INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Pierre-de-Biville

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Pierre-de-Biville
Période d'activité :
1257 - 2017
Commune :
Biville
Département :
Manche
Vue du choeur depuis la nef

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Biville
Hameau/Lieu-dit :
Diocèse :
Actuel: Coutances (XIe siècle - 2017)
Ancien:
Paroisse :
Actuelle: Biville (XIe siècle - 2017)
Ancienne:

Site

Type de site :
Côte maritime
Plateau
Altitude :
124 m
Compléments :
Le territoire de la commune se compose de trois milieux : à l'ouest un massif dunaire littoral de 18 hectares, un espace central de bocage où se situent le village et le sanctuaire et à l'est, les vestiges de la lande originelle.

Paysage

Type de couvert végétal :
Espace cultivé
Type de l'habitat :
Village
Type de proximités :
Axe de circulation
Château
Prieuré
Compléments :
Situé à cinq kilomètres de la Hague, dans la zone d'influence de Cherbourg ; zone de lande défrichée et transformée en bocage au Moyen Âge.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Pierre-de-Biville (1257 - 2017)
Compléments :
La date de début est, en fait, celle de la mort de Thomas Hélye. Des paroissiens de Vauville, de Biville, des clercs et le seigneur de Vauville transportèrent alors le corps du bienheureux depuis le château de Vauville jusqu'à l'église Saint-Pierre de Biville, réalisant le premier pèlerinage.
Type de lieu de culte :
Eglise paroissiale
Nom du lieu de culte :
Saint-Pierre
Saints patrons :
  • Pierre (1013-1020 - 2017)
Compléments :
La date de début de patronage correspond à la première mention de Biville, sans indication sur l'existence d'une église, dans un acte du duc de Normandie Richard II (L. Couppey, Notes historiques sur le prieuré conventuel d'Héauville à la Hague, 1900, p. 5-6). Cependant le vocable de saint Pierre suggère une fondation ancienne, peut-être antérieure aux invasions normandes (H. Plaideux, « Notes sur l'église Saint-Pierre de Biville », Annales de Biville, n° 15, juillet 1986, p. 8).

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Thomas Hélye
Nature de l'objet :
Corps saint (= en entier)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Reliques placées dans une châsse, elle-même placée dans un tombeau, dans le choeur de l'église.
Datation de l'objet :
1180-1257
Compléments :
L'église conserve une chasuble datée du XIIIe siècle et une copie d'un calice ayant vraisemblablement servis au bienheureux ; elle conservait aussi un manipule et une bande d'orfroi ayant remplacé au XVIe siècle le manipule et l'étole du bienheureux attaqués par la moisissure. Les sources médiévales mentionnent d'autres reliques : une paire de sandales utilisée par le bienheureux pendant la messe ; de l'eau ayant servi à laver la barbe du saint après sa mort et conservée miraculeusement pure pendant trois ans et trois mois ; des poils de la barbe du saint ; des gants, des ceintures et des bijoux ayant été posés sur le corps du saint. Un inventaire réalisé en 1747 mentionnait, outre les sandales, une ceinture, un amict, une aube et une bourse.

LE CULTE

Statut du culte :
Toléré
Légendaire :
La vie de Thomas Hélye est connue par un récit du dernier quart du XIIIe siècle, composé en latin par un clerc nommé Clément et issu des deux premières enquêtes diocésaines, effectuées pour l'ouverture d'un procès de canonisation (1261-1270 et 1270-1274) ; traduit et adapté en une Vie en ancien français composée vers 1340. Thomas Hélye serait né entre 1180 et 1187 dans le lieu-dit Hameau Gardin du village de Biville d'un père et d'une mère de condition modeste mais possédant un patrimoine transmis au frère de Thomas Hélye, nommé Guillaume. Élève brillant, il devient maître d'école dans la région et à Cherbourg. Sauvé par Dieu d'une grave maladie, il abandonne les vêtements de couleurs, cède ses biens à son frère chez qui il loge et entame une vie d'ascèse et de mortifications. L'évêque du diocèse de Coutances entend parler de la réputation de sainteté de Thomas Hélye, lui propose de devenir prédicateur missionnaire dans le diocèse et, pour cela, de modérer la rigueur de son ascèse. Thomas Hélye accepte mais, avant d'être ordonné, il accomplit deux pèlerinages à Rome et à Saint-Jacques-de-Compostelle, puis suit les cours de la Faculté de théologie de Paris pendant quatre ans. À son retour, l'évêque d'Avranches lui demande aussi de venir prêcher dans son diocèse. Ainsi Thomas Hélye visite-t-il pendant vingt-deux ans au moins une fois toutes les paroisses des deux diocèses, prêche, célèbre la messe, entend les confessions, réconforte les malades tout en maintenant son mode de vie ascétique. Le missionnaire, frappé d'infirmité pendant les deux dernières années de son existence, fait porter le Corps du Christ en procession jusqu'à sa chambre pour communier. Sentant l'heure de sa mort approcher, il écrit aux prêtres du diocèse de Coutances afin qu'ils prient pour le salut de son âme ; il écrit aussi à sa disciple et confidente Alice, épouse de Robert Bertrand, seigneur de Bricquebec. Il meurt dans le château du seigneur de Vauville, le 19 octobre 1257 à l'heure de none, l'heure à laquelle sont morts le Christ et Saint Louis.
Miracles :
On conserve le récit de 69 miracles attestés entre le milieu du XIIIe siècle, du vivant du saint, et avant 1274 ; ils sont connus par un recueil de miracles composé par Clément à la suite de la Vita. Sur l'ensemble du recueil, on rencontre une grande variété de miracles — un exorcisme, un châtiment, des interventions favorables, près de 10% de résurrections — mais une nette majorité revient aux guérisons (74%) de maladies elles-mêmes très diverses : paralysies, impotences, affections oculaires, maladies infectieuses, épilepsie, surdité, mutité et tumeurs. Les miraculés se répartissent presque à égalité entre les femmes (47%) et les hommes (53%). 34% des miraculés sont jeunes ; 25% des miraculés sont âgés de moins de 10 ans ; les autres sont des adultes de moins de 60 ans avec quelques miraculés de plus de 60 ans. 13% des miracles ont été réalisés du vivant du saint. 40% ont été réalisés hors du sanctuaire. La distance moyenne entre la paroisse d'origine des miraculés et le sanctuaire de Biville est de 22 kilomètres. Une deuxième série de miracles, accomplis entre 1624 et 1632, est connue par un recueil composé à l'occasion de la relance de la procédure de canonisation de Thomas Hélye.
Type(s) de motivation :
  • Action de grâce
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Epidémie
  • Epizootie
  • Répit
  • Thérapie
  • Voeu
  • Folie
Jour(s) de fête :
  • Thomas Hélye
Type de fréquentation :
Continu
Compléments sur les fréquentations :
Depuis les années 1990, le pèlerinage est reporté au premier dimanche suivant le 19 octobre pour faciliter la venue des pèlerins
Pratiques individuelles :
  • Cire
  • Pénitence
  • Prières
  • Toucher
  • Vêtements
  • Incubation
  • Dons
Pratiques en présence du clergé :
  • Imposition des mains
  • Prières
  • Imposition de relique
  • Messe
  • Office liturgique
Ex voto :
  • Cire (1260)
    La veille de la fête de saint Laurent 1260, Jean Trenchefer, laïc, de la paroisse Sainte-Trinité de Cherbourg, décharge des gerbes de blé sur une charrette et tombe sur une perche qui lui transperce le bras et se trouve ainsi suspendu. Le malheureux invoque le bienheureux et promet de lui porter un cierge long comme son bras et qu'il en ferait autant pour sainte Honorine.
  • Cire (1260-1270)
    Guillaume, fils de Raoul dit Lebachelier, de Teurthéville, âgé de sept ans, eut au ventre une induration enflammée et une grosseur au point qu'il ne pouvait manger ni voir ses pieds à cause de l'extrême grosseur de son ventre ; sentant sa fin venir, il demanda à sa mère de le vouer au bienheureux. La mère ceint son fils d'un cordon fait pour fabriquer la chandelle qu'elle veut porter au tombeau et l'enfant est aussitôt guéri.
  • Cire (1270)
    Thomas du Hamel, de la paroisse de Tréauville, fut paralysé en 1270, en la fête de sainte Madeleine, frappé dans la moitié droite du corps si gravement qu'il faillit mourir. Entendant parler des miracles qui se faisaient à Biville par les mérites du bienheureux Thomas, il se voua à lui et, conduit par les siens à la tombe du bienheureux, il y vint et comme il demandait à acheter une chandelle pour l'offrir à l'homme de Dieu, sa main et son bras émirent aussitôt un bruit, sa main s'ouvrit aussitôt et il fut ainsi pleinement guéri.
  • Béquille (1801-1840)
    J.-L.-A. Colin, auteur d'une vie de Thomas Hélye en 1840, indique que le sépulcre était environné de béquilles laissées en témoignage de guérisons miraculeuses.
Confrérie(s) :
  • Confrérie en l'honneur de Dieu, de tous les saints et du décès du bienheureux Thomas (1317)
    Date de fondation : 19 octobre 1317 « Le 19e jour du mois d'octobre de l'année 1317, vénérable et discrète personne, maître Alain, prêtre, curé de l'église paroissiale de Saint-Pierre de Biville ; frère Guillaume de Vauville, frère mineur de Bayeux ; frère Jean de Rouville, prieur de Héauville ; maître Guillaume le Repas, curé de l'église paroissiale de Sainte-Croix, pour la seconde portion, et maître Guillaume de Canoville, clerc, étant assemblés pour honorer la fête du bienheureux Thomas Hélye, qui se solennise tous les ans en ce jour-là dans Biville, émus de piété et de dévotion envers ce saint, établirent une espèce de confrérie ou société, sous le titre et en l'honneur de Dieu et de tous les saints, et du décès du bienheureux Thomas, dont le corps repose en sa chapelle à Biville. » J. Hélye, Vie et miracles du bienheureux Thomas Hélye, Cherbourg, Clamorgam, 1822 (édition du manuscrit de 1691), p. 102-104. En 1325, les biens de la confrérie s'élevaient à un revenu annuel de 93 mesures de froment, 6 pains, 22 deniers, 14 deniers tournois, 4 chapons et 8 poules ainsi que 4 champs. Le mercredi 28 octobre 1366, fête des apôtres saint Simon et Jude, les officiers qui avaient été élus le dix-neuf du même mois s'assemblèrent et rendirent compte des deniers de la confrérie et fixèrent au même jour l'examen annuel des comptes.
Indulgence(s) :
  • Partielle 2835 j. (1690-1700)
    « Le souverain Pontife avait remis à la disposition de l'ordinaire le choix de quatre jours où pourraient être gagnées les indulgences accordées, qui étaient de sept ans et de sept quarantaines et de soixante jours pour les confrères eux-mêmes. En conséquence M. Blouet, vicaire général de Monseigneur de Loménie de Brienne, par un mandement du trois février mille six cent quatre-vingt-quatorze, permettant la publication des indulgences octroyées par le souverain Pontife, désigna parmi les jours où l'on pourrait les gagner la fête des Saintes Reliques et celles du bienheureux Thomas Hélye, prêtre, curé de Saint-Maurice, le dix-neuf octobre ». J.-L.-A. Colin, Vie du bienheureux Thomas Hélye, p. 191.
Compléments sur le culte :
Au XVIIe siècle, des pèlerins pratiquent des neuvaines au sanctuaire ; ils apportent des linges pour les passer sur le tombeau et les faire toucher aux malades qui ne peuvent se déplacer.

L'ÉDIFICE

Description :
L'église actuelle est le résultat de plusieurs ajouts et reconstructions et diffère sensiblement de ce qu'elle était du vivant de Thomas Hélye. Dans la première moitié du XIIIe siècle, elle se compose d'une nef rectangulaire avec deux cloches de poids identique dans un campanile ou pendues à un arbre. En 1260, le corps du missionnaire est déplacé du sud du cimetière jusqu'à un choeur construit pour l'occasion, de style gothique et à quatre travées. En 1632, un clocher est construit sur le côté sud. La nef est reconstruite entre 1925 et 1928 en s'inspirant de la salle des chevaliers de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
  • Autre (1884)
    Hôtellerie : Charles Bonhomme, vicaire de Sainte-Croix de Saint-Lô, curé de Biville, fonde une hôtellerie confiée aux religieuses de Saint-Sauveur-le-Vicomte.
  • Autre (1886-1935)
    Maison des missionnaires du bienheureux Thomas Hélye fondée par Charles Bonhomme, vicaire de Sainte-Croix de Saint-Lô, curé de Biville. Transférée en 1935 à La Chapelle-sur-Vire, elle sert ensuite de presbytère et est finalement reconvertie en 1985 en centre d'accueil diocésain.
  • Autre (1887-1940)
    Ecole apostolique fondée par Charles Bonhomme, vicaire de Sainte-Croix de Saint-Lô, curé de Biville. L'école ferme en 1940.
Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
  • Mobilier (1533-1778)
    Le tombeau est érigé à l'initiative de la confrérie et du curé de Biville, Michel Le Verrier. Il mesure trois pieds de hauteur, six pieds et demi de longueur et trois pieds un pouce de largeur. Sur le couvercle de pierre est sculptée une représentation de Thomas Hélye en habit sacerdotal ; la chasuble reprend les quatre motifs (aigle, fleur de lys, château, lion) de la véritable chasuble conservée dans l'église ; les mains sont jointes et la face et les pieds sont tournés vers l'autel. Sur les côtés, huit peintures représentent sept miracles insignes de Thomas Hélye (cinq résurrections de noyés, les guérisons d'un sourd-muet et d'un aveugle et l'accomplissement au tombeau d'un voeu par une femme à la suite de l'apparition de l'esprit de son oncle prêtre) et le bienheureux prêchant en présence de deux évêques (sans doute ceux de Coutances et d'Avranches). Le tombeau est d'année en année usé par les fidèles qui grattent la pierre pour en utiliser la poudre comme relique ou médicament.
  • Mobilier (1778-1860)
    Jacques-François du Gardon, seigneur de Biville et lieutenant-colonel d'artillerie, commande grâce aux offrandes un nouveau tombeau pour remplacer le précédent, usé par les fidèles. Le couvercle en marbre blanc sculpté représente Thomas Hélye dans la tenue d'un prêtre du XVIIIe siècle, le visage tourné vers le ciel. Le bas-relief a été mutilé entre janvier et juillet 1794.
  • Mobilier (1860-1910)
    Le tombeau calcaire (hauteur 91 cm, longueur 206 cm, largeur 96,5 cm) représente Thomas Hélye enseignant dans une école ; le bienheureux devant un évêque ; le bienheureux prêchant devant une assemblée et deux évêques ; Eudes Rigaud devant le tombeau de Thomas Hélye ; la mort du bienheureux ; le bienheureux et Saint Louis ; un miracle de pouvoir sur les éléments (épisode du nuage menaçant repoussé par le bienheureux) ; six évêques (les cinq évêques de la province ecclésiastique de Rouen et, de mémoire, un évêque attaché à la région par ses origines) réunis pour la levée solennelle des reliques lors de la béatification de 1859 et un médaillon représentant Pie IX. Le tombeau est aujourd'hui reconverti en autel.
  • Mobilier (1910)
    Jean Le Coutour, vicaire et maire de Biville, a fait remplacer le tombeau calcaire par un tombeau en marbre blanc à verrières laissant apparaître les reliques. Les ossements sont disposés dans une châsse de verre et d'argent. Les jours de fête du saint, la châsse est sortie et déposée sur le tombeau.

HISTOIRE DU SANCTUAIRE

Origines :
Date de première mention : XIIIe siècle
Initiative de la fondation :
    Environnement institutionnel, politique et religieux :
    Le recueil de miracles composé à la fin du XIIIe siècle indique que le saint acquit une réputation de sainteté de son vivant. Après sa mort au château de Vauville – il était hébergé par le seigneur – il fut transporté en procession solennelle jusqu'au cimetière de Biville où il fut enterré. Pendant cette procession, les fidèles passent sous la civière, touchent le corps et créent des reliques par contact. Biville appartient au seigneur de Bricquebec dans le duché de Normandie. L'église appartient dès 1013-1020 aux bénédictins du prieuré de Héauville ; celui-ci dépend de l'abbaye de Marmoutier de Tours.
    Phases d'évolution :
    Thomas Hélye aurait acquis une réputation de sainteté de son vivant, attirant fidèles et disciples. Sa tombe, située dans le cimetière dès 1257 puis dans l'église à partir de 1260, a été un lieu de pèlerinage continu jusqu'à la fin du XVIe siècle ; les guerres de Religion ont sans doute provoqué un déclin. Le pèlerinage aurait connu une période de regain vers 1690. Le pèlerinage atteint son apogée au XIXe siècle ; le 19 octobre 1859, l'archevêque de Rouen, l'évêque de Coutances, le clergé et vingt mille fidèles se réunissent pour célébrer la béatification de Thomas Hélye. Le pèlerinage décline à partir de la seconde moitié du XXe siècle, avec une nouvelle accélération depuis les années 1990. Depuis 1994, l'église n'a plus de curé propre et est desservie, comme quinze autres paroisses, par le curé de Beaumont-Hague.
    Evénements marquants :
    • Construction (1260)
      Un choeur gothique à quatre travées est ajouté à la nef.
    • Translation (1260)
      Le corps de Thomas Hélye, enterré dans le cimetière au sud de l'église, est transporté dans le nouveau choeur et placé dans l'axe, place qui n'a pas sensiblement changé depuis.
    • Visite exceptionnelle (1266)
      Le 11 septembre 1266, en route pour visiter le prieuré d'Héauville, l'archevêque Eudes Rigaud se rend au tombeau de Thomas Hélye, auquel il reconnaît des pouvoirs miraculeux.
    • Acte exceptionnel de dévotion (1630-1631)
      Pendant l'épidémie de peste de 1630-1631, les pèlerins affluent nombreux au tombeau du bienheureux et implorent sa protection.
    • Construction (1632)
      Un clocher est construit au côté sud de l'église grâce aux offrandes des pèlerins pendant l'épidémie de peste de 1630-1631.
    • Pillage (1794)
      Dans le cadre de la Terreur et de la transformation des églises en temples de l'Être suprême, l'église est pillée, notamment de ses « ymages » ; le bas-relief du couvercle en marbre du tombeau, représentant Thomas Hélye, est mutilé.
    • Reconstruction (1925-1928)
      Jean Le Coutour, nommé curé de Biville, grâce aux dons de fidèles vivant dans la région, en France et à l'étranger, fait remplacer l'ancienne nef unique par un vaisseau à trois nefs sur le modèle de la Salle des Chevaliers de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
    Rayonnement(s) :
    • Diocésain (1859 -> 2017)
      Thomas Hélye fut béatifié le 14 juillet 1859 par Pie IX.

    RÉFÉRENCES

    Source(s) :
    • Livres manuscrits (1641-1657)
      Copie des Vita et Miracula de Clément par Arthur du Monstier, récollet de Rouen, dans Neustria sancta, Paris, B.n.F., ms. latin 10051, fos 300-307. Une édition scientifique a été réalisée par L. Delisle, « Vie du bienheureux Thomas Hélie de Biville, composée au XIIIe siècle par Clément, publiée avec une introduction et des notes », Mémoires de la Société impériale académique de Cherbourg, t. 8, 1861, p. 173-242.
    • Livres manuscrits (1700)
      Copie par René Toustain de Billy d'une Vie en ancien français, composée par un clerc peut-être nommé Jean de Saint-Martin ou Jean Martin vers 1340 ; cette Vie est la traduction versifiée de la Vita de Clément ; elle n'apporte pas beaucoup à la connaissance factuelle de la vie du bienheureux mais témoigne des tendances de la littérature hagiographique de l'époque et atteste vraisemblablement de l'implication de la confrérie dans la création hagiographique. La seule édition scientifique a été réalisée par P. E. Bennett, « La Vie du bienheureux Thomas Élie de Biville », Pluteus, 4-5, 1986-1987, p. 151-230.
    • Miracles publiés (1853)
      L. Delisle, "Vie du bienheureux Thomas Hélie de Biville", Cherbourg, Bedelfontaine et Syffert, 1860, p. 46-70 ; "AA.SS. octobris", t. 8, 19 octobre, Bruxelles, A. Greuse, 1853, p. 610 F – 618 A.
    Bibliographie :
    • SILVERA, Adrien, Le bienheureux Thomas Hélye de Biville: dossier hagiographique et culte (XIIIe-XIVe s.), mémoire de deuxième année de master sous la direction de C. Vincent, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, 2011, p. 263.
    • PLAIDEUX, Hugues, «Biville : 750 ans de pèlerinages au bienheureux Thomas Hélye », in Pèlerinages et lieux de pèlerinages en Normandie (Actes du 44e congrès de la Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Normandie, Fécamp, 22 – 24 octobre 2009)., Louviers, Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Normandie., 2010.
    • PLAIDEUX, Hugues, Le bienheureux Thomas Hélye de Biville. Petit abrégé., Biville, J. Leloy, 1989, p. 60.
    Etude(s) universitaire(s) :

    PHOTOGRAPHIES LIÉES

    Objet de dévotion :
    • Statue du bienheureux Thomas Hélye, plâtre polychrome, deuxième moitié du XIXe siècle - ADRIEN SILVERA - 2011
    • Exposition des reliques du bienheureux Thomas Hélye, contenues dans une châsse de verre et d'argent, le jour de la fête du bienheureux (19 octobre). - HUGUES PLAIDEUX - 2011
    Edifice :
    • Vue du choeur depuis la nef - ADRIEN SILVERA - 2011
    • Vue du vaisseau depuis le choeur. - ADRIEN SILVERA - 2011
    Autre :

    À PROPOS DE L'ENQUÊTE

    Enquêteur :
    • SILVERA Adrien
    Rédacteur :
    • SILVERA Adrien
    Date de l'enquête :
    2010
    Date de rédaction de la fiche :
    2010
    Etat de l'enquête :
    En cours
    Pour citer cette ficheSILVERA Adrien, « Saint-Pierre-de-Biville », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
    url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/354/saint-pierre-de-biville, version du 13/12/2012, consulté le 19/08/2017