INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Fiacre

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Fiacre
Période d'activité :
? - 2017
Commune :
Saint-Fiacre
Département :
Seine et Marne

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Saint-Fiacre
Hameau/Lieu-dit :
Diocèse :
Actuel: Meaux (1801 - 2017)
Ancien: Meaux (? - 1789)
Paroisse :
Actuelle: Saint-Fiacre (1801 - 2017)
Ancienne: Saint-Fiacre-en-Brie (? - 1789)

Site

Type de site :
Plateau
Altitude :
130 m
Compléments :
Site de défrichement en limite de forêt.

Paysage

Type de couvert végétal :
Bois
Espace cultivé
Type de l'habitat :
Village
Type de proximités :
Compléments :
La paroisse englobait au Moyen Âge le village actuel de Villemareuil, qui a été érigé en paroisse séparée au XVIe s.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Fiacre (? - 2017)
Compléments :
Le lieu d'installation de saint Fiacre est appelé Broilum, Breuil, soit lieu boisé ou bois clos au IXe siècle (Vie de saint Faron écrite entre 870 et 872 par Hildegaire, évêque de Meaux) ; il prend le nom du saint patron Saint-Fiacre à une date inconnue mais le fait est attesté en 1188, dans le récit des miracles (9 et 13), cf. Dom Dubois, Du Moyen Âge à la Révolution, Saint-Fiacre-en-Brie, aujourd'hui Saint-Fiacre (Seine-et-Marne).
Type de lieu de culte :
Prieuré
Nom du lieu de culte :
Saint-Fiacre
Saints patrons :
  • Fiacre (? - 2017)
Compléments :
Le monastère, d'abord indépendant, est devenu prieuré de l'abbaye Saint-Faron de Meaux, entre le milieu du Xe s. et 1188. Après la Révolution, l'église du village était à 100 m du prieuré. Le patronage à saint Fiacre existait bien avant le IXe s., vraisemblablement déjà au VIIe s.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Fiacre
Nature de l'objet :
Corps saint (= en entier)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Le corps se trouvait dans le tombeau situé dans le choeur de l'église Saint-Fiacre du monastère-prieuré.
Datation de l'objet :
Compléments :
Le corps du saint a été mis en châsse en 1234, sous l'épiscopat de Pierre de Cuisy : une châsse principale et deux châsses annexes, l'une pour le chef du saint, volé en 1557, et l'autre pour un bras (dont il n'est plus fait mention par la suite) ; la châsse a été transférée à la cathédrale de Meaux en 1568 pour la protéger des protestants. Le corps du saint, qui connaît quelques vicissitudes à la Révolution, demeure à la cathédrale. Une vertèbre placée dans un « reliquaire de prix » (en métal précieux, verre de Venise) offert par l'évêque Séguier en 1647 mais envoyé à la Monnaie sous la Révolution, se trouve actuellement en très grande partie dans un reliquaire modeste, en bois et cuivre doré, pouvant être daté de 1790, gardé à l'église paroissiale et pour une infime partie dans un reliquaire en bois en forme de bras. Le départ des reliques à la cathédrale de Meaux n'entraîna pas de déplacement du pèlerinage qui continua et continue encore à Saint-Fiacre, terre qui a été sacralisée par la présence du saint. Le tombeau vide a été transporté à l'église paroissiale en 1792 et y demeure toujours avec la « pierre du miracle ».
Autres objets conservés actuellement dans l'église : deux statues XVe s. et XVIIe s., un ex-voto peint (antérieur à la Révolution), 1 vitrail XIXe s, un tableau XIXe s., une bannière (fin XIXe-début du XXe s.).

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Éléments tirés des deux textes du IXe s. D'après la Vie de saint Faron, saint Fiacre est irlandais ; il a installé son monastère au lieu dit« Breuil » sur un terrain appartenant à saint Faron évêque de Meaux ; il a la réputation d'accomplir des miracles. D'après la Vie de saint Kilien, Fiacre est appelé saint, pratique l'hospitalité et a des origines modestes ; ce dernier point ne fut pas repris par les textes suivants qui, au contraire, lui donnèrent une origine noble (voire, très tardivement, royale). Dans plusieurs manuscrits, Dom Jacques Dubois a reconnu l'existence d'un « livret de pèlerinage », comprenant notamment le récit de la vie du saint et de miracles. La Vita prima, suivie du récit de 24 miracles, le tout daté de 1188 grâce au dernier miracle, reprend les données antérieures sur l'origine irlandaise du saint, raconte la rencontre entre saint Fiacre (venu avec quelques compagnons) et saint Faron, son installation au lieu-dit« Breuil », la dédicace de son monastère à Notre-Dame et d'une « chaumière » où saint Fiacre reçoit les hôtes. La Vita secunda, datant d'environ 1200, ajoute les épisodes les plus connus de la légende. Saint Fiacre, pour subvenir aux besoins de ceux qui venaient à lui, obtint de saint Faron l'autorisation d'agrandir son domaine. Il circonscrit un territoire si grand qu'une femme du pays (appelée plus tard Becnaude ou Houpdée) l'accusa de sorcellerie auprès de l'évêque. De désespoir, saint Fiacre s'assit sur une pierre qui s'amollit sous son poids. Saint Faron venu constater les faits reconnut que Fiacre avait bénéficié de l'aide de Dieu et rendit son jugement en faveur de l'Irlandais (cette scène est représentée sur les enseignes de pèlerinage). Il s'ensuivit une interdiction faite aux femmes de pénétrer dans le monastère. On trouve dans le texte du miracle 8, contemporain de la Vita prima, une allusion « aux pierres amollies » qui pourraient donc être connues avant 1200. La « pierre de figure ronde », en grès, présentant un creux en son centre, conservée au prieuré jusqu'à la Révolution, est actuellement dans l'église paroissiale à côté du tombeau. Saint Fiacre serait mort, suivant la tradition, le 30 août 670. Données historiques et interprétations de la légende : Selon Dom Dubois, saint Fiacre aurait été un « chorévêque » (évêque de campagne sans siège fixe) qui fonda et dirigea le monastère. La Becnaude personnifierait la résistance des pagani (païens, paysans) à la christianisation. Dom Dubois pense que le légendaire pourrait expliquer la situation du prieuré, ainsi que l'interdiction pour les femmes d'y pénétrer, qui ne serait pas conséquence mais cause du légendaire. D'autres chercheurs estiment que ce serait un reste de la sévère règle irlandaise.
Miracles :
En dehors des faits merveilleux accomplis par Fiacre de son vivant et rapportés dans les Vies, les miracles sont essentiellement des guérisons dues à l'intercession de saint Fiacre, post mortem, en son sanctuaire : on connaît une série de 24 miracles, datant de 1188, plus celui de Geoffroy de La Chapelle, écrit en 1241. Aux XVIIe-XVIIIe siècles ont été relevés au prieuré 200 miracles rapportés dans 172 récits (environ 200 autres n'ont pas été pris en compte faute d'actes notariés complets).
Type(s) de motivation :
  • Action de grâce
  • Voeu
Recours :
  • Thérapie
Jour(s) de fête :
  • Fiacre
Type de fréquentation :
Continu
Compléments sur les fréquentations :
La fête est le jour natalice (mort du saint le 30 août, attesté par le Martyrologe de Gorman, 2e moitié du XIIe s.), toujours en vigueur, mais reportée actuellement au dimanche suivant ; la fête de la Trinité (translation des reliques) est depuis très longtemps tombée en désuétude. Des pèlerinages individuels, ou en famille, ont lieu n'importe quel jour de l'année. Quelques cas de pèlerinage collectifs en-dehors du jour de la fête sont connus au XVIIe s. et au XIXe s.
Pratiques individuelles :
  • Prières
  • Toucher
  • Dons
Pratiques en présence du clergé :
  • Offices
  • Prières
Ex voto :
  • Tableau
    Les ex-voto des XVIIe et XVIIIe s. ont disparu, sauf un, conservé dans l'église du village, où figure, dans la partie terrestre, un prêtre présentant une religieuse qui lève les bras vers saint Fiacre ; le saint, placé en situation intermédiaire (rôle d'intercesseur) se tourne vers le Christ tenu par la Vierge dans l'espace céleste.
Confrérie(s) :
  • Grande Confrérie de St Fiacre
    Confrérie fondée avant 1623, supprimée à la Révolution, rétablie dans l'église paroissiale de Saint-Fiacre en 1849, actuellement disparue. Les devoirs des confrères étaient les prières, la visite de l'église, l'assistance aux offices le jour de la fête du saint et lors d'autres fêtes, l'accueil des pèlerins, les prières et les offices pour les confrères décédés. Elle recrutait en dehors du village et du diocèse de Meaux. Deux types de confréries sous le patronage de saint Fiacre ont été créées dans plusieurs régions : celles de dévotion, existant depuis la fin du Moyen Âge et postérieurement les confréries corporatives, essentiellement de jardiniers (leur grande époque de développement est le XVIIe s.) qui ont donné lieu à de nombreux documents (images, registres, etc.). Une confrérie de jardiniers existait à Meaux, sise en l'église Saint-Christophe, puis en l'église Saint-Nicolas, désormais tombée en désuétude. Certaines sont encore très vivantes en France et dans les pays limitrophes, par exemple à Nancy, Dijon, Rouen, etc.
Indulgence(s) :
  • Partielle (1234)
    Indulgence accordée par l'évêque tous les ans, le jour de la Sainte-Trinité, et dans l'octave, 40 jours d'indulgences, et rémission de divers péchés.
  • Partielle (1237)
    Le pape Grégoire IX ajoute 20 jours d'indulgences à celles accordées en 1234.
  • Plénière (1623)
    Urbain VIII accorde des indulgences plénières aux membres de la confrérie.
Compléments sur le culte :
Au Moyen Âge, on fait le voeu de faire le pèlerinage, des prières, des neuvaines ; on va au contact du tombeau qui, plus tard, présente la même attractivité bien que vide. La « pierre amollie » n'est pas citée spécifiquement dans les guérisons de 1188 ; elle est citée dans la Vita secunda, vers 1200 : à son contact, des malades ont recouvré la santé. Elle n'intervient pas, sauf deux cas exceptionnels, dans la série des guérisons des Temps modernes. Dom Toussaint Du Plessis, au XVIIIe s. écrit « Ceux qui sont affligez des hemorrhoïdes vont s'y asseoir avec modestie, sans se devetir ni relever leurs habits ; & je sçais de manière à n'en pouvoir douter, que plusieurs personnes, hommes & femmes, y ont trouvé une entière & parfaite guerison ». Pratique, parmi d'autres, sans doute tolérée, aujourd'hui peut-être parfois encore en usage. La spécialité du saint est la guérison du « fic », excroissance en forme de figue, généralement au fondement (premières mentions 1188), qui peut aussi apparaître dans d'autres parties du corps ainsi que celle des chancres, fistules, hémorroïdes, maladies du ventre, dysenterie, flux de sang, calculs, aujourd'hui essentiellement cancers. Il faut faire attention au rôle que les folkloristes des XIXe et XXe siècles ont attribué, à la pierre ; de même en ce qui concerne la guérison de la stérilité qui n'est pas une spécialité de saint Fiacre, même si on trouve chez Dom Toussaint Du Plessis une allusion à la fécondité d'Anne d'Autriche, qui a invoqué de nombreux saints à ce sujet, dont Fiacre. Ce culte très ancien, qui n'a sans doute pas connu d'interruption depuis la mort du saint, présente plusieurs aspects qui se succèdent, se chevauchent : l'évangélisateur, devenu patron de la Brie, l'intercesseur pour les guérisons, le patron de confréries de dévotion, puis de jardiniers. Le culte s'est répandu essentiellement dans les 2/3 septentrionaux de la France et les pays limitrophes, où il est surtout matérialisé par des statues. Le saint est représenté en moine de type « cistercien », robe blanche, cape éventuellement avec capuchon et scapulaire noirs, tenant un livre et une bêche (les premières représentations datent du XIVe s.). On a retrouvé de nombreuses enseignes de pèlerinages en étain, datant du XVe s. Les pèlerins les cousaient sur leurs vêtements ; elles représentent le jugement de saint Faron entouré de la Becnaude et de saint Fiacre, auquel il a rendu raison. En 1999, pour la fête internationale, une enseigne a été reproduite d'après les modèles anciens.

L'ÉDIFICE

Description :
Le monastère devenu prieuré comprenait trois églises accolées, aux titulatures vraisemblablement comparables à celles d'un « groupe épiscopal » : Notre-Dame (église des moines), Saint-Fiacre (église de pèlerinage), ornée plus tard d'un portail de style baroque, Saint-Jean-Baptiste « paroisse du village » (cf. plans de l'ancien état et du projet de modification du prieuré, de 1658-1659) qui ne fut réalisée sans doute que partiellement. Vient ensuite la réunion de l'espace des églises, sous la dénomination d'église Saint-Fiacre et déplacement au centre du bourg de l'église Saint-Jean-Baptiste. Des pierres de l'ancienne église ont été utilisées pour bâtir la nouvelle, à 100 m du prieuré ; celle-ci fut agrandie d'un transept et d'une nouvelle abside au milieu du XIXe s. Du fait du déplacement du pèlerinage en l'église paroissiale à cause de la désaffection sous la Révolution, puis de la destruction des bâtiments du prieuré, la titulature au nom de saint Fiacre s'est peu à peu substituée, aux XIXe et XXe s., à celle de saint Jean-Baptiste. Même si la rectification est en cours actuellement au profit de saint Jean-Baptiste, pour les fidèles, l'église demeure toujours sous l'égide de saint Fiacre : le patron, grâce à la force de son culte, l'emporte sur le titulaire officiel.
Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
  • Fontaines
    Deux fontaines, l'une proche du monastère, l'autre à l'extrémité de l'ancienne paroisse (à 4,5 km environ) ; bâtiments pour la vie des moines et leurs activités agricoles et pastorales, hôtellerie pour les pèlerins (existe toujours très remaniée). La fontaine proche attestée en 1188, n'existe plus ; l'autre résulte d'une donation de 1157.
Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
  • Mobilier
    Tombeau placé dans le choeur de l'église Saint-Fiacre, au prieuré, (cf. plan relevé en 1658-1659),« pierre du miracle » située « à main gauche en entrant » (Dom Toussaints Du Plessis, XVIIIe s.). Le tombeau et la « pierre du miracle » se trouvent actuellement dans l'église du village. Ils sont largement antérieurs au XIIe s. (attestation de dons). Des ex-voto peints se trouvaient dans l'église priorale au XVIIIe s. Un espace particulier a été aménagé en 1810 dans l'église paroissiale pour y placer le tombeau et la « pierre du miracle ».

HISTOIRE DU SANCTUAIRE

Origines :
Date de première mention :
Initiative de la fondation :
  • Religieux
Environnement institutionnel, politique et religieux :
Selon Hildegaire, territoire donné par l'évêque de Meaux saint Faron (VIIe s.).
Phases d'évolution :
Dans un monastère devenu prieuré de l'abbaye de Saint-Faron, le culte, sans doute modeste à l'origine, mais connu dès le IXe s., y compris par des étrangers au royaume (guérisons XIIe s.), se développe avec la mise en châsse du corps du saint au XIIIe s. Il devient important au XIVe s., connaît des difficultés lors de la « guerre des Anglais » et des guerres de Religion, puis une reprise au XVIIe s. par les Bénédictins de Saint-Maur ; visites royales, fermeture officielle en 1766 (sauf 3 moines). À la Révolution : prieuré déclaré bien national, vendu, transfert des objets à l'église paroissiale, destruction en grande partie du prieuré, reprise du culte XIXe s. à l'église paroissiale. De nos jours, le culte est toujours en vigueur : fête patronale, dimanche suivant le 30 août, pèlerinages individuels pour guérisons ; fête du XIIIe centenaire en 1970, fête internationale Saint-Fiacre en 1999 ; chemin de Saint-Fiacre, depuis 2008, partant de l'ancien prieuré et allant jusqu'à la fontaine Saint-Fiacre (4,5 km), en passant par les églises de Saint-Fiacre et de Villemareuil, balisé (reproduction d'une enseigne du Moyen Âge), ponctué de 6 panneaux illustrés présentant les monuments et rappelant l'histoire du saint et de son culte.
Evénements marquants :
  • Ouvrage hagiographique (1188)
    Vita prima et récits des miracles.
  • Ouvrage hagiographique (1200)
    Vita secunda.
  • Ré-enchâssement (1234)
    Mise en châsse sous l'épiscopat de Pierre de Cuisy.
  • Livre de miracles (1241)
    Miracle de Geoffroy de La Chapelle.
  • Quête (1450-1550)
    Deuxième moitié du XVe s.-début XVIe s., quêtes dans divers diocèses du royaume, avec procession de reliques.
  • Translation (1568)
    Châsse du corps transférée à la cathédrale de Meaux.
  • Visite exceptionnelle (1641)
    Pèlerinage d'Anne d'Autriche à Saint-Fiacre, à pied depuis le château de Montceaux pour remercier de la guérison du roi.
  • Visite exceptionnelle (1683)
    Visite de Louis XIV et de la reine Marie-Thérèse.
  • Fermeture (1766)
    Fermeture officielle du lieu de pèlerinage, mais trois moines y demeurent pour recevoir les pèlerins.
  • Désaffectation (1789)
    Durant la Révolution, transfert du reliquaire, du tombeau et de la « pierre du miracle » dans l'église paroissiale ; le prieuré est déclaré bien national d'où vente et destruction des bâtiments ecclésiastiques. Le prieuré est toujours un bien privé.
  • Commémoration (1970)
    Cérémonie religieuse du XIIIe centenaire de saint Fiacre, sous la présidence du cardinal-primat d'Irlande et de l'évêque de Meaux.
  • Commémoration (1999)
    Fête internationale Saint-Fiacre : procession, messe sous la présidence de l'évêque de Meaux et d'un représentant de l'Église d'Irlande, dans le parc de l'ancien prieuré, organisée par le Comité des fêtes nationales et internationales Saint-Fiacre : 36 délégations françaises et étrangères comprenant 550 personnes (nombre total de participants 650).
  • ? (2008)
    Inauguration du « Chemin de Saint-Fiacre ».
Rayonnement(s) :
  • International
    Le rayonnement du culte apparaît avant le IXe s, dès la présence du saint ; il est international au moins depuis 1188 (guérison d'étrangers au royaume). Le prieuré est officiellement fermé en 1766, mais l'accueil des pèlerins est assuré jusqu'à la Révolution. Le culte reprend au XIXe s. dans l'église paroissiale. Culte de saint Fiacre : essentiellement dans les 2/3 nord de la France et pays limitrophes (Belgique, Luxembourg, Allemagne, Irlande). Culte à statues (10 fois plus nombreuses que les vitraux ou les peintures). Formes du culte qui se succèdent, se chevauchent : au cours du temps, le culte du saint thaumaturge diminue au profit de celui du saint patron des jardiniers. Grand développement au XIXe s. Difficultés lors de la Révolution, mais surtout lors de la Première Guerre mondiale et dans les décennies 60 à 80 du XXe s. Reprise depuis : actuellement fêtes patronales pour 1/3, corporatives pour 2/3. Le Comité des fêtes nationales et internationales Saint-Fiacre (siège social à Saint-Fiacre) a pour buts de rassembler les associations Saint-Fiacre, ainsi que d'organiser des rencontres et périodiquement des fêtes internationales dans des lieux différents en France et à l'étranger.

RÉFÉRENCES

Source(s) :
    Bibliographie :
    • LEROU, Paule et Roger, «Saint Fiacre thérapeute », in Médecine en Brie des origines à nos jours, Actes du colloque, 20 novembre 2010, Cahiers, Colloques de Meaux, n°5, Société historique de Meaux, 2012, p. 91-126.
    • LEROU, Paule et Roger, «Saint Fiacre dans Dom Toussaints Du Plessis », in Dom Toussaints Du Plessis (1689-1764), Société d'histoire et d'art de la Brie et du Pays de Meaux, 2002, p. 61-78.
    • LEROU, Paule et Roger, «Saint Fiacre : histoire et culte », in Revue d'histoire et d'art de la Brie et du Pays de Meaux, n°51, 2000, p. 59-82.
    • LEROU, Paule et Roger, «La fontaine Saint-Fiacre à Villemareuil (Seine-et-Marne) », in Bulletin folklorique d'Ile-de-France, 5e série, n° 6, 1991-1998, p. 55-60.
    • LEROU, Paule et Roger, «Analyse quantitative et religion populaire : l'exemple du culte de saint Fiacre », in La religion populaire. Aspects du christianisme populaire à travers l'histoire, Lille, PUL, 1981, p. 151-171.
    • DUBOIS, Dom Jacques, Un sanctuaire monastique au Moyen Age : Saint-Fiacre-en-Brie, Genève, Droz, 1976.
    • XIIIe centenaire de saint Fiacre. Actes du congrès de Meaux (1970), Meaux, 1972.
    • DU PLESSIS, Dom Toussaints, Histoire de l'Eglise de Meaux, Paris, Gandoin et Giffart, réédition, Péronnas, Les Editions de la Tour Gile, 1999, 1731.
    Etude(s) universitaire(s) :

    PHOTOGRAPHIES LIÉES

    Objet de dévotion :
    Edifice :
    Autre :

    À PROPOS DE L'ENQUÊTE

    Enquêteur :
    • LEROU Paule et roger
    Rédacteur :
    • LEROU Paule et roger
    Date de l'enquête :
    1969-2014
    Date de rédaction de la fiche :
    2014
    Etat de l'enquête :
    Complète
    Pour citer cette ficheLEROU Paule et roger, « Saint-Fiacre », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
    url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/580/saint-fiacre, version du 06/10/2014, consulté le 17/08/2017