INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Saint-Sigebert

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Saint-Sigebert
Période d'activité :
1063 - 1552
Commune :
Le Ban-Saint-Martin
Département :
Moselle

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Le Ban-Saint-Martin
Hameau/Lieu-dit :
Mont-Saint-Quentin
Diocèse :
Actuel: Metz (1822 - 2017)
Ancien: Metz (? - 1822)
Paroisse :
Actuelle:
Ancienne:

Site

Type de site :
Colline
Rive de cours d'eau
Altitude :
170 m
Compléments :
La première abbatiale s'élevait sur le mont Saint-Quentin. Au XIe siècle, elle s'écroula, une nouvelle fut érigée au pied du mont, sur la rive gauche de la Moselle.

Paysage

Type de couvert végétal :
Espace cultivé
Type de l'habitat :
Faubourg
Type de proximités :
Axe de circulation
Cours d'eau
Remparts
Compléments :
L'abbaye se dressait à l'Est de la cité épiscopale de Metz.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Saint-Sigebert (1063 - 1552)
Type de lieu de culte :
Abbatiale
Nom du lieu de culte :
Saint-Martin
Saints patrons :
Compléments :
L'abbatiale Saint-Martin aurait été fondée par le roi Sigebert III. C'est là qu'il aurait été inhumé au VIIe siècle.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Saint Sigebert
Nature de l'objet :
Corps saint (= en entier)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Dans la crypte puis sur l'autel.
Datation de l'objet :
656
Compléments :
Saint Sigibert, roi d'Austrasie, était le fils de Dagobert Ier et de Ragnétrude. Il est mort assassiné en 656.

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
C'est au XIe siècle, grâce au concours du moine Sigebert de Gembloux, qui séjourna environ vingt-cinq ans à Metz, que le culte du saint roi se développa. Jusque-là, seuls ses faits politiques étaient relatés, notamment dans la Chronique dite de Frédégaire.
Miracles :
Sigebert de Gembloux rapporta les faits suivants au chapitre II de son recueil de miracles : - l'apparition du saint à Wylant, un habitant de la ville de Metz, pour que son corps soit déplacé dans un lieu plus digne que l'ancienne abbaye Saint-Martin ruinée. - En 1063, sa requête fut exaucée et une musique divine accompagna son corps pendant sa translation. - Un moine de Saint-Martin nommé Hugues refusait de croire en la sainteté de Sigebert, il fut pour cela puni de paralysie et ne fut guéri qu'en reconnaissant son erreur. - Lors de l'élévation du corps à droite de l'autel en 1070, celui-ci apparu aux moines sans aucun signe de décomposition. Toutefois un moine menant une vie frivole douta encore de la sainteté de Sigebert, il sombra immédiatement dans la démence, dont il ne guérit qu'après s'être confessé devant le saint. - Au chapitre III du recueil de Sigebert de Gembloux, il est encore rapporté qu'un frère couvert de verrues fut apporté devant le saint ; il pria et fut touché sur le torse et les membres par le suaire du saint roi, après quoi il guérit totalement. - Une femme originaire de Chazelles près de Metz, atteinte d'ulcères à la gorge, se voua à saint Sigebert, puis vint sur sa tombe et fut guérie. -En 1068, un homme puni pour avoir tué son frère avait pu se libérer d'une partie de ses chaînes en priant saint Denis à Paris. Il fut totalement libéré en se recueillant devant saint Sigebert. D'autres miracles survinrent après une nouvelle translation de son corps en 1170, qui fut à nouveau trouvé intact. Un moine de Saint-Martin fit la recension d'autres faits miraculeux, dont la punition d'une femme de Saint-Julien-les-Metz qui se retrouva défigurée pour avoir douté de saint Sigebert mais qui reprit une allure normale après avoir confessé ses péchés en touchant les reliques. Une femme du même village était possédée mais guérit devant le saint, tout comme deux autres hommes nommés Constant et Jocelyn. Enfin, le moine rapporte la libération miraculeuse d'un soldat brabançon qui s'était voué au saint et d'un autre originaire de Maizières (auj. dans la Meuse) qui apporta ses chaînes sur le maître-autel de l'abbaye Saint-Martin. Pendant l'octave de l'Ascension en 1494, un pèlerin vint par dévotion à saint Sigebert : il entendit le saint se plaindre à l'intérieur de sa châsse, consterné par le mauvais gouvernement de l'abbaye.
Type(s) de motivation :
  • Piété
  • Voeu
Recours :
  • Thérapie
  • Voeu
  • Folie
  • Libération des prisonniers
Jour(s) de fête :
  • Sigebert
Type de fréquentation :
Irrégulier
Compléments sur les fréquentations :
Entre le XIe et le XVe siècle, quelques miracles se rapportant à saint Sigebert sont relatés.
La fête de Sigebert apparaît très rarement dans les calendriers, à la date du 1 février.
Pratiques individuelles :
  • Pénitence
  • Prières
  • Toucher
  • Dons
Pratiques en présence du clergé :
  • Prières
Ex voto :
  • Chaines (1250-1300)
    Le second livre de miracles daté des années 1280 relate qu'un chevalier lorrain délivré par saint Sigebert apporta ses chaînes dans l'abbaye Saint-Martin.
Confrérie(s) :
    Indulgence(s) :
      Compléments sur le culte :

      L'ÉDIFICE

      Description :
      Les deux sites successifs de l'abbaye Saint-Martin ont disparu.
      Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
        Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :

          HISTOIRE DU SANCTUAIRE

          Origines :
          Date de première mention : XIe siècle
          Initiative de la fondation :
          • Religieux
          Environnement institutionnel, politique et religieux :
          Ce sont les religieux de Saint-Martin qui ont encouragé le culte du saint roi aidés de l'intellectuel Sigebert de Gembloux, lui-même fervent soutien de l'idéologie impériale.
          Phases d'évolution :
          Jusqu'à la fin du XVe siècle, des miracles sont rapportés, toutefois, le saint n'a jamais été aussi populaire à Metz que saint Clément ou sainte Glossinde.
          Evénements marquants :
          • Translation (1063)
            Le tombeau du saint est transporté par les moines dans une nouvelle abbaye au pied du Mont-Saint-Quentin.
          • Translation (1173)
            Translation du corps dans une châsse en argent en présence, notamment, de l'archévêque de Trèves, de l'évêque de Metz.
          • Départ des religieux (1552)
            Le siège de la ville de Metz par Charles Quint entraîne le départ des religieux à Notre-Dame de Nancy puis à la Primatiale de Nancy en 1602.
          Rayonnement(s) :
          • Régional (1050-1100 -> 1552)
            La plupart des miraculés sont originaires de Lorraine.

          RÉFÉRENCES

          Source(s) :
          • Vita
            Vita auct. Sigiberto Gemblacensi (BHL 7711-7712). Vita auct. Sigiberto Gemblacensi (BHL 7713). Translatio an. 1170 vel etiam serius auct. anonym. (BHL 7714).
          Bibliographie :
          • FOLZ, R., «Vie posthume et culte de saint Sigebert roi d'Austrasie », in Classen , P. et Scherbert, P. dir., Festschrift Percy Ernst Schramm, s.l., 1964.
          • DEMAISON, L., «Étude critique sur la vie de saint Sigebert III, roi d'Austrasie, par Sigebert de Gembloux », in Travaux de l'Académie de Reims, n°64, 1852.
          • HUGUENIN, J.-F., Les Chroniques de la ville de Metz, Metz, Lamort, 1838, p. 599.
          • FRIZON, N., Histoire de la vie de saint Sigebert roi d'Austrasie troisième du nom, Nancy, Cusson, 1726.
          Etude(s) universitaire(s) :

          PHOTOGRAPHIES LIÉES

          Objet de dévotion :
          Edifice :
          Autre :

          À PROPOS DE L'ENQUÊTE

          Enquêteur :
          • CARRON Diane
          Rédacteur :
          • CARRON Diane
          Date de l'enquête :
          2007
          Date de rédaction de la fiche :
          2007
          Etat de l'enquête :
          En cours
          Pour citer cette ficheCARRON Diane, « Saint-Sigebert », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
          url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/242/saint-sigebert, version du 14/12/2012, consulté le 20/08/2017