INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Crépin-le-Grand

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Crépin-le-Grand
Période d'activité :
? - XIXe siècle
Commune :
Soissons
Département :
Aisne
Le monastère Saint-Crépin-le-Grand

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Soissons
Hameau/Lieu-dit :
Crise
Diocèse :
Actuel: Soissons-Laon-Saint-Quentin (1790 - 2017)
Ancien: Soissons (300-400 - 1790)
Paroisse :
Actuelle:
Ancienne:

Site

Type de site :
Rive de cours d'eau
Altitude :
40 m
Compléments :

La basilique Saint-Crépin se situait à moins de 50 m de la rivière Crise (qui compte deux bras sur quelques dizaines de mètres), affluent de l'Aisne, située non loin de là (env. 1 km); l'abbaye se trouvait au sud-ouest de la confluence, sur la rive droite de la Crise et la rive gauche de l'Aisne. Les reliques sont d'ailleurs arrivées par la rivière.


Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Faubourg
Type de proximités :
Axe de circulation
Château
Cours d'eau
Remparts
Compléments :

L'abbaye Saint-Crépin-le-Grand se situait hors les murs, sur la route de Reims, à proximité de la porte Saint-Martin.


LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Crépin-le-Grand (? - XIXe siècle)
Compléments :
Le titre de “basilique des saints Crépin et Crépinien” est attesté par Grégoire de Tours en 580 ("Historia Francorum", livre V, chapitre 35) ; mais la date d'apparition du titre “Saint-Crépin-le-Grand” (parfois "abbatia" ou "monasterium sancti Crispini majoris") n'est pas renseignée. Les corps des deux saints auraient été transférés sur le site de la future basilique entre 300 et 314.
Type de lieu de culte :
Basilique
Nom du lieu de culte :
Saint-Crépin-le-Grand
Saints patrons :
  • Crépin et Crépinien (? - XIXe siècle)
Compléments :
Le site de Saint-Crépin-le-Grand a été consacré très tôt aux deux saints martyrs, sans doute d'abord sous la forme d'un simple oratoire à leurs noms, puis sous celle d'une basilique. Les corps saints y auraient été transférés entre 300 et 314; mais le patronage n'est pas attesté avant le VIe siècle. Des clercs puis des moines, qui adoptèrent la règle bénédictine au plus tard au Xe siècle, desservaient la basilique sous la conduite d'un prieur. Au moment de la Révolution, les derniers moines quittent le monastère, qui est supprimé, les bâtiments sont vendus. À la fin du XIXe siècle, les édifices liés à leur culte ont totalement disparu avec la destruction finale du faubourg lors de la guerre de 1870 ; le toponyme, Saint-Crépin-le-Grand, a lui-même disparu.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Crépin et Crépinien
Nature de l'objet :
Relique (= fragment)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Les reliques étaient placées sur un autel.
Datation de l'objet :
290-300
Compléments :
Selon la tradition, les "pignora sacra" auraient été « inventées » par les premiers évêques de Soissons, les saints Sixte et Sinice, et translatées sur le site de Saint-Crépin-le-Grand, dans le site d'une nécropole romaine dont on a retrouvé les traces en 1963 sous la nef de la basilique élevée à leurs noms sans doute en 649 par Ansaric d'Épany, évêque de Soissons ; celui-ci fit également enchâsser séparément les reliques (crâne de saint Crépin, corps, fragments) dans des reliquaires. En mai 1141, les reliques des membres, qui comprenaient notamment un fémur, furent solennellement transférées dans un nouveau reliquaire ; cette translation donna lieu à une grande fête annuelle. Le reliquaire était exposé à la vue de tous, posé en hauteur sur un autel (« vas […] super altare sursum in eminenti »)
Lors des guerres de Religion (1562 et 1567-1568), les reliques furent transférées à l'abbaye Notre-Dame de Soissons ; mais en 1568, au retour de la paix, les moniales refusèrent de les restituer et les rites ne se déroulèrent à la basilique Saint-Crépin-le-Grand que lors d'une fête annuelle. Après 1568, le sanctuaire existe donc toujours, mais sans être le détenteur des reliques.
Encore davantage dispersées sous la révolution, les reliques de saint Crépin et saint Crépinien furent rassemblées et authentifiées en 1804 (d'après les authentiques, conservées aux Archives diocésaines) et placées cette fois à la cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais dans leur reliquaire en bois (privé de ses ornements précieux depuis la Révolution) qui provenait de l'abbaye Notre-Dame de Soissons. Les reliques furent encore transférées dans un nouveau reliquaire en 1875, puis, après un exode pendant la guerre de 1914-1918, en 1931, dans un nouveau reliquaire encore, de style "Art déco", toujours conservé à la cathédrale, dans une chapelle latérale du bas-côté Sud.
Quant au crâne de Crépinien, il fut conservé dès le VIIe siècle séparément des autres reliques, dans les archives de la basilique ("in archivis ecclesiae reservantes"), dans un reliquaire couvert d'argent puis, en 1300, transféré dans un autre reliquaire de cuivre rouge, orné d'or (?), dont l'ouverture se révéla trop exiguë pour y glisser le crâne. Le crâne de saint Crépin aurait alors été brisé en trois fragments par l'orfèvre, qui fut ensuite frappé de paralysie.
D'autres menus fragments des corps des saints Crépin et Crépinien furent rassemblés et conservés dans un pallium de soie, puis dans des petits sacs de soie (dans un reliquaire multi-reliques de la basilique ?).

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Les saints Crépin et Crépinien étaient deux frères de noble lignée, envoyés évangéliser cette région de Gaule par le pape Fabien (236-250). Ils évangélisèrent les païens, exerçant avec charité le métier de cordonnier, chaussant gratuitement les plus pauvres. Sur ordre de l'empereur Maximien, le gouverneur romain Rictiovare les fit emprisonner, torturer et leur fit subir plusieurs supplices auxquels ils survécurent miraculeusement (noyade dans l'Aisne, chaudière de plomb fondu...) jusqu'à leur décollation. Ils moururent ainsi en martyrs à la fin du siècle (vers 285 ou 300).
Miracles :
Nombreux miracles notamment sur le chemin des reliques lors de la translation depuis la Maison de Roger, vieillard qui avait recueilli les reliques des deux saints après leur supplice, jusqu'au site de Saint-Crépin-le-Grand : guérisons (sourds, aveugles, muets, mais aussi une femme épileptique), démons chassés. Miracle spécial lors de la translation des reliques dans un nouveau reliquaire, en 1141 : pendant la prière solennelle, la grande cloche d'airain se brisa sous le coup de la masse, un fragment vola hors du clocher et retomba à deux pieds du comte de Soissons et de sa suite, sans faire ni mort ni blessé.
Type(s) de motivation :
  • Piété
Recours :
  • Délivrance
  • Epidémie
  • Paix
  • Thérapie
Jour(s) de fête :
  • Passion de Crépin et Crépinien (25 octobre)
Type de fréquentation :
Continu
Compléments sur les fréquentations :
Rites permanents (cierges, prières, offices) et deux grandes fêtes annuelles (le 25 octobre, jour de la Passion de Crépin et Crépinien, et les dimanche et lundi après l'octave de l'Ascension). Les saints Crépin et Crépinien furent souvent associés à la vie de la cité, tels des saints civiques à vertus apotropaïques (pour écarter les dangers que celle-ci affrontait, notamment la menace huguenote).
Occasionnellement, les reliques ont été exposées en Picardie et en Ile-de-France, notamment à Paris, pour lutter contre l'épidémie de peste en 1466.
Pratiques individuelles :
  • Circumambulation
  • Passer sous la relique
Pratiques en présence du clergé :
  • Prières
  • Processions
Ex voto :
    Confrérie(s) :
    • Confrérie des artisans cordonniers (XIIIe siècle)
      Au moins une confrérie des cordonniers dont les statuts furent confirmés en 1407 par l'évêque de Cambrai ; ce sont les maîtres de la confrérie qui portaient la châsse des saints martyrs pendant les processions, lors de la fête de la translation.
    Indulgence(s) :
      Compléments sur le culte :
      Occasionnellement, lors de la translation de 649, un jeûne de trois jours fut décrété à Soissons et donna lieu à une remise partielle des péchés. Chaque année, deux jours de fête solennelle commémoraient la translation de 1141 : dimanche (rogations avec toutes les reliques dans les prés, sur les rives de l'Aisne où étaient arrivées les reliques) et lundi (procession du faubourg jusqu'à la cathédrale avec les reliques portées par les maîtres du métier des cordonniers, tour dans l'enceinte de la cathédrale, en présence du clergé, du magistrat de la ville, des confréries et de tous les habitants; pratique populaire de passer en-dessous des reliques pendant la procession ; messe solennelle). Jusqu'en 1568, les reliques sont sous la responsabilité de l'abbé et des moines de l'abbaye Saint-Crépin-le-Grand, et les rites habituels sont assurés par cette communauté qui avait adopté la réforme bénédictine au plus tard au IX° siècle. Lors des fêtes solennelles, on observe que le culte de ces deux martyrs réunit tous les habitants de Soissons, de tous états : les moines et leur abbé, les moines de Saint-Médard, l'évêque et les chanoines de la cathédrale Saint-Gervais, les métiers de cordonniers, et enfin toute la population laïque de Soissons. En outre, ce culte, sous la direction de leur abbé, dépendait étroitement de l'évêque de Soissons qui fut souvent un donateur de reliquaires, ou initiateur de rites, dont des processions, lors de circonstances exceptionnelles (cité en danger). Le culte des saints Crépin et Crépinien est donc aussi un culte civique. D'ailleurs, après 1568, les reliques furent mises en sécurité intra muros dans l'abbaye Notre-Dame ; cependant, les moines de Saint-Crépin-le-Grand étaient autorisés à porter les reliques des deux martyrs en procession ou à guider la procession, parfois au prix d'un gage laissé à l'abbaye Notre-Dame qui cherchait à s'assurer le retour des reliques !

      L'ÉDIFICE

      Description :
      La basilique devait mesurer 80 m de long, sur un peu plus de 31 m de large au niveau du choeur et 12 m de large au niveau de la nef; elle comportait trois travées, un déambulatoire à cinq chapelles rayonnantes (dédiées au Moyen Âge à saint Benoît, saint Pierre, saints Crépin et Crépinien et la Vierge (chapelle axiale) ; au XVIIe siècle, saint Nicolas et saint Étienne avaient remplacé saint Benoît. Au nord de la nef se trouvaient le cloître et les autres édifices conventuels. L'ensemble abbatial était ceint de remparts hérissés de créneaux, surveillé depuis un chemin de ronde muni d'échauguettes, fermé au moins par une porte défendue par quatre tours. En outre, le dispositif de défense était complété par un fossé entourant tout le faubourg qui dépendait sur le plan judiciaire de l'abbaye. La basilique dédiée aux saints Crépin et Crépinien fut probablement édifiée en 649 sous l'évêque de Soissons Ansaric ou Ansery d'Épany (†652), 20e évêque de Soissons. L'édifice connut ensuite maintes péripéties et remaniements. La principale phase de reconstruction eut lieu vers 1235 : d'après Bernard Ancien, l'église fut partiellement reconstruite, dans le style gothique, peut-être sur le plan de la cathédrale de Reims; mais on ne connait que les plans du choeur (par des plans de 1657 reproduits dans le "Monasticon Gallicanum") ; la vieille nef médiévale aurait quant à elle subsisté jusqu'au XVIe siècle, puisque l'abbé Lépaulart en a connu la démolition ; mais on ignore si elle fut achevée. La chapelle axiale dédiée à la Vierge servait de nef lorsque les Mauristes reprirent l'abbaye en ruine au XVIIe siècle. On connaît aussi l'existence d'un gros clocher. Les remparts et le fossé furent réalisés au milieu du XIV° siècle.
      Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
        Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
        • Autel (649)
          Nous n'avons pas de précisions au sujet de cet autel.

        HISTOIRE DU SANCTUAIRE

        Origines :
        Date de première mention : 580
        Initiative de la fondation :
        • Evêque
        • Groupe de fidèles
        • Prêtre
        Environnement institutionnel, politique et religieux :
        Si la basilique dédiée aux saints Crépin et Crépinien n'est mentionnée qu'à partir de 580 par Grégoire de Tours dans son "Histoire des Francs" ("Historia Francorum", livre V, chapitre 35), le lieu de culte consacré à ces saints martyrs existerait depuis le début du IVe siècle (300, 310 ou 314), voire depuis la fin du IIIe siècle. Selon les sources, leurs dépouilles y furent transférées après concertation entre prêtres, clercs et fidèles, ou bien sur l'impulsion des saints Sixte et Sinice. En outre, les reliquaires furent parfois financés par les moines, l'évêque et les citoyens.
        Phases d'évolution :
        Vers 300 (314 ?), les reliques sont transférées de la Maison de Roger, le vieillard qui avait recueilli les dépouilles des deux martyrs dans sa maison, transformée ensuite en oratoire, au lieu de la future basilique Saint-Crépin-le-Grand et déposées dans deux sépultures séparées, sans doute dans une crypte, sur laquelle fut construit un oratoire. En 649 probablement, fut édifiée la basilique aux noms des martyrs sous l'évêque Anséric. De nombreux incendies, démolitions et ravages naturels nécessitèrent plusieurs reconstructions partielles. Le pèlerinage rayonna surtout du XIIe siècle jusqu'au milieu du XIVe siècle (Guerre de Cent Ans, destructions par des Anglais et Navarrais en 1358-1359). Le déclin intervint surtout après les guerres de Religion (1562 et 1567-1568) qui se traduisirent par l'occupation de Soissons pendant 7 mois, jusqu'en mars 1568, par les Huguenots. Cela entraîna le départ définitif des reliques intra-muros en 1568, le pillage et la destruction de la basilique et de nombreux bâtiments de l'abbaye. Temps de recharge relatif au XVIIe avec la réforme mauriste, les Mauristes ayant repris l'abbaye en 1646 /1647. La vie religieuse du sanctuaire reprit malgré l'absence des reliques : celles-ci étaient emmenées par les moines en procession du monastère à la cathédrale, lors de la fête annuelle de la translation. En outre, les Mauristes effectuèrent de nombreuses reconstructions. Déclin définitif avec la Révolution : disparition des derniers religieux (sous la Constituante, février 1790); utilisation de l'église comme oratoire de la cathédrale; puis vente progressive des bâtiments conventuels en tant que biens nationaux (y compris l'église en 1798). Disparition des derniers vestiges en 1870, lors de l'incendie du faubourg déclenché pour défendre la ville assiégée en 1870.
        Evénements marquants :
        • Construction (649)
          Élévation de la basilique par Anséric d'Épany († 652), évêque de Soissons.
        • Translation (1141)
          En mai 1141, les reliques des membres, qui comprenaient notamment un fémur, exposées sur l'autel dans la basilique, sont solennellement translatées dans un nouveau reliquaire ; cette translation donna lieu à une grande fête annuelle.
        • Guerres (1358-1359)
          Durant la Guerre de Cent ans, destruction partielle des bâtiments et crise dans la vie conventuelle (baisse importante du nombre de religieux).
        • Déplacement des reliques (1568)
          Durant les guerres de Religion, les reliques quittent définitivement la basilique en 1568 pour être emportées intra muros, dans l'abbaye Notre-Dame ou « Sainte Marie ». Les moines de Saint-Crépin furent cependant autorisés, annuellement, à venir en procession avec les reliques des saints Crépin et Crépinien pour la fête annuelle.
        • Guerres (1568)
          Durant les guerres de Religion, l'édifice est pillé et partiellement détruit par les Huguenots en 1562 et 1567-1568. Les reliques quittent définitivement la basilique en 1568.
        • Désaffectation (1790-1793)
          Durant la Révolution, après la suppression des monastères (13 février 1790), le reliquaire est dépossédé de ses ornements précieux, et les reliques dispersées (rachetées ?) chez des particuliers.
        • Reprise du culte après la révolution (1802)
          Après la Révolution, certains particuliers de Soissons rendirent des reliques, comme celle du crâne de saint Crépin. Après authentification de ces reliques en 1804 par les autorités ecclésiastiques, les reliques furent remises dans l'ancienne châsse en bois de Notre-Dame de Soissons et conservées cette fois à la cathédrale, qu'elles ne quittèrent que ponctuellement pour être mises à l'abri lors des guerres mondiales. La châsse, pour sa part, fut réparée ou remplacée à plusieurs reprises : restaurée en 1818, restaurée ou remplacée en 1842, remplacée en 1875, remplacée à nouveau en 1931.
        Rayonnement(s) :
        • Local (290 -> 1700-1800)
          D'abord culte local spontané autour des sépultures dans un oratoire (la Maison de Roger) puis principalement à Saint-Crépin-le-Grand où les reliques auraient été transférées vers 300 / 314, ce culte fut souvent associé à la vie de la cité (culte civique), par exemple lors de l'épidémie de peste vers 1129-1133 : l'évêque Josselin fit demander aux moines de Saint-Crépin-le-Grand de venir jusqu'au pont, aux portes de la ville, à mi-chemin ; comme les moines refusaient, c'est l'évêque qui vint à eux et les entraîna en procession avec tout le peuple. Ensuite, les processions lors de la fête de la Translation passaient par toutes les places pavoisées et y associaient toute la population de la ville, à commencer par ses magistrats.
        • Diocésain (XIIe siècle -> XVIIIe siècle)
          Lors de la translation de 1141, les fidèles venaient non seulement du voisinage mais aussi de lieux plus éloignés dans le diocèse.
        • National (1401 -> 1500)
          Occasionnel, en France du Nord : par exemple, les reliques ont été exposées en Picardie et Ile-de-France, notamment à Paris, pour lutter contre l'épidémie de peste en 1466.

        RÉFÉRENCES

        Source(s) :
        • Images (XVIIe siècle)
          L'abbaye Saint-Crépin-Le-Grand de Soissons, dans le "Monasticon Gallicanum" de Dom Germain.
        • Chronique (1567)
          Dom Nicolas Lépaulart, Journal, publié par la Société Archéologique de Soissons, tome XIII, 1859. Prieur des moines de Saint-Crépin-le-Grand, Dom Lépaulart raconte la prise de cette ville par les Huguenots (1562, 1567-1568).
        • Passion (VIIIe siècle)
          Elle daterait de la fin du VIII° siècle. Les "Acta Sanctorum" proposent une version critique, sur la base de trois manuscrits. (Acta Sanctorum, Oct. XI, 1864, p. 495-540).
        • Chronique (580)
          Grégoire de Tours, "Historia Francorum", livre V, chapitre 35.
        Bibliographie :
        • ANCIEN, Bernard, «La chronique tourmentée de l'église et des bâtiments de l'abbaye Saint-Crépin-le-Grand de Soissons », in Mémoires de la Fédération des Sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne, vol. 28, Soissons, 1983, p. 201-225.
        • PÊCHEUR, Louis Victor (abbé), Annales de Soissons, 3 volumes, Soissons, Morel.
        Etude(s) universitaire(s) :

        PHOTOGRAPHIES LIÉES

        Objet de dévotion :
        • Reliquaire des saints Crépin et Crépinien - Véronique Souche-Hazebrouck - 2015
        Edifice :
        • Le monastère Saint-Crépin-le-Grand
        Autre :
        • Carte de Cassini n°144 - http://cassini.ehess.fr/cassini/fr

        À PROPOS DE L'ENQUÊTE

        Enquêteur :
        • SAINTE Élodie
        Rédacteur :
        • SOUCHE-HAZEBROUCK Véronique
        Date de l'enquête :
        2012
        Date de rédaction de la fiche :
        2014
        Etat de l'enquête :
        En cours
        Pour citer cette ficheSOUCHE-HAZEBROUCK Véronique, « Saint-Crépin-le-Grand », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
        url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/620/saint-crepin-le-grand, version du 23/10/2015, consulté le 18/10/2017