INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Romain

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Romain
Période d'activité :
Ve siècle - ?
Commune :
Pratz
Département :
Jura
Vue g�n�rale du site de la Balme

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Pratz
Hameau/Lieu-dit :
Saint-Romain-de-Roche
Diocèse :
Actuel:
Ancien: Besançon (Ve siècle - ?)
Paroisse :
Actuelle:
Ancienne: Saint-Lupicin (? - ?)
Compléments :
Le site de La Balme, au hameau actuel de Saint-Romain-de-Roche, où fut inhumé saint Romain au Ve siècle, était situé à la limite entre les diocèses de Besançon et de Lyon. D’après le martyrologe de Florus de Lyon (première moitié du IXe siècle), La Balme ressortissait au diocèse de Besançon, alors que le monastère de Condat/Saint-Claude, à quelques km de là, ressortissait au diocèse de Lyon. Mais à cette époque, la basilique destination du pèlerinage avait déjà très probablement disparu.

Site

Type de site :
Montagne
Altitude :
576 m
Compléments :
Le site supposé du monastère primitif de La Balme, où fut construite au XIIIe siècle la chapelle d’un prieuré masculin dépendant de l’abbaye de Saint-Claude, est un éperon rocheux surplombant la vallée de la Bienne, environné de falaises dans lesquelles se trouvent des grottes.

Paysage

Type de couvert végétal :
Bois
Type de l'habitat :
Lieu isolé
Type de proximités :
Abbaye
Axe de circulation
Cours d'eau
Compléments :
Le site de La Balme était, dès l’origine, situé dans un endroit difficile d’accès, sur un éperon rocheux ou sur l’une des terrasses environnantes, qui surplombent la vallée de la Bienne, axe de circulation, dès le haut Moyen Âge, entre les forêts jurassiennes et la vallée de la Bienne et, au-delà, de l’Ain et du Rhône. Cette localisation peut s’expliquer par le fait que le monastère de La Balme, auprès duquel aurait été édifiée la basilique, était un établissement de moniales, auquel le site escarpé de La Balme offrait une protection naturelle. Celui-ci était situé à quelques kms des monastères de Condat (Saint-Oyend/Saint-Claude) et de Lauconne (Saint-Lupicin).

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Romain (Ve siècle - ?)
Compléments :
Le pèlerinage à destination du tombeau de saint Romain est attesté par deux sources : la Vita Patrum Jurensium, d’un auteur anonyme du début du VIe siècle, et le Liber vitae patrum de Grégoire de Tours composé dans le dernier quart du VIe s. Romain, avec son frère Lupicin, est le fondateur du monastère de Condat. Tous deux avaient également fondé le monastère de Lauconne. Leur soeur était, quant à elle, à la tête du monastère de La Balme, à quelques kms des deux premiers établissements. D’après ces deux sources, Romain, dont on situe traditionnellement la mort vers 460, aurait été enseveli à La Balme, dans une basilique, sans aucun doute à proximité du monastère.
Type de lieu de culte :
Basilique
Nom du lieu de culte :
?
Saints patrons :
Compléments :
Les deux récits évoqués ne sont pas tout à fait concordants au sujet de cette basilique. Pour la Vita patrum Jurensium, Romain, surpris par la mort alors qu’il rendait visite à sa sœur à La Balme, aurait été enseveli « là, dans la basilique, au sommet de la colline » (VPJ, 61). D’après l’auteur anonyme, cette basilique avait été construite par les deux frères Romain et Lupicin, à proximité de ce monastère, pour l’inhumation des moniales ; mais elle eut « l’honneur aussi de contenir le tombeau du héros même du Christ, Romain » (VPJ, 25). Grégoire de Tours, pour sa part, indique qu’à la mort de Romain, « il fut enseveli à dix milles du monastère [de Condat], sur une petite éminence. Sur son tombeau fut ensuite édifié un grand temple ». (LVP, 6). L’emplacement approximatif supposé du monastère est aujourd’hui occupé par une petite chapelle romane qui appartenait à un prieuré d’hommes dépendant de Saint-Claude, documenté à partir du XIIIe siècle. On ignore tout à ce jour des bâtiments et de l’emplacement précis du monastère du haut Moyen Âge, de la basilique qui accueillit la tombe de saint Romain, de sa dédicace et de la date de sa destruction.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Romain
Nature de l'objet :
Corps saint (= en entier)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Le corps était inhumé dans la basilique, sans plus de précisions.
Datation de l'objet :
Ve siècle
Compléments :
Le devenir des reliques de Romain est malaisé à déterminer. Selon une tradition tardive, propre à l’abbaye de Saint-Claude (XIIIe puis XVIe s.), le corps de Romain aurait été relevé au VIIe s. pour être translaté au monastère de Condat. Mais les martyrologes historiques du IXe s. rapportent que le corps de Romain reposait au diocèse de Besançon, donc vraisemblablement à La Balme, car Condat ressortissait alors au diocèse de Lyon. Lors de l’incendie de l’église Saint-Oyend à Saint-Claude, en 1522, des reliques de Romain auraient brulé, mais pas en totalité puisque elles furent replacées en 1625 dans une nouvelle châsse déposée dans la chapelle Saint-Romain de l’église Saint-Oyend, puis déplacées en l’église cathédrale Saint-Pierre-Saint-Paul-Saint-André en XIXe s. Une visite pastorale de 1660 constata toutefois la présence du chef de Romain à Saint-Romain/La Balme. Des reliques de saint Romain, autrefois déposées à Saint-Romain, sont aujourd’hui conservées en l’église de Saint-Lupicin. Compte tenu d’un ensemble d’informations, il est vraisemblable qu’il y ait eu relèvement du corps de Romain, peut-être au haut Moyen Âge à l’occasion de la démolition/reconstruction (?) de la basilique funéraire, mais qu’une partie du corps fut conservée sur place, tandis qu’une partie des ossements était transférée à Condat/Saint-Claude.

LE CULTE

Statut du culte :
Ignoré
Légendaire :
Selon les sources du VIe s., Romain, originaire des environs d’Izernore (Ain) et formé dans un monastère lyonnais, se retira au « désert », dans le Jura, dans sa trente cinquième année. Rejoint par son frère Lupicin, il s’installa à Condat, à la confluence de deux rivières (la Bienne et le Tacon). Les deux frères y vécurent à l’imitation de saint Antoine. Mais leur sainte réputation attira bientôt nombre de disciples, et la communauté essaima. Lauconne (Saint-Lupicin) devint le second monastère, et même si les deux établissements étaient placés sous la direction des deux frères, Lupicin séjournait plus fréquemment à Lauconne – c’est là que ce dernier fut inhumé –, tandis que Romain gouvernait le monastère de Condat. Un troisième monastère est bien attesté : il s’agit de celui de La Balme, à la tête duquel Romain et Lupicin placèrent leur sœur, et où l’ainé des frères (pour l’anonyme, car pour Grégoire de Tours, l’ainé des deux frères était Lupicin) fut enseveli. Romain est décrit par l’anonyme comme un homme doux et humble, d’une grande charité. De son vivant, il s’illustra par ses qualités de thaumaturge (guérison de lépreux, rapportée par l’anonyme et par Grégoire de Tours, d’une paralytique). Selon Grégoire de Tours, au seuil de la mort, Romain, interrogé par son frère sur son lieu de sépulture, aurait émis le vœu d’être inhumé hors du monastère (sous-entendu de Condat) car l’accès en était interdit aux femmes : « à moi [dit-il], tout indigne et sans mérite que je sois, le Seigneur mon Dieu a accordé le don des guérisons et nombreux sont ceux qui, par l’imposition de ma main et le pouvoir de la croix du Seigneur, ont été arrachés à diverses affections. Il y aura donc affluence à mon tombeau, quand j’aurai quitté la lumière de ce monde. C’est pourquoi je demande à reposer loin du monastère » (LVP, 1, 6). Grégoire ignorait selon toute apparence l’existence du monastère de La Balme. La VPJ, qui n’invoque pas le prétexte de l’accès du monastère interdit aux femmes, dit clairement que Romain fut inhumé à La Balme. Celui-ci aurait continué à produire des prodiges après sa mort, attirant ainsi les dévots sur son tombeau.
Miracles :
Deux miracles sont précisément décrits par l’anonyme : au cours d’un voyage dans la paroisse de Poncin (Ain), Romain rendit la santé à une femme paralytique (VPJ, 43) ; alors qu’il se rendait à la basilique martyriale d’Agaune (Suisse), il rencontra deux lépreux, un père et son fils, chez qui il s’invita pour passer la nuit. Après son départ, les deux lépreux constatèrent leur guérison (VPJ, 45-47). Chez Grégoire de Tours, ce dernier miracle s’étend à neuf lépreux (LVP, 1, 4). Des miracles post-mortem auraient également eu lieu car le récit anonyme précise que c’est plus particulièrement autour de son tombeau que « le lecteur attentif et pieux ira chercher ses manifestations de l’Esprit-Saint » (VPJ, 41). Il rapporte qu’Oyend, futur abbé de Condat, en avait vu dans son enfance (il avait été élevé au monastère et avait peut-être une dizaine d’années à la mort de Romain), et que l’un des pèlerins, allongé face contre terre sur la tombe de Romain, était resté suspendu en l’air une demie heure le temps d’expier « en criant et en se lamentant, les scélératesses et les crimes du démon qui le possédait » (VPJ, 42). Enfin, le récit anonyme toujours, évoquant La Balme où Romain avait été inhumé, écrit que ce lieu était devenu le « théâtre d’une brillante succession de miracles et de prodiges ». Grégoire de Tours, quant à lui, précise que chaque jour afflue au « temple » abritant sa sépulture « un immense concours de peuple. Nombreux sont en effet les miracles qui, au nom de Dieu, s’y manifestent…Car là, fréquemment, les aveugles recouvrent la vue, les sourds l’ouïe et les paralytiques la marche » (LVP, 1, 6).
Type(s) de motivation :
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Thérapie
  • Folie
  • Exorcisme
Compléments :
Du vivant de Romain et de Lupicin, l’exorcisme semble avoir été, selon l’anonyme, une pratique assez fréquente des deux Pères. Outre des hommes « tourmentés par les démons ou par les autres fantômes diaboliques », on amenait également des paralytiques et des fous (VPJ, 1,15).
Jour(s) de fête :
    Type de fréquentation :
    Annuel (= juste pour une fête)
    Pratiques individuelles :
    • Approcher du tombeau
    Pratiques en présence du clergé :
      Ex voto :
        Confrérie(s) :
          Indulgence(s) :
            Compléments sur le culte :
            La seule précision que nous connaissions au sujet des pratiques autour du tombeau de Romain est celle qui concerne le pèlerin « possédé par le démon » allongé sur sa sépulture.

            L'ÉDIFICE

            Description :
            Nous n’avons aucun détail sur la basilique qui reçut la sépulture de Romain. Selon l’anonyme, il s’agissait de la basilique funéraire du monastère de moniales ; pour Grégoire de Tours, la basilique fut construite sur la tombe de Romain. La première version n’empêche toutefois pas la seconde. Grégoire écrivant plusieurs décennies après l’auteur anonyme de la VPJ, il n’est pas impossible que l’attractivité de la tombe de Romain ait suscité la reconstruction d’une basilique en lieu et place de la première, ou son agrandissement. À proximité de la chapelle romane actuelle, sur un monticule qui la surplombe, s’élève encore un autel qui appartenait à une chapelle Saint-Martin, restaurée encore au XVIIe s., mais dont les époques de construction et de démolition ne sont pas déterminées. Les Pères du Jura avaient une dévotion particulière pour saint Martin et il n’est donc pas impossible que ce vocable remontât aux origines du monastère. Pour autant, rien ne permet d'établir un lien entre la dédicace de la basilique et ce vocable ancien.
            Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
              Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :

                HISTOIRE DU SANCTUAIRE

                Origines :
                Date de première mention : 512
                Initiative de la fondation :
                • Religieux
                Environnement institutionnel, politique et religieux :

                Au moment où le tombeau de Romain attirait les pèlerins, le monastère de La Balme, auprès duquel la basilique qui abritait la tombe a été édifiée, n’était sans doute pas loin de disparaître. La Vie des Pères du Jura (composée vers 512/514) est la seule source attestant l’existence d’un monastère de femmes à La Balme. Nous n’en connaissons pas d’autres traces à ce jour dans les sources écrites et l’archéologie n’a pas permis pour l’instant de localiser d’occupation de l’Antiquité tardive ou du haut Moyen Âge sur le site. On considère donc généralement que le monastère disparut dès le VIe siècle.

                Comme à Lauconne, qui reçut la sépulture de Lupicin avant d’en adopter l’hagiotoponyme, le site actuel de La Balme a adopté celui de Saint-Romain au moins au XIIIe s. et était investit par un prieuré masculin dépendant de Saint-Claude.
                Phases d'évolution :

                Les récits de l’anonyme et de Grégoire de Tours sont les seules sources dont nous disposons pour documenter ce culte, à l’exception des martyrologes du IXe s. qui conservent également le souvenir de cette dévotion aux saints Pères du Jura. Romain y est en effet inscrit au II des kalendes de mars et les notices mentionnent que son corps repose au diocèse de Besançon.

                On ignore quel fut ensuite le devenir du culte et du pèlerinage à La Balme/Saint-Romain et si la petite chapelle construite au XIIIe s. fut, elle-aussi, la destination d’un pèlerinage. En revanche, on sait que depuis le XIXe s. au moins (Dom P. Benoît rapporte le témoignage direct d’un curé de cette époque, l’abbé Mermet ; mais il faisait remonter cette tradition au Moyen Âge) avait lieu, le lundi de Pentecôte, une procession à la chapelle Saint-Romain. D’après ce témoignage, la procession quittait l’église paroissiale au petit jour. À Saint-Romain, on chantait la messe et on baisait les reliques de Romain. La cérémonie était suivie d'un repas champêtre partagé par tous près de la chapelle. Après ce repas, on priait de nouveau dans la chapelle puis la procession redescendait à Saint-Lupicin où une seconde messe était célébrée. D’après Dom Benoît toujours, on se rendait également à Saint-Romain dans les périodes de calamité.

                La route qui mène aujourd’hui encore au hameau de Saint-Romain s’appelle la « route du pèlerin ». Cette procession du lundi de Pentecôte se perpétue de nos jours ; une messe est célébrée à Saint-Romain, et la procession est inscrite sur la liste des « pèlerinages » du diocèse de Saint-Claude par l’évêché.
                Evénements marquants :
                • Inhumation (460)
                  À la mort de Romain, vers 460, ses frères l’ensevelissent dans la basilique funéraire du monastère de La Balme.
                • Translation (VIIe siècle)
                  Translation d’une partie des reliques de Romain ? (d’après la tradition sanclaudienne).
                Rayonnement(s) :

                  RÉFÉRENCES

                  Source(s) :
                  • Livre liturgique (IXe siècle)
                    H. Quentin, Les martyrologes historiques, Paris, 1908, p. 347-348, 371.
                  • Vita (VIe siècle)
                    Grégoire de Tours, La Vie des Pères, texte revu et traduit par PIETRI L., Les Belles-Lettres, Paris, 2016, coll. Les Classiques de l’Histoire au Moyen Âge, p. 7-25.
                  • Vita (VIe siècle)
                    Vie des Pères du Jura, introduction, texte critique, lexique, traduction et notes, MARTINE, F., éditions du Cerf, Paris, 1968, coll. Sources chrétiennes, n°142, rééd. 2004.
                  • Site internet
                    Description architecturale et archéologique du monastère de la Balme : http://care.huma-num.fr/care/index.php?title=PRATZ,_monast%C3%A8re_de_la_Balme
                  Bibliographie :
                  • BULLY, S., «À propos des origines du monachisme sanclaudien », in Bulletin des Amis du Vieux Saint-Claude, n°20, Saint-Claude, 1997, p. 32-37.
                  • CUAZ, J., «Le site archéologique de Saint-Romain de Roche », in Bulletin des Amis du Vieux Saint-Claude, n°6, Saint-Claude, 1983.
                  • LACROIX, Pierre, Églises jurassiennes romanes et gothiques, Besançon, Cêtre, 1981, p. 219-221.
                  • MOYSE, G., «Les origines du monachisme dans le diocèse de Besançon (Ve-Xe siècles) », in Extrait de la BEC, Paris, 1973, p. 45-46.
                  • BENOÎT, P. (Dom), Histoire de l'abbaye et de la terre de Saint-Claude, 2 vol., Montreuil-sur-Mer, 1890-1892.
                  • VAYSSIERE, A., La chapelle de Saint-Romain de Roche, Saint-Claude, imprimerie de veuve Enard, 1870.
                  • AYROULET, E. (frère), «Les exorcismes dans la vie des pères du Jura », in Itinéraires monastiques des Pères du Jura. Sur les pas de Romain, Lupicin et Oyend, actes du colloque du 9 et 10 octobre 2014, HS n°2, p. 158-180.
                  Etude(s) universitaire(s) :
                  • BULLY, A., « Le monastère de La Balme, prieuré Saint-Romain-de-Roche », Monastères en Europe occidentale (Ve-Xe siècles). Topographie et structures des premiers établissements en Franche-Comté et Bourgogne, BULLY, S., SAPIN, Ch. (dir), Rapport de PCR, 6e année, 2015, p. 156-169.

                  PHOTOGRAPHIES LIÉES

                  Objet de dévotion :
                  Edifice :
                  Autre :
                  • Vue g�n�rale du site de la Balme - Robert Le Pennec - 2005
                  • Chapelle romane de Saint-Romain - Robert Le Pennec - 2005
                  • Autel dit de "Saint-Martin" surplombant la chapelle - Aurélia Bully - 2012

                  À PROPOS DE L'ENQUÊTE

                  Enquêteur :
                  • BULLY Aurelia
                  Rédacteur :
                  • BULLY Aurelia
                  Date de l'enquête :
                  2017
                  Date de rédaction de la fiche :
                  2017
                  Etat de l'enquête :
                  En cours
                  Pour citer cette ficheBULLY Aurelia, « Saint-Romain », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
                  url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/711/saint-romain, version du 11/10/2017, consulté le 24/11/2017