent quinze miracles accomplis entre 1249 et 1268 (Moulinier, Un témoin…, p. 3). Une nouvelle fête apparut au XIVe s. : la célébration des avoines, qui rappelait l’un des miracles de la sainte, le dernier jour de février. La réputation de la sainte attirait alors les pèlerins à une centaine de kilomètres à la ronde. En cette fin de Moyen Âge, Radegonde était considérée non plus simplement comme une sainte protectrice de la cité mais également du royaume, particulièrement après la reprise de la cité de Cherbourg sur les Anglais, en 1450. Manifestement, le tombeau de la sainte continua d’exercer de l’attrait auprès des pèlerins entre le XVe et le XVIIIe s., comme le montrent les gestes de piété (dons, ex-voto, actions de grâces) et les miracles accomplis.

Au XIXe s., le pèlerinage connut un engouement nouveau, à l’image de ce qui se produisait dans beaucoup d’autres sanctuaires, engouement qui donna lieu à un réaménagement de la crypte, la création de confréries, des cérémonies pour célébrer le 13e centaine de la mort de Radegonde, etc. Cette reprise s’est prolongée, semble-t-il, au moins jusqu’au premier quart du XXe s.
Evénements marquants :
  • Construction (552-557)

    Le monastère Sainte-Croix est fondé par Radegonde en dehors de l’enceinte romaine. Avant 561, est entreprise la construction d’une église pour l’inhumation des moniales, où Radegonde est elle-même ensevelie en 587.

  • Reconstruction (IXe siècle)
    Après avoir subi des destructions de la part des Normands, l’église funéraire est remise en état et consacrée par l’évêque de Poitiers le 24 septembre 863 (Favreau, Le culte.., p. 92).
  • Consécration (863)
    L’église est consacrée par l’évêque de Poitiers après les reconstructions qui font suite aux déprédations des Normands.
  • Destruction (955)
    Hugues le Grand s’empare du quartier Sainte-Radegonde et incendie l’église.
  • Découverte d'un corps saint (1012)
    À l’occasion des travaux de la crypte, l’abbesse Béliarde met au jour les restes de sainte Radegonde. Des reliques sont alors distribuées au cours de ce siècle, notamment en Allemagne.
  • Reconstruction (1012)
    Des travaux ont lieu dans la crypte mais deux événements – un tremblement de terre et un incendie survenus en 1083 – entraînent de nouveaux travaux qui donnent lieu à une nouvelle dédicace, le 18 octobre 1099.
  • Dédicace (1099)
    Suite aux travaux de l’église après l’incendie de 1083, une nouvelle dédicace de l’édifice a lieu le 18 octobre 1099.
  • Visite exceptionnelle (1412)
    Le comte de Poitou Jean de Berry obtient en 1412 l’autorisation des chanoines et de l’évêque de Poitiers d’ouvrir le tombeau de la sainte pour prélever des reliques pour sa Sainte-Chapelle de Bourges. Mais lors de l’ouverture, on aurait découvert le corps encore entier avec voile, couronne et mains jointes. Jean de Berry, qui désirait avoir le chef et deux anneaux de la sainte, ne put emporter qu’un anneau, une manifestation de la sainte l’ayant empêché de prendre la tête et le deuxième anneau.
  • Acte exceptionnel de dévotion (1428)
    Le roi Charles VII, qui avait une grande dévotion pour la sainte reine, donne le prénom de Radegonde à sa fille née en 1428. Elle fut la seule fille de sang royal à porter ce prénom (Favreau, Le culte, p. 107).
  • Acte exceptionnel de dévotion (1450)
    Charles VII, après avoir regagné la Normandie sur les Anglais, décide la célébration de processions générales annuelles en actions de grâces.
  • Acte exceptionnel de dévotion (1450)
    La reine Marie d’Anjou décide l’entretien d’un cierge ardent jour et nuit auprès du tombeau de la sainte pour remercier sainte Radegonde de la défaite des Anglais, rejetés hors de Normandie avec le prise de Cherbourg, la veille du jour de la fête de la sainte, le 13 août. Cette procession du 12 août commémorant la délivrance du pays se faisait avec une statue de la sainte et une station finale en l’église Sainte-Radegonde, puis, à partir du XVIIIe s., à la cathédrale. Elle s’est perpétuée jusqu’à la Révolution (Favreau, Le culte, p. 107).
  • Mise en place d'une nouvelle châsse (1540)
    Une châsse de Radegonde existait déjà au début du XVIe s. mais elle était en mauvais état. En 1540, on en fit confectionner une nouvelle en forme de statue de la sainte avec la couverture en argent du tombeau de Radegonde (ADV, G 1586).
  • Pillage (1562)
    Les 26 et 27 mai 1562, les Gascons entrent dans Poitiers et saccagent la collégiale. Entre autres déprédations, on pille le tronc des pèlerins, le couvercle du tombeau de Radegonde est rompu à coups de marteau et on en retire le coffre de plomb qu’il contenait, ainsi que les ossements de la sainte, qui sont brûlés en partie dans la nef (ADV, G 1589). En 1566, on remet les quelques ossements sauvés dans son tombeau (Favreau, Le chapitre).
  • Acte exceptionnel de dévotion (1627)
    Le 10 novembre, Melle Moreau lègue, par testament, 100 livres pour acheter des étoffes pour confectionner un manteau pour sainte Radegonde (statue ?) (ADV, G 1601).
  • Fondation de messes (1658)
    Anne d’Autriche fait don aux chanoines de Sainte-Radegonde d’une lampe d’argent et d’une somme de 18 000 livres, à charge pour eux d’entretenir cette lampe ardente sur le tombeau de la sainte et de dire chaque année deux grand’messes, l’une le 29 juin, jour où le roi tomba malade, l’autre le 13 juillet, jour où il fut guéri (ADV G 1349).
  • Fondation de messes (1666)
    La grande aumônerie de France fonde six messes basses par an pour le repos de l’âme d’Anne d’Autriche, pour un capital de 360 livres (ADV G 1349).
  • Action de grâce (1690)
    Anne d’Autriche donne une lampe, qui devra demeurer ardente et suspendue jour et nuit au-dessus du tombeau de la sainte en action de grâce pour le renouvellement de la santé du roi (ADV, G 1617).
  • Action de grâce (1690)
    Anne d’Autriche donne une lampe, qui devra demeurer ardente et suspendue jour et nuit au-dessus du tombeau de la sainte en action de grâce pour le renouvellement de la santé du roi (ADV, G 1617).
  • Action de grâce (1705)
    Une délibération capitulaire du 8 mai 1705 rapporte le don, par le marquis de Mortangis, ambassadeur du roi au Danemark et Mme de Preunevault, d’une lampe d’argent à Sainte-Radegonde, qui sera suspendue à l’autel, en action action de grâce pour la santé de Mr de Mortangis (ADV, G 1624).
  • Action de grâce (1721)
    Une délibération du chapitre, en date du 16 août, indique que sera chanté le lundi suivant, à Sainte-Radegonde, un Te Deum en action de grâce pour le rétablissement du roi (ADV, G 1636). 
  • Action de grâce (1734)
    Une délibération du chapitre, en date du 10 septembre, annonce que sera chantée le 13, à Sainte-Radegonde, un Te Deum en action de grâce pour la naissance du fils du prince de Conti (ADV, G 1644).
  • Consécration (1854)
    Les autels placés sous l’invocation de sainte Radegonde, sainte Agnès et sainte Disciole, compagnes de Radegonde, élevés lors de la restauration de la crypte au XIXe s., sont consacrés le 12 août 1854 par Mgr Pie, évêque de Poitiers, l’évêque de Blois et l’évêque d’Angoulême, en même temps que l’autel principal de l’église. (De Chergé, Guide, p. 160).
  • Mise en place d'une nouvelle châsse (1854)
    Une nouvelle châsse, en forme d’église gothique et ornée de scènes de la vie de la sainte et de ses compagnes, fabriquée grâce à une souscription, est bénie par l’évêque de Poitiers. Elle renfermait des ossements du crâne et d’un bras de Radegonde et était destinée aux filles de l’abbaye de Sainte-Croix.
  • Commémoration (1887)
    On célèbre à Poitiers, en 1887, le 13e centaine de la mort de Radegonde. Cette célébration est l’occasion de nombreuses manifestations – dont le couronnement de la statue de Radegonde autorisé par le pape Léon XIII, qui accorde également une indulgence plénière au sanctuaire – un triduum, avec messes, vêpres, processions.
  • Couronnement de la statue (1887)
    La statue de sainte Radegonde est couronnée le 14 août 1887 (Les fêtes…, p. 9).
Rayonnement(s) :
  • International (? -> ?)
    La dévotion à sainte Radegonde se retrouve, au Moyen Âge, à l’échelle de l’Europe. La plus grande concentration de toponymes s’observe dans l’ouest de la France, mais le culte est déjà implanté en Angleterre au IXe s. (par exemple à Winchester) et se répand au XIIe s. On trouve également des traces de son culte en Italie, dans certaines régions d’Allemagne, en Autriche, en Belgique ou encore au Luxembourg. On ignore cependant si les pèlerins venaient à Poitiers de toute l’Europe.
  • Diocésain (XVe siècle -> 1800)
    Les quelques précisions sur l’origine géographique des miraculés du sanctuaire de Sainte-Radegonde semblent plutôt accréditer l’idée d’un rayonnement local ou diocésain de la sainte entre la fin du Moyen Âge et la fin de l’époque Moderne, même s’il faut préciser que la dévotion de la famille royale envers sainte Radegonde laisse paraître un rayonnement plus large. Mais dans ce cas précis, c’est probablement plutôt le suffrage de Radegonde, Sainte Reine, qui était recherché.
  • Diocésain (1801 -> 1900)
    Au XIXe s., le pèlerinage à sainte Radegonde semble avoir eu un rayonnement tout au plus diocésain.

RÉFÉRENCES

Source(s) :
  • Site internet (2012)
  • Livret de pèlerinage (1948)
    s. a., Le pèlerin au tombeau de sainte Radegonde, Poitiers imp. G. Basile, 1948, 36 p.
  • Recueil de miracles (1904)
    Largeaukt, A., Bodenstaff, H., Miracles de sainte Radegonde, Bruxelles, imp. Polleunis et Ceuterick, 1904, p. 433-447.
  • Livret de pèlerinage (1903)
    Manuel du pèlerin à Sainte-Radegonde, Poitiers, Société française d’imprimerie et de librairie, s.d., 24 p.
  • Livret de pèlerinage (1903)
    Manuel du pèlerin à Sainte-Radegonde à l’usage des paroisses de Lusignan, Sanxay, Celles-l’Evescault, Cloué, Coulombiers, Curzay, Jazeneuil, Rouillé et Saint-Sauvant, Poitiers, Société française d’imprimerie et de librairie, 1903, 35 p.
  • Livret de pèlerinage (1897)
    Manuel du pèlerin à Sainte-Radegonde, Poitiers, Imprimerie G. Basile, s. d., 33 p.
  • Livret de pèlerinage (1872)
    CHERGÉ, C. de, Guide du voyageur à Poitiers et aux environs, Poitiers, 1872.
  • Recueil de miracles (1643)
    FILLEAU, J., sieur de LA BOUCHETTERIE, La preuve historique des litanies de la grande Reyne de France sainte Radegonde, contenant un abrégé des actions miraculeuses de sa vie, tirée des historiens français, Poitiers, A . Mounin, 1643.
  • Panégyrique (1586)
    BARTHÉLÉMY, V., Panégyrique de sainte Radegonde, autrefois reine de France et de Thuringe, contenant sa vie et ses miracles, avec une paraphrase en vers des litanies à cette sainte princesse, Paris, Fosset, 1586, 115 p.
  • Livres manuscrits (XVe siècle)
    BM Rouen, Ms. 1436, Vie de sainte Radegonde (en français), XVe s. (avec initiale historiée représentant la reine Radegonde, fol. 1).
  • Livres manuscrits (XIIe siècle)
    BM Poitiers, Ms 250, Vie de sainte Radegonde par Venance Fortunat (530-601), XIIe s.
  • Vita
    Marie-Josèphe Naudeau, Josette Seguin, « Vie de sainte Radegonde par Hildebert de Lavardin », in R. Favreau dir., La Vie de sainte Radegonde par Fortunat…, p. 89-118. (rédigée entre 1055 et 1133).
  • Vita

    Vita, Vita Radegundis II, éd. B. Krusch, MGH, SRM II, Hanovre, 1888, p. 377-395.

    Vita, (entre 609 et 613) : Baudonivie, Vie de sainte Radegonde, trad. fr. et éd. Labande-Mailfert Y., « Vie de sainte Radegonde par la moniale Baudonivie », in Favreau R. (dir.), Radegonde : de la couronne au cloître, Poitiers, Trésors poitevins, 2005, p. 59-85.

  • Vita

    Vita Radegundis I, éd. B. Krusch, MRG, SRM II, Hanovre, 1888, p. 364-377.

    Vita, (entre 589 et 609) : Venance Fortunat, Vie de sainte Radegonde, trad. fr. et éd. Favreau R. (dir.), Poitiers, Seuil, 1995, p. 56-113.

  • Source publiée
    Grégoire de Tours, Libri historiarum X, éd. Krusch B., Levison W., MGH, SRM, I, 1, 1885.
  • Source publiée
    Grégoire de Tours, Histoire des Francs, trad. et éd. Latouche R., 2e édition, Paris, les Belles-Lettres, 1996.
  • Source publiée
    Liber de gloria confessorum, éd. B. Krusch, MGH SRM, I, Hanovre, 1885 traduction in R. Favreau dir., Radegonde de la couronne au cloître… , p. 29-31.
  • Recueil de miracles
    Miracle obtenu par l’intercession de sainte Radegonde, patronne de Poitiers, Poitiers, L. Gillet, 1713.
  • Archives
    G 1344-1744, chapitre de Sainte-Radegonde de Poitiers, 1080-1792.
Bibliographie :
  • SAPIN, Ch., Les cryptes en France, Paris, Picard, 2014, p. 75, 199, 218-219, 296.
  • FAVREAU, R., «Le chapitre Sainte-Radegonde de Poitiers et son quartier au XVIe siècle », in Terres marines, Chauvaud F. et Péret J. (dir.), PUR, 2006, p. 189-196.
  • FAVREAU, R., (dir), Radegonde : de la couronne au cloître, Poitiers, Trésors poitevins, 2005.
  • MOULINIER, L., «Un témoin supplémentaire du rayonnement de sainte Radegonde au Moyen Âge ? La Vita domnae Juttae (XIIe siècle) », in Bulletin de la société des Antiquaires de l'Ouest, 5e série, t. XV, 2001, p. 181-197.
  • FAVREAU, R., (dir), Poitiers, sainte Radegonde, Poitiers, Association les Amis de sainte Radegonde, 1999.
  • MERINDOL, Ch. de, «Le culte de sainte Radegonde et la monarchie française  », in Les religieuses dans le cloître et dans le monde, Publication de l'Université de Saint-Etienne, CERCOR, 1994, p. 789-795.
  • FAVREAU, R., «« Le culte de sainte Radegonde à Poitiers au Moyen Âge » », in Les religieuses dans le cloître et dans le monde, Presses universitaires de Saint-Etienne, CERCOR, 1994, p. 91-110.
  • FAVREAU, R., «« Le culte de sainte Radegonde à Poitiers au Moyen Âge » », in Les religieuses dans le cloître et dans le monde, Presses universitaires de Saint-Etienne, CERCOR, 1994, p. 91-110.
  • FAVREAU, R., «Le culte de sainte Radegonde à Poitiers au Moyen Âge », in Les religieuses dans le cloître et dans le monde, Presses universitaires de Saint-Etienne, CERCOR, 1994, p. 91-110.
  • KNEEPKENS, C.H., «À propos des débuts de l'histoire funéraire de Sainte-Radegonde de Poitiers », in Cahiers de civilisation médiévale, vol. 29, n°116, 1986, p. 331-338.
  • Les fêtes du treizième centenaire et du couronnement de Sainte Radegonde à Poitiers ; documents relatifs à ces fêtes, discours de Mgr d'Anthédon et de Mgr d'Angers, impr. de P. Oudin, 1887.
  • BAUDOIN, M., «Le Pas de Dieu, à Sainte-Radegonde, de Poitiers  », in Bulletin de la Société préhistorique de France, vol. 8, n°5, p. 320-334.
Etude(s) universitaire(s) :
  • DIARD, A., Le cadre matériel et la vie quotidienne des moniales au monastère Sainte-Croix de Poitiers, de sa fondation au VIe siècle jusqu'au début du VIIe siècle, Master II, ss. dir de I. Réal, Toulouse Jean Jaurès, 2015.

PHOTOGRAPHIES LIÉES

Objet de dévotion :
  • Sarcophage de sainte Radegonde, crypte de l'�glise Sainte-Radegonde - Aur�lia Bully - 2013
  • Représentation de sainte Radegonde, église Sainte-Radegonde - Aurélia Bully - 2013
  • Repr�sentation du tombeau de sainte Radegonde, Biblioth�que nationale de France, d�partement Estampes et photographie, EST RESERVE VE-26 (M) - BnF
Edifice :
  • Tour-porche de l'église Sainte-Radegonde - Aurélia Bully - 2013
  • Eglise Sainte-Radegonde, vue du choeur - Aurélia Bully - 2013
Autre :
  • Ex-voto dans l'église Sainte-Radegonde - Aurélia Bully - 2013
  • Veüe de l'abbaye royalle de Saincte Croix de Poictiers aux religieuses bénédictines, L. Boudan, département des Estampes et photographies, EST VA 86 (5) - BnF

À PROPOS DE L'ENQUÊTE

Enquêteur :
  • BULLY Aurelia
Rédacteur :
  • BULLY Aurelia
Date de l'enquête :
2017
Date de rédaction de la fiche :
2017
Etat de l'enquête :
En cours
Pour citer cette ficheBULLY Aurelia, « Sainte-Radegonde-de-Poitiers », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/712/sainte-radegonde-de-poitiers, version du 16/10/2017, consulté le 20/11/2018