INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Notre-Dame-des-Vertus

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Notre-Dame-des-Vertus
Période d'activité :
XVe siècle - 2017
Commune :
Aubervilliers
Département :
Seine Saint Denis

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Aubervilliers
Hameau/Lieu-dit :
Diocèse :
Actuel: Saint-Denis (1966 - 2017)
Ancien: Paris (XVe siècle - 1966)
Paroisse :
Actuelle: Notre-Dame des Vertus (1795 - 2017)
Ancienne: Saint-Marcel de Saint-Denis (XIIIe siècle - 1791)
Compléments :

L’appellation Notre-Dame des Vertus n’est officialisée qu’en 1865-1866 (Dessain, 1997, p. 257 ; Dessain, 2007, p. 26). L'appelation de la paroisse Saint-Marcel de Saint-Denis est attestée avant 1242, puis, au début du XIVe siècle, on trouve celle de paroisse Saint-Christophe, qui est à la présentation du prieur de Deuil.


Site

Type de site :
Plaine
Altitude :
41 m

Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Village
Type de proximités :
Axe de circulation
Compléments :

Le sanctuaire se trouvait sur le chemin de pèlerinage à saint Denis. Le pèlerinage d’Aubervilliers semble s’être développé d’abord par captation des pèlerins qui fréquentaient le chemin de pèlerinage entre Saint-Denis et Saint-Maur : d’où l’ancien chemin de Saint-Maur subsistant au cadastre d’Aubervilliers, variante du chemin de Saint-Denis à Saint-Maur.



Ce qui n'était au Moyen Âge qu'un village est devenu une ville.


LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Notre-Dame-des-Vertus (XVe siècle - 2017)
Compléments :

On date le pèlerinage d’un miracle survenu en 1338, peut-être légendaire, car le fait n’est pas rapporté avant Du Breul, 1612, sur la foi d’un tableau apposé dans l’église au XVIe siècle. Des indulgences sont accordées aux pèlerins en 1452. Il ne semble pas qu’on rencontre l’appellation Notre-Dame des Vertus avant le XVIe siècle.


Type de lieu de culte :
Eglise paroissiale
Nom du lieu de culte :
Saint-Christophe
Saints patrons :
  • Christophe (? - 1866)
Compléments :

La première mention d'un édifice, en 1242, désigne une chapelle (Leboeuf, p. 557). Avant 1452, l'édifice est devenu église paroissiale (vers 1300 selon Le Boeuf p. 559).



La titulature officielle, Saint-Christophe, ou Saint-Jacques et Saint-Christophe (plus rare : 1634), résiste dans le premier tiers du XVIIe siècle, puis Notre-Dame des Vertus l’emporte (Minutier central). En 1682, le Ménologue historique de la Mère de Dieu mentionne au 14 mai « Notre-Dame des Vertus, autrefois Saint-Christophe ». À la Révolution, le nom même d’Aubervilliers a presque disparu au profit de « Les Vertus ».


L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Notre-Dame des Vertus (la « Dame des Vertus » en 1582)
Nature de l'objet :
Statue
Matériau de l'objet :
Inconnu
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Au-dessus de l’autel de la Vierge, dans la chapelle de la Vierge située au fond du bas-côté gauche de l’église paroissiale. La statue était encadrée par deux anges adorateurs qui subsistent (ou ont remplacé ceux du XVIe siècle).
Datation de l'objet :
XIVe siècle
Compléments :

On ignore si la statue était en bois ou en pierre. Selon une gravure ancienne utilisée par Cottin, 1866, c’était une Vierge à l’Enfant sans doute assise ( ?), tenant une branche de lis d’une main, et l’Enfant debout sur ses genoux ( ?) de l’autre. La statue était couverte de couronnes, colliers, cœurs, crucifix, médailles, selon Cottin, 1866, p. 9, faisant référence à des archives déposées à l’Hôtel-de-Ville. Cette figuration de la Vierge pourrait être attribuée vraisemblablement à la seconde moitié du XIIIe ou à la première moitié du XIVe siècle. Elle correspond à une enseigne de pèlerinage du XVe siècle trouvée dans la Seine, montrant une Vierge à l’Enfant, tenant un lis de sa main gauche (D. Bruna, Enseignes de pèlerinage et enseignes profanes, Musée de Cluny, Paris, 1996, p. 107, n° 120). Mais la description de Cottin est incertaine car elle ne correspond pas à une image tirée d’une gravure du XVIIe siècle (éd. Dessain, 2007, p. 29), qui représente une Vierge debout, de même que sa copie de Notre-Dame des Vertus de La Flèche ou celle de la chapelle Saint-Julien le Pauvre. La statue a été brûlée (donc en bois ?) en 1793. Une autre statue lui a été substituée (Cottin, 1865, p. 10). En 1873, elle a été remplacée par une statue en bois sculpté qui subsiste, copie de celle de la chapelle Saint-Julien le Pauvre de l’ancien Hôtel-Dieu (Bournon, 1900, p. 42).


LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :

Selon la copie d’une inscription en vers apposée dans la chapelle de la Vierge de l’église d’Aubervilliers (reconstruite dans la première moitié du XVIe siècle), publiée par Du Breul, 1612, p. 1265-1267, le succès du pèlerinage à Notre-Dame des Vertus, déjà très fréquenté, serait lié à un miracle advenu le deuxième mardi de mai, « l’an mil trois cent huict et trente », donc le 12 mai 1338 : la Vierge se met à suer à grosses gouttes lorsque la jeune Marie, aidée d’un jeune garçon, lui offre un bouquet de flambes (glaïeuls) : « ...& soudain l’Image regardant / la voia comme en sueur à l’œil toute apparente / et sur la face l’eau par gouttes decoulante ». Les prières d’action de grâce font cesser la sécheresse et tomber la pluie. Le miracle provoque la venue de Philippe de Valois et de la Reine qui font des dons au sanctuaire, de même que le duc d’Alençon, le comte d’Etampes et le maréchal de France. La réalité du miracle, qui n’est pas attesté avant le XVIe siècle, a été mise en doute par l’historien d’Aubervilliers, (Dessain, 2007, p. 27-28) aux motifs de l’absence de source antérieure et de la mention, dans le miracle suivant, d’un « maréchal de Toulouse », titre qui n’existait pas à cette époque. Ces arguments ne sont pas décisifs, le titre de maréchal, aux fonctions assez variables, étant très répandu sous Philippe VI de Valois (voir la thèse de Raymond Cazelle, La société politique et la crise de la royauté sous Philippe de Valois, Paris, 1958, 495 p.). Par ailleurs plusieurs grands pèlerinages à la Vierge naissent vers la même époque autour de Paris, sans doute en liaison avec les préparatifs de guerre qui dissuadent d’engager des pèlerinages lointains : Notre-Dame des Miracles à Saint-Maur-des-Fossés en 1328, Notre-Dame des Menus à Boulogne en 1329-1331, Notre-Dame du Blanc-Mesnil en 1353, Notre-Dame des Mêches à Créteil en 1379. La mention d’une « Confrérie de la chapelle Notre-Dame de Haubervilliers » dans le testament de Nicolas Flamel en 1416 (éd. Villain, 1758, p. 281) pourrait être la plus ancienne attestation d’une dévotion mariale à Aubervilliers, si l’on admet que la fondation d’une confrérie dans une paroisse rurale peut être un indice de pèlerinage. Notons encore qu’en 1338, aucune chronique ne signale la sécheresse, peut-être locale, à laquelle le miracle fait allusion (cf. P. Alexandre, Le climat en Europe au Moyen Âge, EHESS, Paris, 1987). Mais ce pourrait être 1336, où une chronique parisienne dit qu’il « fist grant seicheresse en l’esté et en alerent les pourcessions » (Chronique parisienne anonyme, éd. Hellot, Mémoires de la Société de l’histoire de Paris et de l’Île-de-France, t. 11 (1884), p. 166) tandis que la grande foire du Lendit fut détruite par un incendie le 14 juin (Grandes chroniques de France, éd. Paulin-Pâris, 1836-1838, t. V, p. 365) : la proximité de Saint-Denis et de sa foire pourrait éclairer la rédaction du miracle d’Aubervilliers.

Miracles :

Du Breul, 1612, p. 1267-1273, donne les textes en vers français de quatre autres miracles et d’un sixième en latin, également transcrits d’après des tableaux apposés au XVIe siècle dans la chapelle de la Vierge :

- miracle d’un « moqueur des pellerins » : le maréchal de Toulouse, puni d’une enflure, repenti puis exaucé de son vœu de guérison, dépose son « pourtrait de cire ».

- un enfant, fils de mercier, noyé dans « l’eau de Saint-Denis » ressuscite après avoir été déposé sur l’autel de la Vierge ; les merciers fondent une confrérie de la Vierge Marie.

- un 27 mai, un enfant muet d’Argenteuil, présenté par ses parents à la Vierge à l’issue d’une neuvaine, se met à parler.

- le 21 février 1582, un enfant mort-né de Saint-Leu Taverny, amené devant l’autel de la « Dame des Vertus », s’éveille et tient le cierge offert à la Vierge.

- le 23 septembre 1598, un autre enfant quasi mort-né après un accouchement difficile se rétablit et grandit heureusement (texte latin).

Ferté, 1962, p. 360, note 158, signale le recours d’un paralytique au XVIIe siècle (Arch. des Yvelines, 12H36 (fond du prieuré d’Argenteuil).

Type(s) de motivation :
  • Action de grâce
  • Voeu
Recours :
  • Thérapie
  • Répit
  • Grâce particulière
Jour(s) de fête :
  • Notre-Dame des Vertus
Type de fréquentation :
Continu
Compléments sur les fréquentations :

La fête de Notre-Dame des Vertus, le 2e mardi de mai, était le principal jour de fête du sanctuaire. Les indulgences signalent toutefois d'autres jours de fête (voir plus bas).


Pratiques individuelles :
  • Dons
  • Déposer sur l'autel
Pratiques en présence du clergé :
  • Neuvaines
  • Sonner les cloches
Ex voto :
  • Tableau (?)

    Poiré, 1634, p. 285, mentionne les "tableaux qui pendent tout le long de la chapelle".

  • Béquille (?)

    On signale « des tableaux suspendus aux murs de la chapelle, des inscriptions sur tablettes de marbre, un vaisseau en bois peint, des bras en cuivre et en argent, des béquilles » (Cottin, 1865, p. 9, selon des « archives déposées à l’Hôtel-de-Ville »).

  • Texte gravé (?)

    On signale « des tableaux suspendus aux murs de la chapelle, des inscriptions sur tablettes de marbre, un vaisseau en bois peint, des bras en cuivre et en argent, des béquilles » (Cottin, 1865, p. 9, selon des « archives déposées à l’Hôtel-de-Ville ») 

  • Anatomique (?)

    On signale « des tableaux suspendus aux murs de la chapelle, des inscriptions sur tablettes de marbre, un vaisseau en bois peint, des bras en cuivre et en argent, des béquilles » (Cottin, 1865, p. 9, selon des « archives déposées à l’Hôtel-de-Ville »).

  • Anatomique (XIVe siècle)

    Portrait de cire.

Confrérie(s) :
  • Confrérie de la Vierge Marie (XIVe siècle)

    Fondée par les merciers probablement au XIVe siècle (cf. miracle publié par Du Breul) ; sans doute la même que la Confrérie de la chapelle Notre-Dame de Haubervilliers mentionnée dans le Testament de Nicolas Flamel en 1416 (éd. Villain, 1758, p. 281).

Indulgence(s) :
  • Partielle 365 j. (1452)

    Le 22 mai 1452, des indulgences sont accordées par le légat Guillaume d’Estouteville à l’église Saint-Christophe d’Aubervilliers. Elles accordent 1 an d’indulgences aux « vrais pénitens » aux jours de fête suivants : Saint-Christophe, Dédicace, Assomption et Nativité de la Vierge, 2e mardi de mai, 3 féries de Pâques et Pentecôte ; les autres jours, ce sont  « 100 jours des pénitences à eux enjointes » (Du Breul, 1612, p. 1272) ; ces indulgences auraient été augmentées et étendues par Paul V (1605-1621) à la fête de la Conception de la Vierge (8 décembre) (Sivry, 1859, p. 247).

Compléments sur le culte :

Le succès de Notre-Dame des Vertus aurait entraîné la création de diverses confréries, dont celle Notre-Dame des Vertus à Saint-Julien le Pauvre.

Notre-Dame des Vertus était réputée guérir de la noyade, des enflures, du mutisme, des maux de bras et de jambes, les enfants mort-nés. On avait coutume de déposer les petits enfants devant l'autel de la Vierge. On offrait également des bouquets à la Vierge et on pratiquait des neuvaines. Lors de chaque miracle, on sonnait les cloches (branle et carillons pendant une heure).

L'ÉDIFICE

Description :

Église reconstruite au XVIe siècle en raison de l’affluence des pèlerins (clocher daté de 1541), puis agrandie de 1614 à 1628 (Dessain, 1988-2002, p. 77-81) : « l’Église ressemble moins à une paroisse de village qu’à une cathédrale de Province » (Piganiol de la Force, 1742, p. 289) ; restaurée de 1844 à 1865.

Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
    Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
    • Chapelle (XVIe siècle)

      Extrémité du bas-côté gauche. Statue au-dessus de l’autel, sous un dais encadré de colonnes et de deux anges adorateurs. Chapelle tapissée de tableaux ex-voto.

    HISTOIRE DU SANCTUAIRE

    Origines :
    Date de première mention : 1338
    Initiative de la fondation :
    • Groupe de fidèles
    Environnement institutionnel, politique et religieux :

    Forte présence de l’entourage royal dans les années qui suivent le premier miracle, selon les récits des miracles, notamment celui de Philippe V de Valois.

    Phases d'évolution :

    La première mention, 1338, est légendaire. Le pèlerinage est véritablement attesté en 1416 avec la fondation par testament d'une confrérie. Déjà très populaire au XVe siècle, le pèlerinage connaît un essor tel que l’église est agrandie au XVIe puis au XVIIe siècle en des dimensions inaccoutumées pour une église paroissiale, et qu’en 1616 on confie la gestion des offices religieux pour les pèlerins à 8 prêtres de l’Oratoire, chiffre qui sera porté progressivement jusqu’à 25, ce qui donne une idée de l’affluence dévote. Notre-Dame des Vertus réunit les deux grands courants de piété qui animent la vie religieuse du XVIIe siècle (Ferté, 1962, p. 363) : le courant populaire et le courant mystique, avec des pèlerins comme saint François de Sales, saint Jean Eudes, saint Vincent de Paul, Jean Jacques Olier, Jean-Baptiste de la Salle et bien d’autres (Dessain, 2007, p. 9). Le pèlerinage se poursuit jusqu’en 1792. Relancé en 1864, il se poursuivra jusque dans les années 1950.

    Evénements marquants :
    • Miracle (1338)

      Miracle de la statue en sueur, qui fait tomber la pluie.

    • Confrérie (1416)

      Mention de la « Confrerie de la Chapelle Notre Dame de Haubervilliers » (Testament de Nicolas Flamel).

    • Neuvaine (1416)

      La reine Isabeau de Bavière fait faire pour 27 sous une neuvaine à Notre-Dame de l’Église d’Aubervilliers (Compte des menus plaisirs, Arch. nat., KK 49, f. 23 ; information Mireille Vincent-Cassy).

    • Indulgences (1452)

      Indulgences accordées par Guillaume d’Estouteville (Du Breul).

    • Visite exceptionnelle (1474-1476)

      Louis XI se rend à Aubervilliers : en 1474, on ne peut assurer qu’il vient en pèlerinage (Chronique de Philippe de Commines), tandis que c’est plus vraisemblable en 1476, où Jean de Roye indique qu’il quitte Tours « pour aler en pelerinaige à sa devotion et apres s’en retourna à Chartres, à Villepereur (Villepreux), à Haubervillier, à Nostre-Dame de la Victoire, et apres à Noyon et à Compiegne » : ce sont tous là des lieux de pèlerinage.

    • Pèlerinage (1480-1490)

      Allusions au pèlerinage d’Aubervilliers dans le Monologue des Perrucques (éd. Freeman, 1975) et dans L’Advocat des Dames de Paris.

    • Procession (1529)

      Immense procession de toutes les paroisses de Paris « pour exterminer les hérétiques » (selon Du Breul), de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame des Vertus « à la clarté d’un si grand nombre de torches & flambeaux, que ceux qui estoient vers Montlhery pensoient que le feu fut dans Paris » (Du Breul, 1612, p. 1273 ; tiré de Belleforest, Les chroniques et annales de France, Paris, 1600, p. 553, qui indique au contraire que c’était pour sauver les vignes et les blés de la gelée).

    • Guerres (1593)

      Durant les guerres de Religion, l'image de la Vierge est cachée dans un puits (Sivry, 1859, p. 247). 6 000 à 7 000 personnes en pèlerinage aux Vertus. On y promet la conversion du roi (Journal de Pierre de l’Étoile).

    • Voeu (1614)

      Vœu de Louis XIII à Aubervilliers, s’engageant à bâtir une église dédiée à la Vierge s’il emporte la victoire contre les Protestants : ce sera Notre-Dame des Victoires, fille de Notre-Dame des Vertus.

    • Installation des religieux (1616)

      L’archevêque de Paris unit la cure d’Aubervilliers à la Congrégation de l’Oratoire, qui y installe d’abord 8 puis jusqu’à 25 prêtres en 1726 (Dessain, 2007, p. 15) pour faire face à l’affluence du pèlerinage (Lebeuf, rééd. 1883, I, p. 559-560 ; Piganiol de la Force, 1742).

    • Ouverture d'un séminaire (1642)

      Ouverture d’un séminaire de l’Oratoire.

    • Pèlerinage (1645-1689)

      Très grand pèlerinage du séminaire de Saint-Sulpice le mardi de la Pentecôte (Faillon, 1841).

    • Disparition de l'objet de dévotion (1793)

      La statue est brûlée (Cottin, 1865, p. 10 ; Bournon, 1900).

    • Reprise du pèlerinage (1864)

      Restauration du pèlerinage.

    • Dédicace (1866)

      L’église prend officiellement le nom de Notre-Dame des Vertus (Dessain, 1997, p. 257).

    • Pèlerinage (1950)

      Dans les années 1950, le pèlerinage est encore organisé (Cabezas, 1986, p. 192).

    Rayonnement(s) :
    • Régional (XIVe siècle -> 1789)

      Selon Hamon, 1861-1866, t. 4, p. 384, les Jésuites exportent en 1620 le culte de Notre-Dame des Vertus à La Flèche (Sarthe), qu’ils installent dans la chapelle Saint-Barthélemy, avec les mêmes fêtes et une statue identique à celle d’Aubervilliers, qui subsiste (Inventaire Palissy, IM72001056 ; hauteur 142 cm). Le pèlerinage persiste cependant jusqu'à la Révolution et est relancé en 1864.

    RÉFÉRENCES

    Source(s) :
    • Recueil de miracles (1617)

      Anonyme, Miracles de N D des Vertus près de Saint-Denis en France, Paris, 1617.

    • Livre liturgique (1730)

      Anonyme, Offices propres de Notre-Dame des Vertus à Aubert-Villiers, Paris, 1730, 138-36 p. (Office de la Vierge).

    • Livret de pèlerinage (1880)

      Anonyme, Pèlerinage annuel de N.-D. des Vertus, le 2e mardi de Mai à 2 heures. Aubervilliers-les-Vertus, près Paris, Bourges, 1880.

    • Brochure (1953)

      Anonyme, Notre-Dame des Vertus d'Aubervilliers, Lyon, 1953, 20 p.

    • Livret de pèlerinage (1875)

      Amodru, abbé, Notre-Dame des Vertus, ancien pèlerinage du diocèse de Paris, manuel des pèlerins, 3e éd., Paris, 1875, 179 p.

    Bibliographie :
    • DESSAIN, Jacques, Heurs et malheurs des curés d'Aubervilliers, Paris, 2007.
    • RÉGIBUS, Jean-Pierre de, Contributions à l'histoire religieuse de la Seine-Saint-Denis : pèlerinages d'hier et d'aujourd'hui, Jeunesse Préhistorique et Géologique de France, 1998.
    • DESSAIN, Jacques, «Les Oratoriens à Aubervilliers (1618-1792) », in Abbayes et prieurés : communautés religieuses en Île-de-France, Paris et Ile-de-France, mémoires t. 48 , Paris, 1997, p. 257-269.
    • LOMBARD-JOURDAN, Anne, La plaine Saint-Denis : deux mille ans d'histoire, Paris, CNRS, 1994, p. 105, 210.
    • BARTILLOT, Pierre, Aubervilliers : les Vertus, Aubervilliers, 1990.
    • DESSAIN, Jacques, Aubervilliers à travers les siècles, 5 vol., Aubervilliers, 1988-2002.
    • LABOIS, Raymond, Aubervilliers-les-Vertus : 1000 ans d'histoire civile et religieuse, Aubervilliers, 1987.
    • CABEZAS, H., «La politique « nationaliste » de l'Église catholique française sous la IIIe République : l'exemple de Notre-Dame des Vertus d'Aubervilliers », in Revue d'archéologie moderne et d'archéologie générale, 1986, p. 191-230.
    • FERTÉ, Jeanne, La vie religieuse dans les campagnes parisiennes (1622-1695), Paris, 1962, p. 359-363.
    • BOURNON, Fernand, Aubervilliers. Notice historique et renseignements administratifs, Montevrain, 1900, p. 8, 31-33, 41-42.
    • MASSARD, Gabriel, Un pèlerinage célèbre, ou Notre-Dame des Vertus, Paris, 1889.
    • LEBEUF, abbé Jean, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris (1754), rééd. 1883, t. I, Paris, 1883, p. 557-564.
    • MONTAIGLON, A. de, Recueil de poésies françaises des XVe et XVIe siècles, t. XII, 1877, p. 24.
    • SALMON, abbé F. R., Les pèlerinages des environs de Paris, Paris, 1874, p. 165-181.
    • COTTIN, abbé Léon-Alfred, Notice sur le pèlerinage et l'église Notre-Dame des Vertus à Aubervilliers, Paris, 1865.
    • HAMON, A. J. M., Notre-Dame de France ou histoire du Culte de la Sainte Vierge en France, t. I, 1861, Paris, 1861-1866, p. 99-102.
    • SIVRY, Louis de, Dictionnaire des pèlerinages religieux..., t. I, Paris, Migne, 1859, p. 247.
    • FAILLON, Étienne-Michel, Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S. Sulpice..., Paris, 1841, p. 636-638.
    • PIGANIOL DE LA FORCE, Amédée, Description historique de la ville de Paris et de ses environs, t. IX, Paris, 1765, p. 16-22.
    • PIGANIOL DE LA FORCE, Amédée, Description de Paris..., t. VIII, Paris, 1742, p. 287-289.
    • DU BREUL, Jacques, Le Théâtre des Antiquités de Paris, Paris, 1639, p. 1042-1049.
    • POIRÉ, François, La triple couronne de la Bienheureuse Vierge mère de Dieu, Paris, 1634, p. 285.
    • DU BREUL, Jacques, Le Théâtre des Antiquités de Paris, Paris, 1612, p. 1265-1273.
    • GABOURD, Amédée, Les pèlerinages de Paris, Paris-Lyon, p. 301-309.
    Etude(s) universitaire(s) :

    PHOTOGRAPHIES LIÉES

    Objet de dévotion :
    Edifice :
    Autre :

    À PROPOS DE L'ENQUÊTE

    Enquêteur :
    • GILLON Pierre
    Rédacteur :
    • GILLON Pierre
    Date de l'enquête :
    2014
    Date de rédaction de la fiche :
    2015
    Etat de l'enquête :
    Complète
    Pour citer cette ficheGILLON Pierre, « Notre-Dame-des-Vertus », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
    url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/647/notre-dame-des-vertus, version du 06/06/2016, consulté le 18/08/2017