INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Mont-Calvaire de Romans

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Mont-Calvaire de Romans
Période d'activité :
1516 - 2017
Commune :
Romans-sur-Isère
Département :
Drôme

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Romans-sur-Isère
Hameau/Lieu-dit :
Les Rampeaux
Diocèse :
Actuel: Valence (1801 - 2017)
Ancien: Vienne (1516 - 1801)
Paroisse :
Actuelle: Sainte-Claire en Dauphiné (? - 2017)
Ancienne: Saint-Barnard (1516 - ?)

Site

Type de site :
Rive de cours d'eau
Altitude :
160 m
Compléments :

La ville de Romans-sur-Isère est située sur une terrasse entre la vallée de l'Isère et la vallée du Rhône. Elle n'est séparée de celle de Bourg-de-Péage que par l'Isère.


Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Ville
Type de proximités :
Axe de circulation
Carrefour
Cours d'eau
Compléments :

Au Moyen Âge et au XVIe siècle, Romans était une ville plus importante par sa population que Grenoble. Elle concurrençait Vienne et Valence.


LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Mont-Calvaire de Romans (1516 - 2017)
Compléments :
Le calvaire de Romans et les premières stations furent édifiés à partir de 1515-1516 par le marchand Romanet Boffin. Il devint aussitôt la destination d'un pèlerinage.
Type de lieu de culte :
Nom du lieu de culte :
Mont-Calvaire
Saints patrons :
Compléments :
Le sanctuaire consiste en un calvaire et des stations.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Calvaire
Nature de l'objet :
Autre
Matériau de l'objet :
Pierre
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Dans la ville.
Datation de l'objet :
1516
Compléments :

Le calvaire de Romans fut construit à partir de 1515-1516, à l'initiative d'un riche marchand de la ville, Romanet Boffin, inspiré par un calvaire similaire qu'il aurait eu l'occasion de voir à plusieurs reprises lors de ses déplacements pour affaires dans la ville de Fribourg, ce Calvaire ayant été réalisé à l'image du chemin de croix de Rhodes, le plus ancien attesté. L'érection à Romans d'un calvaire, puis de 7 piliers évoquant les stations de la voie douloureuse, ne constituèrent qu'un premier ensemble, complété dans les années suivantes par de nouvelles stations.


LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Miracles :
Quelques uns seulement sont connus : en 1517, un habitant de Moirans, près de Grenoble, rendit grâce de la résurrection de son enfant mort par les mérites de la croix du calvaire de Romans. Un procès-verbal en date du 12 mai 1517 fut dressé par le notaire Jehan du Bois. D'autres miracles sont mentionnés, sans qu'on n'en ait d'attestation notariée pour ce que l'on en sait : Pierre Guillier, aveugle, recouvra la vue. Un estropié obtint sa guérison durant une neuvaine. L'épouse d'un avocat au parlement de Grenoble fut également guérie.
Type(s) de motivation :
  • Piété
Recours :
  • Epidémie
  • Thérapie
Jour(s) de fête :
  • Vendredi saint
Type de fréquentation :
Pratiques individuelles :
    Pratiques en présence du clergé :
    • Offices
    • Processions
    Ex voto :
      Confrérie(s) :
        Indulgence(s) :
        • Partielle (1679)
          Par un bref de 1679, Innocent XI accorda à ceux qui visiteraient le Mont-Calvaire de Romans les mêmes indulgences qu'à ceux qui visiteraient les stations de Jérusalem.
        Compléments sur le culte :

        L'ÉDIFICE

        Description :

        Le calvaire se situait dans la partie ouest de la ville, à 600 m de la porte de Clérieu. Entre 1515 et 1516, Romanet Boffin fit ériger, outre le Mont-Calvaire, sept piliers, dont quatre relevaient de bâtiments ou de territoires appartenant aux chanoines de Saint-Barnard, pour les sept principales stations. Une supplique adressée par Romanet Boffin au pape Léon X en septembre 1516 évoquait sept colonnes ainsi que trois croix de bois situées sur le Mont, et le fait que celui-ci était désigné sous l'appellation de Mont-Calvaire. Dans une bulle pontificale faisant suite à cette supplique, le pape qualifiait les piliers, couverts de peintures, de "somptuosissime". Dès l'origine, deux chapelles furent construites auprès du Mont : une chapelle du Sépulcre et une chapelle Notre-Dame des Larmes ou de Piété. Très rapidement, on comptait vingt-cinq stations dans la ville. Au XVIe siècle, l'ensemble connut de graves dommages. Au siècle suivant, les Récollets entreprirent de rétablir les trente-sept stations qui avaient existé. Quatorze furent construites en 1630 et le père récollet Archange de Clermont en dénombrait trente-sept en 1638. Après la Révolution et le rétablissement du Calvaire, celui-ci se présentait comme un monticule de pierre de taille sur des voûtes qui formaient des caveaux funéraires. L'ensemble, entouré d'une balustrade, mesurait 25 m. de long, 16 m. de large et 4 m. de haut. On y accédait par trois escaliers. La plate-forme comportait six stations, trois croix de fonte et deux statues du même matériau érigées en 1867. Le Calvaire ou chemin de croix de Romans est actuellement constitué de vingt et une stations, toutes situées dans le centre ville. Une église des Récollets, ancienne chapelle du couvent des Franciscains construite en 1517, complète l'ensemble.

        Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
        • Ermitage (1517)
          Romanet Boffin fit construire un petit ermitage pour les franciscains qui desservaient les lieux et une petite chapelle. La première pierre de ces édifices fut posée le 15 mars 1517.
        • Croix (1821)

          En 1821, la pose d’une croix sur le Calvaire par le père Louis-Barthélemy Enfantin, missionnaire apostolique, est le point de départ d’une importante période de restauration du pèlerinage et du chemin de croix.

        Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :

          HISTOIRE DU SANCTUAIRE

          Origines :
          Date de première mention : 1516
          Initiative de la fondation :
          • Laïc isolé
          Environnement institutionnel, politique et religieux :

          La fondation de Romanet Boffin est un des témoignages illustrant la genèse du chemin de croix dans la Chrétienté en un temps où les événements orientaux rendaient aléatoire le voyage en Terre Sainte et où les Franciscains de l'Observance s'en faisaient les actifs propagandistes dans l'arc alpestre, dès avant les Sacri Monti de saint Charles Borromée. Sur le plan local, la fondation de ce calvaire s'inscrit dans un contexte de forte emprise des chanoines de Saint-Barnard sur la ville. La collégiale avait été construite au XIIIe siècle et les chanoines étaient affranchis de la tutelle de l'évêque depuis 1467. Quatre des sept colonnes des stations originelles du Calvaire étaient d'ailleurs situées sur des terrains leur appartenant. Or, l'installation par Romanet Boffin, en 1517, de trois franciscains pour assurer la gestion du pèlerinage occasionna une concurrence entre les deux corps de gens d'Église. Plus que la récupération des offrandes au Mont Calvaire, au centre des désaccords entre les chanoines et les laïcs – dès 1517 en effet, un mémoire des chanoines de Saint-Barnard évoque les nombreuses aumônes et oblations faites au Mont-Calvaire, tant en or et argent qu'en chandelles, vin, blé ou autres –, le véritable enjeu concernait l'implantation de l'Observance franciscaine dans la ville et la concurrence des deux foyers quant à la direction spirituelle des fidèles.

          Phases d'évolution :

          En 1583, après les troubles nés des guerres de Religion, les pratiques autour du Mont-Calvaire reprennent grâce à l’intervention de Félicien Boffin, fils de Romanet Boffin, et se développent de manière accrue à l’époque de la grande peste de 1628. Des femmes pieuses processionnaient alors le lundi de la Semaine sainte aux emplacements des stations détruites. L’arrivée de frères récollets lance la reconstruction des stations urbaines et celles du Calvaire. En 1638, le père récollet Archange de Clermont dénombre trente-sept stations disséminées dans la ville et au Calvaire. En soixante ans, grâce au renouveau du culte catholique, le pèlerinage connaît une nouvelle vitalité. En 1679, le bref du pape Innocent XI accorde les mêmes indulgences aux pèlerins du Calvaire de Romans que celles accordées aux « voyageurs » de Jérusalem.

          À la fin du XVIIe siècle, le chemin de croix est victime du désintérêt des fidèles. En 1774, on ne compte plus que six prêtres présents au Calvaire. En 1775, signe annonciateur du déclin du pèlerinage, la première station du « Grand Voyage » est enlevée pour établir une promenade à côté du marché.

          La Révolution française entraîne, en 1790, le départ des récollets. Proposé à la vente des biens nationaux, le couvent est acheté le 31 mars 1791 par les chartreux de Bouvantes. Ayant décidé de quitter ce lieu, les chartreux choisissent de consacrer l’ancien couvent du Calvaire à un établissement utile à la ville de Romans. Le 1er juillet 1816, moyennant une pension viagère, les pères quittent le couvent. L’administration des hospices civils cède ensuite le lieu aux supérieurs du séminaire diocésain pour y former un établissement religieux. Tout d’abord loué, il est ensuite vendu à l’évêque de Valence, le 25 novembre 1822. L’église, non comprise dans cet acte de vente, est cédée plus tard au diocèse par le marquis de Pina, qui en était devenu propriétaire à la Révolution française. Le Calvaire, quant à lui, subit en 1794 une violente attaque de la part de sans-culottes. Leur violence a fait naître plusieurs légendes, dont l’une selon laquelle « Ducros, originaire du hameau des Balmes, s’empara de la croix du Christ et la fit tournoyer à bout de bras, avant de la projeter au loin. À cet instant, la colère divine s’abattit sur lui et pendant plus de quinze ans il ne cessa de tourner en rond. Sa fille tournait avec lui pour le faire manger ». Le 30 mai 1796, l’emplacement du Calvaire est transformé en cimetière communal qui servit jusqu’en 1812.

          Pierre Larat, propriétaire depuis 1797 d’un domaine agricole à Jabelins, à Romans, possède en 1812 le Calvaire, alors cimetière communal. Le 15 novembre 1820, il le vend au diocèse de Valence, à condition d’y reconstruire le Calvaire et ses chapelles, de continuer à faire vivre spirituellement le lieu et de conserver une chapelle pour sa sépulture et celle des membres de sa famille.

          En 1821, la pose d’une croix sur le Calvaire par le père Louis-Barthélemy Enfantin, missionnaire apostolique, est le point de départ d’une importante période de restauration du pèlerinage et du chemin de croix. Dans la ville, l’emplacement des stations est une nouvelle fois modifié : certaines sont restaurées, d’autres créées ou déplacées. En 1858, le pèlerinage est articulé autour de quarante stations. Le Calvaire est entièrement reconstruit en molasse, pierre extraite à Châteauneuf-sur-Isère, et en 1867, trois croix entourées de six stations en forme de niche sont installées sur le Golgotha.

          Dans l’enceinte du calvaire sont érigées des chapelles commanditées par de grandes familles romanaises. Leur style est représentatif des goûts architecturaux du XIXe siècle qui fait se côtoyer néo-classique et néo-gothique. La chapelle du Saint-Sépulcre serait, quant à elle, le seul vestige du chemin de croix de Romanet Boffin. Monseigneur Chatrousse, évêque de Valence, forme en 1846 une commission chargée d’administrer le Calvaire de Romans : elle vérifie les titres des familles ayant déjà des concessions, autorise les familles à y faire construire des chapelles consacrées aux épisodes de la Passion. Au moment de la rédaction de l’ouvrage d’Ulysse Chevalier (1883), le « Grand Voyage » est pratiqué annuellement par le clergé des paroisses avec de nombreux fidèles et des confréries. En 1864, les habitants du village voisin de Saint-Paul y firent procession après une épidémie de choléra.

          La loi du 9 novembre 1905 de la séparation des Églises et de l’État distingue définitivement le couvent de son Calvaire. Les « immeubles bâtis, cours, jardins et dépendances, précédemment occupés par le grand séminaire de Romans » sont, en 1909, attribués à l’hôpital-hospice de Romans. Peu entretenu, le Calvaire, quant à lui, se dégrade, la molasse se délitant peu à peu. Beaucoup de chapelles sont réduites à de simples niches adossées aux murs de la ville, ou même supprimées, pour s’adapter aux modifications urbaines.

          C’est en 1942, dans le cadre du onze-centième anniversaire de la mort de l’archevêque Barnard, fondateur de la collégiale, qu’une dynamique nouvelle se crée autour du Calvaire. Il devient, sous l’effet du régime de Vichy, un véritable symbole de la Révolution nationale. Une souscription est lancée et l’association des Amis du grand Voyage de Romans est fondée. Pour le curé de Saint-Barnard, cette restauration est un « ex-voto de reconnaissance […] car si Romans sortit à peu près indemne de l’invasion ennemie, c’est à n’en pas douter aux prières que l’on fit partout et à cette prière publique du Grand Voyage répétée chaque semaine qu’on le doit ».

          Des stations sont restaurées. La première d’entre elles est la huitième, rue Jean-Jacques-Rousseau ; les toitures de trois chapelles, dans l’actuelle avenue Berthelot, sont reprises. Chacune des stations du « grand Voyage » – hormis les stations accolées à la collégiale Saint-Barnard et la station 10 – est ornée d’un bas-relief, œuvre du sculpteur, Duilio Donzelli (1882-1966).

          Dans les années 1950, malgré l’existence d’un pèlerinage, le Vendredi saint, à cinq heures du matin rassemblant chaque année plusieurs centaines de fidèles, le Calvaire est oublié des Romanais. Son état se détériore. En novembre 1967 se constitue l’Association pour la sauvegarde du calvaire des Récollets. Bénévoles et membres de la toute nouvelle association prennent alors d’assaut les ronces, les branches et les lierres envahissant les lieux. Quelques travaux d’urgence sont également entrepris, grâce à la présence d’un maçon, mis à disposition par la Ville de Romans.

          Le 24 juillet 1986, le « cimetière des Récollets », autrement dit le Calvaire, est classé au titre des monuments historiques. Entre 1987 et 1996, les stations sont protégées – par procédures de classement ou d’inscription – au titre des monuments historiques. À partir de 1990 et après des études architecturales, plusieurs phases de restauration sont engagées. Elles portent notamment sur les couvertures de certaines chapelles et sur la balustrade du Golgotha. L’ancien ensemble conventuel est, quant à lui, administré séparément : l’église du couvent devient église paroissiale Sainte-Croix. Les bâtiments conventuels, largement modifiés lorsqu’ils ont accueilli le Grand séminaire ou l’hospice de vieillards, ont été réhabilités dans les années 2000, et transformés en logements.

          Le « Grand Voyage » est aujourd’hui composé de quarante stations, telles qu’elles étaient définies dans le dernier guide du pèlerin de 1943, et déjà en 1858. Dix-neuf sont situées au Calvaire, et vingt-et-une disséminées dans le centre historique de la Ville de Romans. Ce parcours n’est en aucun cas la réplique exacte de la fondation de Romanet Boffin. Maintes fois modifié et enraciné dans les mémoires, il est le reflet de l’évolution du développement urbain et du sentiment religieux des Romanais. Aujourd’hui, plusieurs centaines de pèlerins se rassemblent chaque Vendredi saint à 5 heures du matin et se rendent de la première station du chemin de croix dit le « Grand Voyage » au Calvaire. À la fois témoignage des traditions héritées du passé et expression de la ferveur et de la conscience communautaire, tant cultuels que culturels, il est devenu patrimoine immatériel pour Romans. Traditionnel, contemporain et vivant, tel est le « Grand Voyage » aujourd’hui !

          Evénements marquants :
          • Construction (1516)
            1516, 3 mai : conclusion d'un accord entre Romanet Boffin et les chanoines de Saint-Barnard au sujet de la construction du Calvaire. Boffin remet aux chanoines les clefs des troncs de quête du Calvaire pour en poursuivre l'édification ; 18 mai : l'abbé de Léoncel, Antoine Béranger, conduit une procession et bénit une à une les colonnes ; août : deux franciscains revenants de Terre Sainte font une halte à Romans. Visitant le calvaire, ils suggèrent à Boffin que la ville de Romans pourrait accueillir les principales stations de Jérusalem. Enthousiasmé à cette idée, Boffin entreprend des quêtes pour continuer son Calvaire, mais le projet suscite des réticences.
          • Installation des religieux (1517)
            1517 : Romanet Boffin installe trois franciscains Observants auprès du Mont-Calvaire, qui prennent dès lors en charge le pèlerinage.
          • Don (1519)
            1519, 2 octobre : Boffin donne à la ville l'oratoire du Calvaire, ainsi que ses possessions et édifices.
          • Départ des religieux (1532)
            1532, juillet : expulsion des Observants de Romans.
          • Pillage (1562)
            1562 : les franciscains quittent leur couvent soit parce qu'ils craignent pour leur vie, soit parce qu'ils ont apostasié.
          • Installation des religieux (1583)
            1583, 29 juillet : Félicien Boffin, fils de Romanet, passe une convention avec le provincial des pères de l'Observance pour faire desservir le couvent du Calvaire par des religieux de son ordre.
          • Installation des religieux (1612)
            1612, 7 septembre : une bulle de Clément VII remplace les franciscains par des Récollets.
          • Désaffectation (1794)
            1794 : ruine du Calvaire. L'endroit devient le cimetière de la commune jusqu'en 1812.
          • Transfert (1817)
            1817 : Le couvent des Récollets devient un séminaire diocésain.
          • Reprise du culte après la révolution (1820)

            Pierre Larat, propriétaire depuis 1797 d’un domaine agricole à Jabelins, à Romans, possède en 1812 le Calvaire, alors cimetière communal. Le 15 novembre 1820, il le vend au diocèse de Valence, à condition d’y reconstruire le Calvaire et ses chapelles, de continuer à faire vivre spirituellement le lieu et de conserver une chapelle pour sa sépulture et celle des membres de sa famille.

          • Reprise du pèlerinage (1942)

            C’est en 1942, dans le cadre du onze-centième anniversaire de la mort de l’archevêque Barnard, fondateur de la collégiale, qu’une dynamique nouvelle se crée autour du Calvaire. Il devient, sous l’effet du régime de Vichy, un véritable symbole de la Révolution nationale.

          Rayonnement(s) :

            RÉFÉRENCES

            Source(s) :
            • Site internet (2012)
              Romansmag.fr du 6/4/2012 : évocation de la procession du « grand voyage » 2012 (page consultée le 14/05/2013 : http://www.romansmag.fr/articles/patrimoine/le-grand-voyage-vers-le-calvaire-des-rn-collets-497.htm. Voir également Romansmag du 4/05/2012 : http://www.romansmag.fr/articles/patrimoine/2000-euros-en-faveur-du-grand-voyage-521.htm).
            • Livrets de dévotion (1560)
              Cy commence une petite instruction et manière de vivre pour une femme séculière (suivie de) Une dévote méditation sur la mort et la passion de Jésus Christ. Le voyage et oraisons du Mont Calvaire de Romans en Dauphiné/extraict de plusieurs saints docteurs, Chez Jean le Coq, Troyes, 1560, 92 pages (non paginé).
            • Archives (1517)
              Arch. dép. du Rhône, 10 H 80, déposition au sujet de la guérison miraculeuse d'un enfant, attribuée au Calvaire de Romans, 1517.
            • Livret de pèlerinage (1516)
              Fière L., « Découverte d'un livret de pèlerinage. Voyage et oraisons du Mont Calvaire de Romans en Dauphiné par Pierre Gringore (1516) », in Bulletin du Bibliophile, 1913, p. 265-276.
            • Archives (1516)
              Archives du Vatican : ASV , Reg. Suppl. 1538, fol. 150 v.-151, supplique à Léon X par Romanet Boffin en date du 30 septembre 1516 (copie aux Arch. dép. de la Drôme, 3 G 5094), Reg. Vat.1114, 52-54 v.
            • Archives (1516)
              Arch. dép. de la Drôme, 3 G 2125, fol. 144 v., bénédiction des sept premières colonnes du calvaire par l'abbé de Léoncel Antoine Béranger ; 3 G 4010, autorisation donnée par le vicaire général du pape en Avignon d'ériger des chapelles et oratoires auprès des piliers du Calvaire, 16 mai 1516 ; 14 H 125 (cahier non folioté), mémoire de protestation du chapitre Saint-Barnard, 1517.
            Bibliographie :
            • VIALLET, L., «Autour du Calvaire de Romans : remarques sur la progression de l'Observance au début du XVIe siècle dans la province franciscaine de Bourgogne », in Revue d'Histoire de l'Église de France, 88, Paris, 2002, p. 83-102.
            • VIALLET, L., Bourgeois, prêtres et Cordeliers à Romans (v. 1280-v. 1530). Une société en équilibre, (CERCOR, Travaux et Recherches XV), Saint-Étienne, 2001, p. 441- 462.
            • PARAVY, P., De la Chrétienté romaine à la Réforme en Dauphiné. Évêques, fidèles et déviants (vers 1340-vers 1530), 2 vol., (Collection de l'École Française de Rome, 183), Rome, 1993, p. 729-735.
            • CHEVALIER, U., Notice historique sur le Mont-Calvaire de Romans, Montbéliard, 1883.
            • TERREBASSE, H. de, «La maison du Mont-Calvaire à Romans. Relation authentique d'un miracle arrivé le 12 mai 1517 », in Bulletin de la Société d'Archéologie de la Drôme, 16, 1882, p. 383-389.
            • FODÉRÉ, J., Narration historique et topographique des couvents de l'ordre de Saint-François et de sainte Claire érigés dans la province ancienne appelée Bourgogne, Lyon, 1619, p. 612-617.
            Etude(s) universitaire(s) :

            PHOTOGRAPHIES LIÉES

            Objet de dévotion :
            Edifice :
            Autre :

            À PROPOS DE L'ENQUÊTE

            Enquêteur :
            • Paravy Pierrette
            • DAVIRON Clémence
            Rédacteur :
            • Paravy Pierrette
            • DAVIRON Clémence
            Date de l'enquête :
            1980
            Date de rédaction de la fiche :
            2013-2017
            Etat de l'enquête :
            Complète
            Pour citer cette ficheParavy Pierrette / DAVIRON Clémence, « Mont-Calvaire de Romans », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
            url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/467/mont-calvaire-de-romans, version du 15/06/2017, consulté le 22/10/2017