INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

Retour à la liste des sanctuaires

Saint-Hymetière

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Hymetière
Période d'activité :
? - ?
Commune :
Saint-Hymetière
Département :
Jura
Saint-Hymetière, église, vue extérieure depuis le sud

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Saint-Hymetière
Hameau/Lieu-dit :
Le petit Fau
Diocèse :
Actuel: Saint-Claude (1742 - 2017)
Ancien: Lyon (? - 1742)
Paroisse :
Actuelle: Notre-Dame de la Petite-Montagne (? - 2017)
Ancienne: Saint-Hymetière

Site

Type de site :
Plateau
Altitude :
440 m
Compléments :
Saint-Hymetière se situe sur le plateau d'Arinthod, qui domine la vallée de Valouse, où passait, au moins depuis l'époque romaine, une voie reliant Salins (Jura) à Izernore (Ain). L'église est située à l'écart du village, celui-ci ayant été délocalisé après le passage des troupes de Louis XI dans la région.

Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Lieu isolé
Type de proximités :
Axe de circulation
Compléments :
Saint Hymetière s'établit d'abord dans un lieu isolé. Une communauté s'était probablement installée dans l'environnement de l'ermitage (les traces d'un habitat dans ce secteur n'ont cependant été reconnues qu'à compter du XIe-XIIe siècle), mais le village fut reconstruit à distance de l'église du XIe siècle, après sa destruction par les troupes de Louis XI en 1477.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Hymetière (? - ?)
Compléments :
Un grand concours de peuple pour honorer une relique de saint Hymetière est signalé en 1700 dans une visite pastorale.
Type de lieu de culte :
Eglise paroissiale
Nom du lieu de culte :
Saint-Hymetière
Saints patrons :
  • Hymetière
Compléments :
Cette église est parfois signalée sous le patronage de la Vierge, mais que nous n'avons pas retrouvé l'origine de ces mentions.
La cellula de Saint-Hymetière est mentionnée pour la première fois dans un diplôme de 861, qui se réfère lui-même à un titre antérieur de quelques années. Le tombeau du saint, peut être un moine de Condat du Ve ou VIe siècle (c'est la légende qui s'est forgée sur la base de la mention d'Hymetière, moine, dans un martyrologe de l'abbaye de Condat/Saint-Claude du XIVe siècle), était placé, à l'époque moderne, derrière le maître-autel de l'église actuelle. Les reliques furent relevées en 1653 et placées dans une châsse.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Hymetière
Nature de l'objet :
Corps saint (= en entier)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Datation de l'objet :
Compléments :
En 1613, le corps de saint Hymetière était encore inhumé derrière le maître-autel de l'église, sans que l'on sache s'il s'agissait de sa sépulture primitive. En 1653, ses reliques furent relevées et placées dans trois châsses, l'une d'argent pour le chef, deux dorées pour les ossements. La châsse actuelle est conservée dans l'une des chapelles latérales de l'église.

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Saint Hymetière, dont la tradition rapporte qu'il était un moine de Condat/Saint-Claude, aurait été à l'origine d'un petit ermitage. Après sa mort, il aurait été inhumé dans un édifice placé sous son invocation ; puis serait né autour de cette tombe sainte un petit établissement monastique, dont les premières mentions ne sont pas antérieures au IXe siècle. La littérature du XIXe siècle rapporte que le saint fut à l'origine de nombreux miracles, qu'on lui recommandait particulièrement les enfants de faible constitution, et qu'il était (toujours) particulièrement vénéré. Il y aurait eu une enquête des autorités ecclésiastiques au sujet de ses miracles. Il aurait également existé de nombreux ex-voto dans l'église. Une fontaine, à l'emplacement de l'ancien prieuré, où serait allé se désaltérer Hymetière, aurait conservé l'empreinte de doigts du saint. Au XIXe siècle, les reliques du saint étaient portées en procession les lundis de Pentecôte et restaient exposées plusieurs jours.
Miracles :
Type(s) de motivation :
    Recours :
      Jour(s) de fête :
      • Hymetière
      Type de fréquentation :
      Compléments sur les fréquentations :
      Une visite pastorale du 25 septembre 1700 indique qu'il y avait un grand concours de peuple pour honorer la relique (sic).
      La Saint-Hymetière était inscrite au 31 juillet dans un martyrologe de l'abbaye de Saint-Claude de la fin du XIVe siècle.
      La fête de saint Hymetière était célébrée le 28 juillet, dans le diocèse de Besançon, et le 30 juillet sous le rite double dans le diocèse de Saint-Claude jusqu'à Vatican II. Il est fêté actuellement le 5 octobre, en même temps que deux autres saints réputés être passés par l'abbaye de Saint-Claude, Saint Simon de Crépy et saint Just.
      Pratiques individuelles :
        Pratiques en présence du clergé :
          Ex voto :
            Confrérie(s) :
              Indulgence(s) :
                Compléments sur le culte :
                Des tombes mérovingiennes découvertes en fouille récemment pourraient être en lien avec l'attractivité de la tombe sainte.

                L'ÉDIFICE

                Description :
                L'église actuelle Saint-Hymetière est un édifice de la première moitié du XIe siècle. Elle était à l'origine constituée d'une courte nef à trois vaisseaux et d'un large transept formé de trois absides semi-circulaires. Une tour octogonale, dans la tradition clunisienne, domine la croisée du transept. Malgré plusieurs états successifs, cette église demeure l'un des plus beaux témoins du premier art roman en Franche-Comté.
                Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
                  Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :

                    HISTOIRE DU SANCTUAIRE

                    Origines :
                    Date de première mention : 1700
                    Initiative de la fondation :
                      Environnement institutionnel, politique et religieux :
                      L'inscription d'Ymiterius au martyrologe de l'abbaye de Saint-Claude au XIVe siècle (qui pourrait être une copie d'un martyrologe du IXe siècle) laisse supposer que celui-ci fut un moine de Condat/Saint-Claude ; néanmoins, lorsque la cellula est mentionnée pour la première fois en 861, c'est à l'occasion de sa restitution à l'Église Saint-Vincent-de-Mâcon par Charles le Chauve. Le prieuré, puis l'église de Saint-Hymetière, resta dans la dépendance de l'Église de Mâcon jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.
                      Phases d'évolution :
                      On ignore tout ou presque de ce pèlerinage. Mais même si la mention d'un « grand concours de peuple » en 1700 est pour l'heure la seule relevée dans les archives, on peut supposer toutefois que la levée des reliques en 1653 fut l'occasion de relancer la dévotion à saint Hymetière, dont on avait reconnu la sépulture quelques décennies auparavant.
                      Evénements marquants :
                      • Reconnaissance de reliques (1613)
                        En 1613, la tombe de saint Hymetière est reconnue lors d'une visite.
                      • Déplacement des reliques (1653)
                        Les reliques d'Hymetière sont translatées d'une sépulture (primitive ?) située derrière l'autel, dans trois châsses.
                      Rayonnement(s) :

                        RÉFÉRENCES

                        Source(s) :
                        • Archives (1700)
                          Arch. dép. du Jura, G 10, fol. 167, visite pastorale, 1700.
                        • Archives (1613)
                          Arch. dép. du Rhône, 1 G 48, fol. 153 v., visite pastorale, 1613.
                        • Site internet
                          Description architecturale et archéologique de l'église : http://care.tge-adonis.fr/care/index.php?title=SAINT-HYMETI%C3%88RE,_%C3%A9glise_Saint-Hymeti%C3%A8re
                        Bibliographie :
                        • BILLOIN, David, «Les nouvelles données sur les origines de l'église de Saint-Hymetière (Jura) », in Bulletin du centre d'études médiévales d'Auxerre | BUCEMA, 15 | -1, 2011, p. 81-85.
                        • LACROIX, Pierre, Églises jurassiennes romanes et gothiques, Besançon, Cêtre, 1981, p. 241-245.
                        • VALLERY-RADOT, Jean, «Saint-Hymetière », in Congrès archéologique de France, CXVIIIe session, 1960, Franche-Comté, Paris, 1960, p. 153-165.
                        Etude(s) universitaire(s) :

                        PHOTOGRAPHIES LIÉES

                        Objet de dévotion :
                        Edifice :
                        • Saint-Hymetière, église, vue extérieure depuis le sud - ROBERT LE PENNEC - 2009
                        • Saint-Hymetière, église, vue intérieure, croisée du transept - ROBERT LE PENNEC - 2009
                        Autre :

                        À PROPOS DE L'ENQUÊTE

                        Enquêteur :
                        • BULLY Aurelia
                        Rédacteur :
                        • BULLY Aurelia
                        Date de l'enquête :
                        2014
                        Date de rédaction de la fiche :
                        2014
                        Etat de l'enquête :
                        En cours
                        Pour citer cette ficheBULLY Aurelia, « Saint-Hymetière », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
                        url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/547/saint-hymetiere, version du 14/03/2014, consulté le 20/08/2017