INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Médard

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Médard
Période d'activité :
VIe siècle - XVIIIe siècle
Commune :
Soissons
Département :
Aisne
Vue intérieure de la crypte

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Soissons
Hameau/Lieu-dit :
Saint-Médard
Diocèse :
Actuel:
Ancien: Soissons (VIe siècle - 1791)
Paroisse :
Actuelle:
Ancienne:

Site

Type de site :
Rive de cours d'eau
Altitude :
43 m
Compléments :
Le complexe monastique a été édifié sur la rive droite de l’Aisne, dans la boucle de la rivière, en retrait du cours d’eau (à 800 m). Il se situe dans un faubourg de Soissons, de l’autre côté de la rivière par rapport à la ville intra-muros.

Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Ville
Type de proximités :
Remparts
Compléments :

L’abbaye était située sur l’ancien fisc royal de Crouy (de l’époque mérovingienne). Suite aux nombreuses invasions, elle était protégée par une triple enceinte au moins depuis le XVIe s. ; elle se trouvait également à proximité des remparts de la ville.


LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Médard (VIe siècle - XVIIIe siècle)
Compléments :
L’abbaye royale Saint-Médard ou Saint-Mard-lès-Soissons était un vaste complexe monastique construit initialement autour des reliques de saint Médard (456- 545 /556), évêque de Noyon, par le roi mérovingien Clotaire Ier (511-561) et son successeur Sigebert, qui s’y firent inhumer ; elle devint ainsi une nécropole royale et l’une des seniores basilicae du royaume franc au VIIe s., haut lieu de pèlerinage à l’époque mérovingienne et carolingienne. Ensuite, l’abbaye connut son âge d’or au IXe s. avec l’arrivée en 826 des reliques des saints Sébastien et Grégoire-le-Grand, qui suscita la construction d’une nouvelle basilique. Elle fut un haut lieu spirituel et politique, accueillant des conciles et de grands événements plus politiques comme le premier sacre de Pépin le Bref (751). Elle a aussi retenu dans sa prison des hôtes illustres : Louis le Pieux, Abélard,...

Mais l’abbaye fut très souvent dévastée : intempéries, mauvaise gestion, invasions (IXe s.), guerres incessantes du XVe au XVIIe s. (en particulier les guerres de religion). Malgré la reconstruction de son église en 1630 et sa réforme par Saint-Maur (1637) à la demande de son abbé commendataire, le cardinal Mazarin, elle ne se releva jamais vraiment et fut vendue comme bien national à la Révolution française en 1790-1791.
Type de lieu de culte :
Abbatiale
Nom du lieu de culte :
Sainte-Marie, Saint-Pierre, Saint-Etienne
Saints patrons :
  • Vierge Marie, Pierre, Etienne (VIe siècle - 1790)
Compléments :
En 1131, la basilique fut à nouveau consacrée par le pape Innocent II aux  noms de la Bienheureuse Vierge Marie, des saints apôtres et martyrs, et saint Médard. Mais les noms des saints patrons ont changé à maintes reprises.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
saint Médard
Nature de l'objet :
Corps saint (= en entier)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Crypte/choeur
Datation de l'objet :
VIe siècle
Compléments :
Depuis 841, sous Charles le Chauve (Sapin, p. 69), le corps de saint Médard était conservé dans un sarcophage placé dans le caveau central de la crypte ; le « cercueil de pierre » y était élevé sur deux colonnes (Defente, p. 313). Il est ensuite question d’une châsse en ivoire blanc avec décors en or et coins en argent doré (Poquet, p. 61) suspendue dans le chœur, au dessus de l’autel.

En outre, le corps de saint Médard a fait l’objet d’une intense fragmentation. Ainsi, par le hasard des relations, des dédicaces d’églises (saint Médard est le patron de nombreuses églises : plus de 40 paroisses rien que dans le diocèse de Noyon !) ou du fait des réseaux de confraternité (comme avec Saint-Ouen à Rouen), on trouve des reliques de saint Médard un peu partout dans le nord-ouest de l’Europe, essentiellement dans le nord du royaume franc : une dent de l’évêque de Noyon à Tournai, sa mâchoire inférieure à Jodoigne, un os de son fémur à Noyon, pour ne citer que quelques exemples parmi les nombreuses reliques qui lui sont attribuées.   Une légende rapporte même que le corps entier de saint Médard séjournerait à Dijon depuis 901 suite aux invasions normandes. Mais il s'agirait d'une légende sans fondement d’après Adrien Baillet dans Les Vies des saints, 1704, II, c.99.

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Saint Médard de Noyon (ou Mard, voire Mahart, Mars, Medardus en latin), né en 456 à Salency en Picardie, mort en 545 ou 556 (B. Beaujard, p. 175), fut l’un des saints mérovingiens les plus honorés. Ayant déjà mené une vie exemplaire dans son enfance, il entra très jeune dans le clergé. Acclamé évêque de Vermand vers 530, il aurait transféré le siège épiscopal à Noyon, ville fortifiée, vers 531. Puis, la légende raconte que, suite à la mort de l’évêque Eleuthère de Tournai en 531, il serait devenu également évêque du diocèse de Tournai (les deux évêchés furent en réalité réunis au VII e s. et le restèrent jusqu’en 1114). Peu après sa mort, son corps fut amené à Soissons sur ordre du roi Clotaire Ier. On lui attribue de nombreuses guérisons de son vivant et post-mortem ; son culte dépassa largement le cadre de la cité.
Miracles :
On attribue à saint Médard des guérisons, prodiges, libérations de prisonniers, etc.
Type(s) de motivation :
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Thérapie
  • Pluie
  • Libération des prisonniers
Compléments :
Saint Médard est considéré comme un grand saint thaumaturge : nombreuses guérisons d’aveugles (ex après deux jours d’incubation couché le long du tombeau, d’après Venance Fortunat), de sourds et de muets. Saint Médard fut également invoqué contre les maux de dents. En effet, les « bâtonnets de saint Médard » étaient réputés contre les rages de dents ; il s’agissait de lamelles de bois (« sacrae aedis limina » ou « ex ligno ») qui furent, selon une pratique tolérée, taillées dans le bois de la cella ou taillées ensuite dans la porte de la basilique (Beaujard, p. 285 et Defente p. 44), pour atteindre la virtus du saint. La pratique est déjà évoquée par Grégoire de Tours (In gloria confessorum, 93).

Les suffrages de saint Médard étaient aussi invoqués par les prisonniers : on rapporte que des captifs furent miraculeusement libérés de leurs chaînes en passant le seuil de son sanctuaire ou à distance, comme Modeste, témoin innocent et soumis à la torture, délivré sur l’intercession de saint Martin de Tours et saint Médard (Histoire des Francs, IV, 19 et V, 49).

Médard est également le saint qui obtient le pardon de Dieu pour les voleurs auteurs de petits larcins (Beaujard, p. 445).

Enfin, depuis une époque indéterminée, saint Médard est invoqué pour le bon déroulement de la moisson, ce qui lui vaut le surnom de « saint pluvieux » et le proverbe « S'il pleut à la Saint Médard, il pleut quarante jours plus tard »…
Jour(s) de fête :
  • Médard (8 juin)
Type de fréquentation :
Continu
Compléments sur les fréquentations :
Des processions solennelles avaient lieu à chaque occasion (peste, retour de captivité des enfants de François Ier en 1530, ..). Elles réunissaient tous ceux qui détenaient l’un des innombrables fiefs dépendants de l’abbaye Saint-Médard (Defente p. 370) et montraient aux yeux de tous les « fiertes » de l’abbaye Saint-Médard, dont les reliques de l’évêque de Noyon.
Pratiques individuelles :
  • Prières
  • Toucher
  • Incubation
  • Déposer sur l'autel
  • Emporter
Pratiques en présence du clergé :
  • Bénédictions
  • Prières
  • Processions
  • Chants
Ex voto :
  • Chaines (?)
    Chaînes, fragments et fers brisés des prisonniers délivrés par saint Médard étaient suspendus ou posés près de son tombeau (Grégoire de Tours, repris dans Poquet, p. 14).
Confrérie(s) :
    Indulgence(s) :
    • Plénière (1131)
      La consécration et dédicace de la nouvelle basilique par Innocent II le 18 octobre 1131 était commémorée par une fête annuelle appelée « Pardons de saint Médard » assortie d’une indulgence plénière (Martin p. 495).
    Compléments sur le culte :
    Le tombeau de saint Médard fut fréquenté par de nombreux pèlerins. En 1530 par exemple, à la suite de la libération de François Ier, une grande procession rassemble une immense foule dont les « vassaux fieffés » qui portent les « trente-trois fiertes du monastère, toutes ruisselantes de pierreries enchâssées sur l’or et l’argent » (Poquet p. 18).

    L'ÉDIFICE

    Description :
    La troisième et dernière église en pierre édifiée en 1630 mesurait 96 m de long sur 33 m de large (en trois vaisseaux), sauf le bloc façade qui était encore plus large (45 m). Le vaisseau central était deux fois plus large que les bas-côtés : il mesurait 14,70 m entre chaque axe de pilier. De la disposition des travées, Denis Defente déduit que le chœur était sans doute plus élevé que la nef. Le chevet était probablement très imposant pour équilibrer le bloc-façade.
    Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
      Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
      • Crypte (IXe siècle)
        La crypte fut très probablement construite au IX e s., entre 826 et 840, sous l’abbé Hilduin, sous le chœur et le chevet de l’église principale ou supérieure. Elle était terminée en 841 pour la dédicace de la nouvelle basilique. La crypte s’organise dans un quadrilatère de 26 m sur 33 m et autour d’un couloir central orienté nord-sud de 19,7 m de long et 2,6 m large. Ses voûtes atteignent une hauteur de 3,7 m. Cinq chapelles, outre 2 chapelles ajoutées de part et d’autre, sont alignées au nord, abritant des niches dont l’usage n’est pas confirmé ; trois chapelles-caveaux sont déployées au sud. On accédait à la crypte depuis les bas-côtés de l’église via un plan incliné de part et d’autre. Ce plan original de crypte-couloir était conçu pour faciliter les déplacements des pèlerins (Defente, p. 64) et pourrait être rattaché à une tradition carolingienne (Sapin et Defente p. 319). Au milieu du couloir se trouve un puits de 4 m de profondeur sur 60 cm de diamètre ; il s’agit de l’un des plus anciens puits de ce type répertorié, mais son usage n’est pas identifié (Sapin, p. 102).
        La crypte, toute ornée de fresques polychromes, abritait de nombreuses sépultures, notamment celles des rois mérovingiens Clotaire (511-561) et Sigebert, son fils et successeur († 571). D’ailleurs, à l’entrée du caveau qui abritait leurs tombeaux, deux grandes statues à leur effigie étaient logées dans des niches.
        Le sarcophage de saint Médard reposait dans le caveau central dans la partie sud de la crypte, entre les sépultures des saints Sébastien et Grégoire le Grand. Dans les murs, des niches avaient été creusées, probablement pour accueillir le calice et le missel (forme carrée) et la piscine liturgique (vasque ogivale, Poquet p. 26). Une partie de la crypte était appelée « Notre-Dame sous terre ».

      HISTOIRE DU SANCTUAIRE

      Origines :
      Date de première mention : VIe siècle
      Initiative de la fondation :
      • Seigneur laïc
      Environnement institutionnel, politique et religieux :
      L'abbaye apparait dans les sources chez Venance Fortunat, v. 590. De fondation royale (Clotaire Ier, 511-561), confiée par le roi aux Bénédictins, elle devint une institution très puissante jusqu’aux IXe-X e s. Elle fut souvent le cadre de cérémonies religieuses à caractère politique, notamment le (premier) sacre de Pépin le Bref en 751 et de nombreux conciles lors desquels les évêques siégeaient aux côtés des rois, qui séjournaient alors dans leur palais voisin de Crouy. Cela a fait la fortune de Saint-Médard, abbaye extrêmement riche et puissante qui exerçait sa suzeraineté sur plus de 200 villages et avait même le privilège de battre monnaie. Outre la puissance temporelle, le monastère avait également reçu d’importants privilèges de l’Église, comme le titre d’archimoûtier de Gaule, avec protection royale puis exemption pontificale (certaine à partir de 1175 ; Poquet, p. 16-17 ; Defente p.101-109). Enfin, Saint-Médard offrait l’un des quatre asiles où l’on pouvait « s’assermenter » en cas de lèse-majesté (Poquet, p. 17). Après une période de déclin entre le Xe et le XII e s., l’abbaye brilla de nouveau à partir du XIIe s. et jusqu’au XVe s., sous le pape Innocent II et le roi Philippe-Auguste, ce qui permit de construire la deuxième enceinte.
      Après une nouvelle période de déclin suite aux guerres de religion, l’abbaye fut rattachée en 1637 à la Congrégation de Saint-Maur, qui la réforma.
      Phases d'évolution :
      Sur l’emplacement de l’église basilicale elle-même, après un premier édifice en bois qui abrita le corps de saint Médard avant l’achèvement de sa basilique (cella : oratoire funéraire fait de branchages taillés et tressés, B. Beaujard, p. 338 et Defente p. 43), trois édifices se sont succédé : une 1ere église en pierre édifiée à partir de 561 à la demande du roi mérovingien Clotaire Ier (511-561) et achevée par son successeur Sigebert ; une 2ème basilique au IX e s., à l’initiative de l’abbé Hilduin, cousin du roi, pour abriter les reliques arrivées de Rome en 826 (saints Sébastien et Grégoire-le-Grand) ; un 3ème édifice en 1630. Cependant, malgré la Restauration par les Mauristes (1637), l’abbaye continua de décliner jusqu’à la Révolution qui lui donna le coup de grâce en 1790-1791. Les ruines du prestigieux monastère furent rachetées par Nicolas Geslin, tanneur, puis par l’abbé Dupont pour y construire une institution en faveur de sourds. Les ruines furent classées aux Monuments historiques dès 1875. Mais, en 1944, l’explosion de munitions allemandes acheva de détruire le chœur.
      Evénements marquants :
      • Destruction (IXe siècle)
        À la fin du IX e s., probablement en 887, les Normands pillèrent la région et l’abbaye ne fut pas épargnée. À la suite de cette invasion, dès 889, l’abbaye fut réparée mais aussi fortifiée par Eudes de Paris, qui fit même créneler les églises (Poquet, p. 18).
      • Reconstruction (IXe siècle)
        Sous Louis le Pieux, la basilique est reconstruite par l’abbé Hilduin grâce à la fréquentation croissante du sanctuaire après l’arrivée des reliques des saints Sébastien et Grégoire-le-Grand en provenance de Rome en 826 (Poquet, p. 14). En 841, elle était « déjà construite en grande partie » (Sapin) et on put y transférer les reliques mises à l’abri dans la chapelle de la Trinité, en présence du roi Charles le Chauve. Cette nouvelle église, avec sa crypte, était beaucoup plus vaste pour faire face « à l’affluence inhabituelle du peuple qui y accourait, affluence quotidiennement accrue par les innombrables miracles produits par les mérites du saint [Sébastien] selon Odilon », moine de Soissons, v. 930 (Sermons, Migne, PL, CXXXII, coll 631, in Defente, p 313).
      • Reconstruction (XIIe siècle)
        Après une longue période de déclin depuis le Xe s. (l’église est décrite en ruine par Odilon), elle est reconstruite au tournant du XIIe s. sous l’abbé Raoul (1094-1119). En 1131, elle est dédicacée par le pape Innocent II lui-même. Les bâtiments claustraux sont également reconstruits à la suite, sous Philippe-Auguste au XIIIe s.
      • Pérégination (XVe siècle)
        Suite aux dévastations des guerres (Soissons prise par les Armagnacs en 1414, puis assaillie par les Anglais pendant la Guerre de Cent-Ans : invasion anglaise en 1418-19, siège de 1436 par les Bourguignons) et intempéries (grêle), les moines ont organisé à deux reprises, en 1451 et 1457, de grandes processions avec leurs reliques, à travers toute la France, pour collecter des aumônes afin de reconstruire l’abbaye : deux moines sillonnèrent ainsi la France avec un chariot de reliques pour recueillir les dons des fidèles, lettre de créance de leurs abbés à l’appui pour justifier leur action (Poquet, Martin).
      • Pillage (1567)
        L’abbaye fut pillée par les Calvinistes en 1567 : les tombes furent violées, les châsses brisées, les reliques jetées ou brûlées, l’ornementation et les livres brûlés, les bâtiments conventuels démantelés (Miner, Poquet, p. 20). Cependant, les reliques de saint Médard, ainsi que celles de saint Sébastien et saint Grégoire, auraient été miraculeusement sauvées (Martin, p. 423-444) : lorsque les Huguenots eurent trouvé leur cachette sous l’infirmerie, ils s’emparèrent des châsses de saint Sébastien et saint Médard et jetèrent leur contenu dans le fossé ; mais le tailleur du monastère trouva leurs restes au bord de son jardin, miraculeusement poussés par le courant. De même, un vigneron trouva miraculeusement dans son champ un sac de damas blanc contenant les cendres de saint Grégoire le Grand. Ces hommes dévots apportèrent les reliques auprès de « Mme de Bourbon », abbesse de l’abbaye Notre-Dame de Soissons et sœur de Condé (Defente p. 313, citant N. Berlette). Les reliques purent réintégrer leur monastère en 1578 après authentification, procession et reconstruction des murs de protection.
      • Rénovation du sanctuaire (XVIIe siècle)
        Après une longue période de déclin et son effondrement le 22 novembre1621 suite aux combats contre la Ligue en 1590 et le siège de 1617 face aux Espagnols, l’église est reconstruite pour la troisième fois, avec l’aide royale et selon un plan légèrement différent (pans inclinés vers la crypte, etc). L’abbaye est rattachée en 1637 à la Congrégation de Saint-Maur, qui la réforme et parvient à lui rendre modestement vie, mais les intempéries puis la Révolution française lui portent le coup de grâce.
      • Destruction (1790-1791)
        L’église est sécularisée puis vendue comme bien national en 1790-1791.
      Rayonnement(s) :
      • Diocésain (? -> ?)
        Le rayonnement de Saint-Médard est surtout diocésain.

      RÉFÉRENCES

      Source(s) :
      • Annales (XIIIe siècle)
        La Chronicon (sive Annales) S. Medardi Suessionensis fut rédigée par Gobert de Coincy, grand prieur de Saint-Médard de 1254 à 1260 et oncle de Gauthier de Coincy, moine à Saint-Médard en 1193. Ces Annales se résument à une liste très laconique de dates. On en trouve une copie dans le manuscrit de 1301-1400, BNF lat 4998, Scripta de historiis diversis, fol. 29  (8ème partie). Voir Poquet, Suppl. p. 60.
      • Vita (XIe siècle)
        Alia vita auctore Radbodo episcopo Noviomensi et Tornacensi  par Radbod, évêque de Tournai-Noyon (1068-1098) sans doute pour justifier son siège épiscopal double (Defente, p. 41) ; éd. ASS Jun II, p. 87-95.
      • Vita (IXe siècle)
        Cette Vie de la fin du IX e s. (ASS Jun II, p. 82-87) pourrait être attribuée au moine Odilon, également auteur de sermons sur saint Médard et de la Translatio SS. Sebastiani et Gregorii.
      • Vita (VIIe siècle)
        Vita Medardi, éd. Documenta Catholica Omnia, De Scriptoribus Ecclesiae Relatis, dans Migne JP, PL 88, c 533 - 540 et ASS Jun II, p. 79-82 ; version du VIIe s. dans Munich, ms. lat. 3514. Cette Vie en prose, d’abord attribuée à Venance Fortunat, fut en réalité composée au VIe s. par un auteur anonyme (moine de Soissons ?) qui augmenta la Vie primitive.
      • Vita (VIe siècle)
        Venance Fortunat (530-609), Carmen, II, 16 : première Vie de saint Médard, v. 590, éd ASS Jun II, p. 78-79.
      • Source publiée (VIe siècle)
        Grégoire de Tours, In gloria confessorum, c. 93, MGH SS. Rer. Merov. I, 807-808, composé avant 588 (Defente, p. 41).
      • Chronique (VIe siècle)
        Grégoire de Tours, Histoire des Francs, IV, 19 et V, 49.
      Bibliographie :
      • SAPIN, Ch., Les cryptes en France, Paris, Picard, 2014.
      • BEAUJARD, B., Le culte des saints en Gaule. Les premiers temps. D'Hilaire de Poitiers à la fin du VIe siècle, Paris, Cerf, 2000.
      • DEFENTE, D., Saint-Médard : trésors d'une abbaye royale, Paris, Picard, 1999.
      • POQUET A. E. (abbé), Pèlerinage à l'ancienne abbaye de Saint-Médard-Les-Soissons, Soissons/Paris, Institut de Saint-Médard / Librairie archéologique de Victor Didron, 1849.
      • MARTIN, H, JACOB, P. L., «Histoire de Soissons depuis les temps les plus reculés, 2 volumes (1er : 516 p, 2e : 663 = appendices) », in 1837, Soissons -Paris, 1837.
      • GERMAIN, M. (Dom), Histoire de l'abbaye royale de Notre-Dame de Soissons, de l'ordre de saint Benoît, divisée en quatre livres. Avec les preuves, et plusieurs titres, tirez des archives de cette abbaye, Paris, 1675.
      • SAPIN, Ch., avec la coll. de GAILLARD, M., GILLON, HEBER-SUFFRIN, P. F., «La crypte de l'abbaye Saint-Médard de Soissons (Aisne) », in Cryptes médiévales et culte des saints en Ile de France et en Picardie, (à paraître).
      • PÊCHEUR, Louis Victor (abbé), Annales de Soissons, 3 volumes, Soissons, Morel.
      Etude(s) universitaire(s) :
      • SAINTE, Elodie, Inventaire des lieux de pèlerinage dans les diocèses de Soissons et Laon, Master II, ss. dir de Patrick Demouy, Reims-Champagne-Ardenne, 2013, 2 volumes.

      PHOTOGRAPHIES LIÉES

      Objet de dévotion :
      Edifice :
      • Vue intérieure de la crypte - Véronique Souche-Hazebrouck - 2016
      • Plan de la crypte - Georg Dehio, GUSTAV VON BEZOLD, Kirchliche Baukunst des Abendlandes,  Verlag der Cotta'schen Buchhandlung, Stuttgart 1887-1901, Plate No. I, 56 - 1800-1900
      • Planche gravée du Monasticon Gallicanum, Dom M. Germain (commanditaire, 1645-1694), - Cl. BnF - 1601-1700
      Autre :

      À PROPOS DE L'ENQUÊTE

      Enquêteur :
      • SAINTE Élodie
      Rédacteur :
      • SOUCHE-HAZEBROUCK Véronique
      Date de l'enquête :
      2012
      Date de rédaction de la fiche :
      2017
      Etat de l'enquête :
      En cours
      Pour citer cette ficheSOUCHE-HAZEBROUCK Véronique, « Saint-Médard », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
      url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/708/saint-medard, version du 02/10/2017, consulté le 23/10/2017