INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Notre-Dame-de-Consolation (n°1)

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Notre-Dame-de-Consolation
Période d'activité :
XVe siècle - 1670
Commune :
Consolation-Maisonnettes
Département :
Doubs

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Consolation-Maisonnettes
Hameau/Lieu-dit :
Diocèse :
Actuel:
Ancien: Besançon (XVe siècle - 1670)
Paroisse :
Actuelle: Guyans-Vennes (XVe siècle - 1670)
Ancienne:

Site

Type de site :
Montagne
Altitude :
Compléments :

La chapelle Notre-Dame de Consolation était située à proximité de la source du Dessoubre, dans une reculée appelée de nos jours "Cirque de Consolation". Le fond de vallée s'élève à 500 m environ, tandis que les sommets et plateaux qui surplombent la vallée culminent entre 700 et 850 m environ.


Paysage

Type de couvert végétal :
Forêt
Type de l'habitat :
Lieu isolé
Type de proximités :
Château
Cours d'eau
Source
Compléments :

Le château de Châtelneuf-en-Vennes se situait à proximité de la chapelle, elle-même proche de la source de la rivière du Dessoubre (ADD, B 2375, 1592).


LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Notre-Dame-de-Consolation (XVe siècle - 1670)
Compléments :
Ce pèlerinage aurait débuté dans un modeste oratoire, ou une chapelle, construit à l'emplacement de la découverte d'une image de la Vierge dans le tronc d'un arbre. La reconstruction de la chapelle, en suite du voeu d'un seigneur resté captif lors d'une croisade, semble être à l'origine du développement de ce pèlerinage. L'image de la Vierge a ensuite été déposée dans un couvent de Minimes édifié non loin de là (voir fiche Notre-Dame de Consolation n°2), et où le pèlerinage s'est poursuivi jusqu'à la Révolution.
Type de lieu de culte :
Chapelle
Nom du lieu de culte :
Notre-Dame de Consolation
Saints patrons :
  • Vierge Marie (XVe siècle - ?)
Compléments :
Les dates précises de construction de cette première chapelle ne sont pas connues mais celle-ci est mentionnée dans les archives à la fin du XVIe siècle. Après le transfert de l'image dans le couvent des Minimes, on ignore ce qu'il advint de cette chapelle.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Notre-Dame
Nature de l'objet :
Peinture sur bois
Matériau de l'objet :
Bois
Dimensions de l'objet :
H : 90 cm ; l : 70 cm
Emplacement :
Datation de l'objet :
XVe siècle
Compléments :
L'image de la Vierge a été déposée dans l'église de Guyans-Vennes, village situé sur le plateau qui surplombe la vallée du Dessoubre et le cirque de Consolation, en 1791. Ce panneau de bois du XVe siècle porte l'inscription "Notre-Dame de Consolation". Elle porte en outre les armoiries du seigneur de Varembon. Elle représente une Vierge vêtue d'un ample manteau et portant l'Enfant Jésus sur son bras droit. Derrière elle, deux anges tiennent un drap d'or. Ces indications font douter d'une découverte au XIVe siècle. Il semble plus vraisemblable que ce tableau fut commandé par le chevalier de la Palud lors de son retour de croisade au XVe siècle.

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Une image de la Vierge Marie aurait été découverte dans le tronc d'un tilleul au XIVe siècle, donnant lieu à une vénération de la Vierge à cet endroit. Vers 1426, le chevalier François de la Palud, seigneur de Varembon, partit en croisade à Chypre avec les soldats du duc de Savoie Amédée VIII et fut fait prisonnier. Selon l'abbé Sonnet, la Vierge au tilleul existait déjà lorsqu'il se recommanda d'elle et fit le voeu de faire construire une chapelle s'il était délivré. Il aurait alors été miraculeusement transporté sur ses terres de Châtel-Neuf et la Vierge au tilleul aurait dès lors été appelée Notre-Dame de Consolation. François de la Palud aurait alors fait construire (ou reconstruire ?) une chapelle digne du pouvoir miraculeux de la Vierge.
Miracles :
Le premier miracle relaté est celui de la libération de François de la Palud, qui aurait déposé sa tunique de prisonnier et ses chaînes dans la chapelle à son retour. En 1509, l'un des ermites qui desservait alors la chapelle Notre-Dame de Consolation, Claude de Savegny, fit naufrage sur une rivière lors d'un voyage en Allemagne. Il aurait été secouru en invoquant Notre Dame de Consolation. Il aurait lui aussi laissé à la chapelle un tableau ex-voto.
Type(s) de motivation :
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Thérapie
  • Voeu
  • Libération des prisonniers
Jour(s) de fête :
    Type de fréquentation :
    Pratiques individuelles :
      Pratiques en présence du clergé :
        Ex voto :
        • Métal (XVe siècle)
          François de la Palud, seigneur de Varembon, aurait déposé ses chaines de prisonnier lors de la croisade dans la chapelle Notre-Dame-de-Consolation, ainsi qu'un tableau représentant le prodige dont il avait été le bénéficiaire.
        • Vêtement (XVe siècle)
          François de la Palud, seigneur de Varembon, aurait déposé sa tunique de prisonnier lors de la croisade dans la chapelle Notre-Dame-de-Consolation. Cette tunique aurait ensuite été conservée dans une vitrine de verre, dans l'église du couvent des Minimes et est encore évoquée lors du transfert de l'image de la Vierge à l'église de Guyans-Vennes.
        • Tableau (1509)
          Un ermite de Notre-Dame de Consolation, Claude de Savegny, secouru d'un naufrage alors qu'il voyageait en Allemagne, aurait offert à la chapelle Notre-Dame de Consolation un tableau représentant le naufrage.
        Confrérie(s) :
          Indulgence(s) :
            Compléments sur le culte :
            Dans les Vosges, à Épinal, existait un pèlerinage dont le légendaire est très proche de celui-ci, bien que plus tardif. Un oratoire avait en effet été construit à l'emplacement de la découverte d'une statue de la Vierge dans un arbre. Des prodiges se seraient manifestés dans les années 1650 puis le pèlerinage fut pris en charge par un couvent de Minimes en 1660, soit moins de dix ans avant que des Minimes ne s'installèrent dans le Val de Consolation (Arch. dép. des Vosges, sous série 35 H).

            L'ÉDIFICE

            Description :
            Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
            • Croix (1615)
              Un des chapelains desservant la chapelle fit ériger, en 1615, sur un pont (sur le Dessoubre ?) une croix, et cette inscription : « Step. Lambertus capellanus ecclesiae B. M. consol. fecit crucem et pontem ann. 1615 ».
            Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :

              HISTOIRE DU SANCTUAIRE

              Origines :
              Date de première mention : 1592
              Initiative de la fondation :
              • Laïc isolé
              Environnement institutionnel, politique et religieux :
              Phases d'évolution :
              Après avoir été desservie par des ermites, la chapelle aurait été érigée en chapellenie par Claude de la Palud, petit fils de François de la Palud, en 1509. À cette occasion, il semblerait que la chapelle primitive ait été agrandie (un acte de 1584 mentionnerait un cloître, un jardin, un verger, une maison pour le chapelain, abbé Sonnet, p. 60).
              Evénements marquants :
              • Fondation de messes (1646)
                François de Rye fonde une messe des trépassés à la chapelle pour une rente annuelle de 30 francs.
              • Acte exceptionnel de dévotion (1656)
                François Ferdinand Just de Rye de la Palud, par une fondation dotée d'une rente de 6000 francs, exprime le désir d'être inhumé à Notre-Dame de Consolation.
              Rayonnement(s) :
              • Local (XVe siècle -> 1670)
                Nous ne sommes pas renseignés sur le rayonnement de ce pèlerinage dans sa première phase, dont nous serions tentés de dire qu'il ne fut que local. Cependant, l'installation du couvent de Minimes et le transfert de l'image dans ce couvent (voir fiche Notre-Dame de consolation n°2) peuvent laisser penser que les autorités diocésaines avaient pu déjà s'intéresser à ce pèlerinage.

              RÉFÉRENCES

              Source(s) :
              • Archives (1592)
                Arch. dép. du Doubs, B 2375, dénombrement du château de la seigneurie de Châtelneuf donnée par le procureur de Marc de Rye de la Palud, marquis de Varembon : « le château et la maison forte sont au-dessus de la source du Dessoubre. Au dessous sont la source du Dessoubre et la chapelle de Notre-Dame-de-Consolation ».
              • Archives (1658)
                Arch. dép. du Doubs, 7 E 2950 : Acensement d'un pré situé aux Maisonnettes, au profit de la chapelle Notre-Dame-de-Consolation.
              Bibliographie :
              • SONNET, abbé P, L'ermitage de Notre-Dame de Consolation, Besançon, imp. Jacquin, 1861.
              Etude(s) universitaire(s) :

              PHOTOGRAPHIES LIÉES

              Objet de dévotion :
              Edifice :
              Autre :

              À PROPOS DE L'ENQUÊTE

              Enquêteur :
              • BULLY Aurelia
              Rédacteur :
              • BULLY Aurelia
              Date de l'enquête :
              2016
              Date de rédaction de la fiche :
              2016
              Etat de l'enquête :
              En cours
              Pour citer cette ficheBULLY Aurelia, « Notre-Dame-de-Consolation (n°1) », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
              url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/629/notre-dame-de-consolation, version du 11/02/2016, consulté le 20/08/2017