INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Suaire-de-Besançon

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Suaire-de-Besançon
Période d'activité :
1523 - 1794
Commune :
Besançon
Département :
Doubs
Chapelle du Saint-Suaire, cathédrale Saint-Jean-Evangéliste

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Besançon
Hameau/Lieu-dit :
Mont Saint-Étienne/Colline de la Citadelle
Diocèse :
Actuel: ?
Ancien: Besançon (1523 - 1794)
Paroisse :
Actuelle: ?
Ancienne: ?

Site

Type de site :
Colline
Altitude :
320 m
Compléments :
Le mont Saint-Étienne était l'emplacement de l'« arx » antique décrite par César dans la "Guerre des Gaules". C'est là que fut édifiée la fameuse citadelle de Vauban dans la seconde moitié du XVIIe s.
La cathédrale Saint-Jean-Évangéliste est édifiée à la base de cette colline (environ 240 m d'altitude).

Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Ville
Type de proximités :
Axe de circulation
Carrefour
Cours d'eau
Compléments :
Le mont Saint-Étienne domine le méandre du Doubs, formant la « Boucle » dans laquelle la ville antique et médiévale s'est installée et développée. Il forme, au sud-est de cette boucle, un rempart naturel, seule voie d'accès aux plateaux de la chaîne du Jura. Besançon se trouvait au carrefour de voies majeures, vers Lyon au sud-ouest, Langres et Luxeuil au Nord-Ouest, la frontière du Rhin vers le Nord-Est, la Suisse et l'Italie vers le Sud-Est.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Suaire-de-Besançon (1523 - 1794)
Compléments :
Cette probable copie du saint Suaire de Turin est apparue à Besançon dans le premier quart du XVIe siècle et a donné lieu très rapidement à une importante dévotion. Le suaire a été conservé à la cathédrale Saint-Étienne jusqu'en 1669, puis à la cathédrale Saint-Jean-l'Évangéliste à partir de cette date et jusqu'à sa destruction supposée, à Paris, en 1794, alors qu'il avait été envoyé à la Convention nationale. Hormis le lieu de sa conservation et de ses ostensions, il n'y a pas eu de changement notable dans la dévotion à ce suaire, à la suite de son transfert de l'une à l'autre des cathédrales.
Type de lieu de culte :
Cathédrale
Nom du lieu de culte :
Saint-Étienne
Saints patrons :
  • Étienne (Xe siècle - 1674)
Compléments :
La cathédrale Saint-Étienne, qui coexistait avec la cathédrale Saint-Jean-l'Évangéliste, construite quelques centaines de mètres en contrebas, daterait de l'époque carolingienne. Elle est mentionnée sous le patronage de saint Étienne dans une donation de 943. Reconstruite au XIe siècle, elle a été consacrée par Léon IX en 1050. Cet édifice a été démoli en 1674, lors des travaux de construction de la citadelle par Vauban. Avant sa démolition, les reliques et autres biens précieux conservés à Saint-Étienne, parmi lesquels le suaire, avaient été transférés à Saint-Jean. La cathédrale Saint-Jean-l'Évangéliste avait été reconstruite également au début du IXe siècle, restaurée au XIe siècle puis rebâtie au siècle suivant. Sa dédicace eut lieu en 1148. Elle demeure l'église cathédrale du diocèse de Besançon.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Saint Suaire
Nature de l'objet :
Relique indirecte
Matériau de l'objet :
Autre
Dimensions de l'objet :
2,50x1,30 m
Emplacement :
À Saint-Étienne, dans la chapelle Saint-Maimboeuf, devenue ensuite chapelle du Saint-Suaire. À Saint-Jean, il a été déposé dans l'abside orientale de l'édifice, devenue chapelle du Saint-Suaire en 1756.
Datation de l'objet :
?
Compléments :
Le suaire se composait de deux morceaux de tissu, cousus dans le sens de la longueur. L'image du Christ y figurait de face et était visible des deux côtés du tissu. On y voyait également les marques des cinq plaies principales du Christ, mais pas celles de la flagellation, contrairement à ce que l'on observe sur le suaire de Turin.
À Saint-Étienne, le suaire était conservé dans un coffret reliquaire et n'en était sorti qu'à l'occasion des ostensions solennelles ou exceptionnelles. À Saint-Jean, au moins à partir de la reconstruction de l'abside orientale où il était conservé, le suaire se trouvait dans un reliquaire placé dans un espace ménagé dans l'autel. Il était sorti aux mêmes occasions.

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :

L'apparition de ce suaire à Besançon a donné naissance à pas moins de trois légendaires, qui tentèrent d'expliquer et justifier l'existence de cette prétendue relique christique à la cathédrale Saint-Étienne. Le premier récit est l'oeuvre de François d'Orival, archidiacre de Luxeuil et chanoine de la cathédrale, auteur au XVIIe siècle d'une histoire manuscrite du saint Suaire bisontin. L'auteur diffusa l'idée que ce linge était parvenu à Besançon au Ve siècle, donné par l'empereur Honorius, par l'intermédiaire de sa soeur Galla Placidia. Ce légendaire connut quelques variantes, mais il se rattache sans doute à la provenance d'une partie du trésor de Saint-Étienne, dont le fameux bras du protomartyr, et à l'époque de son arrivée. Bien que le chapitre lui-même semble avoir souscrit à cette explication en approuvant l'ouvrage du chanoine d'Orival en 1609 (ADD, G 201), le grand érudit et médecin Jean Jacques Chifflet écrivit en 1624 un ouvrage sur les saints suaires, dans lequel il rejeta les hypothèses de d'Orival, aucun texte antérieur à 1523 ne mentionnant la prétendue relique. Jean-Jacques Chifflet proposa une autre histoire pour cette relique : selon lui, le suaire aurait été rapporté de croisade par un chanoine de Saint-Étienne accompagnant l'archevêque Hugues III, vers 1108-1109. Pour lui, le linge utilisé lors du jeu de la Passion, jeu liturgique qui se déroulait habituellement lors de la semaine sainte, n'était pas différent de celui qui était alors en grande dévotion dans sa ville. Afin de justifier l'absence de mention de cette insigne relique dans les archives, il invoqua un incendie survenu en 1350, qui aurait détruit les documents qui en faisaient état. La relique, quant à elle, aurait en revanche été sauvée des flammes, dissimulée dans un recoin de l'église, d'où elle se serait signalée miraculeusement quelques années plus tard en émettant une lumière divine. Mais un troisième auteur, anonyme (identifié très récemment par A. Nicolotti comme étant le savant jésuite Pierre-Joseph Dunod), émit en 1714, dans une "Dissertation sur le saint Suaire", une troisième théorie, selon laquelle le suaire aurait été dérobé lors de la quatrième croisade à l'empereur de Constantinople par le chevalier Othon de la Roche, originaire des environs de Besançon, qui l'aurait envoyé à son père, ce dernier le remettant à l'archevêque de Besançon Amédée de Dramelay (1198-1220). Cette même année 1714, un frère minime, P. Varin, déclara au chapitre qu'il avait retrouvé dans la bibliothèque de son couvent un « antique manuscrit rapportant que le saint Suaire, donné à l'église de Besançon par Théodose, était resté 753 ans caché dans le mur de Saint-Étienne, où Hugues II [1067-1085] l'avait retrouvé » (ADD, G 217). Pour autant, ces différentes hypothèses contradictoires ne semblent pas avoir remis en question la dévotion dont le linge était l'objet.

Miracles :

Le premier miracle relaté semble être celui dont aurait bénéficié l'official, archidiacre de Salins, qui aurait réchappé, en 1531, alors qu'il se trouvait à Gy (résidence des archevêques, en Haute-Saône) à un péril mortel après s'être voué au saint Suaire. C'est à la suite de ce miracle qu'il aurait demandé que le suaire soit déposé à Saint-Étienne dans un lieu convenable (ADD, G 193). Un miracle survenu grâce au toucher du suaire est signalé dans une délibération capitulaire. Il s'agit de la guérison d'une jeune fille de Besançon, le dimanche 12 mai 1614, qui souffrait des yeux (ADD, G 201). En 1620 eurent lieu des actions de grâce du président Parfaict, de Paris, pour la guérison de sa fille (ADD, G 202). On trouve également dans les délibérations capitulaires la relation d'un miracle survenu en 1697 (ADD, G 212). Les archives du chapitre conservent des certificats de faveurs ou miracles obtenus grâce au saint Suaire (ADD, G 260, XVIIe s.) et des attestations de miracles (1631-1677, ADD G 531).

Type(s) de motivation :
  • Action de grâce
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Voeu
  • Thérapie
  • Pluie
  • Paix
  • Grâce particulière
  • Epidémie
  • Biens de la terre
Jour(s) de fête :
  • Pâques
  • Ascension
Type de fréquentation :
Continu
Compléments sur les fréquentations :

Parmi les relations de miracles ou grâce aux ex-voto se rapportant à ces miracles, on remarque un nombre assez important de guérisons liées aux maladies oculaires. Il est à noter également que, même si des ex-voto de toutes sortes sont relevés dans la documentation, une part importante est constituée de tissus (nappes, draps, étendards, etc.). Nous ignorons si certains de ces ex-voto sont conservés. Bien que, à travers les ostensions particulières, la dévotion au saint Suaire ait eu lieu tout au long de l'année, c'est plus spécialement lors des ostensions publiques, à Pâques et à l'Ascension, que la foule des pèlerins se pressait à Besançon. Notons également que malgré la disparition du suaire à la Révolution, on continua à rechercher le précieux linge jusqu'au dernier tiers du XIXe siècle. De plus, on conserve encore, dans les archives du diocèse, des lettres de demandes pour toucher le coffret qui avait contenu le suaire, dans l'espoir d'obtenir des guérisons.


Pratiques individuelles :
  • Embrasser
  • Toucher
  • Actions de grâce
  • Offrir
  • Pèlerinage
Pratiques en présence du clergé :
  • Bénédictions
  • Processions
  • Messe
  • Inhumation
  • Fondation de messes et d'offices
  • Ostension
Ex voto :
  • Métal (1531)
    Une chaîne d'or est offerte au saint Suaire (ADD, G 193).
  • Tableau (1541)
    Antoine de Vergy, archevêque de Besançon, frappé d'apoplexie à Gy, voué au saint Suaire par ses domestiques, aurait fait mettre en la chapelle du Saint-Suaire un tableau votif.
  • Autre (1548)
    Jean Marquis, marchand bisontin, offre une grande nappe au saint Suaire (ADD, G 195).
  • Métal (1594)
    Une lampe d'argent est offerte au saint Suaire (ADD, G 200).
  • Autre (1596)
    « Rideaux » offerts par la duchesse de Brunswick pour entourer l'autel du Saint-Suaire (ADD, G 200).
  • Anatomique (1621)
    Béatrix de Reinchak offre 60 fr. au saint Suaire, plus un ex-voto représentant deux yeux (ADD, G 202).
  • Métal (1621)
    La princesse de Condé offre au saint Suaire un bassin et une aiguière d'argent doré.
  • Métal (1621)
    Une lampe d'argent est offerte au saint Suaire par le comte de Champlitte.
  • Métal (1626)
    Une lampe d'argent est offerte au saint Suaire par le haut doyen du chapitre, Claude de Bauffremont.
  • Autre (1635)
    En 1640 a été donné au trésorier du duc de Lorraine un certificat constatant qu'en 1635, le prince avait offert et fait suspendre deux drapeaux devant le saint Suaire.
  • Métal (1664)
    Un collier en forme de rose d'or avec saphir et 12 diamants est offert au saint Suaire par une personne de Suisse (ADD, G 207).
Confrérie(s) :
  • Saint-Suaire (1544)
    D'après les délibérations du chapitre métropolitain de Besançon, ce sont les gouverneurs de Besançon qui proposèrent la création d'une confrérie du Saint-Suaire pour éloigner les dangers de peste (ADD, G 164, délib. du 6 juin 1544). Celle-ci fut établie le 16 juin suivant. Les notables et gouverneurs de la ville décidèrent alors d'offrir à la chapelle du Saint-Suaire une reproduction en cire de leur cité en avril 1547 (AMB, BB 24, fol. 64 v.; ADD, G 531). En 1568, les habitants de Salins offrirent une rente de 18 sous à la confrérie (ADD, G 197). En 1588, ce sont les habitants de Dole qui donnèrent 5 francs à la confrérie (ADD, G 199). Urbain VIII lui accorda des indulgences en 1632 (ADD, G 531, BmB, Ms 129, fol. 56).
Indulgence(s) :
  • Partielle (1579)
    Privilège accordée à l'autel du Saint-Suaire par le pape Grégoire XIII.
  • Partielle 100 j. (1592-1605)
    Clément VIII aurait accordé des indulgences à ceux qui porteraient sur eux le livre du saint suaire, et une indulgence de 100 jours à ceux qui diraient sept fois le "Pater" et l'"Ave" en l'honneur du saint suaire (d'après un petit livret de pèlerinage, s. d., imprimé à Epinal).
  • Plénière (1632)
    Le pape Urbain VIII accorda une indulgence plénière à tous les fidèles, hommes et femmes, qui entreraient dans la confrérie du saint Suaire.
  • Plénière (1830)

    Pie VIII érige en autel privilégié à perpétuité l'autel du saint Suaire : "Toutes les messes célébrées à cet autel pour les âmes du purgatoire leur appliquent l'indulgence plénière" (certificat dans arch. dioc., boite 103).

Compléments sur le culte :

Dès les années 1520, des ostensions solennelles du suaire avaient lieu aux jours de Pâques et à l'Ascension. Elles étaient parfois annulées en raison d'épidémies et des risques de contagion résultant de l'afflux de pèlerins à l'occasion de ces ostensions, ou en raison de la guerre. En mars 1630, par exemple, les chanoines refusèrent l'ostension par crainte de l'épidémie de peste, mais furent contraints, sous la pression des gouverneurs de la ville, de maintenir la manifestation (ADD, 2 B 135 et 2 B 562). Mais on invoquait tout de même, en période d'épidémies, la protection particulière du saint Suaire, comme en août 1630 quand le chapitre demanda la célébration d'une messe du saint Suaire le jour de la Saint Roch, le 16 août (ADD, G 202). Lors des ostensions solennelles, qui avaient lieu dans des théâtres dressés pour l'occasion (la première attestation d'un théâtre semble remonter à 1538), les fidèles jetaient des couronnes sur la scène. On invita le peuple à réfréner cette pratique durant la durée de l'ostension par une délibération capitulaire de 1617 (ADD, G 201). Des chapelets étaient également jetés lors des ostensions dans l'espoir que ceux-ci touchent le linge vénéré (BmB, Ms 109, p. 144). La règlementation de ces ostensions a été révisée en plusieurs occasions entre les XVIe et XVIIe siècles (1580, 1585, 1618), tout comme celle qui avait trait aux oblations faites au saint Suaire. Un premier règlement avait été promulgué en 1528. En 1590, le chapitre décida que les oblations faites à la chapelle du saint Suaire seraient attribuées aux besoins de la fabrique, ce qui est encore confirmé 5 ans plus tard (ADD, G 198). À en juger par les nombreux travaux, embellissements ou commandes de mobilier pour les différents lieux où fut conservé le saint Suaire, les dons des pèlerins affectés à la fabrique furent très importants. On sait qu'à l'occasion des ostensions publiques, on offrait aux pèlerins la possibilité de baiser le saint Suaire avant et après l'ostension, puisque cette pratique fut interdite en 1681 (ADD, G 208). Cependant, des autorisations exceptionnelles étaient encore données, comme celle accordée à une femme souffrant d'une maladie des yeux qui, en 1700, put embrasser le coffre qui contenait le suaire (ADD, G 2012). Les délibérations du chapitre cathédral signalent à de nombreuses reprises la construction d'un théâtre pour les ostensions, dont la forme et la localisation précise semblent avoir varié au fil des siècles. Sur la célèbre gravure du quartier capitulaire de Pierre de Loisy de 1667, on voit nettement ce théâtre, alors sorte d'estrade permanente, devant le clocher de Saint-Étienne. En 1702, le chapitre décida que les jours d'ostension, la musique (chantée ?) serait complétée par des instrumentistes vêtus pour l'occasion (ADD, G 215). L'affluence lors des ostensions nécessitait que des mesures spéciales de police soient prises. Il était notamment interdit de monter à Saint-Étienne en carrosse ou à cheval. Une foire avait lieu également à l'Ascension, au moment de cette ostension. En 1653, le baron de Scey offrit par exemple de fournir six cents hommes pour la garde de la cité pendant la prochaine foire, ce qui donne une idée de l'affluence lors de cet événement. L'actuelle foire comtoise de Besançon, qui a lieu au mois de mai, est une survivance des grandes foires qui accompagnaient les ostensions du saint Suaire. Des ostensions privées avaient également lieu très régulièrement, à la demande ou lors de la venue à Besançon de personnalités importantes, mais également des ostensions exceptionnelles lors d'événements particuliers. Une délibération du 25 août 1599 décida qu'on ne montrerait plus le Saint-Suaire, de façon exceptionnelle, qu'aux rois, ducs et princes de sang royal (ADD, G 200). Les délibérations capitulaires des XVIIe et XVIIIe siècles montrent néanmoins que cette décision ne fut pas strictement appliquée et que les ostensions exceptionnelles continuèrent à bénéficier à de très nombreuses personnalités. Outre les ostensions, le suaire était également régulièrement porté en procession dans la ville, lors des processions générales ou lors d'événements particuliers, sécheresse, guerre, épidémie… De très nombreuses images du suaire de Besançon ont été diffusées, sur différents supports : médailles, enseignes, reproductions grandeur nature ou en miniature, demandées par d'illustres visiteurs ou offertes par le chapitre, sur soie ou sur lin, tissus ayant été en contact avec le suaire. En 1683 par exemple, le chapitre délibéra d'offrir à la reine «l'étoffe de soie dans laquelle le suaire était enveloppé » (une étoffe de soie rouge enveloppait le suaire. Elle était changée chaque année, et les morceaux de ce tissu, qui avaient été en contact avec la relique, étaient distribués aux fidèles) ainsi qu'une pièce de lin portant la représentation de la relique (ADD, G 210). En 1662, c'est la confrérie saint Claude de Rome qui demanda une copie de la relique pour son église nouvellement construite (ADD ; G 205). En 1640, l'empereur demanda une copie grandeur nature du suaire (ADD, G 203). Une délibération municipale en date du 13 décembre 1664 interdisait d'élever des bancs qui feraient concurrence à ceux de l'hôtel de ville, exception faite de ceux qui vendent « des chapelets, saints-suaires et autres merceries à Pâques et à l'Ascension, sur la place Neuve, les places Saint-Quentin et Saint-Pierre » (AMB, BB 89, fol. 168 v.), preuve que la production d'images du Saint-Suaire n'était pas réservée aux seuls chanoines.

L'ÉDIFICE

Description :
Le saint Suaire a été conservé à Saint-Étienne jusqu'en 1669. Cette église portait ce titre au moins depuis 943. Elle était l'écrin qui, selon la tradition, contenait la célèbre relique du bras de saint Étienne, qui avait été donnée par l'empereur Théodose II à l'évêque Célidonius au Ve siècle, mais devint également la nécropole des archevêques et des comtes. Elle était devenue très vétuste au XIe siècle. Sa reconstruction a été entreprise par l'archevêque Gautier et achevée par son successeur Hugues de Salins. Le pape Léon IX la consacra en 1050. La nouvelle cathédrale mesurait environ 70 m de longueur. Une tour de façade précédait une longue nef dotée d'un transept débordant. Le chevet comportait trois chapelles à fond plat. L'église a été démolie lors de la construction du premier front de la citadelle par Vauban, en 1674. Quant à la cathédrale Saint-Jean-l'Évangéliste, elle a été reconstruite à l'époque de l'archevêque Bernoin (début IXe siècle), restaurée par Hugues de Salins, au XIe siècle, et reconstruite au XIIe siècle. Il s'agit d'une église à double abside et à trois vaisseaux. Elle ne comporte ni façade, ni transept. Son clocher, qui s'effondra en 1729, a été reconstruit au XVIIIe siècle.
Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
  • Autre (1523-1790)
    Durant tout le temps que dura la dévotion au saint Suaire de Besançon, on éleva chaque année, à l'occasion des ostensions solennelles qui se déroulaient aux fêtes de Pâques et de l'Ascension, mais aussi semble-t-il, dans les premiers temps, de l'invention du corps de saint Étienne, le 3 août, un théâtre jouxtant la cathédrale, qui a évolué au fil des siècles. Lorsque le suaire fut conservé à Saint-Jean, les ostensions eurent lieu d'abord sous le porche voisin de la chapelle Notre-Dame, puis dans un théâtre devant le palais épiscopal, et ensuite depuis un balcon du clocher de la cathédrale.
Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
  • Chapelle
    Lorsque le suaire était conservé à Saint-Étienne, il a été, à partir de 1528, déposé dans la chapelle Saint-Maimboeuf ; il est par la suite question de la chapelle du Saint-Suaire, sans que l'on sache très bien si la chapelle avait changé de patronage ou si le suaire avait été déplacé dans une autre chapelle qui lui était dédiée. En 1619, on entoura d'une grille l'autel du Saint-Suaire et, en 1621, on ferma de barreaux de fer la chapelle qui contenait la relique. Lors de son transfert à Saint-Jean, le suaire fut déposé dans l'abside orientale de l'édifice, sur l'autel de Notre-Dame. De nombreuses modifications et embellissements de la chapelle du Saint-Suaire furent exécutés durant le XVIIIe siècle (grilles, marbres, tableaux, luminaire…). Les ostensions du suaire se faisaient alors depuis le clocher, jusqu'à l'effondrement de celui-ci en 1729, en raison de travaux destinés à modifier l'aspect de la chapelle du Saint-Suaire. Le suaire fut alors déplacé sous l'autel de prime, muni de serrures et de barreaux. Le 24 avril 1748 eut lieu la pose, par l'archevêque, de la première pierre de la nouvelle abside de la cathédrale, pierre sur laquelle on déposa une lame de plomb portant une inscription en latin rappelant cet événement. Le suaire y fut déposé en 1756, Cette chapelle absidiale fut consacrée au saint Suaire.

HISTOIRE DU SANCTUAIRE

Origines :
Date de première mention : 1523
Initiative de la fondation :
  • Chapitre
Environnement institutionnel, politique et religieux :
À Besançon coexistaient, cas très particulier, deux cathédrales et donc deux chapitres. Les deux chapitres furent néanmoins réunis en 1253, après des décennies de querelles au sujet de la préséance entre eux et l'ancienneté de chacune des deux églises. La cathédrale Saint-Jean-Évangéliste avait été élevée au début du IXe siècle à l'emplacement probable de l'ancien groupe épiscopal ; elle conserva les anciens patronages de Saint-Étienne et Sainte-Marie, celui de Saint-Jean prenant toutefois le pas sur les deux premiers. Restaurée au XIe siècle, elle fut reconstruite à partir du XIIe siècle. Au XIe siècle, l'archevêque Hugues de Salins fonda un chapitre dans l'église bâtie sur le Mont dominant le quartier épiscopal, église qui abritait le bras de saint Étienne, patron de la ville, et portait ce titre depuis au moins le milieu du IXe siècle. Au moins depuis le XIe siècle et jusqu'au XIIIe siècle, l'archevêque de Besançon était le seul maître de la cité et relevait, comme le comte de Bourgogne, directement de l'empereur germanique. Besançon et sa banlieue constituaient donc une enclave dans le comté de Bourgogne, dont la capitale était, de fait, Dole. Néanmoins, au XIIIe siècle, Besançon connut une évolution majeure de son statut urbain, passant de l'autorité seigneuriale de l'archevêque au statut de ville impériale, conféré par une charte de l'empereur en 1290. La commune était alors administrée par des notables et des gouverneurs. La cité conserva ses libertés jusqu'à la conquête française. Le XVIIe siècle fut une période particulièrement difficile pour la cité, confrontée aux guerres de conquête de Louis XIV et aux épidémies. La ville tomba en 1674 et le traité de Nimègue, signé en 1678, rattacha la Franche-Comté et, de fait, Besançon, à la France. Louis XIV décida de faire de la cité une place défensive et Vauban entreprit la construction de la citadelle qui engendra la destruction de Saint-Étienne. Le XVIIIe siècle a été, à l'inverse, une période de grande prospérité pour la ville. La dévotion au saint Suaire a souvent cristallisé, comme le montrent les registres de délibérations capitulaires et ceux des délibérations communales, les conflits qui opposaient le chapitre et les édiles de la cité. Si, à l'origine, seuls les chanoines possédaient la clé du coffre où était conservé le saint Suaire (trois ou deux clés selon les époques), les gouverneurs de la ville en possédaient une également au XVIIe siècle. L'implication du corps municipal dans la vie du pèlerinage est alors nettement perceptible dans la documentation (obligation faite aux chanoines d'autoriser les ostensions même en cas d'opposition de leur part, réglementation de la police du pèlerinage, voeux du magistrat ou de la cité, etc.), conférant à cette dévotion un caractère civique très marqué.
Phases d'évolution :
Au XIe siècle se déroulait déjà, à la cathédrale Saint-Jean, la nuit de Pâques, une représentation du « mystère de la résurrection », théatralisation du "Quem quaeritis", un jeu liturgique dialogué, mettant en scène la découverte du tombeau vide du Christ et du suaire, oeuvre d'Odon de Cluny. Lors de cette représentation, on utilisait un drap blanc pour figurer le suaire. Cette célébration était tombée en désuétude au XVIe siècle, mais le chapitre métropolitain manifesta le désir de la rétablir et fit chercher à Dijon, en 1523, le texte de ce mystère, pour le faire jouer non plus à Saint-Jean mais à Saint-Étienne. Une délibération du chapitre métropolitain du 22 mars 1523, plus ancienne mention de la présence de tissu à Besançon, indiquait que l'on « commandait la confection d'un coffret à triple serrure pour enfermer « le suaire ou linceul qu'il était d'usage de montrer » (Gauthier, 1884, p. 5). Le 15 juillet, les clefs furent confiées à trois membres du chapitre. Le 22 mars 1524, on délibérait que serait présenté « suivant l'usage en l'église de Saint-Étienne, le jour de Pâques, le mystère de la Résurrection avec ostension du Saint-Suaire » et le 4 mai, on fit la relation de l'ostension, la veille, du saint Suaire (ADD, G. 192). Le suaire est montré ensuite les jours de Pâques et de l'Ascension. On ignore d'où il provenait, mais il est à souligner que le suaire de Lirey, acquis par les ducs de Savoie et actuellement conservé à Turin (voir fiche Saint-Suaire de Chambéry), avait séjourné quelques temps dans la collégiale de Saint-Hyppolite, dans le Doubs, entre les années 1418 et 1452, et que, par conséquent, il inspira peut-être l'utilisation, pour les mystères représentés à la cathédrale Saint-Étienne, d'un linge peint à l'image de ce suaire. Les sources manquent néanmoins pour comprendre comment ce tissu est devenu l'objet d'une telle vénération en l'espace de très peu d'années. Plusieurs indices semblent en tout cas indiquer qu'en moins de dix ans, le suaire était devenu suffisamment attractif pour nécessiter de trouver dans l'édifice une chapelle pouvant le recevoir, pour faire construire un coffre convenable, fermant à clef, et pour réglementer au sujet des oblations que suscitait déjà cette relique. En 1529, les gouverneurs de la cité prenaient déjà des dispositions sur les gardes et la police le jour de l'Ascension « auquel jour surviendra en ladicte cité grande affluence de peuple pour voir le saint Suaire ». À l'Ascension 1533, trente mille pèlerins non bisontins auraient assisté à la cérémonie d'ostension (cinquante mille pains blancs, plus du pain bis avaient été distribués la veille, le jour et le lendemain du jour de fête : BmB, BB 15, fol. 490 v.). Au milieu du XVIe siècle, des règlementations régissaient l'approvisionnement des hôteliers et leurs tarifs, en vue des ostensions. Les ostensions publiques ont ensuite eu lieu très régulièrement jusqu'à la Révolution ; les ostensions privées, malgré quelques tentatives pour les limiter, ont été très nombreuses. Au XVIIe siècle, période marquée dans la région par la guerre et les épidémies, surgirent de nombreux conflits entre les édiles municipaux et les chanoines, au sujet des ostensions publiques du saint Suaire. Face parfois au refus des chanoines de montrer la précieuse relique, souvent sous prétexte de danger de guerre ou de peste, les gouverneurs avaient parfois recours à des religieux de la ville pour pratiquer les ostensions publiques du saint Suaire, dont ils possédaient une clé du coffre. Au 27 mars 1630, les gouverneurs de la cité firent écrire dans leurs délibérations que « ils ont toujours été les maîtres de faire montrer le saint Suaire ou d'empêcher son ostension, le saint Suaire a été donné à la cité et le chapitre n'en est que le dépositaire ». Bien qu'au XVIIIe siècle, l'authenticité des différents suaires, dont celui de Besançon, ait été contestée (par Adrien Baillet et Nicolas Sylvestre Bergier, notamment), la dévotion portée par le peuple bisontin et au-delà des limites de la ville et de la province, se perpétua jusqu'à la Révolution. Mais, en 1794, on découvrit, dans les archives du chapitre, un poncis, dessin du contour du corps représenté sur le suaire de Besançon ; il fut aussitôt comparé à l'empreinte présente sur le tissu vénéré depuis plus de deux siècles à Besançon et le dessin fut reconnu conforme à la représentation du suaire. Après examen du tissu par un chirurgien, celui-ci fut envoyé à la Convention Nationale, à Paris, où il aurait été détruit. Les bisontins, encore au XIXe siècle, espérèrent longtemps le retour de leur « saint Suaire » et celui-ci continua d'être représenté sur des images d'Épinal.
Evénements marquants :
  • Acte exceptionnel de dévotion (1594)
    Le chanoine de Santans fonde une lampe ardente devant le Saint-Suaire.
  • Acte exceptionnel de dévotion (1601)
    Deux chandeliers d'argent sont offerts au saint Suaire par Louis François de Choiseul, baron de Beaupré, et sa mère.
  • Acte exceptionnel de dévotion (1602)
    L'abbesse d'Épinal offre deux philippe thaler (monnaie d'argent) au saint Suaire.
  • Visite exceptionnelle (1609)
    Saint François de Sales vient prêcher à Saint-Jean et visiter le saint Suaire.
  • Visite exceptionnelle (1626)
    Sainte Jeanne de Chantal vient visiter le saint Suaire.
  • Fondation de messes (1627)
    Fondation de l'office du saint Suaire (ADD, G 2188).
  • Voeu collectif (1629)
    La cité bisontine fait voeu solennel au saint Suaire pour faire cesser l'épidémie de peste.
  • Acte exceptionnel de dévotion (1636)
    Lors du siège de la ville de Dole par les troupes françaises dirigées par le prince de Condé, l'archevêque de Besançon Ferdinand de Rye s'enferma dans la ville assiégée et fit placer un immense étendard représentant le saint Suaire au sommet du clocher de la collégiale Notre-Dame. La même année, cinq images du saint Suaire, qui avaient touché la relique, furent envoyées à Dole pour être placées dans différents coins de la ville, afin de faire cesser une épidémie.
  • Voeu collectif (1636)
    La chapitre a pour projet, afin de faire cesser l'épidémie de peste, de faire dès le lendemain, en l'église Saint-Jean, le voeu de faire visiter à pied par deux chanoines députés l'image miraculeuse des Capucins de Gray, de faire visiter de même la châsse des reliques de saint Claude (voir ces deux fiches), de célébrer annuellement l'office du saint Suaire et de faire célébrer l'office de Charles Borromée le jour de sa fête.
  • Translation (1668)
    Après le début des travaux de la citadelle, qui ne tarderaient pas à engendrer la destruction de l'église Saint-Étienne, le chapitre décida de transférer le suaire à la cathédrale Saint-Jean, sur l'autel Notre-Dame (ADD, G 207).
  • Changement de lieu (1669)
    Le saint Suaire est déplacé de la cathédrale Saint-Étienne à la cathédrale Saint-Jean-l'Évangéliste en raison des travaux de construction de la citadelle sur le mont Saint-Étienne.
  • Voeu collectif (1674)
    Voeu de la ville promettant de faire placer, dans la chapelle du Saint-Suaire « le plan et pourtraict de la cité » et d'y faire célébrer annuellement une messe solennelle en l'honneur de la sainte Vierge, du saint Suaire et des saints Ferréol et Ferjeux.
  • Reconstruction (1748)
    En 1748, on commença la construction du nouveau chevet, après que l'effondrement du clocher en 1729 eut entrainé la destruction de l'abside et du choeur romans. La nouvelle abside fut consacrée au saint Suaire et la relique y fut transférée en 1756.
  • Fixation de fête (1763)
    À l'occasion de la mise en place d'un nouveau cérémonial pour l'église métropolitaine, on reporta au dimanche de Quasimodo l'ostension du saint Suaire qui se faisait le jour de Pâques.
  • Visite exceptionnelle (1783)
    Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche, qui venaient s'incliner devant le saint Suaire, sont reçus à la cathédrale Saint-Jean par l'archevêque Pierre-Antoine de Grammont.
Rayonnement(s) :
  • International (1523 -> 1794)
    Dès les origines de ce pèlerinage, des pèlerins de tous horizons sont venus faire leur dévotion au saint Suaire de Besançon. La relation des ostensions privées du suaire rend compte de la diversité des personnages qui ont pu en bénéficier : personnalités locales mais aussi gens d'arme, religieux et membres de la noblesse de toute l'Europe. Quant aux pèlerins anonymes, les informations les concernant sont moins précises, notamment sur leurs origines. Néanmoins, on sait par exemple que 600 à 700 pèlerins de la paroisse Notre-Dame de Dijon, sur la route du pèlerinage à saint Claude, demandèrent en 1626 l'autorisation d'entrer dans la cité bisontine pour y faire leur dévotion au saint Suaire, imités en 1660 par des pèlerins de la paroisse Saint-Michel de Dijon. Malgré une audience "internationale" perceptible à travers les relations d'ostensions privées, les pèlerins anonymes venaient généralement plutôt de la Comté, mais également des régions limitrophes.

RÉFÉRENCES

Source(s) :
  • Site internet
    Description architecturale et archéologique de Saint-Étienne et de Saint-Jean-Évangéliste : http://care.tge-adonis.fr/care/index.php?title=BESANCON,_%C3%A9glise_Saint-Etienne http://care.tge-adonis.fr /care/index.php?title=BESANCON,_cath%C3%A9drale_Saint-Jean-l%E2%80%99%C3%89vang%C3%A9liste
  • Livres manuscrits (XVIIe siècle)
    Bibl. mun. de Besançon, Ms Chifflet 56 : notes et extraits de J. J. Chifflet concernant le saint Suaire de Besançon, ainsi que les miracles et désensorcellement opérés par son influence, XVIIe s.
  • Livres manuscrits (XVIIe siècle)
    Bibl. mun. de Besançon, Ms Chifflet 4 : François d'Orival, "Le sainct suaire de Besançon : antiquité, miracles et vénérations d'icelluy".
  • Livres manuscrits (XVIIIe siècle)
    Bibl. mun. de Besançon, Ms 826, Dissertations sur le suaire de Besançon.
  • Livres manuscrits (XVIe siècle)
    Bibl. mun. de Besançon, Ms 129 : "Officium notatum S. Sudarii, ad usum ecclesiae Sancti Stephani Bisuntini", milieu XVIe s.
  • Archives
    Arch. dép. du Doubs, G 193 à G 229 : délibérations capitulaires, 1526-1790.
  • Archives
    Arch. dép. du Doubs, G 230, G 231…. : actes capitulaires ; G 236, testaments, G 254 : plans et dessins du clocher et de la chapelle du Saint-Suaire ; G 260, certificats de miracles, G 263, 264, 265, reproductions du saint Suaire sur tissus, gravures, médailles ; G 531, titres généraux du chapitre, attestations de miracles, G 2188, fondation de l'office du Saint-Suaire en 1627, etc.
  • Archives
    Arch. mun. de Besançon, série BB, administration communale, nombreuses mentions du saint Suaire entre le XVIe et le XVIIe siècle (BB 24, 26, 27, 28, 29, 37, 57, 72, 89, 92, 93).
  • Archives
    Bibl. mun. de Besançon : Procès verbal imprimé de reconnaissance de la prétendue relique en 1794.
  • Archives (XIXe siècle)
    Bibl. dioc. de Besançon, boite 703, images du Suaire de Besançon, correspondance.
  • Archives
    Bibl. dioc. de Besançon, boite 701, confrérie du saint Suaire de Besançon.
  • Livrets de dévotion (XVIIIe siècle)
    "Oraisons très dévotes pour honorer le Saint-Suaire de Notre Seigneur Jesus Christ, avec l'horloge de sa douloureuse Passion", A Besançon, chez Q. J. Bogillot, 2e moitié du XVIIIe s.
  • Livre liturgique (1654)
    "Officium de sanctissimo Domini Jesu Christi Sudario, juxta ritum ecclesiae Metropolitanae Bisuntinae. In qua festum ejus celebratur die undecima mensis julii eum octava". A Dole, 1654.
  • Source publiée (1770)
    Bibl. mun. de Besançon, "Histoire du saint Suaire et des reliques de l'église métropolitaine de Besançon avec les miracles d'icelui", À Besançon, chez la veuve Tissot et fils libraire, s. d. vers 1770.
Bibliographie :
  • SUBIRADE, P., «Commerce et pèlerinage en Franche-Comté aux XVIIe et XVIIIe siècles : Besançon et Saint-Claude », in L'économie des dévotions. Commerce, croyances et objets de piété à l'époque moderne, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2016, p. 105-117.
  • NICOLOTTI, A., Le saint Suaire de Besançon et le chevalier Othon de la Roche, Vy-lès-Filain, Franche-Bourgogne, 2015.
  • VREGILLE, B. de, «L'apparition du saint Suaire », in La cathédrale Saint-Jean de Besançon, Les Cahiers de la Renaissance du Vieux Besançon 7, 2006, p. 59-60.
  • SPINELLI-FLESCH, M., «Le saint Suaire de Besançon », in Barbizier 28, 2004, p. 27-31.
  • VREGILLE, B. de, «Du saint Suaire de Lirey, Chambéry et Turin au Saint-Suaire de Besançon », in Barbizier 28, 2004, p. 17-25.
  • VERGNOLLE, É., La création architecturale en Franche-Comté au XIIe siècle. Du roman au gothique, Besançon, PUFC, 2001, p. 107-143.
  • GAUTHIER, J., «Le saint Suaire de Besançon et ses pèlerins », in Mémoires de la Société d'Émulation du Doubs, 7, 1902, p. 164-185.
  • GAUTHIER, J., «Notes iconographiques sur le saint Suaire de Besançon », in Procès-verbaux et mémoires, Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon, 1883, p. 288-327.
  • GUICHARD, Abbé, «L'ostension du saint Suaire », in Annales Franc-Comtoises, mai, 1867.
  • CHIFFLET J. J., Hierothonie de Jésus Christ ou discours des saincts suaires de Nostre Seigneur, extrait et traduit du latin de Jacques Chifflet, par A. D. C. P., Paris, 1631.
  • CHIFFLET J. J., De linteis sepulchralibus Christi Servatoris crisis historica, Anvers, 1624.
Etude(s) universitaire(s) :

PHOTOGRAPHIES LIÉES

Objet de dévotion :
  • Ensemble de
  • Image du saint suaire sur tissu de lin, s. d., BDB - AURÉLIA BULLY - 2015
Edifice :
  • Chapelle du Saint-Suaire, cathédrale Saint-Jean-Evangéliste - AURÉLIA BULLY - 2015
  • Emplacement ménagé dans l'autel de la chapelle du Saint-Suaire, où était auparavant conservé le suaire - AURÉLIA BULLY - 2015
Autre :

À PROPOS DE L'ENQUÊTE

Enquêteur :
  • BULLY Aurelia
Rédacteur :
  • BULLY Aurelia
Date de l'enquête :
2015
Date de rédaction de la fiche :
2015
Etat de l'enquête :
En cours
Pour citer cette ficheBULLY Aurelia, « Saint-Suaire-de-Besançon », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/605/saint-suaire-de-besancon, version du 13/04/2017, consulté le 20/08/2017