INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Dizier

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Dizier
Période d'activité :
VIIe siècle - XIXe siècle
Commune :
Saint-Dizier-l'Évêque
Département :
Territoire de Belfort

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Saint-Dizier-l'Évêque
Hameau/Lieu-dit :
Diocèse :
Actuel: Belfort-Monbéliard (1979 - 2017)
Ancien: Besançon (VIIe siècle - 1979)
Paroisse :
Actuelle: Sainte-Anne (? - 2017)
Ancienne: Saint-Dizier

Site

Type de site :
Plateau
Altitude :
520 m
Compléments :
Saint-Dizier-l'Évêque est situé dans le Territoire de Belfort, à proximité de la frontière avec le Suisse, sur un plateau qui domine une étroite vallée où coule la rivière de la Batte.

Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Village
Type de proximités :
Cours d'eau
Frontière
Source
Compléments :
Saint-Dizier-l'Évêque se trouve à proximité de la rivière la Batte et à quelques kilomètres de la frontière franco-suisse. Au hameau du Val-Saint-Dizier, une source alimente des auges de pierre dans lesquelles les malades étaient baignés.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Dizier (VIIe siècle - XIXe siècle)
Compléments :
Le pèlerinage à Saint-Dizier aurait débuté dès la mort du saint et a perduré jusqu'au milieu du XIXe siècle.
Type de lieu de culte :
Eglise paroissiale
Nom du lieu de culte :
Saint-Dizier
Saints patrons :
  • Dizier (VIIe siècle - 2017)
Compléments :
L'évêque Dizier et un diacre nommé Rainfroi, qui l'accompagnait lorsqu'ils furent tués par des brigands, à la fin du VIIe ou au début du VIIIe siècle, ont été inhumés dans l'oratoire du lieu, sous le patronage de saint Martin, où ils avaient célébré l'office. L'église fut reconstruite après leur inhumation et l'édifice fut alors dédié à saint Dizier.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Dizier
Nature de l'objet :
Relique (= fragment)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Le sarcophage de saint Dizier se trouve actuellement dans la crypte de l'église. Il était auparavant situé à la croisée du transept.
Datation de l'objet :
VIIe siècle
Compléments :
En 1853, on découvrit le tombeau de Dizier sous un cénotaphe situé à l'ancienne croisée du transept. Il était encore recouvert de son couvercle mais ne contenait plus qu'un tibia. Il fut alors enfoui à nouveau, et redécouvert lors de fouilles menées par l'abbé Faivre en 1880. Le sarcophage de saint Dizier, de forme trapézoïdale (L : 2,12 m ; l : <0,75 m-0,40> ; H : <0,61-0,50>) est actuellement déposé dans la crypte créée en 1881. Son couvercle, en forme d'arc surbaissé, a été brisé en trois morceaux lors de sa première exhumation, en 1853. Il pourrait dater du VIIe siècle.
Un cénotaphe, qui marquait l'emplacement du tombeau primitif de Dizier, occupait, jusqu'aux fouilles de 1853, le centre de l'ancienne croisée du transept. En 1810, un curé de Saint-Dizier en avait fait raccourcir les extrémités afin de faciliter la circulation dans le choeur. Ses dimensions actuelles sont de 1,32 m de longueur, 0,75 m de largeur, et 1,17 m de hauteur. Il se compose d'un couvercle monolithe à deux pans, décorés d'entrelacs, palmettes et arcatures. Celui-ci repose sur un bâti en pierre percé de deux ouvertures cintrées placées de part et d'autre du coffre, qui permettaient le passage des pèlerins. Ce monument porte le nom de « Pierre des Fous ». Il pourrait dater également de l'époque mérovingienne.
Environ cinquante ans après la mort de Dizier et de Rainfroi, leurs corps furent relevés à la demande d'un duc nommé Rabiacus, qui avait fait exécuter pour eux le loculus, dont on suppose qu'il pourrait s'agir de celui qui est encore conservé dans la sacristie. Cette cuve rectangulaire à deux logements servait à exposer les reliques de Dizier et de Rainfroi (L : 1,83 m ; l. <0,44 m-0,56 m> ; h : 0,59 m). Elle est décorée sur trois de ses faces. D'après la "Passio", Rabiacus avait fait recouvrir le tombeau (le "loculus" ?) d'une table d'argent (« Dux vero supra nominatus, videns virtutes martyrum, loculum fabricari fecit ac tabulam argenteam miro opere sculptam, in qua nomen suum litteris impressit, et super tumulum posuit », Passio Desiderii episcopi…, p. 63). Avant 1041, le loculus fut vidé et les deux corps furent transférés à Murbach. Actuellement, une effigie de Desiderius est déposée dans son sarcophage. Deux reliquaires du XVIIIe siècle conservent des ossements de l'évêque.
La datation de ces trois monuments de pierre – sarcophage, cénotaphe et "loculus" – reste incertaine et certains y voient plutôt des ouvrages du XIIe siècle pastichant des modèles du haut Moyen Âge.
On conserva longtemps à l'abbaye de Moutier-Grandval (Suisse) une chaussure et des guêtres réputées avoir appartenu à saint Dizier. Ces reliques furent abritées, au moment de la Réforme, à Délémont (Suisse), où elles se trouvent toujours (ces objets sont actuellement datés du XIIe siècle).

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Le culte de saint Dizier (Desiderius) a débuté avec la mort de ce dernier, évêque originaire d'une ville de l'Ouest, et du diacre qui l'accompagnait, Rainfroi (Regnifridum). Selon le légendaire, véhiculé par la "Passio Desiderii et Reginfredi Martyrum Alsegaudiensium" (début IXe siècle), tous deux, à la fin du VIIe siècle ou au début du VIIIe siècle, en revenant d'un pèlerinage à Rome, s'arrêtèrent dans la région, où se manifestèrent déjà les dispositions thaumaturgiques de Dizier (lutte du saint évêque contre le diable, qui donna lieu à des empreintes de Dizier et du Malin sur un affleurement rocheux, combat de l'évêque contre un autre évêque déviant, miracle de l'eau pour abreuver ceux qui assistaient à la messe, en période de sécheresse). Or, lors de leur séjour, Dizier et son diacre furent assassinés à Croix, à quelques kms au sud de l'actuel Saint-Dizier-l'Évêque, après avoir célébré l'office dans un petit oratoire dédié à saint Martin. Après ce crime, les corps, selon la volonté de Dizier, furent inhumés dans cet oratoire où ils avaient célébré la messe, qui fut dès lors dédié à l'évêque. Avant de mourir, Dizier aurait eu le temps de sauver, miraculeusement, son serviteur blessé lui aussi par les brigands qui auraient convoité les vases sacrés que l'évêque et le diacre transportaient avec eux. Blessé à la tête, le serviteur aurait eu la vie sauve grâce à l'apposition par Dizier, sur son front, d'une couronne de ronces. Ce miracle originel expliquerait la vocation ultérieure du sanctuaire, qui attirait majoritairement les malades atteints de troubles mentaux. Toujours selon la Passion, un duc Rabiacus aurait voulu faire transférer les corps des deux martyrs dans un autre lieu. Mais il lui fut impossible de les déplacer, tandis que le serviteur de Dizier, accompagné du prêtre de l'oratoire et d'une servante de Dieu appelée Pomponia, n'eurent aucune peine à les transporter dans l'oratoire Saint-Martin, conformément au voeu de Dizier. Le nom du village de Croix, où Dizier et Rainfroi auraient été assassinés, semble lié à un autre événement fabuleux de la vie de Dizier. Celui-ci aurait en effet, avant sa mort, disposé sur le sol des branches en forme de croix, devant laquelle il se recueillit. À cet emplacement aurait ensuite poussé un arbre en forme de croix, qui aurait subsisté plus de 80 ans après la mort du saint et que l'auteur de la Passion dit avoir vu (Passio…, p. 61). Certains éléments de cette Passion (pèlerins revenant de Rome, mort d'un évêque ou d'un abbé accompagné, vol des biens qu'ils transportaient, meurtres par des brigands, etc.) évoquent de près ou de loin le légendaire d'autres saints morts assassinés dans la région ou ses marges (Passions des saints Maimboeuf, Bertaire et Atalène, Gervais, Germain et Randoald, etc).
Miracles :
Selon la "Passio", Dizier avait le pouvoir de guérir les maux de dents à l'aide du style qu'il portait sur lui et qui aurait été conservé ensuite dans l'oratoire, devenu église Saint-Dizier. Toujours selon ce récit, sur ce tombeau étaient guéris des infirmes, des aveugles, des languissants et des possédés étaient délivrés du démon (« ceci visum recipiunt, claudi gressum, languidi sanitatem, demones effunguntur, et omnis curatiur infirmitas, ceteraeque innumerabiles per eorum merita inibi Dei paraguntur virtutes », "Passio"…, p. 62).
Type(s) de motivation :
  • Action de grâce
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Thérapie
  • Folie
Jour(s) de fête :
  • 23 mai
  • 18 septembre
Type de fréquentation :
Continu
Compléments sur les fréquentations :
On semble être plutôt renseignés sur le pèlerinage thérapeutique durant les siècles où celui-ci a connu, semble-t-il, la plus grand affluence, c'est à dire entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Pratiques individuelles :
  • Prières
  • Se baigner
  • Toucher
  • Incubation
  • Passer la tête dans le sépulcre
  • Offrir
  • Jeûne
  • Pèlerinage
Pratiques en présence du clergé :
  • Imposition de reliquaire
  • Messe
  • Neuvaines
Ex voto :
  • Métal (?)
    Trois figures anthropomorphes votives en tôle forte auraient été découvertes sous le plancher de la nef de l'église Saint-Dizier en 1856. Elles se trouveraient actuellement dans un musée de Colmar (une photographie dans L. Tatu, N. Hubert, J. Bogousslavsky, Le pèlerinage thérapeutique…, p. 194).
Confrérie(s) :
    Indulgence(s) :
      Compléments sur le culte :
      En 727, une charte de donation, par le comte Eberhard, de l'église Saint-Dizier à l'abbaye de Murbach, indique que dans la basilique reposait le corps de saint Dizier, ce qui semble prouver que le culte était déjà vivace. La "Passio" des saints Dizier et Rainfroi constitue ensuite le premier jalon permettant d'attester l'existence d'un pèlerinage. La période médiévale ne paraît pas être davantage documentée. En revanche, il semble qu'à partir du XVIe-XVIIe siècle, de nombreux témoignages permettent de connaître les modalités de ce pèlerinage. Le pèlerinage thérapeutique consistait en effet en une neuvaine, précédée d'un interrogatoire du patient et de sa famille par le curé de la paroisse. Si le patient était accepté, il était confié à la garde d'une femme ou d'un homme du village. On logeait les malades dans l'église et les plus agités pouvaient être enchaînés. Durant les neuf jours du traitement/pèlerinage, les malades étaient baignés deux fois par jour dans les bassins recevant l'eau d'une source, au hameau du Val-Saint-Dizier. Chaque matin, ils assistaient à une messe durant laquelle le prêtre se livrait à des rituels d'exorcisme (missel du XVIIe siècle qui serait conservé à Belfort) et mettait le malade en contact avec un reliquaire contenant seulement une relique de Dizier, puisque l'essentiel des corps des deux saints avait été de très longue date transféré à Murbach. Les pèlerins devaient ensuite passer la tête par l'une des ouvertures du cénotaphe du saint, alors placé au centre de la nef. Durant la journée, les malades pouvaient participer à la vie du village. Parfois, ils partaient avec leurs « gardiens » au village de Croix pour embrasser une pierre réputée marquée par le sang du saint. Ils étaient également soumis à un régime alimentaire strict, fait de pain et de vin bénis chaque jour durant la messe. Au terme de la neuvaine, les familles des malades rétribuaient les gardiens et payaient les quelques frais liés au séjour.
      L'encadrement affectif des malades, comme les soins qui leur étaient donnés (hydrothérapie, saignées, régime alimentaire) étaient autant de pratiques qui, bien qu'associées à des pratiques religieuses, n'en préfigurèrent pas moins, pour certaines, la prise en charge médicale des maladies mentales telle qu'est s'est pratiquée à compter du XIXe siècle.
      Certaines pratiques de ce pèlerinage thérapeutique ne sont pas sans en rappeler d'autre connues en d'autres lieux : pèlerinage à saint Menoux, dans l'Allier (voir cette fiche), pèlerinage à saint Florentin, à Bonnet, dans la Meuse ou encore pèlerinage à sainte Dymphne à Geel en Belgique.

      L'ÉDIFICE

      Description :
      Après la mort de saint Dizier et son inhumation, l'église aurait été reconstruite, peut-être dès le VIIIe siècle. En 1881, on mit au jour les fondations d'une chapelle octogonale dans le prolongement du chevet, qui pourrait avoir eu pour fonction d'abriter les monuments funéraires. Reconstruite au XIe siècle, l'église aurait présenté un plan à trois vaisseaux de cinq travées, un transept saillant, une triple abside et une lanterne à la croisée du transept. Elle fut rebâtie vers 1575 dans un style gothique tardif qui apporta de nombreuses modifications à l'édifice, dont on conserva tout de même les murs gouttereaux. Aux XVIIIe et XIXe siècles eurent lieu de nouvelles transformations, avec notamment, en 1881, le creusement de la crypte actuelle.
      Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
      • Bains (?)
        On avait coutume de baigner les malades atteints de troubles mentaux qui venaient sur le tombeau de Dizier. Des auges de pierre au hameau du Val-Saint-Dizier, toujours visibles, servaient à ces bains thérapeutiques. Elles étaient alimentées par une source.
      Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
      • Mobilier (VIIIe siècle)
        Les monuments funéraires conservés se composent d'un sarcophage (VIIe-VIIIe siècles ?), d'un cénotaphe et d'un "loculus", dit « pierre des fous ». Ils sont entreposés actuellement dans la sacristie, à gauche du choeur, à l'exception du sarcophage de Dizier, déposé dans la crypte créée au XIXe siècle. La pierre des fous était utilisée dans le cadre du pèlerinage. On faisait en effet passer les malades sous le cénotaphe.

      HISTOIRE DU SANCTUAIRE

      Origines :
      Date de première mention : IXe siècle
      Initiative de la fondation :
      • Groupe de fidèles
      Environnement institutionnel, politique et religieux :
      Après l'inhumation de Dizier et de Rainfroi dans l'édifice dès lors voué au saint évêque, l'église fut confiée par le comte Eberhard, vers 736-737, à l'abbaye récemment fondée de Murbach (« donamus…in pago Alsegaugensi…Datira, cum basilica, ubi S. Desiderius in corpore quiescit… , J. Trouillat, Monuments de l'histoire de l'ancien évêché de Bâle…, p. 71, la datation donnée par Trouillat – 728 – a été révisée)». Cette donation fut confirmée par Conrad Ier, roi d'Allemagne, en 913. Le vocable de la basilique, toujours dédiée à saint Dizier, fut à nouveau confirmé à cette date. En 1041, lors de la consécration par l'archevêque de Besançon Hugues Ier de l'édifice, récemment reconstruit par les moines de Murbach, les corps de Dizier et de Rainfroi avaient été depuis peu relevés et transférés à la dite abbaye. Cette même charte de l'archevêque indique que Saint-Dizier avait été autrefois abbaye royale, que des rois l'avaient donnée à l'abbaye de Murbach sans pour autant qu'elle perde ses libertés. Bien que menacées, ces libertés furent confirmées par Hugues Ier (B. de Vregille, Hugues de Salins, p. 72-73). Un bréviaire de l'abbaye de Murbach conserve le souvenir de la translation des deux corps saints au 8 des calendes de novembre (BM de Colmar, Ms 421, XIIIe-XIVe s.).
      Phases d'évolution :
      La "Passio" de Dizier et Rainfroi, composée au VIIIe ou début du IXe siècle, indique des guérisons sur la tombe de l'évêque, sans qu'il soit fait état que la spécificité du sanctuaire ait été la guérison des maladies mentales. Entre la rédaction de ce récit et le XVIe siècle, la documentation semble faire défaut. En revanche, entre le XVIe et le XIXe siècle, on connaît assez bien les modalités selon lesquelles se déroulait le pèlerinage thérapeutique, qui était encadré par des prêtres et des villageois. Cette période a été celle du perfectionnement du traitement, mélange de pratiques religieuses « traditionnelles », de médecine et de prise en charge morale des patients grâce à l'encadrement des villageois (Tatu, Hubert, Bogousslavsky, Le pèlerinage thérapeutique des maladies mentales….). Néanmoins, les progrès de la médecine et de l'encadrement du traitement des maladies mentales, notamment avec la loi de 1838 sur l'institutionnalisation des établissements psychiatriques, ainsi que la plainte d'un médecin à l'encontre du curé de la paroisse pour exercice illégal de la médecine en 1850, mirent fin progressivement au pèlerinage thérapeutique de Saint-Dizier-l'Évêque.
      Evénements marquants :
      • Reconstruction (XIe siècle)
        L'église Saint-Dizier fut reconstruite par les moines de Murbach, avant 1041, date à laquelle l'archevêque de Besançon Hugues Ier de Salins consacra l'édifice.
      • Reconstruction (1500-1600)
        Vers 1575, l'église Saint-Dizier fut assez notablement transformée : la nef et les bas-côtés furent voûtés, on doubla le transept, ajouta des contreforts, supprima la lanterne de l'ancienne croisée, abaissa le clocher, etc.
      • Suppression du pèlerinage (1850)
        Le pèlerinage thérapeutique cessa après une plainte d'un médecin qui accusa le curé de la paroisse de Saint-Dizier d'exercice illégal de la médecine.
      • Transfert (1853)
        En 1853, on découvrit le sarcophage de Dizier à l'ancienne croisée du transept. Il fut redécouvert en 1880 et transféré dans la crypte nouvellement créée.
      • Création de pèlerinage (600-700)
        Le pèlerinage a débuté, semble-t-il, avec l'inhumation de Dizier et de Rainfroi dans l'oratoire Saint-Martin. Celui-ci n'est toutefois attesté qu'avec le récit de leur Passion, rédigé au VIIIe ou début du IXe siècle.
      • Construction (700-800)
        L'oratoire aurait été assez rapidement reconstruit sur la sépulture des deux martyrs, sans doute dès le VIIIe siècle. En 737, l'église est en tout cas désignée sous le vocable de Saint-Dizier.
      Rayonnement(s) :
      • Régional (1501 -> 1850)
        Le pèlerinage thérapeutique aurait attiré des pèlerins de tout le Nord-Est de la France et de la Suisse. On ignore quel était le rayonnement du pèlerinage à son origine, et quels ont été les facteurs de son développement à partir du XVIe siècle.

      RÉFÉRENCES

      Source(s) :
      • Source publiée
        MGH, S. R. M., VI, p. 5-63, "Passio Desiderii et Reginfredi Martyrum Alsegaudiensium".
      • Source publiée
        AASS septembris, t. V, Anvers, 1755, p. 788-792. "De SS. Desiderio episcopo et Regnifrido, Reginfrido aut Rainfrido arch. MM."
      • Archives (1041)
        Arch. dép. de Haute-Saône, H 581, charte de l'archevêque Hugues de Salins pour Murbach, 1041.
      Bibliographie :
      • TATU, Laurent, «Le pèlerinage thérapeutique des maladies mentales à Saint-Dizier-l'Évêque (Haute-Ajoie). Entre religion, médecine et rites païens », in Schweizer Archiv für Neurologie und Psychiatric, 163 (5), 2012, p. 192-196.
      • BOZOKY, Édina, «La rumeur de sainteté dans l'hagiographie des "martyrs de faits divers », in M. Billoré et M. Soria. Étude de la rumeur à travers les modalités de sa construction, ses usages et sa diffusion, au cours de trois journées organisées à Poitiers par le Centre d'Etudes Supérieures de Civilisation Médiévale en collaboration avec le Centr, Paris, PUR, 2011, p. 291-299.
      • HUGGER, Paul, «Saint-Dizier-l'Evêque ou la médecine populaire en prélude », in Lieux de pèlerinage. La Suisse entre ciel et terre, Berne, Presses polytechniques et universitaires romandes, 55, 2007.
      • WAGNER, Anne, «Meurtres dans les Vosges. Pèlerins et martyrs de l'époque carolingienne au XIe siècle », in Cahiers Lorrains, 314, 2006, p. 16-21.
      • FIETIER, Roland, Les paroisses du Territoire de Belfort, des origines au début du XIXe siècle. Dictionnaire de géographie et d'histoire religieuse, ALUB, 471, 1993, p. 237-243.
      • JEANNIN, Yves, «Les morts célèbres (et célébrés) : saints comtois d'avant l'an mil », in La mort à travers l'archéologie franc-comtoise, Besançon, 1988, p. 99-102.
      • HUBERT, Jean, «Les monuments funéraires de l'église de Saint-Dizier en Alsace », in Bulletin monumental, n°2, 1935, p. 215-235.
      • MAIRET, Albert, «Une neuvaine à Saint-Dizier », in Mémoires de la société d'Emulation de Montbéliard, 1892, p. 285-300.
      • TALLON, Pierre-Joseph, «Le traitement hydrothérapique et religieux des fous à Saint-Dizier », in Revue d'Alsace, 1885, p. 236-244.
      • BARTHELEMY DE, Anatole, Tombeau de saint Dizier, évêque et martyr, Paris, librairie archéologique de Victor Didron, 1858.
      Etude(s) universitaire(s) :

      PHOTOGRAPHIES LIÉES

      Objet de dévotion :
      Edifice :
      Autre :

      À PROPOS DE L'ENQUÊTE

      Enquêteur :
      • BULLY Aurelia
      Rédacteur :
      • BULLY Aurelia
      Date de l'enquête :
      2015
      Date de rédaction de la fiche :
      2015
      Etat de l'enquête :
      En cours
      Pour citer cette ficheBULLY Aurelia, « Saint-Dizier », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
      url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/621/saint-dizier, version du 24/11/2015, consulté le 19/08/2017