INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Sainte-Sérène

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Sainte-Sérène
Période d'activité :
970 - 1792
Commune :
Metz
Département :
Moselle

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Metz
Hameau/Lieu-dit :
La Citadelle
Diocèse :
Actuel: Metz (1822 - 2018)
Ancien: Metz (? - 1822)
Paroisse :
Actuelle:
Ancienne:

Site

Type de site :
Rive de cours d'eau
Altitude :
170 m
Compléments :
L'abbaye Sainte-Marie était située à quelques centaines de mètres au sud de la cathédrale Saint-Étienne, près de la Moselle, dans l'enceinte fortifiée.

Paysage

Type de couvert végétal :
Type de l'habitat :
Ville
Type de proximités :
Abbaye
Compléments :
Cité épiscopale.
L'abbaye de femmes Saint-Pierre-aux-Nonnains se trouvait à quelques dizaines de mètres au nord.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Sainte-Sérène (970 - 1792)
Type de lieu de culte :
Abbatiale
Nom du lieu de culte :
Sainte-Marie
Saints patrons :
  • Notre Dame (995 - 1762)
Compléments :
Un oratoire dédié à sainte Marie est connu à Metz au début du VIIIe siècle. Érigé en abbaye vers 995, il accueille une communauté de femmes, unie en 1762 à la communauté de Saint-Pierre.

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Sainte Sérène
Nature de l'objet :
Relique (= fragment)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Dans la crypte Saint-Marc de l'abbaye Sainte-Marie au XIIIe siècle ; puis dans le choeur de l'église Saint-Louis, après l'union de l'ancienne abbaye Sainte-Marie à l'abbaye Saint-Pierre, en 1762.
Datation de l'objet :
?
Compléments :
Les reliques ont été perdues à la Révolution, à l'exception d'une parcelle d'ossement, offerte en 1791 à l'église paroissiale de Fèves, près de Metz.

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
L'identité de sainte Sérène n'est pas clairement établie. Selon les auteurs, elle serait une martyre de Cordoue ou bien une disciple d'un hypothétique saint Savin de Spolète dont l'existence repose sur un aménagement de la vie de saint Sabin d'Assise.
Miracles :
Durant sa vie, la sainte aurait lutté contre les ennemis qui cherchaient à assiéger Spolète ; plus tard, elle aurait délivré des flammes le couvent où elle vivait. Au cours de leur transport entre Spolète et Metz, les reliques de la sainte auraient miraculeusement échappé à un naufrage. De nombreuses guérisons eurent lieu sur son chemin vers Metz, puis dans l'église Sainte-Marie. Une femme a été guérie de sa fièvre ou encore un homme délivré du même mal en 1437.
Type(s) de motivation :
  • Piété
Recours :
  • Pluie
  • Sécheresse
  • Thérapie
  • Biens de la terre
Jour(s) de fête :
  • Sérène
Type de fréquentation :
Irrégulier
Compléments sur les fréquentations :
La châsse a été vénérée publiquement et collectivement à l'époque moderne, durant des épisodes climatiques difficiles.
Pratiques individuelles :
    Pratiques en présence du clergé :
    • Processions
    Ex voto :
      Confrérie(s) :
        Indulgence(s) :
          Compléments sur le culte :

          L'ÉDIFICE

          Description :
          Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
            Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :

              HISTOIRE DU SANCTUAIRE

              Origines :
              Date de première mention : 970
              Initiative de la fondation :
              • Evêque
              Environnement institutionnel, politique et religieux :
              Vers 970, l'évêque de Metz Thierry envoya le diacre Rothard chercher les reliques de sainte Sérène au monastère de Saint Savin-Hors-les-Murs de Spolète pour les offrir au monastère Saint-Vincent qu'il avait fondé (mention dans la Vita Deoderici rédigée par Sigebert de Gembloux BHL 8054).
              Phases d'évolution :
              La présence de la châsse de sainte Sérène est ensuite attestée au XIe siècle à l'abbaye Sainte-Marie, où le clergé messin se rendait en procession aux Rogations. La châsse de sainte Sérène était alors portée dans la ville immédiatement derrière celle de saint Clément. En 1245, les reliques sont vérifiées et une châsse est confectionnée ; de même qu'en 1456, 1634 et 1781 selon les procès-verbaux. Au cours du Moyen Âge, une vita est composée à partir des éléments fournis par Sigebert. Aux XVe siècle, la sainte est inscrite dans des missels des diocèses de Metz et de Toul. En 1571, l'abbesse de Sainte-Marie commanda à Toussaint Roussel une traduction en français. D'autres légendes ont été composées en 1622 puis 1633.
              Evénements marquants :
              • Translation (970)
                Les reliques de la sainte sont apportées à Metz sur requête de l'évêque Thierry Ier.
              • Translation (1006-1047)
                Les reliques sont transférées de l'abbaye Saint-Vincent à l'abbaye Sainte-Marie.
              • Translation (1635)
                Une nouvelle translation des reliques est effectuée après leur authentification, en 1634. A cette occasion une châsse de 12 kg de bois et d'argent est réalisée à la demande de l'abbesse.
              Rayonnement(s) :
              • Local (? -> 1792)
                La sainte fut honorée par le clergé messin en vertu de l'ancienneté de l'abbaye Sainte-Marie. Jusqu'à la fin du Moyen Âge, son culte est assez classique (mise en valeur des reliques, inscription au calendrier liturgique). Dans le courant du XVIe siècle et jusqu'au XVIIIe siècle, le développement d'un culte davantage public, centré sur les interventions favorables de la sainte face aux aléas climatiques en font l'une des saintes les plus populaires de la ville, mais sans toutefois que son rayonnement gagne toute la région. A la Révolution, les reliquaires ont été fondus et les reliques perdues.

              RÉFÉRENCES

              Source(s) :
              • Archives (1634)
                Archives départementales de Moselle : H 3993, marché passé entre l'abbesse Claude de Haraucourt et l'orfèvre Pierre Longrich pour la réparation de la châsse.
              • Vita
                Vita et translatio Serena v. Spoleti (BHL 7589).
              • Acta sanctorum
                AASS januarii, II, 30, p. 1027-1029.
              Bibliographie :
              • Wagner, P. E., «Culte et reliques de sainte Sérène », in Le Chemin des reliques. Témoignage précieux et ordinaires de la vie religieuse à Metz au Moyen Âge, Metz, Éditions Serpenoise, 2000.
              • Pelt, J.-B (Mgr), La Liturgie, Metz, Le Lorrain, 1937.
              • Pelt, J.-B. (Mgr), Documents et notes relatifs aux années 1790 à 1930, Metz, Le Lorrain, 1932.
              • Floret, S. (dom), Journal, Metz, Typog. Rousseau-Pallez, 1862.
              • Aubrion, Jehan, Journal de Jehan Aubrion, bourgeois de Metz [Texte imprimé] : avec sa continuation par Pierre Aubrion 1465 1512, Metz, Blanc F., première publication par Lorédan Larchey, 1857.
              • Baltus, J., Annales de Metz, depuis l'an 1724 inclusivement, Metz, Lamort, 1789.
              Etude(s) universitaire(s) :

              PHOTOGRAPHIES LIÉES

              Objet de dévotion :
              Edifice :
              Autre :

              À PROPOS DE L'ENQUÊTE

              Enquêteur :
              • CARRON Diane
              Rédacteur :
              • CARRON Diane
              Date de l'enquête :
              2007
              Date de rédaction de la fiche :
              2007
              Etat de l'enquête :
              En cours
              Pour citer cette ficheCARRON Diane, « Sainte-Sérène », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
              url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/238/sainte-serene, version du 17/12/2012, consulté le 20/11/2018