INVENTAIRE DES SANCTUAIRES ET LIEUX DE PÈLERINAGE CHRÉTIENS EN FRANCE

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Sainte-Roseline

IDENTITÉ

Nom du pèlerinage :
Sainte-Roseline
Période d'activité :
1329 - 2018
Commune :
Les-Arcs-en-Provence
Département :
Var
Cloture du choeur

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Commune :
Les-Arcs-en-Provence
Hameau/Lieu-dit :
La-Celle-Roubaud
Diocèse :
Actuel: Fréjus-Toulon (1822 - 2018)
Ancien: Fréjus-Toulon (1329 - 1790)
Paroisse :
Actuelle: Les-Arcs-en-Provence (? - 2018)
Ancienne:

Site

Type de site :
Vallée
Altitude :
111 m
Compléments :
Le territoire de l'ancien diocèse de Fréjus avait été rattaché à celui d'Aix avant la création du diocèse en 1822.

Léger vallonnement au pied des collines en pente douce. Zone cultivée avec présence de vignes et d'oliviers, puis bosquets de chênes verts, chênes blancs et pins sur les reliefs. Zone de pâturage (moutons, boeufs et cochons).

En bordure de la D 91 des Arcs à La Motte. Actuellement propriété privée, domaine viticole et hôtellerie.

Paysage

Type de couvert végétal :
Espace cultivé
Type de l'habitat :
Lieu isolé
Type de proximités :
Compléments :
Espace cultivé : vignoble.
Proximité : village des Arcs.

LE SANCTUAIRE

Noms du sanctuaire / pèlerinage :
  • Sainte-Roseline (1329 - 2018)
Compléments :
Le pèlerinage de La Celle-Roubaud est né de l'élévation du corps sans corruption de la chartreuse Roseline de Villeneuve, cinq ou six années après sa mort, vers 1334-1335. Le monastère, alors bénédictin, de La Celle-Roubaud existait depuis au moins 1080. En 1260, il fut cédé par les bénédictines de Saint-Pierre de Sourribes aux Cartusiennes de Bartaud pour y fonder une chartreuse. On a présenté ce monastère comme une fondation de la famille de Villeneuve dont Jeanne, tante de Roseline, aurait été la prieure. Or, ces faits sont loin d'être assurés. Il se pourrait que l'attribution de la fondation de La Celle-Roubaud à la famille de Roseline, tout comme l'existence de Jeanne, prieure, tante de Roseline, dont le corps aurait été lui aussi retrouvé intact cinquante ans après sa mort, ne soient que des arguments avancés pour exalter le lignage de la sainte.
Type de lieu de culte :
Abbatiale
Nom du lieu de culte :
La Celle-Roubaud
Saints patrons :
  • Catherine du Mont-Sion (? - 2018)
  • Roseline (1499 - 2018)
Compléments :
La chapelle et le cloître restent ouverts au culte.
La Celle-Roubaud tire son nom d'un ermite venu s'y installer dans les premiers siècles de l'Église ; une chapelle y fut construite et, en 1038, la donation faite au monastère de Saint-Victor d'une terre située près de Valbourgès signalait l'existence du couvent de Salam-Robaldo. Les Templiers acquirent La Celle-Roubaud en 1200 et placèrent l'abbaye sous le patronage de Sainte-Catherine-du-Mont-Sion, puis la cédèrent aux bénédictines.
L'Abbaye de moniales bénédictines de La-Celle-Roubaud fut cédée à son tour en 1260 à l'Ordre des Chartreux par acte signé par l'abbesse du couvent de Sourribes (04) dont il dépendait et par le Père Durand, procureur du couvent de Bertaud (05) fondé en 1168. Une tradition non attestée veut qu'un groupe de religieuses provenant de ce couvent s'y installa aussitôt sous la direction de Jeanne de Villeneuve, prieure, tandis que les bénédictines se retiraient à Aix

L'OBJET DE DÉVOTION

Nom de l'objet :
Roseline
Nature de l'objet :
Corps saint (= en entier)
Matériau de l'objet :
Vestige corporel
Dimensions de l'objet :
Emplacement :
Bas-côté droit de la chapelle.
Datation de l'objet :
1329
Compléments :
La Vie de sainte Roseline de Villeneuve est en grande partie issue d'une construction du XVIIe siècle. De nombreux éléments de sa biographie sont en tout état de cause sujets à caution, recèlent des inexactitudes ou relèvent d'une réécriture de son histoire. Selon cette biographie « officielle », sainte Roseline serait née le 27 janvier 1263 au château des Arcs, fille d'Arnaud II de Villeneuve, seigneur des Arcs, de Trans, de La Motte et d'Esclans, et de Sibylle Burgole de Sabran (illustre famille d'origine espagnole venue en Provence en 1112 à la suite de Raymond Béranger, comte de Provence.). On a parfois fait d'elle également une sainte du XIe siècle, morte en 1206.
Elle aurait fréquenté assidûment la Chartreuse de La Celle-Roubaud, réputée fondation des Villeneuve et, placée sous la direction de sa tante Jeanne, prieure du couvent. Un peu plus tard, Josselin, évêque d'Orange, rentrant d'un pèlerinage à Rome, l'aurait conduite au couvent de Saint-André-de-Ramires où elle serait entrée comme novice. De passage à Aix, elle aurait rencontré pour la première fois Jacques Duéze qui devait devenir son grand protecteur, comme évêque de Fréjus, puis comme pape, sous le nom de Jean XXII.
Envoyée à la Chartreuse de Bertaud pour y poursuivre ses études, elle aurait été admise comme professe le jour de Noël 1280. En 1285, elle aurait été renvoyée à La Celle-Roubaud où en 1288, l'évêque de Fréjus l'aurait consacrée diaconesse. En 1300, elle aurait été choisie pour succéder, comme prieure, à sa tante Jeanne de Villeneuve. Elle mourut, à l'âge de soixante-six ans, au mois de janvier 1329.
Le corps fut d'abord enterré dans le cimetière du couvent, une première exhumation aurait eu lieu le 11 juin 1334, le premier dimanche de Pentecôte, à la demande de Jean XXII sous la direction d'Elzéar de Villeneuve, évêque de Digne. Le corps de la sainte apparut, miraculeusement conservé, sans aucune trace de décomposition ; les yeux conservaient tout leur éclat. Elzéar de Villeneuve parvint à les extraire de leurs orbites pour les placer dans un reliquaire et les exposer à la vénération du peuple. Le corps fut porté jusqu'à la chapelle et placé derrière une balustrade qui le protégeait contre les profanations.
De toutes ces informations, peu sont à retenir de façon certaine. Les éléments pour documenter la vie de Roseline ont longtemps été basés sur deux biographies parues en 1867 et 1929, erronées sur bien des points. Selon D. Le Blevec et P. Leclercq, il est préférable de se fonder sur les travaux du jésuite et bollandiste Papebroeck, qui rédigea une Vita de Roseline en 1681-1682 en s'appuyant sur des sources des XVIe et XVIIe siècle, et d'autres sources recueillies dans les archives des Chartreux. Les informations que l'on peut considérer comme certaines font de Roseline la fille de Giraud de Villeneuve, fils de Renaud, et de Aygline, dont les origines familiales ne sont pas connues. La date de naissance de la sainte n'est pas assurée : celle de 1263, souvent avancée, est probablement trop haute d'après ce que laissent deviner les dispositions du testament de son père rédigé en 1282. Roseline fut novice à Saint-André de Ramières, puis fit profession à Bertaud. Elle passa ensuite, à une date indéterminée, à la chartreuse de La Celle-Roubaud, située sur la seigneurie familiale des Arcs. Elle en devint la prieure, puis abdiqua sa charge, mais là encore, il est difficile de préciser à quelles dates. Elle mourut le 27 janvier 1329, comme l'indique l'obituaire de Bertaud.
Elzéar, futur évêque de Digne, considéré comme le frère de Roseline, était en fait son neveu. D'autres personnages apparaissant dans sa biographie n'étaient pas, en réalité, ses contemporains ou ne purent jouer le rôle qu'on leur a prêté dans la vie de Roseline.

LE CULTE

Statut du culte :
Autorisé
Légendaire :
Alors enceinte, la mère de Roseline aurait eu la vision de la sainteté future de sa fille. Celle-ci aurait dès son plus jeune âge manifesté des dispositions particulières. À la mort de sa mère, son père l'aurait confiée à son cousin (saint) Elzéar de Sabran et à son épouse (la bienheureuse) Delphine. De retour aux Arcs, se serait produit le miracle des roses : Roseline, malgré l'interdiction de son père, aurait distribué du pain aux pauvres. Surprise par son père, elle aurait ouvert son tablier, qui, en fait de pain, était rempli de roses. De nombreux miracles se seraient manifestés de son vivant et après sa mort.
Miracles :
La tradition attribue à sainte Roseline les miracles suivants : -Miracle des roses : surprise alors qu'elle sortait du château portant en cachette du pain pour les pauvres, elle ouvrit son tablier à la demande de son père. Une moisson de roses s'en échappa. -Délivrance de son frère Hilarion, Grand Maître des Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. En 1310, étant prisonnier des Sarrasins sur l'île de Rhodes, il se souvint du voeu et de la promesse qu'il avait faite à sa soeur de restaurer l'abbaye de La-Celle-Roubaud, en cas de réussite de son expédition. Il se trouva délivré de ses chaînes par une force mystérieuse et réussit à rejoindre ses troupes. Selon la légende, sainte Roseline lui serait apparue dans sa prison, aurait brisé ses chaînes, ouvert la porte et l'aurait transporté jusqu'à la mer. Là, tendant son tablier sur les flots, elle l'aurait miraculeusement transporté en Provence, où il se serait réveillé en un lieu où, depuis lors, en signe de reconnaissance, a été élevée une croix. -Pendant trois jours après la mort de Roseline, le 17 janvier 1329, de véritables pèlerinages composés d'enfants et de vieillards, d'hommes et de femmes, et même d'infirmes et de malades venant des Arcs, de Trans, de Flayoscs, de Draguignan, du Muy et même de Fréjus convergèrent vers La-Celle-Roubaud. Des miracles se produisirent, des paralytiques retrouvèrent la liberté de leurs mouvements, des aveugles retrouvèrent la vue. -Les Bollandistes signalent un marin nommé Blaise Blanc échappant en 1671 au naufrage de son navire en mer Ionienne ; la guérison de la petite fille, aveugle, de Jean Mayol, aux Arcs ; et un bûcheron de Callian, entraîné vers un torrent par la chute d'un arbre, échappant à la noyade. Les premiers miracles sont situés de son vivant, puis lors de sa mort et dès le début de la dévotion.
Type(s) de motivation :
  • Action de grâce
Recours :
  • Epidémie
  • Grâce particulière
  • Sécheresse
  • Thérapie
  • Libération des prisonniers
  • Biens de la terre
Jour(s) de fête :
  • Roseline
  • Trinité
Type de fréquentation :
Continu
Compléments sur les fréquentations :
Très grande fréquentation dans les trois jours qui suivirent le décès de sainte Roseline.
Décadence rapide de La-Celle-Roubaud à la fin du XIVe et au début du XVe siècles à la suite des troubles politiques et religieux en Provence.
Pratiques individuelles :
  • Embrasser
  • Toucher
Pratiques en présence du clergé :
  • Confessions
  • Processions
  • Imposition de relique
Ex voto :
  • Tableau (XIXe siècle)
    Peintures sur bois et sur toile. - Processions de pénitents en marche vers une chapelle isolée et représentation d'un petit oratoire. Inscription en bas du tableau "Confraternitatis rupenigrensis sancta Rossolina virgini grati animi voto" (Voeu d'action de grâce de la confrérie de ? à sainte Roseline, vierge). - Procession des confréries de pénitents et des habitants de Lorgues pour demander la pluie (1817). - Étienne Boyer, pour une chute. En haut, sainte Roseline en habit de Chartreuse, portant des roses dans son tablier (1838). - Quenis Louis Rembaut et son épouse. En arrière-plan le village des Arcs, en haut à droite, sainte Roseline en habit de chartreuse, telle qu'elle est représentée sur le soubassement de l'autel ouvrant son tablier rempli du pain transformé en roses (1863).
Confrérie(s) :
    Indulgence(s) :
    • Partielle (1326)
      Jean XXII instaura en 1326 une indulgence particulière à son couvent, applicable chaque année le jour de la dédicace de l'église, le dimanche de la Pentecôte et pour son octave.
    • Plénière (1859)
      Indulgence plénière accordée le 27 septembre 1859 à tous ceux qui visiteront une église des Chartreux le jour de la fête de la sainte.
    Compléments sur le culte :

    L'ÉDIFICE

    Description :
    Il faut noter que la chapelle existait déjà au XIIe siècle mais a subi des restaurations antérieures à l'installation du maître autel (1541) et des stalles (1635). La chapelle, classée monument historique, possède un très riche mobilier, notamment des stalles Renaissance et une clôture du choeur, datée de 1635 ainsi qu'un maître-autel avec son grand retable baroque dont les colonnes torses encadrent une Descente de Croix en bois polychrome sculpté du XVe siècle. Sur la gauche, une chapelle latérale abrite le retable de la Nativité, daté de 1541. L'Enfant Jésus est entouré de la Vierge et de Joseph ; à l'arrière-plan, sainte Roseline agenouillée, accompagnée des enfants du donateur et d'anges, le contemple ; en retrait, Claude de Villeneuve, seigneur des Arcs, et son épouse Isabelle de Rétis. À l'extérieur du choeur, dans le bas-côté droit, se trouve la châsse de cristal dans laquelle repose le corps de la sainte. Le reliquaire de ses yeux (1883) est conservé dans une armoire murale. Une mosaïque de Marc Chagall, des vitraux de Jean Bazaine et Raoul Ubac, ainsi qu'un lutrin de bronze de Diego Giacometti ornent également cette chapelle.
    Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :
    • Autel en plein air (XVIIIe siècle)
      Trois oratoires dédiés à sainte Roseline sont situés sur le territoire de la commune des Arcs. Le premier en partant du village sur l'emplacement présumé de la rencontre de sainte Roseline avec son frère. Le deuxième, dont la niche est ornée d'une plaque de lave émaillée, représentant le miracle des roses, porte la date de 1743. Le troisième est situé au carrefour des routes des Arcs à la Motte et de Muy à Draguignan, à la limite des trois communes et des trois cantons. Un oratoire récent est situé sur la commune de La Motte, à proximité du pont sur la Nartuby. Il y a lieu de citer également l'oratoire dédié à sainte Roseline à Rabou (05), au départ du chemin de montagne qui conduit aux ruines de l'ancienne abbaye de Bertaud, où la sainte fit son noviciat.
    Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :
    • Autel
      Maître autel et son retable du XVe siècle. Retable de la Nativité (1541). Clôture du choeur et des stalles.

    HISTOIRE DU SANCTUAIRE

    Origines :
    Date de première mention :
    Initiative de la fondation :
      Environnement institutionnel, politique et religieux :
      Initiative populaire à l'instigation d'un groupe de fidèles mais organisée par des membres de sa famille et des dignitaires de l'Église.
      Phases d'évolution :
      La dévotion à sainte Roseline ne cessa de s'amplifier mais, après la mort de Jean XXII (1334), puis celle du frère de la sainte et l'assassinat de la reine Jeanne de Provence, les "visiteurs" des couvents dépendant de la Grande Chartreuse constatèrent le dérèglement qui régnait à La-Celle-Roubaud. En 1404, le Chapitre Général interdit au couvent de recevoir de nouvelles moniales. Après l'exclusion de l'Ordre prononcée en 1420, puis la dissolution du couvent en 1429 par ordre de l'évêque de Fréjus, les religieuses furent renvoyées dans leurs familles. La famille de Villeneuve obtint, à l'extrême fin du XVe siècle, l'installation de franciscains à la Celle-Roubaud. Après le relâchement de la chartreuse aux XIVe et XVe siècles, l'intérêt pour la sainte se renouvela dans la première moitié du XVIe siècle, époque à laquelle on rédigea à la Grande Chartreuse une Vita de Roseline (1527), peut-être dans l'objectif d'exalter une sainte de l'ordre, à l'instar de saint Bruno, canonisé en 1514 et dont on venait de publier la Vita. Les chartreux continuèrent à se préoccuper de Roseline au siècle suivant, comme le montrent les visites qu'ils effectuèrent en 1614 et 1644 pour constater l'état de sa dépouille. La date des ex-votos prouve une reprise des pèlerinages et de la dévotion au début du XIXe siècle. Aujourd'hui, quatre pèlerinages avec processions et messes solennelles ont lieu chaque année : le 17 janvier pour l'anniversaire de la mort de la sainte, le dimanche de La Trinité en souvenir de l'exhumation du corps, le premier dimanche d'août en souvenir du gardiennage franciscain de la chapelle, le dimanche le plus proche du 16 octobre pour la fête de la sainte dans l'ordre des chartreux (source : site internet du diocèse de Frejus-Toulon).
      Evénements marquants :
      • Elevatio (1334)
        Elzéar de Villeneuve, évêque de Digne, fut chargé par l'évêque de Fréjus de présider à la consécration de la nouvelle église de La Celle-Rouaud et à l'élévation du corps de la sainte. À cette occasion, ses yeux furent prélevés et déposés dans une châsse. Cette première translation aurait été suivie de deux autres, en 1344 et 1360.
      • Installation des religieux (1499)
        Une bulle du pape Alexandre VI datée du 7 octobre 1499 confia la garde des reliques de Roseline aux Franciscains de l'Observance. Ils l'assurèrent jusqu'à la Révolution.
      • Translation (1657)
        Une translation solennelle, coïncidant avec la tenue du chapitre provincial des Observantins à La Celle-Roubaud, fut organisée en 1657. Le corps de Roseline fut déposé dans la nouvelle châsse, offerte par l'abbé Charles de Villeneuve, prieur des Arcs, placée à gauche du maître-autel, place plus commode pour les fidèles qui viendraient la prier.
      • Visite exceptionnelle (1660)
        En témoignage de reconnaissance pour sa naissance, Louis XIV, accompagné de sa mère Anne d'Autriche, se rendit à La Celle-Roubaud. Voulant vérifier l'authenticité des yeux conservés dans le reliquaire, il ordonna à son médecin de percer l'un d'eux de son stylet. Aussitôt l'oeil s'obscurcit et un liquide s'en échappa.
      • Ré-enchâssement (1835)
        En 1835, le corps fut une nouvelle fois transféré dans un monument de marbre blanc laissant voir la sainte de la tête aux pieds, à travers une grande ouverture vitrée.
      • Ré-enchâssement (1883)
        En 1883, les yeux de la sainte furent placés dans un nouveau reliquaire d'orfèvrerie, orné d'émaux.
      • Ré-enchâssement (1894)
        En 1894, les Chartreux, alertés par le curé Besson, firent procéder à un minutieux traitement du corps pour le mettre à l'abri de la destruction par les insectes. Le 6 juillet, le corps de la sainte fut transféré dans la nouvelle châsse, où il repose encore de nos jours, dans le bas-côté droit de la chapelle. Après de récents travaux de conservation, la dépouille mortelle de sainte Roseline, revêtue de son habit de Chartreuse, avec l'étole et le manipule, demeure exposée.
      Rayonnement(s) :
      • Régional (1329 -> 2018)
        Rayonnement régional (Provence).

      RÉFÉRENCES

      Source(s) :
      • Acta sanctorum (1867)
        Junii II, Paris, pages 484-498.
      • Site internet
        http://exvoto.mmsh.univ-aix.fr/exvoto_js.html : base de données des ex-voto de Provence. Photographies et descriptions de 7 ex-voto de Sainte-Roseline-aux-Arcs.
      • Carte ign
        IGN 3544O.
      • Carte de Cassini
        Lorgues 164.
      Bibliographie :
      • «Association Connaissance et Sauvegarde des Oratoires », in Oratoires, n°8, s.l., 2003.
      • BOYER, Raymond, GRÉVIN, Gilles, ss. dir., «Une sainte provençale du XIVe siècle : Roseline de Villeneuve. Enquête sur sa momie », in De l'archéologie à l'histoire, Paris, De Boccard, 2002.
      • LECLERCQ, Paulette, LE BLEVEC, Daniel, «Une sainte cartusienne : Roseline de Villeneuve », in La femme dans la vie religieuse du Languedoc (XIIIe-XIVe s.), Cahiers de Fanjeaux, 23, Toulouse, Privat, 1988, p. 55-76.
      • Bibliotheca Sanctorum, tome XI, 1968, p. 435-436 (col).
      Etude(s) universitaire(s) :

      PHOTOGRAPHIES LIÉES

      Objet de dévotion :
      • Chasse de sainte Roseline
      Edifice :
      • Cloture du choeur
      • Vue d'ensemble
      Autre :

      À PROPOS DE L'ENQUÊTE

      Enquêteur :
      • Dieudé Jean
      Rédacteur :
      • Dieudé Jean
      Date de l'enquête :
      2005
      Date de rédaction de la fiche :
      2005
      Etat de l'enquête :
      En cours
      Pour citer cette ficheDieudé Jean, « Sainte-Roseline », Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France
      url : http://sanctuaires.aibl.fr/fiche/161/sainte-roseline, version du 20/05/2016, consulté le 20/11/2018